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Harvey Phillips L.
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 :: The begining :: Choixpeau magique
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Nature du Sang : Mêlé
Statut amoureux : Célibataire
Nombre de Gallions : 14
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MessageSujet: Harvey Phillips L. Ven 29 Juin - 22:14



Harvey Phillips L.
- N'est pas mort ce qui à jamais dort, et au cours des siècles peut mourir même la Mort.
-
• Age : 12 ans
• Date de naissance : 11 novembre 2009
• Orientation sexuelle : Pansexuelle
• Nationalité : Américaine
• Situation familiale : Orphelin, je vis dorénavant chez des parents éloignés qui résident en Grande-Bretagne
• Année d'étude : Deuxième année
• Nature de sang : Sang mêlé
• Espèces : Sorcier
• Don : Aucun don particulier à déclarer, je suis juste doué en potions et dans les disciplines équivalentes, et il n'est là que le fruit d'un dur labeur. Sinon, j'entends des voix, et je vois des choses ; mais est-ce véritablement un don ?
• Particularité : Je suis capable de traduire, lire et écrire dans différents dialectes et langues disparus depuis des siècles voire des millénaires, comme le sumérien, l'élamite et l'akkadien. Je maîtrise également, aussi bien à l'écrit qu'au parler une langue qui semble irréelle et imaginaire. Des runes, dessins, symboles et textes sont gravés dans la chair de mon dos comme si ce dernier avait été taillé par des dents, ou des griffes, ou même fondu sous un liquide particulièrement acide. Enfin, ma magie et mes sortilèges subissent des modifications visuelles lorsque j'en fais usage, et une aura malsaine et dérangeante s'en dégage, tout comme elle se dégage de moi, mais cela ne change en rien leurs effets, en tout cas jusqu'à maintenant.


Description.



The Character

Physiquement ;
Je suis ... Assez maigre, même pour mon âge. Les membres de mon corps sont relativement fins, et j'ai la peau sur les os. Je mesure 1 mètre 41 aux dernières nouvelles, et je pèse 39 kilo. Ma peau est d'un blanc mais pas parfait, je ne suis pas pâle mais possède de très légères couleurs sur la peau, mais pour beaucoup cela restera blanc ... J'ai les joues légèrement creusées, le menton légèrement en pointe, une lèvre inférieure pulpeuse et assez prononcée vis à vis de ma lèvre supérieure. Je possède également un nez aquilin et fin, mais à mon âge c'est encore léger contrairement au nez du professeur de défense contre les forces du mal, Mister Rogue. Mes yeux s'enfoncent légèrement dans la formation de mon crâne et sont hétérochromiques ; noisettes, avec des taches de verts, et de bleus à l'intérieur de mes deux iris. Cependant, même enfoncés dans mon crâne, mais yeux sont loin d'être étirés, ils sont même relativement rond et globuleux par moment, et très expressif ... Bien qu'ils expriment souvent une certaine froideur, de la mélancolie, une absence de vie, en même temps qu'une certaine et mystérieuse vivacité. Un front assez haut, et finalement une légère couronne de cheveux mi-longs bruns avec des reflets naturellement auburn, légèrement ondulés et bouclés sur la fin des mèches ; et toujours coiffés vers l'arrière, passant légèrement par-dessus mes fines et parfaitement ovales oreilles.

Mon dos ? Une longue histoire. Ou, pas si longue que ça ... Tout dépend du point de vue. Il semblerait que ma chair ait été déchirée pour y inscrire diverses inscriptions dans différents dialectes, ainsi que des sortes de runes. Au final, le tout peut donner la forme d'une "porte". Heureusement, jusqu'à maintenant, même si je ne suis qu'en deuxième année, aucun élèves n'a encore pu voir mon dos, nombreux sont ceux qui seraient pétrifiés de terreur à la vue de ces écritures occultes bestialement ancrées dans ma chair. Mais ça ne fait même pas mal en soit, si ce n'est lorsque j'ai eu une première poussée de croissance entre ma première et deuxième année.
Je porte fièrement l'uniforme de ma maison et fais toujours bien habillé, bien présenté.

J'ai une démarche particulière, mais elle est loin de briser la discrétion dont je fais preuve dans les couloirs parmi les élèves ou en cours. Ma démarche donc ? Une allure de fantôme, je me fais discret, je passe parmi les élèves sans en bousculer un seul ou l'être moi-même, lente, mais droite et fluide. Des élèves de ma maison m'ont déjà demandé si je traversais les murs, disparaissant sans prévenir et sans qu'ils puissent me voir ou m'entendre partir ou venir.
Sinon, je suis très propre sur moi, et très soigné. C'est vrai, je ne me coiffe pas toujours, et je ne me fais pas couper les cheveux, mais je les entretiens. Cependant, ce que vous pourrez d'avantage constater ; c'est l'utilisation et l'application de parfum sur ma personne. Un parfum particulier, qui convient aussi bien aux hommes qu'aux femmes : Les notes de tête de ce parfum sont composées de belladone, d'opium et de davana noire. Les notes de cœur renforcent le mélange grâce à de la reine de la nuit, de la grande ciguë et du datura. Enfin, les notes de fonds sont composées de myrrhe, d'encens, et de l'oud. Le tout dégage un parfum relativement, enivrant, et envoûtant.

Mentalement ;
Je suis là, et je ne suis pas là. Quand mes yeux se posent sur quelque chose, ou sur quelqu'un, c'était comme si j'apercevais deux mondes différents en même temps. Je vois ce qui est d'un œil, et de l'autre, j'admire ce qui n'est pas, ou ce qui existe dans un autre plan de l'existence, ou ce qui est réel sans l'être ... Le monde, tel qu'il est, est fade, manque d'émotions et de passions. Il est une oeuvre d'art inachevée, à peine entamée par son créateur, mais rapidement abandonnée et oubliée. Et l'autre monde apporte de la vie, comble ce vide, nourrit mon regard avide de contempler une oeuvre finale, achevée. Là où les autres voient la mort et la tristesse, je vois de la lumière, de l'espoir. De la vie. La mort me fascine pour cette raison ; car je suis le seul à pouvoir la contempler sous son véritable visage, le seul à pouvoir l'admirer, l'entendre, la comprendre. La chercher. Cela ne veut pas dire que je cherche à mourir, loin de là, je souhaite simplement la rencontrer lorsqu'elle frappe. Être le premier présent, découvrir la vie se faire cueillir par la Faucheuse, quitter son hôte de chair, l'âme se faire aspirer par le néant, le corps se tordre de douleur, de panique, de désespoir. Entendre le souffle s'épuiser, le cœur marteler les côtes. La lumière s'éteindre. Être le premier sur les lieux, face à la mort encore vierge de toutes découvertes qui amèneront au déplacement du corps, peut-être à une enquête. Cet instant immaculé où la dernière pétale de vie s'est écroulée, et ainsi pouvoir graver sur un parchemin l'expression chaude des dernières émotions d'une vie cruellement arrachée, la beauté de la rigidité cadavérique : Le visage d'un mort, maquillé, coiffé, et habillé par la Mort. Un véritable chef d'oeuvre.

Glauque ? Peut-être, tout dépend du point de vue de chacun. Je ne quitte jamais mon massif carnet dans lequel je dessine, empile les croquis par dizaines, par centaines ; ainsi que des écrits dans toutes sortes de langues, des runes, des pictogrammes, des formules. Il déborde également de morceaux de parchemins, plusieurs fois des camarades m'ont demandé si je ne voulais pas un second carnet car le mien donnait l'impression qu'il allait exploser. Mais contre toute attente, jamais un parchemin n'en n'est tombé, jamais je n'ai perdu quoi que ce soit. Il est ... Le support sur lequel je retranscris ce que j'ai pu voir, mes rencontres, mes visions, mes rêves, mes camarades, mes professeurs. La vie. La mort. Il est ma vision du monde, il est une porte ouverte au Royaume des Rêves ; un ciel blanc tatoué par ma plume et de l'encre de chine. La constellation de cette pièce de théâtre que jouent la Vie, et la Mort.

Je suis un garçon qui aime lire, qui aime apprendre, en savoir et en connaître toujours plus. Pour être capable de traduire, et de lire un grand nombre de langues ; j'ai développé une mémoire vaste et précise. Chose qui me permet de retenir bon nombre de choses avec une certaine facilité, mon esprit étant devenu une véritable bibliothèque où toutes les connaissances que j'ai jusque là accumulé sont ordonnées, triées. Il m'arrive parfois de me stopper devant un miroir, et de me mettre à lui parler, et de m'adresser à mon reflet, dans des dialectes particulièrement étranges, dans un accent et une sonorité malsaine, pesante ; n'appartenant pas à notre bas-monde.
Si j'ai des amis ? J'ai des camarades, mais pour avoir des personnes à qualifier d'amis, il faudrait que la plupart des élèves qui me croisent cessent de me regarder avec crainte, comme s'ils venaient de croiser un cadavre, ou une personne fraîchement évadée de prison ou d'un hôpital psychiatrique. L'on dit de moi que je suis bizarre, que je parle dans mon sommeil, ou tout seul, ou aux miroirs, au lac, à la forêt interdite quand il me faut passer à côté de cette dernière. Que je suis maudit. Que ma magie n'inspire pas la confiance, mais le dégoût. La peur. Celle de l'inconnu. La peur d'un danger imminent, grand, mais invisible. Mais surtout, irréfutable.

Je n'en n'ai que faire. Car ils ont raison. Mais je ne vois pas mon existence comme une malédiction. Je suis bénis, j'ai été choisi pour être le témoin de l'invisible, de l'obscurité, de l'ombre qui plane sur notre monde en silence. Qui dévore notre monde, dans les cieux, sur terre, et sous-terre. Mon devoir est d'être là pour le voir, de le dessiner, de le vivre, et d'observer les réactions des ignorants qui ne voient rien. Les morts sont pour moi des cadeaux, des messages qui me sont adressés, et je les accepte à bras ouvert, les sublime dans mon carnet qui suinte d'une aura que certains ont qualifié de "dérangeante", "malsaine".

Et si je devais mourir avant que le Royaume des Rêves ne soit enfin relié à notre monde, je ne saurais le tolérer. Je dois être là. Je serais là. Je peux trouver les clés. Car je suis leur messager, leur gardien. Leur oeil.

Suppléments et particularités ;
J'ai toujours sur moi un miroir portatif, en argent et légèrement décoré. Je possède également une montre à gousset, figée sur un horaire très précis, et je n'ai pas l'intention de la faire réparer.
Ma baguette est une baguette taillée dans du bois d'amourette, en l'occurrence de l'arbre d'amourette qui a vu le jour à l'école de magie d'Ilvermorny située au nord de l'Amérique. Son cœur est une plume d'oiseau-tonnerre. Une longueur de 35,52cm, rigide du manche jusqu'à la moitié de la baguette, et elle gagne en souplesse au fur et à mesure que l'on approche la pointe de cette dernière. Elle a une forme légèrement ondulée à partir du manche jusqu'à la pointe, et le manche est orné, selon les idées de chacun, d'une griffe, ou d'un croc, en grenat. Et le manche est taillé comme des racines entremêlées entre elles.
Je possède une chouette rayée ; une chouette blanche, et ses rayures tirent entre le gris et le brun. Elle répond au nom d'Atlach-Nacha.

Sinon, ma magie et mes sortilèges subissent des transformations lorsque j'en fais usage. Mes sorts n'ont généralement pas l'apparence visuelle qu'ils sont sensés avoir lorsqu'ils quittent une baguette. Ils forment des dessins étranges, prennent parfois la forme de tentacules, parfois, des yeux par milliers sont visibles et ces derniers scrutent tout autour d'eux.

A cause de cela, quand je fais usage de magie, une aura peut se faire sentir autour de moi et de ma baguette, une aura en correspondance avec ces modifications visuelles que je suis incapable de contrôler, et cette aura se dégagerait également de mes dessins, de mon carnet, à en croire certains élèves.

Je n'en reste pas moins un élève brillant et à l'écoute, je prends de nombreuses notes, je complète mes cours avec des recherches personnelles dans la bibliothèque. Je pose parfois des questions qui n'ont cependant pas de réels rapports directs avec le cours. Je suis fasciné et attiré par l'étude des potions. J'aimerais également m'intéresser à d'autres disciplines, comme l'alchimie et la magie runique qui est bien trop rare, trop silencieuse ... Mais j'aimerais également savoir s'il est possible d'invoquer des créatures, des êtres vivants, qui viendraient de plans différents de notre monde.

Mon seul problème, ou ennui est que l'alchimie et les runes sont des disciplines enseignées que plus tard dans le cursus scolaire, les potions que l'on voit pour le moment sont également d'un ennui mortel, il en va de même pour ce que l'on traite en cours de défense contre les forces du mal, et je ne parle même pas d'invocations, je n'ai rien vu nulle part à ce sujet, comme si c'était juste purement impossible. Mais selon moi, la magie est capable de tout ...
 




Certaines qualités vocales sont le propre des hommes, d'autres le propre des bêtes; et rien n'est plus terrifiant que d'entendre les unes jaillir de la gorge des autres.


Répartition.



1. L'ON PEUT TE FAIRE DON D'UN POUVOIR MAGIQUE, LEQUEL CHOISIS-TU ?
c. Le savoir universel.

2. JOURNÉE SHOPPING, QUE RAMÈNES-TU ?
a. Une baguette pour les gouverner tous.

3. TU ENTRES DANS UN JARDIN ENCHANTÉ REMPLI DE CHOSES MYSTÉRIEUSES. LAQUELLE PRÉFÈRES-TU EXAMINER EN PREMIER LIEU ?
d. La statue d'un vieux sorcier à l'œil étrangement pétillant.

4. AVEC QUELLE CRÉATURE MAGIQUES SOUHAITERAIS-TU SYMPATHISER ?
d. Une Nagin. (Démone serpent)

5. UN DÉSACCORD ÉCLATE ENTRE TES AMIS, QUEL PARTI PRENDS-TU ?
a. Qu'importe qu'ils sont tes amis ou non, tu prends le parti de l'unique vérité.

6. IL EST DIT QU'UN MONSTRE SE CACHE DANS L'ÉCOLE, QUE FAITES-VOUS ?
b. Vous vous rendez à la bibliothèque, vous finirez bien par trouver des ouvrages détenant des informations sur la créature en question.

7. LA COUPE DES TROIS SORCIERS A ÉTÉ ANNONCÉE, QUE FAITES-VOUS ?
d. Vous vous documentez sur les éditions précédentes; ils ne réutiliseront probablement pas les mêmes épreuves.

8. VOUS ÊTES LE FAVORI POUR INTÉGRER L'ÉQUIPE DE QUIDDITCH DE VOTRE MAISON, QUEL RÔLE ENVISAGEZ-VOUS?
d. Vous voulez vous faire remarquer et être l'étoile brillante de l'équipe ; attrapeur est fait pour vous.

9. COURS LIBRE DE POTIONS, QU'ESSAYEZ-VOUS DE PRÉPAREZ ?
a. Une potion de Felix Felicis. (Procure une chance exceptionnelle)

10. ON VOUS EXPOSE LES RELIQUES DE LA MORT MAIS VOUS NE POUVEZ EN CHOISIR QU'UNE, LAQUELLE DÉSIREZ-VOUS PLUS QUE TOUT ?
d. La Pierre de Résurection, les secrets des morts seront enfin à vous.  



Le petit mot de la fin.
 • Surnom : Glubst Peixes
Âge : 24 ans
Comment avez vous connu le forum ? : Pub
Comment trouves tu le forum ? : Coloré ~
Code règlement : Connor a dit oui !
Avatar emprunté :
Code:
Timothée Chalamet[color=red]•[/color]Harvey Phillips L.



(c) SuperConnor.
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Nature du Sang : Mêlé
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MessageSujet: Re: Harvey Phillips L. Ven 29 Juin - 22:36



Harvey Phillips L.
- Il y a des horreurs au-delà des limites de la vie, dont nous n'avons pas idée, et les prières diaboliques d'un homme peuvent en un instant les faire surgir dans notre propre réalité. -


Histoire.



Your History

Je me prénomme Harvey Phillips. Je suis un élève de l’école de magie Poudlard, et je suis actuellement au cours de ma deuxième année au sein de cette école prestigieuse de Grande-Bretagne.
Au début, avant d’arriver à Poudlard, je m’attendais à quelque chose de passionnant, de vivant. D’instructif. Finalement, ma première année aura été d’un ennui sans nom. Je me moquais un peu des cours de vol sur balais. Les autres cours étaient déjà plus intéressants, mais pas de quoi casser trois pattes à un canard ... Heureusement, le château en lui-même était véritablement intéressant, mystérieux. Là où beaucoup d’élèves passaient leur chemin, se bousculaient presque dans les couloirs pour se précipiter dehors, dans la grande salle, dans les salles de cours ; je prenais le temps d’observer chaque tableau, chaque peinture. Chaque mur, chaque sculpture. Chaque objet. Je suivais les voix, je suivais les ombres. J’ai suivi mes cours d’astronomie, de botanique, de défense contre les forces du mal, d’histoire de la magie, de métamorphose, de sortilèges, de vol sur balais pour mon plus grand malheur ; et les cours de potions qui étaient de loin les meilleurs cours de ma première année dans cet établissement. Ce que l’on voyait et apprenait n’étaient pas extraordinaires non plus, mais c’était déjà le seul domaine qui me parlait réellement et sous toutes ses facettes, ne m’étant intéressé à la botanique que pour les plantes et autres utilisables comme composants de potions et autres, et j’avais déjà une certaine expérience dans la confection de potions. Et puis, la préparation, les vapeurs, les chaudrons bouillants et chauds ... Cela me faisait vibrer. J’étais en harmonie avec les ingrédients, les ustensiles et les odeurs. Les sortilèges étaient plus ou moins intéressants mais là encore une fois, on se contentait de base horriblement désespérantes et faibles.

L’histoire de la magie avait le mérite de m’avoir appris certaines choses, surtout vis à vis du monde magique de la Grande-Bretagne, étant originaire des États-Unis d’Amérique.

Mais les réelles connaissances que j’ai obtenu au cours de cette année, je les ai cherché dans la bibliothèque et dans les nombreux livres à la disposition des élèves. J’ai pu m’intéresser à l’arithmancie, des formules plus évoluées et complexes de potions. Des livres sur les runes. Des livres sur l’alchimie. Sur les invocations. Sur des sortilèges plus intéressants, plus impressionnants, plus complexes encore une fois. Parce que les sortilèges que l’on nous apprend en première années sont véritablement ridicules. Petrificus Totalus est bien le seul qui soit ne serait-ce qu’amusant.
Les années supérieures en apprenaient d’autres, en plus grandes quantités, et toujours plus intéressants, même si la plupart me laissaient un arrière-goût d’inachevé ; je voulais en connaître plus, en expérimenter d’avantage. Il en allait de même pour les potions. Je voulais être le meilleur. Je voulais maîtriser toutes les potions qui nous étaient demandées de préparer. Les connaître et les préparer comme si j’étais celui qui les avais inventé. Qu’elles soient parfaites.

Aucun n’élève n’a daigné s’intéresser à ma présence ou m’approcher en dehors des cours, lorsqu’ils avaient le choix. J’ai souvent eu droit aux appellations telles que ‘’l’étrange’’, ‘’le glauque’’ ou ‘’le fou’’ à cause des mes habitudes ; tout observer et fixer dans le château, même les miroirs. Parler à ces derniers. Connaître des dialectes et langues morts depuis des siècles voire des millénaires pour certaines langues, et parler des langues imaginaires, jusque dans mon sommeil. Mes peintures, mes dessins, croquis sur des créatures, des monstres, des yeux, des tentacules, des visages mortifères et déformés. Mon carnet débordant de ces derniers, de textes anciens, d’écritures en alphabets inconnus, couverts de formules, de chants, de textes illisibles et incompréhensibles. La fascination qui naissait avec puissance dans mes yeux quand un de mes camarades de maison disait qu’un membre de sa famille était décédé, et les questions que je posais au sujet du défunt, sur sa mort, les circonstances, la manière, s’il avait vu le corps, inerte, figée ... Sublimé. Le doux et beau visage de la Mort, qui se fait belle à l’aide d’un maquillage, d’une coiffure, et d’une tenue resplendissante, avant de croiser la route des défunts et de les cueillir.
Cela, et ma magie qui semblait faire peur, généralement en cours, quand nous devions faire usage de nos baguettes, on essayait de me fuir et quand nous n’avions pas le choix que de former des groupes, ils restaient malgré tout le plus loin possible de moi.

J’aimais aller me promener vers et autour du lac, et non loin de la forêt interdite. Malheureusement on nous déconseillait fortement d’y entrer, ou d’être trop insouciants et téméraires avec le lac. A cause de ce que l’on pourrait croiser dans l’un comme dans l’autre. Pourtant, et ce surtout avec le lac, je ne me sentais pas en danger, mais en confiance. J’entendais une voix, agréable et protectrice. Mais je n’ai jamais rien vu de plus qu’une ombre, sombre et opaque, loin, loin sous la surface de l’eau.

Les examens du mois de juin se sont déroulés sans accrocs en ce qui me concernait, j’ai simplement cherché à obtenir les meilleures notes possibles, sans pour autant me faire remarquer ou paraître arrogant auprès des autres élèves, qu’importe la maison à laquelle ils appartenaient. Je me fichais pas mal de cette histoire de compétition et de coupe des quatre maisons.

J’ai passé l’été 2020 auprès de ma famille éloignée, résidant sur le sol anglais, qui se trouve être ma dernière famille depuis le décès prématuré de ma génitrice. Là-bas, j’ai accès à des livres plus spécifiques que la plupart qui sont faciles d’accès à Poudlard, j’ai également une serre et une réserve avec des matériaux à potions afin de m’exercer d’avantage dans ce domaine, ainsi que le nécessaire et des livres pour m’essayer à des petites expérimentations alchimiques afin d’étudier cet art, en attendant de pouvoir participer aux cours qui sont réservés aux 6èmes et 7èmes années. C'est toujours mieux que de certes, étudier à Ilvermorny, mais surtout mieux que de vivre dans un orphelinat ou une famille d'accueille qui ne m'auraient sans doute pas accepté.

Commence alors ma seconde année. Grâce à mes vacances d’été et les études que j’ai pu poursuivre aussi bien à la maison, qu’avec un correspondant, je porte d’avantage d’importances aux cours d’astronomie, ainsi qu’à la botanique. Les cours ont globalement évolués, mais le décollage est encore complexe. Je m’attendais à passer ma première année une seconde fois, dans l’ennui constant pendant les cours, me sentir limiter et restreint à la bibliothèque, et avoir de moins en moins de choses à découvrir du château de nouveau, de vif. Mais beaucoup de choses se sont révélées nouvelles et fraîches. Rien qu’en novembre 2020, l’on ne parle que de l’agression d’une élève de la maison Gryffondor. Une certaine Lily Luna Potter, la progéniture du héros de la bataille de Poudlard contre Lord Voldemort.

Elle aurait été agressée dans l’enceinte-même du château par d’autres élèves. Au cours de l’année des rumeurs se sont également propagées au sujet de la formation de deux groupes secrets au sein des élèves. L’un collait aux idéaux de l’école, du ministère, de la directrice et des valeurs que l’on essayait de nous inculquer ; tandis que l’autre était d’un extrémisme différent, prenant le contre-pied absolu du premier. Ils pensaient, comme Salazar Serpentard, que l’éducation offerte par l’école devait être réservée aux sorciers, aux sorciers de sangs-purs. Ils collaient de ce fait aux idéaux des Mangemorts, et de Celui-Dont-On-Ne-Doit-Pas-Prononcer-Le-Nom. Le groupe qui suivaient les idéaux du fondateur marginal avait tenté de me recruter malgré mon jeune âge, peut-être avaient-ils pensés que mon aura, que ma magie était un choix, était ouvertement et consciencieusement sombre et froide. Tachée de noir. J’ai décliné. Non pas que mes opinions et idéaux n’étaient pas compatibles aux leurs, mais seulement parce que, au même titre de la coupe des quatre maisons, je n’avais que faire de ces choses-là. Si des élèves voulaient se battre pour des idéaux qui les dépassaient pourtant et qu’ils ne pourraient jamais comprendre pour la plupart, grand bien pouvait leur faire, mais j’avais d’autres buts et objectifs à remplir au sein de l’école. Me disputer pour une quelconque légitimation d’un statut offert par le sang d’un individu n’en faisait pas partie. Je continuais de poursuivre mes cours et d’étudier à la bibliothèque, sans prêter attention à ces stupidités qui n’avaient guère de valeur au sein de l’école. Le combat qu’ils menaient n’avait de poids et de réelle importance que loin derrière les murs de Poudlard, et était mené par des hommes bien plus puissants, et décidés qu’eux.

Au cours de cette année, et justement loin derrière nos murs, la panique grandissait. L’on parlait du retour de Vous-Savez-Qui, d’attentats, jusqu’à Azkaban. La prison déplora de nombreuses fuites de prisonniers suite à cela. L’on parle d’Aurors aux environs et abords de l’école, pour nous protéger.

Mais avant de vouloir nous protéger, il aurait fallu que le Ministère soit apte et capable de se protéger lui-même.
Décembre 2020, en plein bal de noël, organisé par le Ministre au sein du Ministère ; l’on déplore une attaque des mangemorts. Menée par Lord Voldemort lui-même. Nombre de personnes ont trouvé la mort ce jour-là d’après les journaux même si aucun n’a voulu étaler de chiffres précis. L’on faisait cependant étalage d’une disparition, plus précisément d’un enlèvement, qui a également eu lieu pendant l’attaque. Le Ministère venait d’être mis à mal dans ses propres murs, et même si les mangemorts avaient sonné la retraite, on était loin de pouvoir parler d’une victoire.
Tout le monde à l’école parlait de cette attaque. Et même les professeurs semblaient inquiets que cela puisse un jour se produire à l’école, de nouveau. Et ce, en plus des attaques sur sangs-mêlés ou enfants de moldus à l’école par le groupe des Masqués, tandis que l’autre tentait de mettre fin à leurs agissements, au nom de la ‘’paix’’ et de la ‘’liberté’’, de ‘’l’égalité’’.

Je fais malgré tout, toujours mon possible pour décrocher les meilleures notes et impressions dans le cours de potions, et je vise également la première place en astronomie, en botanique, et en histoire de la magie. Le cours de défense contre les forces du mal restant ennuyeux à mourir, et à faire de me faire pointer du doigt, je peine à user librement de ma baguette et de ma magie pendant les cours de sortilèges et de métamorphoses, ou à partir du moment que l’on nous demande de nous en servir, d’incanter. Je préférais m’en servir dans mon coin, dans des endroits reclus et où j’étais seuls, pour m’entraîner, là où seuls les murs et les tableaux, et les voix pouvaient me voir sans pour autant me juger, et me faire perdre en concentration. Je m'exerçais, et j'essayais de prendre le contrôle de mon aura, de ces formes que prenait ma magie, d'être en parfaite harmonie avec elle, avec moi-même. Mais plus je le faisais, et plus elle semblait forte, et presque échapper à mon contrôle. Je n’étais pas ici pour les divertir. Je n’avais qu’à me contenter du strict minimum en cours, et fournir le double du travail dans mon coin, ainsi, lors des examens : Je raflerais les premières places.

Mais qui aurait pu imaginer un seul instant que l’année compliquée qui se jouait en dehors de nos murs finirait par nous atteindre ? Le 8 janvier 2021 fut taché de rouge, et le lendemain, fut vêtu de noir.
Lord Voldemort lui-même, accompagné par ses mangemorts, vint attaquer Poudlard. On ignore comment il a pu s’introduire aussi facilement, mais l’on se doute que les naïfs Masqués n’y sont pas étrangers. Ce fut la panique générale, et un véritable chaos. Les sorts jaillissaient de toutes parts, fusaient et s’abattaient sur tout ce qui bougeait. Des éléments de décoration volaient en éclats avec les murs. Des corps tombaient.
Ce que j’ai fais ? J’ai fais le strict minimum en disant aux élèves apeurés, qui se trouvaient relativement au même endroit que moi à ce moment-là, de se cacher, ou de ne pas bouger. De ne pas se croire capable de jouer aux grands comme les Masqués ou le groupe des PRISMS, de croire qu'il suffisait de secouer sa baguette. Ils auraient simplement réussi à se faire tuer, mais la bêtise aurait entaché la beauté du trépas. Si je me suis caché ?

Non. J’ai regardé. Je me suis faufilé par endroit, je me suis accroupis, couché, afin d’observer, et de fixer la mort. Elle avait enfilé sa plus belle tenue, entretenue la plus belle des chevelure, appliqué le plus soigné des maquillages pour cet instant. Et elle dansait. Des mangemorts sont tombés, des élèves. Des adultes. J’ai tout dessiné. Tout gravé dans mes yeux, ma mémoire, dans mes feuilles de parchemins. J’ai été obligé de prendre ma baguette et de me défendre parfois. Car comme dit, en plus de cette bataille, les deux groupes d’élèves profitaient de la confusion pour se battre pour leurs idéaux, aux côtés des ‘’gentils’’ et des ‘’méchants’’. Certains élèves ont cru que je faisais partie de l’un ou l’autre, jugeaient que mon comportement était louche. Heureusement, travailler mes sortilèges dans mon coin avait porté ses fruits, j'ai été capable de me défendre et d'en désarmer quelques un quand je ne faisais juste pas en sorte de soulever des nuages de poussières et de débris de pierre pour simplement m'en servir de couverture, et me cacher ailleurs discrètement. Ça, et les quelques rares élèves qui se sont justes enfuis en hurlant que ma magie et moi étions maudis, à la vue de mon aura et des formes malsaines que prenaient mes sortilèges, formes qui s'étaient intensifiés depuis que j'essayais d'appréhender ce qui en moi, provoquait ces changements et cette nature si particulière à ma magie.

J’ai alors pu assister à un combat. Rapide. Presque ridicule, tant l’issu était écrite à l’avance. Deux professeurs, qui se trouvaient en plus être chacun directeur d’une des quatre maisons, se retrouvèrent face à Lord Voldemort. Et ils l’ont combattu, pour protéger des élèves.

Les élèves ont malgré tout trouvé la mort, et il en était de même pour les deux professeurs, Mister Martinelli et Mister Blake. Étrangement, le Seigneur des Ténèbres décida de sonner la retraite. Et alors qu’il fit léviter les corps des professeurs qu’il venait de tuer, ainsi que les cadavres des élèves qui venaient de maisons toutes différentes ; et malgré la distance, son regard vint croiser le mien. Le temps s’était suspendu, les secondes devenant des minutes, puis des heures, et finalement une éternité de silence. Et finalement, il s’en alla, avec ses partisans, laissant derrière un sillage de morts, et sa marque dans le ciel.
Il est évident que je n’ai parlé à personne, que ce soit élèves ou professeurs, que j’avais croisé les yeux de Vous-Savez-Qui, encore moins que je m’étais mis volontairement en danger pour pouvoir éterniser les visages et regards des morts. L’on aurait véritablement finit par me faire interner.

Les jours qui suivirent furent utilisés pour panser les plaies des blessés, de ceux qui avaient perdu un ami, de la famille. Le 18 janvier, la directrice annonçait également que les deux groupes clandestins d’élèves étaient dissous, et que des sanctions à la hauteur de la gravité de leurs actes seraient établies s’ils venaient à se reformer contre les décisions de Miss McGonagall.
Les journaux parlent d’une attaque des Aurors sur les mangemorts au même instant que s’était déroulé l’attaque sur Poudlard, mais l’opinion publique était fixée : Nous connaissions des jours sombres, et ce n’était que le début. Et si de vraies mesures n’étaient pas rapidement prises, plus personnes ne seraient en sécurité.

Je continue de me concentrer sur mon apprentissage, mes cours et mes études malgré la tension qui règne dans l’école et parmi les élèves comme le corps enseignant. Mais de nouvelles têtes ont fait leur apparition, et certains cours deviennent nettement plus intéressants grâce à cela, tout comme la bibliothèque. Et parmi les élèves, certains sortent également du lot. Je contacte également, et régulièrement, mon correspondant. J’espérais seulement que l’école ne finirait pas par fermer. Les vacances de Pâques approchants, j’allais enfin pouvoir choisir les deux options que je souhaitais pour ma troisième année à venir. L’étude des runes et la divination. Seul l’avenir nous dira s’il est destiné à être blanc, ou noir ; ou gris.

Je vous sens perplexe et intrigué. Ma vie avant Poudlard ? J’ai vu le jour aux États-Unis d’Amérique. Plus précisément, dans l'état du Rhode Island qui se trouve être l'état le plus petit des Etats-Unis. Et toujours plus précisément, dans la ville de Narrangansett qui se situe dans le comté de Washington. Ma mère a trouvé la mort l’année de mes 11 ans, peu de temps avant que je ne me retrouve dans ce pays, avant que je n’intègre Poudlard. Ma mère se prénommait Magda Moon, de la famille des Moon en Grande-Bretagne.

Je suis né le 11 novembre 2009 ...
Je m’appelle Harvey Phillips ...
Je suis né à Narrangansett ...
Ma mère est Magda Moon ...
Mon père est ...

Je ...
Je suis …

Perdu.
J’ai fermé les yeux. Tout était devenu noir. Tout était devenu froid. Le temps filait comme il était suspendu à la fois. J’ai rouvert les yeux. J’étais dans une pièce sombre et froide, humide. Je portais les mêmes vêtements que lorsque j’ai fermé les yeux. Mais je n’étais plus au même endroit. Et devant moi se dressait un homme. Un homme imposant de par sa taille et sa finesse, son corps et son visage inhumains. Il savait des choses sur moi. Qui était ma mère, quel était mon nom. Il savait. Sa voix était lente mais profonde, l’air vibrait autour de lui. Était-ce son charisme ? C’était un sorcier, était-ce alors peut-être sa magie ? Il restait imposant, écrasant. Juin 2019 hein ... J’étais loin de chez moi, dans tous les sens du terme, spatiaux comme temporelles.

Je me prénomme Harvey Phillips, et j’ai vu le jour aux États-Unis, dans l’état du Rhode Island, dans la ville de Narrangansett : le 11 novembre 1911. Ma mère s’appelait bel et bien Magda Moon, elle était originaire de Grande-Bretagne et s’était rendue en Amérique, pays dans lequel elle a fait la connaissance de celui qui deviendrait mon père. Je ne l’ai jamais rencontré. Je ne sais de lui que ce que mère m’en racontait. D’après ses propos c’était un homme charmant, tourmenté, brillant, et incompris.

D’après d’autres dires de ma mère, au début de ma misérable existence, j’étais un bébé et un enfant calme, silencieux. Mais cela fut de courte durée, toujours selon ses dires. Entre mes deux et trois ans, je fus victime de terreurs nocturnes. D’abord rares et isolées, mais ces dernières devinrent de plus en plus fréquentes au fil des semaines, fréquentes et étranges. Étranges, car lorsque ces terreurs se produisaient, il régnait une présence invisible, mais dérangeante, malsaine, tout autour de moi, et qui baignait dans ma chambre. Mère me refit ainsi dormir dans la même pièce qu’elle, afin de veiller sur moi, et de m’apporter du réconfort lors de ces terreurs nocturnes, malgré l’ambiance lourde et sombre qui pesait quand elles se produisaient.

Elle faisait brûler de l’encens. Disposait des objets, des jars, des plantes dans la pièce. Dessinait des symboles sur le sol et les murs. Me faisait boire des ‘’jus’’. Je supportais mieux ces instants, mais je n’étais encore qu’un enfant.
Entre mes cinq et six ans, les terreurs nocturnes prirent de l’ampleur. Lorsque ces présences irréelles plongeaient la chambre dans une certaine froideur ; des objets se mirent également à voler, à bouger tout autour de moi et dans la pièce, jusqu'à mon propre lit qui venait parfois se soulever légèrement du sol avant de retomber bruyamment et lourdement sur le parquet. J’étais observé. Je voyais des ombres. Des regards. J’entendais des murmures. Pour moi, c’était juste effrayant.

Mère, à partir de là, me donnait des feuilles, des parchemins vierges, et de quoi dessiner ou peindre, et elle me demandait de reproduire ce que je voyais, ce que j’entendais lors de ces terreurs, de ces cauchemars. Elle me montrait également des sortes de taches sont des feuilles et elle me demandait ce que je voyais, ce que c’était pour moi. Les résultats correspondaient toujours à des choses qui se rapportaient à la mort, au néant, aux cauchemars. Aux choses que je voyais et entendais.
Mère commença alors à me donner d’autres jus, nettement différents de ceux que j’avais l’habitude de prendre maintenant, et les terreurs prirent fin quelques temps. Elle appelait même ces jus des potions, mais ne m’expliquait pas ce que c’était lorsque je le lui demandais. Elle me laissait cependant regarder les préparer, même, quand elle allait en préparer elle m’appelait pour que je la regarde, parfois même, elle me demandait de l’aider avec ce que je pouvais faire. C’était important que je sache, selon elle.

Les terreurs s’étaient calmées, et vers mes sept ans, elles reprirent. Mais, je n’avais plus peur. J'étais capable de discerner clairement ce que je voyais, les images et les ombres n'étaient plus floues. Et j'entendais même des voix, et non plus des murmures, des soupires. Et malgré tout, je me sentais en sécurité lorsque je voyais ces choses étranges et dérangeantes pour d'autres, parce que je pouvais constater qu'elles ne me voulaient aucun mal. Si je voulais attraper un jouet, ou un livre, elles me les apportaient. Elles m'obéissaient, elles m'aidaient. Elles avec moi, et non contre moi.

C’est à partir de ce moment que ma mère commença à m’expliquer et me raconter ce qu’elle savait petit à petit. C’était la première fois qu’elle me parlait de sa vie avant l’Amérique, avant de rencontrer mon père qu’elle appela un moldu, rappelant que c’était un homme brillant et mystique. Elle me conta qu’elle était une sorcière, une sorcière de ce que l’on appelait une famille de sang pur, originaire de Grande-Bretagne. Une pureté qui allait disparaître avec elle, étant fille unique et donc unique héritière de cette pureté du fait que j'étais son unique enfant. Elle m'expliqua ce qu'était la magie. Ce qu'étaient les potions. Les livres qu'elle ne me laissait pas regarder ou toucher. Que j'étais un sang-mêlé. Et que moi aussi, je ferais de la magie. Elle disait l'avoir vu. Qu'elle avait une sorte de don de voyance, et que dans une vision, elle avait vu un homme, devant un immense bâtiment sur lequel flottait le drapeau américain. Et en faisant des recherches selon ce qu'elle avait vu, elle était arrivée à la conclusion que c'était la Rhode Island State House, l'un des deux Capitoles de l’État de Rhode Island situé dans la ville de Providence. C'était à Providence qu'elle a rencontré l'homme de sa vision, et cet homme n'était nul autre que mon père.

C'était alors à partir de mes 7 ans, après m'avoir tout expliqué, qu'elle me donna l'accès à sa bibliothèque personnelle, à ses livres, qui étaient tous des livres de magie, recettes de potions, alchimie, astrologie, histoire, créatures. Elle dessinait également, elle dessinait ce qu'elle voyait dans ses visions. Parfois, elle peignait également. C’est d’elle que je tiens ma passion pour l’art, la peinture, les dessins, qu’importe la technique. Peinture, fusain, crayon, charbon, craie, encre.

C’est en la voyant, que j’ai commencé moi aussi à reproduire et graver ce que je voyais, ce que j’entendais, ce qui rôdait autour de moi. Ce que je ressentais.

J'ai demandé à mère pourquoi je voyais ces choses, ce qu'elles étaient. D'où elles venaient. Si j'étais fou. Si j'étais maudis, parce que même chez les sorciers, c'était un phénomène peu commun et souvent signe de mauvais augures, quelque chose de néfaste ... Cependant, elle m'a rassuré, m'expliquant qu'elle ne pouvait pas trop m'en dire car malgré son don de voyance, elle était incapable de voir ces choses, de les entendre et de les sentir comme moi. Que pour elle, ce n'était que de la magie, certes sombres et étranges, particulières, mais de la magie, et que la magie ne pouvait pas toujours expliquer en fonction des personnes.
La semaine, elle faisait venir un précepteur, durant deux jours, afin de me fournir les bases d’une éducation moldue, et le reste de la semaine, elle s’occupait de mon éducation magique quand elle ne me laissait pas me débrouiller par moi-même parmi ses nombreux ouvrages. J’ai lu tous ses livres, mais certains m’intéressaient plus que d’autres. Comme s’ils m’appelaient. Les livres d’alchimie. Les potions. Les sortilèges d’invocation. La magie runique. Des livres d’histoires, sur des civilisations anciennes. Des textes anciens, des textes runiques. C’est dans sa bibliothèque que j’ai appris à traduire et déchiffrer les langues et dialectes perdus que je maîtrise maintenant, grâce à ses livres, ses textes, mais aussi grâce aux voix qui me guidaient. Elles m’ont appris la langue que je pratique, et que mes camarades qualifient d’imaginaire. D’irréelle.

J’ai étudié les sortilèges, me contentant de la théorie car je n’avais pas de baguette et mère ne voulait pas que j’utilise la sienne, elle me demandait d’attendre et de simplement les étudier, les comprendre. Mais à côté, je pouvais m’exercer aux potions, parfois, elle ramenait même de quoi me permettre tenter de petites expériences d’alchimies. C’était d’autant plus long et fastidieux que certaines potions, mais c’était terriblement fascinant. D'autant plus qu'elle m'assistait dans mes études, surtout les potions et l'alchimie qu'elle semblait connaître et manipuler depuis longtemps.

Les années passèrent. J’étudiais et expérimentais, traduisais, écrivais, dessinais. Apprenais et maîtrisais. Mère faisait même venir un précepteur en plus de celui qui m'enseignait les bases de l'éducation moldue. Celui-ci s'occupait de m'assister également dans mes études magiques lorsque mère ne pouvait pas s'en occuper elle-même, parce qu'elle devait sortir afin de ravitailler la réserve d'ingrédients que nous utilisions tous deux.

Pendant les vacances elle m’emmenait même en campagne, loin de tout, pour essayer de m’initier au vol sur balai. J’aimais pas ça. Pas le fait de voler, mais le fait de le faire sur un balai. Je trouvais cela plus vivant, plus agréable, de se sentir soulever du sol par soi-même. J’essayais la nuit de me léviter, de me faire soulever par les ombres. Ça ne durait pas longtemps, mais le plaisir, même de courte durée, était présent.

Au début de l’année durant laquelle je devais avoir mes onze ans, mais surtout ma lettre de l’école d’Ilvermorny pour m’y convoquer afin d’y étudier la magie, donc au début de l’année 1922, mère m’emmena voir un de ses amis qui était un fabriquant renommé de baguettes magiques aux États-Unis. Arrivé à la boutique, je ressentais la même sensation lorsque de mes terreurs nocturnes, lorsque je n’avais plus peur et que je commençais à les comprendre. Je me sentais à la fois en sécurité, appelé, attiré. Je voulais essayer des baguettes. Mais mère avait été formelle, je n'étais pas là pour ça, car de toute façon, la zone géographique qui correspondait à Ilvermorny était régie d'une règle spécifique. Les élèves obtenaient leur baguette à l'école même.
Mère voulait seulement me donner l'opportunité de m'instruire sur l'art de la confection des baguettes magiques, d'observer et de comprendre. Ça, et puis devait changer de baguette, même si j'ignorais pourquoi. Je ne lui ai pas demandé si elle avait cassé la sienne, ou si elle ne voulait plus lui obéir. Cela faisait déjà quelques temps que je ne la voyais plus s'en servir. Mais j'étais partie du principe que cela ne me regardait pas.

Le propriétaire était d'un certain âge, mais il ne manquait pas de répondre à toutes mes questions, jusqu'à sortir des baguettes de leur étui pour m'expliquer certains aspects dans le détail, et avec des supports différents afin d'introduire la subtilité de son travail, du choix de l'arbre, du bois, des composants du cœur des baguettes, jusqu'à la conception du catalyseur propre aux sorciers.
Plus il me donnait de détails, et plus j'en voulais. Je ne m'étais jamais réellement intéressé à cet objet pourtant essentiel à un sorcier pendant mes études, que je fusse seul, avec ma mère, ou mon précepteur, du fait que je n'en n'avais pas. Ainsi, en parler directement avec un professionnel et un passionné, je ressentais sa passion et son dévouement, ce qu'il ressentait dans son travail. Et j'imagine que l'ambiance magique, sombre, mais protectrice que je sentais tout autour de moi y était pour quelque chose.

Malheureusement, le propriétaire avait des clients, je fus donc obligé d'attendre un moment aux côtés de ma mère. Cependant, je ne tenais plus en place. Je lui avais donc signifié que j'allais me promener dans la boutique, et regarder. Elle m'a simplement demandé de ne rien toucher. Ce que j'ai fais. J'ai voyagé entre les rayons, qui débordaient de boîtes par centaines de milliers, chacune d'elle renfermant une baguette qui attendait quelqu'un. Qui vivait. Les voix me parlaient, et les ombres me guidaient. Je les ai suivi jusqu'à me retrouver ce qui semblait être l'atelier du fabricant, il y avait de grandes tables, des étagères, beaucoup de matériels. De quoi tailler et sculpter, des blocs de bois datés, numérotés et triés avec précision, des jars qui contenaient ce qui devaient être des composants pour les coeurs.

La salle où la magie d'un fabricant de baguettes opérait. Mon attention s'était portée sur les nombreux bois, et un en particulier que les ombres me montraient. J'ai été obligé de tirer une chaise pour pouvoir atteindre la hauteur suffisante dans le but de lire l'étiquette affiliée à ce dernier. Bois d'amourette Ilvermorny. Je n'étais cependant pas capable de d'extirper le bloc de bois de l'étagère, mais je pouvais constater qu'il avait des motifs particuliers qui pouvaient faire penser à la peau d'un serpent. Par contre, je ne comprenais pas pourquoi l'étiquette précisait le nom de l'école d'Ilvermorny. Leur arbre avait-il quelque chose de particulier ? Ou s'agissait-il d'une commande ?

Une des voix m'obligea de quitter mes pensées, attirant mon attention sur la table principale de l'atelier. Etant sur une chaise, je pouvais voir plus qu'aisément ce qui reposait sur cette dernière. Des outils, des morceaux de bois, des baguettes en cours de conception. Mais il y avait également une baguette qui semblait ... Achevée. Et la voix venait d'elle. Intrigué, j'étais descendu de la chaise, que j'ai cette fois-ci tiré jusqu'à la table pour me hisser et me retrouver face au plan de travail du fabriquant. Et cette baguette.

La voix était audible, et les ombres dansaient presque autour de l'objet. J'étais, hypnotisé. Mes mains n'étaient plus les miennes. Elles étaient comme possédées, attirées par un champ de force. Mais je sentais également que quelque chose de plus profond en moi était également appelé, et voulait que je la touche. Faisant fi de ce que mère m'avait dit, mes doigts glissèrent autour de la baguette avant de l'empoigner avec délicatesse par le manche.

Je fus envahi d'une sensation plus qu'étrange. Les voix ne disaient plus rien, les ombres ne bougeaient plus, mais je me sentais observé et jugé, testé. Quelque chose circulait entre le manche et ma main, s'échappant de moi pour se déverser dans la baguette, mais aussi de la baguette jusqu'à mon être. C'était un contact chaleureux, je me sentais en confiance, capable de tout ... Puis une voix venant de la baguette vint susurrer mon nom dans son entièreté, jusqu'à mon patronyme, tandis que des textes défilaient dans ma tête sans que je puisse en comprendre immédiatement le sens ou la provenance.

C'est la voix du fabriquant, qui se trouvait alors derrière moi, qui me tira de ma transe, et me fit presque tomber de la chaise dans un sursaut. Son regard était dur.

Il tendit la main, et d’un signe de tête, me fit comprendre de lui remettre la baguette que je tenais. Je m’exécutais, avec un sentiment de déchirement atroce dans le cœur tandis qu’elle me quittait, sentiment que j'étais alors incapable d'expliquer.

Il se mit cependant à m’expliquer dans le détail, sans que je ne lui demande, les caractéristiques de cette baguette qu’il avait achevé plus tôt. Une plume d’oiseau-tonnerre en guise de cœur, une longueur de 35,52cm, une rigidité presque totale du manche jusqu’à la moitié de sa longueur, jusqu’à ce qu’une certaine souplesse se forme jusqu’à la pointe. Mais qu’elle était surtout taillée dans un bois particulier, le bois d’un amourette. Je pensais aussitôt au bois que j'avais observé avant d'être envoûté par sa création. Il m’expliqua alors qu’un grand sorcier de Grande-Bretagne avait jadis confectionné sa propre baguette avec des matériaux très spécifiques. Elle était en bois d’amourette.

Il me raconta alors l’histoire de l’homme qui répondait au nom de Salazar Serpentard, et de sa baguette qui, à travers le temps, avait terminé sur le sol américain, entre les mains d’une de ses descendantes. Mais qu’elle avait été volée des mains d’une autre de ces descendantes. Des histoires de familles complexes vins-je me dire à moi-même. Cependant, il me raconta la chose simplement, sans pour autant la simplifier à outrance. La femme qui avait volée la baguette du célèbre Salazar n’était nulle autre qu’Isolt Sayre, l’un des fondateurs de l’école Ilvermorny. Il raconta comment la tante de cette dernière, la femme a qui elle avait volé la baguette, avait retrouvé sa nièce pour tenter de l’assassiner elle et son mari, pour pouvoir récupérer la baguette de son ancêtre et en même temps emmener avec elle les enfants de sa nièce afin de les élever. Comment elle avait désactivé la baguette de Salazar qui était activable et désactivable grâce au Fourchelang, que c’était probablement possible à la magie de Salazar qui était doué de ce don mais aussi grâce au bois d’amourette, qui s’appelle snakewood en anglais. Probablement en rapport avec les motifs du bois.

Il continua de me raconter, mère nous ayant rejoint entre temps sans que je ne le remarque également, jusqu’au passage où il disait que la baguette avait alors été enterrée dans la terre-même du sol d’Ilvermorny, et qu’avec le temps, un arbre d’amourette avait pris racine à cet endroit précis. Un amourette spécial, et unique en son genre, à l’image de celui qui l’avait fabriqué, et manié.

Je pouvais le voir serrer fermement la baguette entre ses mains, jusqu'à la porter contre son torse. Son regard s'était adouci pendant sa petite histoire, mais il était à nouveau froid et dur. Sévère. Je la voulais, et il devait le voir. Il vint me rappeler froidement les règles établies par Ilvermorny au sujet des baguettes, que j'aurais la mienne le moment venu, mais que je pouvais oublier celle-ci. Il l'appela son chef d'oeuvre. Sa plus belle création. Et au summum de la froideur, qu'elle n'appartiendrait à personne.

J'étais déçu, et même en colère. J'étais persuadé que cette baguette voulait être mienne, mais peut-être le fabricant l'avait-il lui aussi senti, j'ignorais depuis combien de temps il était là quand il m'a sortie de ma transe, mais il était évident qu'il ne céderait son trésor à personne et pour rien au monde.

L'idée que le jour de mon entrée à Ilvermorny, je devrais recevoir et tenir une autre baguette me déchira le cœur, et même dans ses mains, je pouvais l'entendre qui continuait de m'appeler par mon prénom ...


Les semaines qui suivirent ma visite de la boutique, de la rencontre avec le fabricant, et de la découverte de la baguette que je convoitais plus que tout, furent longues. Je me sentais coupé en deux et incomplet depuis que j'avais tenu cette baguette, et forcé de la lui remettre. Cependant, je me souvenais des textes et des dessins que j'ai vu alors que je la tenais. Plutôt que de déprimer, j'avais décidé de tout faire pour retranscrire les textes et dessins à la perfection sur parchemins, afin de les traduire, de les comprendre. J'ai eu ces visions en tenant la baguette, cela devait bien avoir du sens, une signification ...

Une fois les textes retranscris sur parchemins, ainsi que les symboles et dessins, je m'étais attelé à la traduction et à la compréhension de ces derniers. Et plus j'avançais, demandant parfois un conseil à mère sans pour autant lui dire précisément ce sur quoi je travaillais et d'où cela venait, je pouvais constater que ces textes n'étaient rien d'autres que de longues étapes et explications, incantations et instructions pour ce qui pouvait sembler être un rituel. Mais les voix me demandaient de continuer. Je devais aller jusqu'au bout.
Ainsi, mes études et ma curiosité se concentrèrent sur certaines potions, certains textes anciens ; me poussaient à écrire des formules et des textes qui venaient des voix et des ombres elles-mêmes, pour compléter les textes de ma vision.

Je suivais mon instinct, je suivais les voix et ce que je lisais et écrivais. Mère laissait faire. Comme si je devais le faire. Ce dont j’avais besoin, elle faisait en sorte que je puisse l’avoir rapidement, afin de poursuivre sur ma lancée, et si j'avais besoin d'elle pour de l'alchimie, elle m'assistait sans poser de questions.

Ce fut comme cela pendant des mois, jusqu’en juillet 1922. Tout était prêt. J’avais suivis les instructions et les formules à la lettre, les différentes expériences alchimiques que j’avais produite avec mère avait été menées à bien pour modifier et altérer des pierres, des métaux, des composants. Les imprégner. Il en allait de même pour les potions. Tout était parfait. Et j’avais des textes et des formules. Ainsi que les conditions météorologiques et astronomiques propices.

Il ne me manquait qu'une chose ... Le plus important. Une baguette ... Je n'avais pas le choix. Suivant mon instinct, je me rendis dans le bureau de mère, et je pus constater que cette dernière s'était visiblement assoupie sur livres. Un sacré hasard, mais mon unique chance de pouvoir mener à bien mes recherches, peu importe les circonstances. Et sa baguette trônait sur son bureau. Je me suis donc faufilé jusqu'au bureau, afin de me saisir du catalyseur de mère avant de faire demi-tour. Je devais le faire, je m'excuserais auprès d'elle après mon expérience et lui avoir rendu sa baguette. Mais je n'avais pas le choix.

De retour dans la pièce où j'avais tout disposé selon les instructions que j'ai suivi, je récitais mes formules et mes textes pendant une heure, puis deux, puis trois. J’ouvrais les fioles de potions, découvrais le fruit de l’alchimie que j’avais mené que j’avais enroulé dans de la soie et d’autres tissus riches. Je positionnais le tout selon un ordre précis, une position précise. Je dessinais des runes, des marques sur le sol du bout de la baguette de mère. Jusqu’à ce que le tout forme comme une porte. Et la magie opéra. Tous les ingrédients furent libérés et consumés par les runes, les textes, le sol.

Sol qui vint craqueler, jusqu’à libérer un épais nuage noir. Pas de corps physique, juste ... Une forme noire. Un nuage. Un brouillard. J’étais, silencieux, intrigué. Et en même temps fasciné. Mais inquiet. Les secondes passèrent et le brouillard prenait lentement forme. Et il grandissait, il baignait dans toute la pièce, et était penché vers moi tant il était grand. Mais le noir qui le composait était profond. Parfait. Infini. Les quelques lueurs qui subsistaient dans la pièce depuis les bougies que j’avais disposé se faisaient littéralement aspirer par la noirceur de ce corps étrange. Les secondes continuent de passer. Je n’entends plus de voix. Il n’y a plus d’ombres si ce n’est celle qui me fixait. J’étais seul avec cette chose aussi étrange que fascinante.

Puis son visage est devenu visible. Je ne savais pas ce que je voyais, j’étais incapable de mettre des mots dessus pour le décrire, et je le suis toujours. Et son visage changeait, se transformait, entre des flashs puissants, des éclairs qui naissaient autour de lui pour laisser paraître ses visages qui se transformaient et se tordaient violemment et cruellement. J’étais aveuglé, et quand je pouvais voir son visage, j’étais terrifié, mais incapable de bouger.
Son regard vide et puissant a croisé le mien. Et alors je l’ai senti. J’ai senti mon corps se déchirer. Mes forces me quitter. Je venais de me faire démembrer et déchiqueter par Mordiggian, le plus sombre des Grands Anciens, qui se nourrissait ensuite de mes forces. Je n’ai pourtant que cligné des yeux que quelques micro-secondes ...

Mais le noir était total. Et il faisait froid.

Dans ce noir, je voyais des formes et des ombres encore plus noires que le noir lui-même. Je voyais des étoiles. J’entendais des voix, des cris. Des constellations filaient à grande vitesse sous mes yeux pourtant clos. Des os. Des monticules de chairs. Puis des yeux, des bouches, avec des dents acérées. Les cris et hurlements étaient puissants et déchirants. Je ne sentais plus rien de physique mais c’était comme si mon âme allait se déchirer sous les cris et les voix. Elles m’appelaient, prononçaient mes noms. J’entendais la voix de ma mère qui m’appelait également. Les os, les chairs, les yeux et les bouches, puis des tentacules se tordaient, formaient des colimaçons, des cercles, des runes, et toutes ces voix hurlaient et criaient. J’essayais de me boucher les oreilles mais rien à faire, je n’avais pas d’oreilles ; ces voix étaient en moi, et j’étais une voix parmi elles.

J’ai cru passer une éternité dans le noir, dans les cris, dans les étoiles, sous le regard de ses yeux, à glisser entre des appendices géants, et à passer au travers de dents et de bouches qui me faisaient vivre inlassablement le même schéma. Mais d’un autre côté, plus le temps passait, et plus les voix étaient moins douloureuses. Moins cruelles. Elles finissaient même par me bercer. J’entendais des mots, je comprenais des phrases. On me racontait. On m’expliquait. On me suppliait. On implantait des connaissances en plus de celles que j’avais déjà. J’exerçais mes langues et dialectes morts avec ces voix, ainsi que la langue venue d’ailleurs ; venue d’ici. J’apprenais. Je comprenais. Et l’on confirmait mes rêves, mes souhaits. Mes convictions.

Je voulais la baguette du fabricant. Je voulais lire. Je voulais étudier, dessiner, peindre tout ce qui se jouait devant moi, derrière moi, autour de moi ! Je voulais comprendre ce qu’il s’était passé.

Puis je sentais une douleur derrière moi. Dans mon dos. Sauf que je n’avais plus de dos ... Mais la douleur devenait plus forte, insoutenable. Et finalement, les ténèbres s’affaissèrent. Et je me réveillais dans un noir moins dense, dans le froid, et dans l’humidité. Nous étions en juillet 2019, soit presque 100 ans après ma mort soudaine. Et j’étais face à celui qui se présenta sous le nom de Tom Elvis Jedusor, et que le monde appelle Voldemort. Tandis que je reprenais mes esprits, il m’expliquait et me racontait. Aux yeux des moldus, ma mère a disparu sans laisser de trace, et mon corps a été retrouvé démembré, les autorités étant arrivés à la conclusion que nous avions été victimes d’un dangereux criminel en vogue à l’époque : Jake Bird.

Du côté des autorités magiques, il en était autrement. La maison suintait une magie sombre et occulte, à en faire pleurer sans raisons, vomir, voire s’évanouir. Il ne restait que les traces d’un rite qui semblait le centre de cette aura putride et noire, les membres éparpillés d’un enfant autour du centre du rite, et une marre de sang dans le bureau, mais aucunes traces du corps de la mère. Les livres et objets magiques ont été saisis par les autorités magiques des États-Unis, la maison détruire, et le terrain fut interdit de vente et de construction.

Tom Elvis Jedusor me raconta qu’il avait un jour reçu une lettre, curieuse et presque anonyme. Elle ne disait qu’une chose :
« Le jour où les morts reviendront à la vie, trouvez H.P.L. »
Et au dos de la lettre, cette dernière était signée ‘’Magda Moon’’.

L’homme m’expliquait qu’il avait d’abord pensé à un autre homme que moi, qui portait les mêmes initiales, mais que le nom présent sur la lettre l’avait sur une autre piste durant ses recherches, et que cela faisait un mois qu’il était revenu à la vie grâce à un sceptre capable de ramener les morts à la vie. Il justifia ma résurrection comme étant le fruit de la curiosité, aussi bien vis à vis de cette lettre qu’il avait reçu bien avant sa mort en 1998, mais aussi qu’il voulait comprendre ce qui était à la source de ma mort et de la disparition, et potentielle mort de ma mère. Je lui ai répondu que je ne savais pas, mais que j’avais eu le temps de réfléchir et que je voulais les mêmes réponses. Il me fit également remarquer, me demandant si cela avait été là, que dans mon dos, des runes, alphabets et dessins occultes étaient taillés directement dans ma chair. Je ne sentais rien, mais je comprenais que la douleur qui avait précédé mon réveil devait venir de là. Un autre mystère. Un indice, un avertissement ? Je l’ignore encore pour le moment. Tout ce que je sais, c’est que Tom Elvis Jedusor est l’homme qui m’a ramené.

Nous étions en juillet 2019, et il fit usage de ses contacts et de ses partisans, ainsi que de ses pouvoirs, pour me créer une nouvelle identité afin de justifier mon existence dans le monde des vivants, sur le sol anglais, mais aussi me permettre de recevoir la fameuse lettre que j’aurais dû recevoir il y a quatre-vingt-dix-sept ans, mais pour une autre école. L’école de Poudlard.
Une nouvelle identité, mes connaissances, des livres et des conseils de la part de Tom Elvis Jedusor qui ne me cacha pas sa situation en tant que mage noir, meurtrier et cruel dans son passé. Cependant je n’avais pas peur de lui. Les voix et les ombres ne me disaient pas de me méfier de lui. Je reçu en effet une lettre pour Poudlard, j’avais une nouvelle identité avec une date de naissance et un âge normal pour un enfant de mon apparence, j’étais considéré comme un orphelin américain depuis le décès prématuré de ma mère au cours de l’été, et que j’avais de la famille en Grande Bretagne qui avait décidé de m’héberger et de me permettre d’avoir un toit, et une famille. Même la famille n’était rien d’autre qu’une façade montée de toute pièce, ne sachant là que  du foyer d’un des nombreux partisans de celui qui se fait appeler Lord Voldemort, mais un partisan discret aux yeux de la société.

Il m’a envoyé avec ce dernier acheter ce qu’il me fallait pour mes débuts à Poudlard, comme ma chouette rayée que j’ai nommé Atlach-Nacha, en référence à l’un des nombreux noms que j’ai entendu dans ce qui était le Royaume des Rêves. Et dans mes affaires, il m’a glissé quelques livres de magies et d’histoires, de potions, de botaniques en plus de ceux demandés par l’école, clairement plus récents et même complets que ceux que ma mère possédait. Il m’a également fait cadeau d’un miroir portatif, et enchanté. Il en possède la réplique unique, et grâce à ces derniers nous sommes capables de communiquer, lorsque j’ai envie de lui parler ou inversement, ou que j’ai un conseil à lui demander, des précisions vis à vis de mes cours ou de mes études, plutôt que de les poser à des professeurs. Il m’a toujours répondu, et ne m’a jamais rien demandé de louche. J’ai même, parfois eu l’impression que ça lui faisait plaisir de conseiller quelqu’un en magie. En plus des différents achats sur le Chemin-de-Travers, j’ai acheté une montre à gousset, que j’ai bloqué volontairement à l’heure précise où j’avais entamé les incantations et rîtes qui ont mené à ma mort. Cependant, je n'ai pas acheté de baguette. Lorsqu'il m'a parlé de l'école, et qu'il allait me falloir une baguette pour pouvoir pratiquer la magie, j'avais été catégorique et sec avec lui sans m'en rendre compte. Je lui ai alors raconté ma visite dans un magasin de baguettes, et je lui ai expliqué que ce jour-là, j'avais fais la connaissance de la baguette que je voulais pour moi, et qui semblait me vouloir en retour, mais que le fabricant ne comptait ni la vendre ni la céder à qui que ce soit. J'ai donc dis clairement à Tom Elvis Jedusor que je n'accepterais pas de tenir une baguette autre que celle-ci. Ce n'est qu'après avoir poussé cette exigence que je me rendais compte que j'avais levé le ton sur un adulte, et alors que je partais pour m'excuser, ce dernier se mit étrangement à sourire. Il indiqua que l'amourette qui a poussé à Ilvermorny, que la baguette qui a amené à sa naissance, n'était nulle autre que la baguette de son lointain ancêtre dont il était l'unique et dernier héritier : Salazar Serpentard. Le monde était incroyablement petit lui avouerais-je alors que ce dernier acceptait d'accéder à ma demande, m'expliquant que si j'avais bel et bien ressenti ce que je lui ai expliqué en tenant cette baguette, il était inutile que de chercher à m'en donner une autre avec laquelle je n'aurais pas la même affinité et un lien aussi fort, chose qui influencerait irrémédiablement ma magie.

Il a disparu pendant plusieurs jours avec quelques un de ses sbires pour mon pays natal après que je lui ai fournis toutes les informations que je pouvais au sujet de la boutique, du fabricant, et de la baguette. Mais il est revenu, et il l'avait avec lui. Visiblement, le fabricant avait décidé de se faire enterrer avec sa plus belle création, malgré le fait que sa descendance avait repris la boutique. Peut-être ne leur faisait-il pas confiance pour conserver son chef-d'oeuvre sans jamais le vendre, ou voulait-il simplement la garder avec lui, et pour lui tout seul. Peu m'importe.

Tom Elvis Jedusor vint me tendre solennellement la baguette qu'il avait récupérer pour moi, et à peine mes doigts l'effleurèrent que je me sentis submergé par la même sensation qu'à l'époque ... J'étais en harmonie, j'étais entier. Et c'était grâce à lui ... Celui que tout le monde semblait redouter à en croire les journaux et les citoyens de ce pays.


Je suis maintenant un élève de deuxième année à Poudlard, Mister Rogue est notre nouveau professeur de défense contre les forces du mal, et je sens qu’il pourrait peut-être me conseiller lui aussi. Et Tom Elvis Jedusor a confirmé mes pensées. Je cache et garde précieusement mon miroir portatif à l’abri des yeux et oreilles indiscrètes, personne n’ose de toute façon toucher à mes affaires, encore moins à mon carnet de dessins, peintures et croquis. Depuis mon retour, j’ai constaté que ma magie a changé et est comme qui dirait, marquée par mon passage dans le Royaume des Rêves, mes sortilèges et ma magie prenant des formes semblables à celles que je vois, et dégageant une aura similaire à celle que Mordiggian avait libéré en apparaissant devant moi. Personne n’a encore vu mon dos, heureusement. Peut-être que les professeurs ont des doutes à mon sujet, peut-être pas, je me contente d’être moi-même, et de m’impliquer dans ce qui me plaît et me fascine. Et je porte fièrement mon nom, mes initiales, si semblable à un autre homme comme l’avait dit Tom. Si semblable à cet homme que je n’ai jamais vu ou connu. Dont je n’ai entendu parler que par ma mère et maintenant Tom Jedusor. Les professeurs m’appellent toujours par mes prénoms, mais ils connaissent mon nom de famille.

Ce nom. Cet homme. Ce moldu.

Cet homme dont je suis le fils, absent de l’histoire, de sa vie, de sa biographie.
Mon père : H.P.L. ; je suis Harvey Phillips Lovecraft.

Fils de Magda Moon, et du célèbre écrivain moldu, Howard Phillips Lovecraft.
 




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MessageSujet: Re: Harvey Phillips L. Sam 30 Juin - 12:00
Eh bien ! Je suis la première à oser m'approcher du terrible "Poulpy le magnifique" pour lui souhaiter la bienvenue et un bon courage pour ces menus ennuis de code, et au plaisir de le découvrir en jeu ^^
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MessageSujet: Re: Harvey Phillips L. Sam 30 Juin - 12:49
10000 mots... heureusement que je t'apprécie Poulpy... '.'

Bienvenue sinon, je t'aurai bien dis que si y a besoin on est là pour t'aider, mais tu as fini ta fiche. Donc je vais la lire

▿ ⬘ ▴ ◈ ▾ ⬙ ▵

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MessageSujet: Re: Harvey Phillips L. Sam 30 Juin - 14:33
t'as un nez Surprised
ça te change
doué en potions, jeune prometteur Cool
aucune conscience morale, cela risque d'être amusant Laughing


▿ ⬘ ▴ ◈ ▾ ⬙ ▵


gentleman

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MessageSujet: Re: Harvey Phillips L. Sam 30 Juin - 14:59
Re bienvenue Tomy !
Encore un sale gosse en perspective
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MessageSujet: Re: Harvey Phillips L. Dim 1 Juil - 0:05
Bienvenue et bonne chance pour ta fiche
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MessageSujet: Re: Harvey Phillips L. Dim 1 Juil - 15:26
Bienvenue! Smile

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Scorpius Malfoy
I'm not like him...
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MessageSujet: Re: Harvey Phillips L.
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Harvey Phillips L.
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