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Le chardon et le tartan - Minerva McGonagall
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Nature du Sang : Mêlé
Métier/Etudes : Directrice de Poudlard
Statut amoureux : Veuve
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MessageSujet: Le chardon et le tartan - Minerva McGonagall Ven 29 Juin - 22:10



McGonagall Minerva
- Mho cridh Dougal -
• Age : 85 ans
• Date de naissance : 4 Octobre 1935
• Orientation sexuelle : Hétéro
• Nationalité : L'écosse Libre!
• Situation familiale : Veuve et sans enfants
• Métier : Ancienne Employée du ministère,Ancienne professeur de métamoprhose et directrice de gryffondor, directrice adjointe, puis directrice de Poudlard aujourd'hui.
• Nature de sang : mêlés
• Espèces : Pingre d'Ecossaise
• Don : Capable de boire un fut de whisky complet sans paraître désœuvrée. Animagus chat tigré dont le pelage semble dessiner des lunettes autour des yeux.
• Particularité : Caractérielle au possible, ne restez pas sur son chemin, encore plus si c’est pour lui dire ce qu’elle doit faire ou comment.



Tha an cogadh dìreach a 'tòiseachadh


Description.



the character Il existe des êtres qui sont foncièrement différents des autres. Des êtres dont le destin, sans être grandioses, promet cependant d’être atypique et droit. Minerva en fait partie.

Que ce soit dans sa jeunesse ou maintenant, cette femme fut de nombreuses choses et incarna de nombreux symboles dans le monde sorcier. Héritière à fort caractère, femme libre, première employée féminine du ministère de sang-mêlé, professeur de métamorphose très jeune, directrice adjointe, combattante hors pair. Tant de chose qui font d’elle cette héroïne que nous autres, enfants de Poudlard, connaissons comme étant celle qui retire le plus de points pour la moindre infraction au règlements, sauf quand ça sauve des vies.

Autrefois sublime, lorsque son visage bien que fermé dévoilait des traits graciles et fins, des pommettes hautes, un nez droit et un teint blafard. Une écossaise pure souche, issus d’un clan non fédéré comportant moldu et sorciers mêlés, sans se soucier de la pureté du sang, mais conservant les ambitions tortueuses de l’Ecosse libre. C’était un regard aussi pur que l’émeraude liquide qui se posait sur toutes les curiosités du monde. Sévère avec le monde, mais aussi avec elle-même, pendant longtemps, ceux qui la croisèrent se rirent de sa vie.

Une haute silhouette, un poids mesuré, et des bras musclés d’un passé tumultueux dans son équipe de Quidditch, Minerva n’était pas pour autant dépourvu d’un certain charme. Mais loin de celui de ces femmes aux regards de braises, aux lèvres pulpeuses, ou encore à la silhouette généreuse en forme. Non, son charme se trouvait dans sa manière de croiser votre regard, sans jamais siller, et de vous faire lire tout ce qu’elle pense de vous, sans un mot, sans utiliser sa voix ni la magie. Elle n’a besoin de rien pour communiquer, et elle n’en aura jamais besoin.

Austère aux premiers abords, elle n’avait jamais porté de tenues qui soit plus découverte que le haut de ses épaules, et toujours de longues robes assorties à ses yeux. Ferme, droite, directe et franche, c’est ce qu’on retient de cette femme. Assidue dans ses études, dans son métier, calme et posée dans sa vie d’épouse. On ne lui connait pas de réelle passion.

« Elle ne trouvera jamais de mari. » « Elle finira vieille fille » « L’esprit trop fermé, elle n’ira pas loin »

Ce genre de discours était son quotidien, et ils avaient eus plus ou moins raison, finalement. Ses formes ne lui avaient jamais fait porter d’enfant, et son union avec Elphinstone s’était achevée avant qu’elle ne puisse tomber enceinte. Ainsi, elle s’était condamnée à s’occuper des enfants des autres sans jamais n’en voir un de son sang. Elle savait que son titre d’ainée et de chef de clan lui demandait de mettre au monde un enfant, mais il lui avait été impossible. Son amour de jeunesse, disparu, son époux décédé, elle avait tracé, la tête haute, le chemin de sa vie, sans que quiconque ne parvienne finalement à lui dicter sa conduite.

Elle avait des amis, oui, beaucoup, mais de réelles personnes sur qui tenir ? Elle n’en connaissait finalement que deux. Et les rides aux coins de ses yeux venaient de ses deux personnes. Des sourires seulement visibles à travers son regard, et le front plissé dès qu’ils s’étaient mis en danger. L’un avait été à Serpentard, et s’était montré comme l’homme le plus rusé et le plus courageux qu’elle connaisse. Lorsque l’autre, bien que Gryffondor, s’était dévoilé comme un être sensible mais prompte à tenir ses promesses malgré les aléas du temps…

C’est pourquoi elle avait toujours tenu à protéger ces deux êtres coute que coute, comme des enfants que l’on chérit, des neveux un peu fous, qui se mettent en danger sans vraiment le savoir… Mais certains ne voyaient pas le monde comme elle, elle le voyait. Certains ne voyaient pas l’importance de chaque vie, l’importance du savoir, de la compassion, de la rigueur… Certains, passaient au-dessus de tout cela. Et avec le temps, elle avait eu le droit à de nombreuses déceptions. La plus importante étant celle d’Albus lui-même…

Lui, cet homme, son meilleur ami, son confident. Celui qui avait su pour Dougal avant même qu’elle ne décide de choisir un autre homme pour l’accompagner dans sa vie. Bien sûr, il lui était plus que cher, et elle avait honoré sa mémoire jusqu’à sa résurrection… Mais ses choix, pour l’école, pour l’ordre, pour Harry, et puis, pour la guerre en elle-même, lui ont ouvert les yeux. Elle ne peut plus attendre que les choses se passent, que les hommes et les femmes de ce monde tombent sous l’intolérance et la stupidité. Elle ne tolère plus que Poudlard puisse être le théâtre de tragédies, ni que les élèves sous sa responsabilité puissent mourir, ou être torturés, par la folie humaine.

Et comme tout écossais qui se respectent, Minerva n’a qu’une seule parole. C’est pourquoi, le 3 Janvier 2001, elle s’était parée de son tartan, d’un haut chapeau de plume, et d’une épée pour prendre la tête du clan. Ses frères, Robert et Malcolm avaient été les premiers à prêter serment, puis leurs épouses, et leurs enfants. Son neveu, William McGonagall, alors âgé de 30 ans, avait déclaré que si elle n’avait pas d’enfant, il ferait honneur à sa décision de le prendre pour futur héritier à son tour. Elle avait froncé le nez à cette remarque, lui qui avait été à serpentard, il n’en ratait pas une.

Et à partir de cet instant-là, elle avait toujours porté le tartan de son clan, et gardé la tête haute. La paix instaurée à la fin de la guerre lui permit de revoir sa propre vie, de prendre conscience qu’elle aimait être à la tête de l’école, mais aussi enseigner. Laisser un peu d’elle auprès de ces enfants qui n’étaient et ne seraient pourtant jamais les siens.

Avez-vous déjà croisé un Barghest ? Ces chiens des enfers, plus que dangereux, que l’on peut trouver dans les Highlands. Démons d’outre tombes sillonnant les cimetières et les chemins croisés où vie et mort se saluent dans un même univers. Ces créatures-là, une fois qu’elles ont trouvé leur cible, le repas qu’elles vont déguster, elles ne lâchent rien. Ici, Minerva est dans le même esprit. Une fois qu’une idée lui vient en tête, il est impossible de la faire changer d’avis… Au contraire, plus on tentera de l’en dissuader, et plus vous la conforterez dans ce sujet.

Heureusement, quelque chose en elle l’empêche de faire de trop grandes erreurs. Oui, il faut dire trop grandes, car cette femme n’est pas sans défaut. Elle préfère la solitude à la compagnie trop joyeuse de certains, possède un humour un peu trop noir, et peut-être même, un naturel perfectionniste trop important pour elle et son entourage, la rendant exigeante et désagréable par moment. Mais le plus important chez cette femme, c’est son instinct. Cet instinct presque animal qui la prend aux tripes lorsque quelque chose de mauvais va se passer et qu’elle doit prendre une décision.

Elle ne l’utilise que peu, mais là où les propos d’Albus Dumbledore ont semble-t-il marqué les esprits, Minerva elle, se tarde d’être remémorée pour ses actes.

Mais les choses sont en train de changer. Les morts revenus à la vie, Voldemort, l’ordre, Dumbledore, les attentats, tout s’enchaine. Cette femme pourtant forte, capable d’abattre un peloton de mangemorts à elle seule, et de résister à toutes sortes de torture morales et physique sombre peu à peu dans ces quelques travers que tous mortels possèdent. Les pertes de leurs côtés, les membres de l’ordre ressuscités, puis les combats, tout cela lui donne le tournis, et si elle ne fait pas tant que cela son grand âge, il lui semble parfois prendre conscience du poids des années.

Pourtant, vous l’auriez vu dans sa jeunesse… Oh, quelle femme. Une véritable lionne dont le regard vous défiait d’aller à l’encontre de ses pensées. Une haute silhouette élancée, musclée, bien formée cependant, quoique peut-être un peu mince. Une chevelure noire comme la nuit, toujours nouée en un chignon strict ou une haute queue de cheval. Un regard émeraude perçant, capable de vous écraser tout entier si vous aviez le malheur de la contredire. La figure d’une gagnante, et les pommettes rehaussées. Aujourd’hui, à plus de quatre-vingt ans, son corps n’est évidemment plus tout jeune, mais il brille encore, au fond de ses prunelles, ce feu infernal et instinctif.

Mais personne ne devra oublier ces détails. Agée, mais pas démunie. Compatissante, mais pas stupide. Juste, mais capable de faire la part des choses. Touchez encore aux enfants qu’elle s’est jurée de protéger, et vous ferez face à la tornade écossaise. Si les anglais ont gagné autrefois, c’était parce qu’elle n’était pas encore née. Mais si les travers de mortel l’ont envahie à son tour, n’allez pas croire qu’elle ne saura pas se dresser contre vous. Dans ses veines coule le sang des Highlands, la fierté de l’écosse, et la magie qu’elle s’est évertuée à apprendre toutes ces années.

Que vous soyez du ministère, de l’ordre, ou parmi les mangemorts, sachez bien une chose. Le premier qui passera la barrière et touchera à l’un de ses élèves ne sera pas prêt de se relever. Foi de McGonagall !  
 




Le petit mot de la fin.
 • Surnom : Angie/Demipédia
Âge : Presque 23
Comment avez vous connu le forum ? : Well, j’avais du temps et… Oui, vous savez, le temps, la trame temporelle, tout ça…
Comment trouves tu le forum ? : Toujours aussi merveilleux depuis que nous avons pris le pouvoir et dit que la folie était un trait de qualité ~
Code règlement : Connor a dit oui !
Avatar emprunté :
Code:
Maggie Smith [color=red]•[/color] Minerva McGonagall



(c) SuperConnor.
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MessageSujet: Re: Le chardon et le tartan - Minerva McGonagall Ven 29 Juin - 22:10



Histoire Éternelle
- Du début, jusqu'à l'élu -


Histoire.



It Beggins in...
Novembre 1943…

Il faisait un temps glacial, l’hiver dans les Highlands n’étaient agréable pour personne. Pourtant, la fillette qui avançait ici était plus que déterminée. Enroulée dans une couverture à motifs écossais, elle portait quelque chose sur son dos d’assez large pour être un animal tout juste chassé… Mais la bosse bougeait et remuait, gémissant parfois, reniflant même.

La petite traversa les champs désertés de toutes vies ainsi, le visage rouge, les mains sous son plaid, et le corps tremblant, mais ses yeux verts brillants d’audace. Sur son dos, le paquet semblait remuer avec force, gémissant toujours plus… Et puis, une petite voix enfantine en sort, tandis que la couverture qui recouvre le dos courbé de la petite de huit ans dévoile son fardeau. Une tignasse rousse ébouriffée dépasse légèrement de la couverture, et un visage de poupon apparait alors.

« …Minnie… J’ai froid… » C’est la voix d’un petit garçon, probablement cinq ou six ans, tout au plus.

« Je sais, Malcolm, on est presque arrivé, tiens bon ! » L’enfant vient alors nicher son visage dans le cou de la fillette, et cette dernière, bien que frissonnante, continue sa marche, les sourcils froncés. Au loin, on peut apercevoir les collines blanches et de l’autre côté se trouve le domaine McGonagall, où tout le monde s’active probablement encore.

Il reste bien deux ou trois kilomètres à parcourir avant de pouvoir marcher sur les terres de la famille. Et la neige recouvre les traces des enfants. Mais Minerva ne s’inquiète pas. Elle sait où elle va, et pourquoi elle le fait. Soudain, le ciel se teint lui aussi de blanc, l’air se fait plus frais, et les nuages viennent faire pleuvoir sur les enfants des flocons d’argents.

La petite presse le pas. Elle a mal aux jambes, son ventre grogne, et son nez coule, mais elle continue d’avancer. Son petit frère a disparu trop longtemps, et n’a pas mangé depuis la veille au matin, lorsqu’il a quitté la maison. Elle ne peut pas s’arrêter maintenant. Si la situation l’avait fait rire au début, mais en comprenant que le petit Malcolm n’était pas rentré à l’heure du gouter, la miss s’était inquiétée.

Hier au matin, leur mère Isobel avait eu ses premières contractions et perdue les eaux. Comprenant que le petit Robert Junior allait venir au monde, Malcolm avait pensé qu’on voulait le remplacer. Il avait décidé d’organiser sa fugue pour ne pas avoir à devenir le serviteur de son nouveau petit frère. Minerva ne savait pas d’où lui était venue cette idée farfelue, et elle avait laissé faire… Mais neuf heures plus tard, Malcolm n’était pas revenu, et son père avait commencé à s’inquiéter aussi.

Mais Robert McGonagall n’avait pas pu quitter le domaine où se trouvait son épouse. Aucun médicomage n’aurait été capable de transplaner dans un endroit pareil avec la neige, et aucun médecin non plus. Résultat, lui et les domestiques se chargeaient de l’accouchement difficile d’Isobel. Minerva, comprenant que c’était à elle de retrouver son petit frère, avait juré de le faire avant de partir à son tour…

Sans savoir que ça lui prendrait toute la nuit pour cela.

Au petit matin, elle était arrivée à la grotte de Blacksdean, juste à côté d’Ullapool, épuisée, et frigorifiée. Elle s’était refusée à manger le pain au jambon qu’elle avait emporté avec elle pour en faire profiter le petit garçon, qui lui n’avait rien dans l’estomac. La grotte se tenait au bord de la falaise qui longeait le lac, et certaines ouvertures laissaient passer le vent comme de véritables ouragans, emportant tout sur leur passage.

Le petit s’était caché là, disant qu’il se laisserait vivre ou manger par les loups, comme son héro préféré, McDubh. Minerva avait fait des pieds et des mains pour le persuader de repartir avec elle, mais le garçonnet avait tenu bon… Du moins jusqu’à ce qu’une bourrasque le pousse dans le vide. Il ne s’était fallu que d’une seconde pour que l’horreur se marque sur leurs visages respectifs.

Minerva s’était alors précipitée sur le rebord de la falaise, cherchant son petit frère des yeux et hurlant son nom. Ce dernier n’était pas tombé dans l’eau, heureusement, mais il était accroché deux mètres plus bas par une branche ayant déchiré ses vêtements. À plat ventre, elle avait tenté de lui tendre la main pour qu’il la saisisse. Mais le petit Malcolm, quand bien même ses larmes ne l’empêchaient pas de tendre la main vers elle, ne parvenait pas à l’atteindre.

La fillette était alors partie arracher la branche d’un arbre un peu plus loin pour la lui tendre, mais là encore, cette dernière était trop courte. Et le vent commençait à pousser le garçon, faisant bouger la branche qui le retenait à la falaise et déchirant un peu plus ses vêtements. Il descendait de plusieurs centimètres.

Sans réfléchir, la petite avait tendue au plus possible la branche, et avait serré cette dernière de toutes ses forces, priant pour qu’elle atteigne son petit frère. Elle ne sût pas expliquer comment la branche s’était transformée en corde solide venant s’accrocher au torse du petit Malcolm pour ensuite le remonter sur la terre ferme. Elle n’avait même pas pensé à récupérer l’objet. Elle avait juste serré le petit garçon dans ses bras, et avait remercié les dieux de le lui avoir rendu.

Et à présent, elle le ramenait à la maison. Elle était épuisée, éreintée même, et elle lui avait donné tout le pain. Mais elle s’en fichait. Les toits de la bâtisse étaient désormais visibles, encore un kilomètre au moins, et elle serait sur les champs du domaine. C’est d’ailleurs trois bonne heure plus tard qu’elle se laissa tomber au sol devant les portes de la maison. Une servante hurla en les voyant, tous deux congelés, et alors, ce fut des tourbillons de capes, de baguettes, et de paroles incompréhensibles.

Mais les deux enfants étaient rentrés. On leur donna un bon bain chaud, de quoi manger, et des vêtements propres. Et une fois fait, ils se firent copieusement gronder en gaélique par leurs parents. Plus tard dans la soirée, on leur présenta leur petit frère, Robert junior, et automatiquement, Malcolm prêta à son tour serment de le protéger, comme Minerva l’avait fait avec lui.

Ce ne sera que trois jours plus tard que Malcolm dévoilera leurs aventures, et au passage, l’étrange don de sa sœur ainée, capable de transformer des branches en cordes animées pour le sauver…
***
Septembre 1946

Au milieu des petites têtes blondes fraichement arrivée à Poudlard, il y en avait une qui sortait quelque peu du lot.

Dépassant d’une tête tous ses camarades et portant sur son chignon un chardon fraichement cueillit, elle ne semblait absolument pas intimidée par tous ces élèves autour d’elle. Le directeur, Albus Dumbledore, était encore un peu jeune semble-t-il pour ses fonctions, mais il était surtout le grand vainqueur de la bataille contre Grindelwald, et nul autre que lui ne semblait apte à prendre la tête de la prestigieuse école de magie.

Minerva ne savait que depuis deux ans qu’elle était une sorcière. Ce don étant presque banal chez eux, la famille n’avait pas vraiment cherché à savoir si oui ou non, leurs enfants de sang-mêlé seraient des sorciers. Ce n’était qu’un plus pour devenir chef de clan. Et Minerva avait d’ores et déjà prouvé qu’elle était digne d’être née la première en partant à la recherche de son petit frère dans le froid.

La magie n’avait fait que renforcé son caractère et les capacités futures pour ce rôle. Et c’était là ce qu’on voyait en premier chez cette fillette brune. Le regard déterminé et fier d’une écossaise qui sait ce qu’elle vaut et pourquoi elle est là. Loin d’être imbue d’elle-même, elle avait conscience qu’il fallait travailler pour obtenir ce qu’elle voulait, mais elle savait déjà ce qu’elle possédait et ce dont elle était capable.

Pendant tous le trajet sur les barques, elle avait réconforté ses camarades les plus proches, disant que ce n’était qu’un pas de plus vers leur nouvelle vie. Que Poudlard serait leur famille d’accueil un temps, mais que leur propre famille ne les oublierait pas. Que l’école serait un moyen pour eux de rendre fiers leurs parents, et ainsi de suite. Compatissante au possible, elle les avait soutenus comme il se doit.

Sachant qu’elle-même stressait un peu d’avoir laissé ses parents seuls avec Malcolm et Robert avec la saison des vendanges qui arrivait. Il y avait des champs à labourer, des récoltes de tous les côtés, le moulin à réparer… Et la magie n’était pas toujours efficace pour ce genre de chose. C’était bien beau d’agiter une baguette dans tous les sens, et de prononcer des formules magiques pour repousser les trolls, mais protéger un domaine ou cultive des terres demandait bien plus de choses.

Elle savait que sa grand-mère maternelle avait posé une malédiction sur la propriété, pour que personne n’étant pas autorisé à rentrer ne puisse venir. Elle craignait que d’autres vandales, qu’ils soient moldus ou sorciers, ne débarquent dans la nuit prendre leurs maigres récoltes. Mais cette année, Minerva ne pourrait pas les aider. Elle ne serait pas là pour aider aux récoltes, ni préparer les champs pour l’hiver.

Non. Car elle était à Poudlard, et que parmi les noms qui défilaient, viendrait bientôt le sien. D’abord, Fillius Flitwick, avec qui elle avait un peu bavardé dans le train, fut envoyé à Serdaigle, après de longues minutes d’attentes. Et puis, la lettre M… Trois écossais. Lorsque Minerva est appelée, elle s’assoit sur le tabouret, et le choixpeau est déposé sur sa tête, avant de s’animer soudainement.

Mais tandis qu’il déblatère sur ses qualités de leader, la demoiselle l’arrête soudain, prenant conscience de détail qui la perturbe.

« Vous êtes animés constamment, ou juste lorsque vous rentrez en contact avec l’esprit d’un enfant ? » Sur sa tête, le choixpeau se tordit légèrement

« C’est une question digne d’une Serdaigle, ça, miss, qu’en penses-tu ? »

« Je pense que vous prenez vie à cause de notre magie… Peut-être pour ça que vous pouvez déterminer dans quelle maison nous devons aller, puisque c’est notre esprit qui le détermine… » Mais Minerva n’avait pas encore fini…

« Je suis un puissant artefact magique, le sais-tu ? Je peux m’animer comme bon me semble, mais je ne le fais que pour une seule raison, répartir les enfants à chaque rentrée. »

« Ça craint un peu… Pour un artefact aussi puissant que vous le dites… Non, je pense que vous êtes fonctionnel qu’à condition d’être porté… »

« Décidément… Si tu as les compétences pour réfléchir, tu es plus têtu qu’une mule… Mais tu es bien la première élève qui a le culot de demander cela… Et j’ai vu beaucoup de courage pour secourir ton petit frère… Non… Je sais où est ta place désormais… Tu vas aller à… »

Gryffondor. La maison du courage, ou des têtes brulées, au choix. Mais elle s’y était sentie immédiatement chez elle. Les premières années l’ayant vu comme un leader né, la suivait et attendait souvent son approbation. Elle avait quelques amis cependant, qui étaient à l’extérieur des rouges et ors.

Un serpentard, qui lui donnait parfois l’impression de n’être là que pour la célébrité, mais savait être gentil. Horace Slughorn… Fillius, qui avait apparemment lui aussi, été un choixpeau flou, comme elle. Et Pomona Chourave, une très bonne élève de botanique, et très douce, qui savait la calmer lorsqu’elle sortait de ses gonds. Mais s’ils étaient différents, ils ne s’appréciaient pas moins pour autant…

***
Avril 1951

« Hey, McNair, tu veux que je t’aide ? » La voix de Minerva résonne avec force dans le couloir sombre des cachots.

Le garçon de septième année s’arrête un instant de tabasser l’élève de Poufsouffle qu’il a surpris en train de parler avec l’une des leurs, et se retourne pour faire face à la demoiselle.

« Tiens… Une préfète… Tu veux aussi des coups, petit chat ? Ne sais-tu pas où est ta place, femme ?! » Le sorcier relâche sa victime, dont le nez saigne abondement, et qui s’écroule alors au sol. McNair vient faire craquer son cou et sort sa baguette, sifflant un stupéfix rapide. Mais la demoiselle a érigé un bouclier au dernier moment, et le sort rebondit sur ce dernier avant de percuter un mur. « Tu sais te servir de la magie ? C’est rare. Ecoutes, ce n’est pas tes oignons, d’accord ? Donc laisses moi régler cette histoire, et je ne ferais rien contre toi. De toutes façons, il n’ira pas se plaindre, pas vrai ? »

Le garçon à terre, bien que souffrant, hocha vivement la tête. Minerva posa sur lui un regard légèrement brillant de compassion, avant de se tourner de nouveau vers le serpentard. « Je sais très bien qu’il dira être tombé de son balais après une sortie en douce, ou bien s’être baladé dans la forêt interdite… Mais vois-tu McNair, je n’aime pas laisser ce genre d’acte impuni. »

Le serpentard ricana, avant de lever un sourcil. « Et tu comptes faire comment, mini préfète ? S’il ne témoigne pas contre moi, il n’y aura aucune preuve contre moi, et tu le sais… Tu l’as annoncé toi-même. »

Mais Minerva ne comptait pas en rester là, et dans ses yeux émeraudes, une étrange flamme s’embrasa. « Comme dit, il se trouvera une excuse pour ses blessures, la question que je me pose, c’est… Toi, quelle sera la tienne ? »

« Pardon ? » Furibond face au sourire goguenard de la lionne, le serpent reprit sa baguette et enchaina sur un sort de coupure qui fut esquivé par un pas de côté. Mais Le problème vint d’ailleurs. Ils n’étaient pas loin de la salle commune des serpentard, et certains camarades de 7e années de McNair avait entendu du grabuge. Désormais face à six élèves, Minerva était quelque peu en danger…

Mais juste à peine. Ils le découvrirent d’ailleurs rapidement, quand la demoiselle résista à 6 stupéfix simultané. Plus encore, si elle tomba au sol sous les sortilèges, deux d’entre eux reculèrent vivement en comprenant que non seulement elle n’était pas figée, mais qu’en plus, elle se relevait.

« Hey, McGo, fais pas l’idiote, t’es pas bien là, tu tiendras pas contre nous, alors laisses tomber. Ok ? Ce ne sont pas tes histoires, et ça n’a rien à voir avec l’école, donc retournes à ta salle commune. » Retenta McNair, histoire d’éviter les problèmes entre leurs deux clans. »

Mais Minerva n’était pas un futur chef de clan pour rien. Et elle se releva, remerciant les années de Quidditch pour l’aider. Le souffle court, elle dut inspirer lentement avant de pouvoir lever sa baguette. Mais elle savait ce qu’elle allait faire. C’était un miracle qu’elle tienne debout, les professeurs le leur avait dit, plusieurs stupéfix lancés en simultanés sur une personne peuvent causer des dommages irrémédiables. Mais ils n’avaient pas écouté en classe de défense.

Un dentaugmento fusa vers le plus proche, et le sorcier se mit à hurler en se tenant le visage, d’où apparaissait désormais des dents de plus en plus longues. Et puis, un autre, fut recouvert de plumes sur tous le corps. Un troisième vit ses jambes se changer en pied de chaise et poussa un hurlement strident. Elle ne réfléchissait plus qu’aux sorts qu’elle voulait lancer. Et McNair fut le seul qu’elle changea totalement en animal. Un gros coq déplumé qui se mit à paniquer. Cela ne dura pas très longtemps, juste assez pour que, lorsqu’il redevint humain, il ordonna à ses camarades de filer.

Epuisée, Minerva récupéra cependant son camarade de Poufsouffle, et tous deux se trainèrent jusqu’à l’infirmerie, ou la demoiselle le laissa, prétextant qu’elle allait très bien. Et le pire, c’était qu’elle allait réellement très bien. Elle se sentait en pleine forme malgré la fatigue. Et une lueur de fierté avait pris naissance dans ses prunelles. Elle se savait résistante, mais elle l’avait prouvé ce soir-là. Et pour protéger les siens, il faut savoir endurer le pire. Poudlard était sa seconde maison, et elle ne permettrait pas que les règles soient bafoués, quand bien même il y ait des raisons extérieures.

Si crime il y avait, punition il devait y avoir. Même si le corps enseignant ne la donnerait pas.

***
Septembre 1953

Son cœur battait si fort, tandis qu’elle repensait à la demande de Dougal dans le champ de blé. Rien n’avait été plus naturel dans sa vie que de dire oui à cet homme. Et pourtant, sur le chemin du retour, elle avait pris conscience qu’elle avait fait la même erreur que sa mère… Si ses parents s’aimaient, à n’en pas douter, Minerva savait pertinemment que sa mère aurait voulu vivre sa vie avant que cette dernière ne devienne « leur vie. »

Et présentement, alors qu’elle était allongée sur le lit à baldaquin de sa chambre d’enfant, elle prenait conscience qu’il en était de même pour elle. Oui, elle voulait Dougal dans sa vie… Cet homme était si… Si doux, plein d’humour, et c’était comme si son sourire pouvait faire naitre le sien en un instant. Mais si cet amour était si fort, il pouvait bien tenir quelques années, non ? Juste le temps que, de son coté, elle sache faire sa propre vie…

Ses résultats de Poudlard étaient quasi exceptionnels, et elle savait qu’elle pourrait faire carrière dans l’enseignement, chez les aurors, au ministère ou même à son compte, il suffisait juste qu’elle se décide à faire quelque chose. Oui, elle l’aimait, à n’en pas douter non plus, elle ne s’était jamais sentie aussi bien que dans ses bras, et sa voix suffisait à la détendre, quand bien même elle se prenait la tête juste avant.

C’était une dispute avec Malcolm sur l’hérédité de leurs pouvoirs qui l’avait conduit dans le champ voisin, et elle avait ragé plusieurs dizaines de minutes sur cet abricotier, jusqu’à ce que la voix de Dougal ne raisonne, demandant si elle comptait payer les dégâts avec magie ou non. Elle avait sursauté, prise en faute, et persuadée de devoir effacer sa mémoire… Et puis elle s’était rappelée soudainement qu’elle était chez elle, et qu’en Ecosse, plus précisément dans les campagnes, c’était fréquent les sorciers et les moldus réunis en un clan.

Si cela avait été un serpentard, elle aurait répliqué directement en lui disant de se mêler de ses affaires. Mais face à lui, à ses yeux bleus félins, et sa chevelure brune bouclée, elle avait été incapable de faire quoi que ce soit à part bafouiller des excuses. Et puis, après avoir réparé l’arbre avec un peu de magie, ils avaient parlé. Enfin, il avait surtout parlé, de tout, de rien, des champs, du ciel, de la magie, de la guerre passée, des orphelins qui étaient rentré chez eux…

Elle était revenu le lendemain pour l’écouter, cela durant une semaine, et puis, elle avait réussi à lui répondre, et ils n’avaient pas cessé de parler. Elle lui avait raconté Poudlard, ses responsabilités en tant que préfète, en tant que future cheffe de clan, ses capacités. Elle lui avait montré, et il n’avait pas été émerveillé comme le serait tout moldu classique, il lui avait souri, disant qu’elle irait loin dans ce qu’elle voulait être si elle tentait quelque chose.

Ils avaient continué de parler. Jusqu’au bout. Elle de ses difficultés à se transformer en animagus, lui de devoir reprendre la ferme de ses parents suite à l’incident de son père avec une charrette dans les Highlands. Les jours s’étaient succédaient sans que le temps ne semble se perdre, et puis, hier, il lui avait fait sa demande. Ce serait mentir que de dire qu’elle était restée sage en cet instant. Et Minerva se souvenait encore du goût de ses lèvres sur les siennes, et de cette sensation merveilleuse qui l’avait envahie toute entière.

Oui, elle était amoureuse. Cela ne lui était jamais arrivé jusqu’à lors, là où toutes ses camarades parlaient de leurs futurs maris, elle, n’avait rien vu venir. L’aimait-elle vraiment ? Oui. Oui sans hésiter… Voulait-elle l’épouser maintenant ? Entamer sa vie de femme au foyer alors qu’elle était faite pour être à la tête du clan ? Qu’elle avait encore toute la vie devant-elle ? Ils avaient trois ans d’écart… Ce n’était rien… Il pourrait l’attendre encore un peu… ? Oui… Elle ne doutait pas de sa patience…

Il devait être quatre ou cinq heures du matin lorsque Minerva se leva de nouveau, vêtue d’une longue robe d’été en lin verte et bleue, et d’un tablier, elle quitta le domaine pour rejoindre Dougal, qui elle le savait, s’occuperait de nettoyer les sols après le passage des ouvriers venus récolter avec lui les pommes de terre. Elle avait pris sa décision. Elle ne comptait pas l’épouser. Pas maintenant.

Elle ignorait alors que ce serait hélas, la seule fois où elle aurait pu lui dire oui.  

***
Octobre 1960

La matinée était plus fraiche en ce début d’octobre. Mais Minerva arborait toujours ses longues robes strictes noire et émeraudes. Etant assez jeune, elle craignait que certains élèves n’outrepassent leur statut comme elle en avait entendu parlé dans certains romans de Pomona lorsqu’elles étaient plus jeunes. C’est pourquoi elle était toujours couverte jusqu’au cou, même sous forte chaleur, et avait appris à maitriser un sortilège de rafraichissement sur les vêtements.

Il était seize heure moins deux lorsqu’elle fit rentrer les deux groupes d’élèves dans sa classe, leur intimant le calme. Cependant, c’était le même effet que si elle avait parlé à un mur. Ces derniers ne cessaient de se chamailler pour une histoire de terrain de quidditch non utilisé. D’un côté, les garçons s’évertuaient à dire qu’ils étaient en droit de l’utiliser, de l’autre, les filles, se traitaient de groupies, et de tout autre noms d’oiseaux.

Elle essaya de faire cours. Sans succès, car il y avait toujours un élève de serpentard pour reprendre le conflit, et un gryffondor pour sauter dessus. Elle tenta ensuite de parler plus fort, mais là non plus, rien à faire. Il faut dire que parler plus fort que les jumeaux Prewett était quelque chose d’assez complexe, surtout qu’elle soupçonnait ses derniers d’utiliser naturellement un sonorus sur leur corde vocale pour se donner plus de présence.

Elle finit par elle-même user d’un sonorus, et le silence revient lorsqu’elle l’ordonne. Elle menace alors d’expulser quiconque ouvrir la bouche une fois encore, et retire 15 point à chacun des élèves ayant proféré des insultes et remarques juste avant.

C’est déjà plus agréable, et elle reprend son cours sur la métamorphose humaine lentement, avec plus de circonspection cependant. Il y a deux élèves au premier rang, qui semble écouter ce qu’elle dit, mais les autres continuent de se regarder en chien de faïence. Il ne suffit que d’une minute d’inattention de sa part pour expliquer le processus de métamorphose d’un membre, pour que Gideon, ou Fabian, ne vienne singer l’un de leurs camarades chez les serpentards, et c’est de nouveau la débandade.

« Madame… Vous voulez que j’aille chercher le professeur Dumbledore… ? » Demanda Susan Meadows.

Minerva voila son regard de ses paupières une seconde, avant de venir se pincer l’arête du nez et remonter ses lunettes sur cette dernière.

« Non, je sais quoi faire, miss Meadows, merci de votre sollicitude. »

Minerva conserva son silence, et vint se rendre derrière son bureau, avant de changer subitement d’apparence sous les yeux éberlués de la seule élève qui l’écoutait. Ce fut un professeur Dumbledore vêtu d’une robe rouge avec des bonbons flottant rose et dorés grimpant sur le velours du vêtement qui se présenta à sa place. Là, elle plaça un nouveau sonorus sur sa gorge, et usa d’un « silence » Assourdissant plus qu’identique à celui de son mentor.

Tous les élèves se turent, fixant en silence sa place. Minerva, toujours sous l’apparence du directeur se leva, et dévala les rangées des élèves avec le pas caractéristique du vainqueur de Grindelvald. Elle le connaissait par cœur, alors jouer son rôle, aucun de problème.

« Vous me décevez, sachez-le. De telles disputes pour du quidditch enfantin quand votre vie se joue ici. Il ne reste qu’un an avant les aspics, et beaucoup d’entre vous échoueront sans possibilité de repasser les examens plus tard. Pourtant, la métamorphose est un art plus que particulier et surtout dangereux. » Là, elle se tourna vers les jumeaux Prevett et changea brutalement d’apparence sans un mot, devenant le ministre de la magie sous les exclamations de surprise des élèves.

« Voyez ce que l’on peut faire lorsqu’on sait maitriser cet art. Voyez votre échec en devenir. Vous n’êtes que des idiots, des babouins illettrés qui ne dépasseront pas les trente ans de vie avant de vous noyer dans l’alcool et dans l’échec cuisant de votre existence. Vous me faites pitié, soyez en sûr… » Là, elle se changea en chat avec des lunettes inscrites sur son pelage et autour de ses yeux verts luisants, avant de rejoindre son bureau d’un bond impressionnant.

Et Minerva reprit son apparence d’origine, l’air sévère, mais plus que déterminé. « C’est très simple. Si vous désirez continuer cette dispute futile, vous ne reviendrez plus dans ma classe. Jamais. En revanche, si vous désirez poursuivre vos études, je vous conseille de le faire dans le silence le plus total, est-ce bien clair ? » Seulement des hochements de têtes vivaces lui répondirent, et c’est avec un sourire satisfait qu’elle reprit son cours, enfin.

Elle ne savait pas qu’elle venait de gagner le respect de tous les élèves présents.
***
Fevrier 1978

L’hiver marquait les esprits, et de nombreux morts s’enchainaient sans cesse. Les mangemorts et Voldemort ne cessaient d’attaquer de toutes parts. Pourtant, si elle avait bien remarqué que les membres de cet ordre du phénix dirigé par nul autre que son ancien mentor étaient plus rapides que les aurors à se rendre sur place… Minerva était toujours loyale envers le ministère, et ce genre d’organisation pouvait nuire à l’autorité de ce dernier sur le monde magique.

C’est pourquoi elle était là aujourd’hui, dans cette ruelle sombre de l’allée des embrumes, suivant James Potter et Sirius Black, eux-mêmes en mission pour l’ordre. Sous forme de chat, mais dont elle avait maquillé l’apparence aisément, elle suivait ces deux-là avec minutie. L’avaient-il vu ? Non, absolument pas, et elle ignorait l’objectif de leur mission, mais elle comptait bien le découvrir.

Ils débouchèrent sur une nouvelle avenue, plus sombre encore, et de la brume semblait s’échapper d’un chaudron en activité disposé en plein milieu de la voie. Mais cela n’empêcha pas la sorcière de savoir quelle direction prendre. Elle les suivait à la trace, et cet idiot de Sirius, quand bien même était doué, portait toujours autant de parfum que durant sa scolarité. Oh seuls les animaux le reconnaitraient, les animaux, et ses conquêtes. Mais Minnie doutait qu’il vienne à croiser une demoiselle de compagnie en ces lieux.

Elle grimpa sur une poubelle sans un bruit, atténuant le son de ses pattes grâce aux touffes de poils entre ses griffes. Puis, voyant qu’ils passaient la porte d’un pub malfamé, la sorcière se glissa au dernier moment entre leurs jambes pour venir elle aussi comprendre de quoi il s’agissait.

C’était un coin insalubre. Le papier peint grisonnant sentait l’urine et la colle, comme lorsqu’on tente de le replacer à chaque fois qu’il se décolle du mur. Les tables semblaient quasiment toutes bancales, et les chaises rongées par les termites. Le comptoir, à l’autre bout de la pièce, semblait encore plus sale que les verres qui se trouvaient dessus et étaient servi aux clients.

Il y avait quelques personnes encapuchonnées dans la pièce, possibles mangemorts, possibles malfrats… Mais ceux qu’elle suivait portaient le même genre de tenue. Cette filature commençait sérieusement à l’ennuyer… Les voilà qu’ils commandaient un whisky pur feu et s’accoudaient au comptoir, surveillant une table dans un coin près de la cheminée ronflantes et couverte de cendre. Cependant, en regardant de plus près, ce qu’elle vit lui fit remuer les moustaches.

Un grand homme, très blond, semblait discuter avec un autre, recouvert d’une capuche. Mais le blond, elle l’avait reconnu aussi. Lucius Malfoy, travaillant au ministère comme gestionnaire des comptes depuis trois ans maintenant. Cette surveillance ressemblait presque à un retour à Poudlard. Mais elle se contenta de suivre le duo, et d’observer leur propre cible avec attention. Elle eut donc l’occasion d’apercevoir Malfoy recevoir quelque chose dans un paquet par cet inconnu, se relever et partir…

C’est en prenant conscience que ce n’était pas lui que le duo suivait, mais bien l’homme sous la capuche que Minerva laissa poindre une légère irritation dans son comportement félin. Et voilà Severus sous sa cape, qui vient à commander une boisson à son tour, le regard perdu dans le vide… Elle pourrait presque prévoir l’altercation… Mais Sirius retient James, et les deux anciens lions quittent le bar après avoir payé.

Minerva se sent déçue… Non pas d’avoir aperçu cet échange, mais bien de constater que certains travers ont la vie dures… Elle sait que la plupart des gens n’ont pas le choix dans cette idée noire que de s’enrôler auprès de Voldemort, elle l’a bien vu avec certains élèves de serpentard, se torturant mentalement au départ de Poudlard. Et elle savait bien, dans le comportement de Severus, que ce dernier n’était pas à sa place. Persécutés et rejeter par la femme qu’il aime…

Un pincement au cœur vint étreindre celui du félin avec force en repensant à ses propres actes. Elle avait repoussé Dougal, pensant qu’il attendrait son retour… Mais non… Il avait épousé une autre femme, surement plus belle, et déjà prête pour lui… Elle lui avait donné des enfants… Et ils étaient tous morts dans la rafle anti-moldu de Voldemort, quatre mois plus tôt.

Minerva ne se posa pas plus de question, quitta le bar d’un pas vif, et partit faire son rapport au ministère, mais en son esprit, le doute persistait. Où était le bien, et le mal, dans cette situation ? Pourquoi ne voyait-elle que des âmes perdues et blessées ? Tout cela n’était qu’une histoire de choix et de persuasion… Quand le bonheur est trop complexe à atteindre pour nous seul, on commence à chercher d’autres moyens pour l’atteindre, et les premiers qui viennent ne sont pas forcément les meilleurs.

Elle en était parfaitement consciente, pour avoir choisi la facilité et le regard de ses parents, à l’amour de sa vie.

***
Novembre 1981

Le chat tigré laissait sa queue se balancer dans le vide.

Assit sur le rebord de la fenêtre, le chat observait sans relâche, la famille derrière la vitre. Le père, était un homme large et gras, avec une figure désagréable et hypocrite, tandis que la femme, très grande, longue, et fine, avait un cou démesurément long. Le bambin, lui, était déjà beaucoup trop gros pour ses un an, et obtenait le moindre de ses caprices.

Mais le plus insupportable, c’était de suivre leur journée type. La mère passait son temps à critiquer les voisins dans leurs dos, et se laissait bien gentiment invitée l’heure suivante pour un brunch par la même femme qu’elle avait renommée trainée juste avant. Elle en aurait feulé de dégout si la maitresse de maison en question ne l’avait pas chassé à coup de balais en la découvrant sur le rebord de fenêtre du living-room.

Mais Minerva n’a pas dit son dernier mot, et c’est donc sur le toit qu’elle poursuit son observation jusqu’à la nuit tombée. Normalement, elle n’aurait pas dû être là, et toute la journée, des sorciers avaient fait éclater leur joie de savoir le monde enfin débarrasser du seigneur des ténèbres. Elle était la seule du coin à avoir l’impression que sa disparition ne valait pas les êtres emportés avec lui. James et Lily Potter, Alice et Frank Londubat, leurs amis… Tous ceux qui avaient combattu le lord et ses hommes.

Le chat tigré attendit donc, toute la journée, dégouté de voir des êtres pareils. Si elle, adorait son père, ou même, se souvenait encore du tendre Dougal, elle ne pensait pas que des êtres humains puissent être aussi abjects, hormis Voldemort, évidemment. Couchée sur la gouttière du toit, le professeur de métamorphose attendit que la nuit tombe avant de sauter de son perchoir et se glisser dans l’interstice de la porte du jardin pour venir surveiller une fois encore la maison en attendant.

Quelques heures plus tard, toujours 4 Privet Drive, se trouvait un grand homme avec une longue barbe blanche qui lui arrivait jusqu'à la taille, il portait une robe bleu nuit et des lunettes en demi-lunes. Cet homme était le Professeur Albus Dumbledore. Il sortit un briquet d'une de ses nombreuses poches, le pointa vers un lampadaire de la rue. Il activa le briquet et la lumière du lampadaire vint se logée dans le briquet, il fit exactement la même chose pour tous les lampadaires de la rue.

Puis il s'approcha de la maison du numéro 4. Là, il vit un chat avec d'étrange marque ronde autour des yeux qui le fixait intensément.

« Je suis étonné de vous voir ici Minerva » dit Albus d'une voix pleine de malice, mais la malice avait quitté le regard de McGonagall depuis qu’elle avait entamé sa surveillance du coin. Alors le chat se transforma en une femme avec une cape verte et un étrange chapeau à plume verte sur la tête.

« Ce qu'on raconte est vrai Albus ? » Elle vint jusqu’à lui en quelques enjambées. « Le petit Harry a survécu au sortilège de mort ? Comment ? »

« Cela nous ne le saurons probablement jamais » répondit Dumbledore.

Ils entendirent alors un grand bruit de moteur venant du ciel, ils levèrent les yeux et virent une énorme moto avec un très grand homme dessus. La moto atterrit près d'eux et l'homme, qui n'était autre qu'Hagrid, avança vers les deux professeurs:

« Bonsoir professeurs » dit-il.

« Bonsoir Hagrid vous avez le colis avec vous ? » Demanda Dumbledore

« Oui professeur le petit s'est endormi pendant qu'on survolait Londres... »

« Très bien Hagrid, il faut maintenant le déposer devant la porte de sa future famille. » Hagrid en larme déposa le petit Harry Potter sur la marche d'entrée du 4 privet drive.

« Allons Hagrid nous allons le revoir bientôt » rassura Dumbledore.

-Mais Albus j'ai regardé toute la journée ces moldus et ils sont les plus ... abjects personnages qui soient… Voulez-vous vraiment confier cet enfant à des gens pareils ? Ne serait-il pas mieux dans une famille de sorciers ? » Demanda McGonagall.

« Non Minerva je veux le protéger le plus longtemps possible de sa célébrité, tous connaîtront le nom de celui qui a défait Lord Voldemort. »

« Evincer un enfant de sa célébrité forcé dans une famille telle que celle-là n’est pas la mesure la plus adéquate… » Répliqua le professeur.

« Je le sais… Mais c’est la seule famille qu’il lui reste… Et il ne faut pas oublier que tous les enfants de notre monde, connaitront son nom… » Minerva voulu protester, mais un regard de la part de son ami et collègue suffit à la faire taire. « Ainsi notre route se sépare Harry » dit solennellement Dumbledore.

Harry avait une cicatrice sur le front en forme d'éclair, c'était le seul vestige du funeste sort de mort, remarqua Dumbledore. Puis il posa une lettre dans les couvertures qui enveloppaient Harry, âgé d'un an. Les 3 personnes reculèrent et partirent chacun leur tour, après avoir libéré les lumières des lampadaires évidemment. La froidure de l’automne commençait tout juste à s’attaquer aux rues du quartier respectable qu’était le Privet Drive, et le vent se leva.

Ce fut Minerva qui, après réflexion, revint dans le quartier cinq minutes plus tard. Il lui était impensable de laisser un enfant de cet âge seul, dans une nuit de Novembre. Et comme elle le pensait, les moldus n’avaient pas ouvert. Alors, elle s’acharna sur la sonnette de la maison d’un sort, réveillant toute la bâtisse, avant de reculer pour être hors de vue.

Elle put donc apercevoir Pétunia Dursley ouvrir sèchement la porte pour gronder sur les gamins qui s’amusaient. Mais elle ne vit aucuns adolescents insupportables. Seul le bambin enveloppé de sa couverture sur le pas de sa porte. La femme blonde appela son mari sèchement, et tous deux vinrent récupérer l’enfant et la lettre, en grognant cependant.

Minerva regretta durant toute cette année-là, de ne pas avoir désobéit à Albus, et prit l’enfant pour l’élever comme le sien…

***
Janvier 1984

Mariée à Elphinstone, son ancien supérieur, Minerva vivait dans la petite maison achetée à pré-au-lard. L’avantage d’être professeur, c’est qu’elle a ses vacances en même temps que ses élèves. Le problème se pose cependant lorsque certains élèves sont membres de votre famille, et qu’ils ont décidés de passer leur vacance avec vous…

C’était cela que Minerva avait compris lorsque sa belle-sœur, Helena, veuve de Robert, était venue déposée les enfants de ses deux frères sur le pas de la porte en la remerciant chaleureusement de sa proposition. La première question qui vint toucher l’esprit du professeur après son départ fut « quelle proposition ? »

C’était donc pour cela qu’elle avait fait asseoir les plus grands dans son salon, tandis qu’elle couchait le plus jeune. Comprendre ce qu’il s’était réellement passé. Ainsi, elle avait face à elle William McGonagall, 13 ans, à serpentard, et possédant un sourire tellement goguenard qu’elle se demandait s’il avait lu Alice au pays des merveilles, de Lewis Caroll. Cet enfant était le mal incarné, elle voyait très clair dans son jeu, mais encore fallait-il qu’il avoue.

Il était assez grand pour son âge, très fin, avec la peau pâle des roux, mais les traits durs de son père. Une chevelure noire bouclée totalement hirsute, et de grands yeux argentés rieurs. Il portait son kilt avec une sorte de fierté sur le visage qui donnait cette impression de fils de riche, au lieu de fils de fermier. Dire que sa sœur à coté, avait plus de courage et de maturité, alors qu’elle avait deux ans de moins était presque comique.

Jenny, aux cheveux tout aussi noir relevé en un chignon sur sa tête de poupée, avait les yeux noisettes et les dents légèrement en avant. Elle lisait cependant un livre sur la phonétique avec attention, du haut de ses 9 ans. C’était comme si leurs âges avaient été inversés. Oh oui, elle le savait, pourquoi ? Parce que Minerva était celle qui donnait le plus d’heure de colle à William depuis son arrivée à Poudlard. Ce dernier ayant pris en grippe Bill Weasley, d’un an plus grand chez Gryffondor.

Ensuite, assise sur le canapé, il y avait Maggie, petite rousse aux yeux verts de huit ans, fille de Robert, et grande sœur d’Alexandr, quatre ans, qui dormait dans la chambre de Minerva et son époux.

« Donc… Expliquez-moi encore. D’où provenait cette lettre où je proposais de vous garder envoyé à Helena ? » Maggie haussa les épaules, ne se sentant guère concernée, Jenny, elle, poussa un long soupir à fendre l’âme, ennuyée d’être interrompue dans sa lecture. William, lui, étira un peu plus son sourire.

« Aucune idée ma tante, nous nous faisions une joie de venir te voir pour les vacances d’hiver ! »

De manière fugace, Minerva s’imagina en train d’effacer le sourire de son terrible neveu à coup de baguette. Elle prit une longue inspiration, avant d’étirer à son tour un sourire. Mais ce sourire-là eut pour effet de faire disparaitre celui du fils de Malcolm.

« C’est une bonne chose je crois, vous allez pouvoir m’aider à travailler un peu le jardin, il faut lui refaire une beauté avec le printemps qui arrive. » Inutile de dire que William notait clairement, dans sa tête, le nombre de point gagné, et ceux de sa tante.

Il avait perdu la partie cette fois-ci, mais il se jura de faire vivre un enfer à cette dernière lors de la rentrée suivante. Il fut donc contraint de désherber le jardin en compagnie de sa sœur et de sa cousine, sous le regard amusé de Minerva. Les deux filles ayant décidée de se venger de sa blague en lui envoyant toute la terre et les racines qu’elles retiraient du sol sur la tête.

Diable, il rêvait de pouvoir utiliser sa baguette…
***
Mars 1986

L’atmosphère était lourde en ce samedi matin.

Minerva avait pris quelques jours de congés pour s’occuper de toutes leurs affaires. Tout mettre en ordre… Le cœur serré, elle rangeait vêtements et tableau dans des cartons. Les livres venaient dans sa valise, tandis que les meubles seraient mis en vente en même temps que la maison. Reposant sa baguette contre son flanc, elle poussa un soupir à fendre l’âme… Dire qu’ils avaient déjeunés ensemble quelques jours plus tôt, et que tout allait bien…

Et là… Ces expériences et ces plantes… N’aurait-il pas put avoir d’autres passions que la botanique à ses heures perdues ? Des passions plus calme, plus communes, la lecture, les échecs… La peinture à la limite… Mais non… Il avait voulu la botanique. Et le voilà disparu. Elphinstone l’avait quitté à son tour dans un accident mettant en scène une tentacula vénéneuse et ses mains non gantées. Cet idiot s’était empoisonné, et pire encore, il ne lui était pas venu à l’esprit de contacter Ste Mangouste. Non… Il était juste parti faire la sieste pour finalement s’éteindre.

Lasse, elle soupira de plus belle, avant de reprendre le rangement de ses affaires dans les valises et cartons. Les quelques vêtements d’Elphinstone serait donné à des œuvres de charités pour sorciers en détresse. Elle ne gardait avec elle que le Trench-coat noir typé moldu qu’elle lui avait offert pour son dernier anniversaire.

Les affaires prêtes et emballées, elle plaça ses dernières dans les poches de sa propre cape de velours émeraude, et ajusta son chapeau voilé sur son visage, avant de fermer la maison pour la dernière fois. La gorge nouée, elle traversa tout le village pour se rendre au cimetière où allait être mit en terre celui qu’elle avait finalement épousé après tant de demandes de sa part.

Ses sentiments pour lui n’avaient certes, pas été si puissants que pour Dougal, mais Elphinstone avait été son mari, un amant exemplaire, et un ami merveilleux. Ils s’étaient toujours très bien entendus tous deux, et son décès laisserait un vide considérable dans son cœur. D’un revers de main presque trop lent, elle ouvrit la grille du cimetière de pré-au-lard, et s’avança jusqu’au mausolée où allait reposer pour la dernière fois Elphinstone Urquart.

Albus, Pomona, Filius et Horace était venu pour lui rendre un dernier hommage avec elle. Pourtant, si cet homme lui manquait déjà, par sa présence rassurante et sa culture sans cesse renouvelée d’histoires et romans sorciers et moldus trouvés dans un café de Londres. Les adieux furent prononcés avec Emotion, et Albus tint un discours pour elle, parlant de vie et de mort, mais surtout d’amour. Il savait… Il avait toujours su qu’Elphinstone ne remplacerait pas Dougal McGregor, mais elle l’avait aimé malgré cela, et il ne lui en avait jamais tenu rigueur.

Les larmes finirent par envahir les prunelles émeraudes de la directrice de Gryffondor, qui se retrouva bien vite dans les bras de Pomona, elle-même ayant amené toute une boite de mouchoirs. Helena, derrière eux, Malcolm et Evelyne, son épouse, restaient solennel, mais Minnie savait. Malcolm venait de perdre un ami et un confident. Son frère et son époux s’adoraient…

À son tour, Minerva se leva pour prononcer quelques mots. Ce ne furent plus des larmes de tristesse qui marquèrent son visage, tandis qu’elle évoquait leurs trois de mariage. Mais des sourires nostalgiques embués d’eau salée, et de rires passés. Et puis les souvenirs de leurs emplois au ministère, leurs travaux communs…

Et sa patience éternelle avec elle. Tous ces mots, pour cet homme qui l’avait guidé avec sa voix de ténor, qui avait conté leur vie comme dans un roman, et sans cesse redemander sa main comme si elle avait été le plus beau joyau qui soit sur terre…

« Chì mi thu air an taobh eile, mo charaid… »

On fit léviter le cercueil jusque dans le trou creuse devant la tombe gravée à son nom, et on déposa ce dernier avec délicatesse. Et quelques mots de nouveau, les tous derniers adieux d’une femme envers son tendre mari. Minerva se saisit d’une poignée de terre fraîche, et la laisse retomber sur le cercueil fermé en guise d’adieu, avant que sa famille et ses amis ne viennent faire de même. Ils se retrouveront dans l’autre vie…
 




(c) SuperConnor.
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MessageSujet: Re: Le chardon et le tartan - Minerva McGonagall Ven 29 Juin - 22:33



Minerva, la guerre est là...
- Le sang a toujours la même couleur... -


Histoire.




Octobre 1991

Dumbledore paracheva son discours, et les préfets en chefs et préfets durent raccompagner les élèves dans leurs salles communes dans le plus grand des calmes. Ce qui avait cependant très mal commencé, vu les hurlements des élèves à l’annonce de Quirrel pour le troll perdu dans les cachots juste avant de s’évanouir.

Les élèves ayant quitté la grande salle, deux pensées fusèrent dans l’esprit de la directrice de gryffondor, qui arrêta presque sèchement son collègue potionniste. Elle avait de la poigne à n’en pas douter. « Severus, ôtez-moi d’un doute. Venons-nous d’envoyer vos élèves droits sur un troll ? » Le directeur de serpentard manqua de trébucher face à la question, choqué, et prêt à dégainer sa baguette à la suite de leur directeur et des autres professeurs, ayant pris la direction des cachots.

Mais une fois encore, Minerva l’arrêta subitement en se saisissant de sa manche. Quelque chose clochait, et cela déplaisait fortement à l’écossaise. « Si le troll était dans les cachots, nous l’aurions sentit passer, la hauteur des plafonds n’est pas ajustable. Non… Il est ailleurs… » Les deux se regardèrent alors, et d’un accord mutuel, se séparèrent de nouveau.

Severus quitta la grande salle au pas de courses pour rejoindre le second étage, là où avait été caché la pierre philosophale. L’une des protections apportées à la pierre était un duo de troll des montagnes, justement choisis par Quirell. Il fallait donc vérifier si tout était encore en place, et si personne n’avait tenté de voler la pierre pendant le festin, ou pendant l’intervention de cet idiot de professeur de défense incompétent.

De son coté, Minerva se changea en félin tigré, et se laissa guider par son flair et son ouïe fine. Il ne lui fallut que quelques minutes pour comprendre que le troll n’était définitivement pas vers les cachots. Elle passa donc à travers le grand hall, grimpant sur les rampes des escaliers mouvants pour aller plus vite au milieu de la cohue des élèves, et traça jusqu’au second étage à son tour.

L’odeur la guida non pas, vers le couloir interdit, mais vers les toilettes des filles, où le bruit d’une lourde chute l’alerta. En une micro seconde, elle était redevenue humaine, sa baguette en main. Elle croisa Severus qui revenait lui aussi en courant, tirant de force Quirell avec un air mauvais sur le visage, et les trois arrivèrent dans la pièce complétement démolie.

Pour éviter que ses collègues ne percutent les toilettes empilées sur la porte de gauche, Minerva plaça ses bras en protection, avant de poser sur les trois élèves se tenant à côté du troll étendu sur le sol, un regard mi- fière, mi perplexe.

« Oh bonté divine… Vous deux-là, expliquez-vous ! » Ordonna-t-elle d’une voix ferme et pourtant toujours aussi perplexe. Weasley commença à baragouiner des informations sans queue ni tête, lorsque la jeune prodige Granger reprit la parole.

« C’est ma faute professeur McGonagall… » Il y eut un silence d’une seconde, pendant lequel Minerva, Severus et Quirell tournèrent la tête vers la jeune fille, encore plus éberlués qu’avant.

« Vous Miss Granger… ? » La voix de la directrice des lions semblait avoir pris deux teintes plus hautes pour poser sa question… Mais la petite reprit, imperturbable, le mensonge le plus visible de l’histoire du monde.

« J’étais à la recherche du troll… Je pensais que je pouvais m’en occuper, j’ai lu beaucoup de choses à propos des trolls mais… J’avais torts… Si Harry et Ron ne m’avait pas retrouvé, je serais morte à l’heure qu’il est… » Minerva se retint de lever les yeux au ciel, avant de reprendre la parole à son tour.

« Oh… Quoi qu’il en soit, c’était complètement idiot de faire une chose pareille. Je me serais attendue à une attitude plus raisonnable de votre part… Vous me décevez beaucoup, miss Granger… 5 points seront enlevés à Gryffondor pour votre manque de discernement. » La petite baissa la tête, tandis que Minerva se tournait vers les deux garçons de première année, le regard sévère. « Quant à vous deux, messieurs, j’espère que vous vous rendez compte de la chance que vous avez eus. Peu de premiers années auraient été capable de combattre un troll des montagnes adulte et en sortir vivant… 5 points… seront accordés à chacun de vous… » Elle marqua une pause, avant de reprendre, plus sèche encore « Pour votre chance insolente ! »

Minerva fut la première à partir, faisant voler ses robes émeraudes, suivit de Severus, qui comptait bien lui toucher deux mots de ce qu’il avait vu dans le couloir interdit. Laissant Quirell seul avec les enfants, ignorant encore le danger qu’il représentait pourtant.

***
Avril 1993

« Oh le bougre, je vais lui faire ravaler ses salutations distinguées moi ! » Résonna la voix forte et teinté d’accent de la directrice-adjointe devenue directrice remplaçante.

« Tout va bien, Minerva ? » Demanda Pomona avec douceur.

Ils se trouvaient tous dans la salle commune des professeurs, en réunion d’urgence pour éviter la fermeture de l’école après le renvoi surprise d’Albus par Lucius Malfoy, lui-même envoyé par le conseil ministériel de l’éducation magique.

« Non, tout ne va pas bien, cet homme, cette… Veracrasse mal embouché ! » Jura-t-elle sous le regard outré de son amie et collègue.

Severus fit taire un rire derrière sa tasse de thé face à cette remarque. Filius, derrière la sienne, poussa un soupir à fendre l’âme. « Il dit que nous allons devoir fermer l’école à moins de nommer quelqu’un de plus compétent à sa tête qui soit capable de protéger les élèves du terrible monstre qui sévit en nos couloirs… Et évidemment, il se propose ! » La voix de Minerva prit une octave.

« Bah tiens… Et quand il aura fini de boire son thé, il parviendra peut-être à agiter sa baguette pour raviver les élèves pétrifiés, c’est ça ? » Ricana Pomfresh, ayant amenée avec elle des potions sur lesquelles elle travaillait afin de nourrir les élèves justement pétrifiés.

« Ce n’est pas avec des pots de vin qu’on ramène à la vie des élèves ! » Gronda Sinistra, qui fut approuvée par le professeur Brulopot.

Minerva reprit. « Nous sommes d’accord… Mais sans indice, nous ne pourrons pas ramener l’élève manquante, ni même protéger les autres… Nous allons devoir penser à évacuer l’école… »

« On pourrait tout aussi bien envoyé Lockart s’en occuper… C’est un grand chasseur de créature magique après tout. » Proposa Pomona avec douceur, ce qui fit lever les yeux de tout le monde.

« Pitié non, ou alors attendez que je sois moi-même pétrifié pour cela… » Répliqua Minerva d’un ton ne marquant même plus l’ironie.

« On ne supporte plus ses collègues, Madame la directrice… ? » se moqua alors le directeur de serpentard.

« Severus épargnez nous vos sarcasmes. Vous étiez le premier à vous plaindre de cet homme. »

« Certes… Tiens mais où est-il, celui-là, d’ailleurs ? »

Minerva vint se masser les tempes. « Est-ce déplacé de dire que j’espère son départ ? Cela nous éviterais d’autres ennuis et nous permettrais de nous focaliser sur bien plus important… »

« Comme retrouver l’élèves disparue… ? » Demanda Sinistra en croisant les bras.

« Tout à fait. » Reprit l’écossaise. « Si quelqu’un à une idée de comment se déplace le monstre, ou même de son identité et de son commanditaire, n’hésitez pas, c’est le moment ou jamais… »

Le professeur Bibine arriva sur ces entrefaites, claquant sèchement la porte derrière elle.

« De deux choses l’une, les parents de Ginny Weasley ont été mis au courant. »

« Oh seigneur, je craque déjà… » Grimaça Brulopot.

« Et ? Ne nous faites pas attendre, Rolanda, c’est vous-même qui le demandiez tout à l’heure ! » S’impatienta alors la nouvelle directrice.

« Et je viens de voir passer Potter, Weasley et Lockart, courant tous trois vers les toilettes des filles du second étage. » La missive de Lucius Malfoy que tenait encore Minerva s’échoua au sol, tandis qu’elle se redressait d’un mouvement sec, faisant craquer sa colonne vertébrale telle une branche de saule cogneur.

« Je vais le tuer… » Annonça-telle d’une voix forte. Severus Rogue couvrit son visage d’une main blême, perdu entre ce qui semblait être un rire rauque et le désespoir d’entendre le nom de Potter encore une fois mêlé à ce genre d’histoire…

***

Juin 1994

Minerva ruminait dans sa barbe inexistante. Elle ne supportait pas ne pas savoir ce qu’il se tramait dans l’école. Et présentement, c’était justement le cas. Trois jours plus tôt, le meurtrier Sirius Black s’évadait on ne sait comment, et ce, après avoir violemment attaqué trois élèves de Gryffondor, laissant l’un d’entre eux avec une jambe déchiquetée… Et Albus réagissait comme si tout allait bien. C’était à n’y rien comprendre.

Et Minerva détestait ça.

Albus se moquait définitivement d’elle. Il agissait comme si c’était normal, et s’occupait de l’administration comme tout bon directeur qui soit sans pour autant lui expliquer ce qu’il s’était passé… Et elle devait bien admettre que ça la mettait en rogne. Sirius Black évadé, trois de ses élèves blessés, deux collègues touchés eux aussi, dont un désormais sur le point de devoir partir à cause de la réaction des parents sur son statut de loup-garou, et l’autre blessé…

Non vraiment, les magouilles d’Albus faisait monter la moutarde au nez de la directrice de Gryffondor. Avec les incidents de cette année, le portrait de la grosse dame déchiqueté, et toutes les agressions étranges qu’il y avait eu… Il désirait garder le secret comme ça ? Alors qu’elle était directrice des élèves ayant subi des dommages physiques et psychiques? La prenait-il pour une demeurée ?

Elle n’était pas stupide non plus, elle avait bien remarqué les étranges courriers que recevaient Harry, ou encore l’éclair de feu envoyé de nulle part… Et elle ne croyait absolument pas à la théorie fumeuse qu’il lui avait sortie sur un admirateur secret. Rien de tout cela n’était crédible, de plus, l’hippogriffes condamné qui s’échappe au dernier moment, sans qu’on sache comment au nez et à la barbe du ministre.

Ajouté à cela l’épuisement plus que visible de Miss Granger qui avait pour ordre de balancer quelques heures avec le retourneur de temps pour dormir… Deux évasions, un épuisement improbable chez une des élèves touchés par les agressions du meurtrier en cavale, les courriers reçus par le second, et le présent…

Et chaque fois qu’elle lui posait la question, il faisait semblant d’être appelé ailleurs, de devoir faire quelque chose de très important, voire de ne pas l’avoir entendu, comme s’il devenait sénile. Mais Minerva avait plus d’un tour dans son sac, et malgré tout, elle avait un peu appris de son neveu, William McGonagall pour faire pression sur les gens. Et la dame comptait bien mettre son plan à exécution.

Ainsi, aux alentours de 22h 30, lorsqu’Albus revint de sa petite partie de Poker habituelle dans la salle commune des professeurs, il eut la surprise de voir Minerva dans le fauteuil directorial, et sur son bureau était étalé, entre deux saladiers de suçacides, bonbons au citron et coupes de sorbets citrons et agrumes, des parchemins divers et variés. La directrice des rouges et or, elle, avait les coudes entre deux posés sur le bureau, les mains croisées sous son menton, et le regard de quelqu’un qui sait tout.

« Bonsoir Albus, asseyez-vous… » Souriant, bien qu’un peu mal à l’aise de toute cette mise en scène, il obtempéra, prenant la chaise des invités.

« Bonsoir Minerva… Que me vaut le plaisir de toutes ces bonnes choses… ? » Elle ne répondit pas, et fit venir à lui les divers présents au citron qu’elle avait apporté.

« Je suis au courant pour Sirius Black… » Albus haussa un sourcil et cessa de déballer la friandise qu’il avait entre les mains.

« Vraiment, miss ? » Il doutait, mais Minerva avait compris comment il fonctionnait… Et elle comptait le tester… Avec une histoire à dormir debout, un bluff total.

« Seul vous et moi étions au courant du retourneur de temps que j’ai confié à Miss Granger. Bizarrement, l’hippogriffes nommé Buck qui aurait dû être exécuté a disparu pendant la visite du ministre, et après celle de trois élèves de gryffondor. Ensuite, l’enlèvement de Mr Weasley par Sirius Black lors d’un soir de pleine Lune, pile le jour où Rémus Lupin n’a plus de potion tue-loup… Et enfin, la disparition du condamné de sa cellule, laissant derrière lui des plumes d’hippogriffes. Je ne mentionnerai pas les nombreux courriers et lettres reçu par Mr Potter, ni même cet éclair de feu sorti de nulle part. »

Elle étira un sourire victorieux, quoiqu’un peu faussé. « Vous et moi, nous étions au courant que Sirius Black aurait dû être le parrain de Harry Potter. C’est pourquoi je suppose que ce dernier était innocent, que Peter Pettigrew était le traitre depuis le début, que Sirius fut mis à Azkaban sans vérification de son statut, que ces trois élèves susnommés l’ont libéré de sa cellule en utilisant le retourteur de temps confié à Miss Granger, et que vous avez laissé faire tout ceci sans m’en toucher un mot, pour ensuite m’éviter à chaque fois que j’ai posé la question… »

Albus sembla prendre dix ans, avant de pousser un soupir à fendre l’âme et de reposer le bonbon sur la table. « Je suis navré, Minerva, je voulais vous en parler à la fin de l’année, lorsqu’il n’y aurait plus d’oreilles indiscrètes dans les couloirs… J’aurais dû vous faire confiance plus tôt… Pardonnez-moi mon amie… »

Cette réplique sembla tourner en boucle durant plusieurs secondes dans l’esprit de l’animagus, qui finit par écarquiller les yeux de stupeur. « Parce que toute cette histoire était vraie ?? »

***

Octobre 1994

« Par tous les saints, Albus, ne me dites pas que vous allez laisser cela se faire ? » Hurlait Minerva en suivant le sorcier jusque dans son bureau.

« Je n’ai pas le choix, professeur McGonagall… » Répondit-il en s’arrêtant devant la statue d’ouverture.

« Pas le choix ? Faire concourir un étudiant de 14 ans dans un tournoi où seuls étaient autorisés les élèves majeurs, sous prétexte qu’une coupe magique l’a dit, vous appelez ça pas le choix ?? » Sa voix grimpa d’une octave. « Mais vous êtes un sorcier compétent oui, ou non ? Monsieur Potter est bien trop jeune, retirez-le du tournois, personne ne vous en voudra ! »

« Minerva, comprenez-le, j’aimerais pouvoir le faire, mais les lois… »

« Ah ne recommencer pas là-dessus ! Vous et moi, nous savons très bien que vous ne les suivez que lorsque ça vous chante ! »

« Voyons, Minerva, c’est faux, j’ai toujours fais les choses dans les règles… »

La sorcière releva un sourcil, presque outrée qu’il la contredise ainsi, en sachant pertinemment que c’était tout le contraire. Elle inspira longuement, avant de venir essuyer ses lunettes avec froideur en utilisant un mouchoir de soie prit dans sa poche.

« Ecoutez-moi, bien, Albus. Les directeurs des autres écoles n’apprécient pas cela, pour eux, c’est vu comme un acte de tricherie… Mais ils n’ont aucune idée des risques qu’on fait prendre à un enfant qui n’a pas le niveau pour se battre. Les autres risquent déjà leur vie, en étant apte à se défendre. Monsieur Potter va juste y laisser sa peau parce qu’une seule fois dans votre vie vous aurez décidé de jouer selon les règles. » Elle replaça ses lunettes et se détourna de lui pour s’éloigner d’un pas vif.

« Minerva, attendez, voyons, ne dites pas cela… Je… » Et alors qu’il la rattrapait, trop vivement pour un homme de cet âge, elle fit volte-face, et darda ses prunelles émeraudes dans les siennes.

« J’ai mis un an, vous savez ? Un an à me remettre d’avoir abandonné cet enfant sur le pas de la porte d’une famille aussi ignoble. Vous m’avez convaincu que c’était la meilleure chose à faire, et j’avais fini par vous croire… »  Elle vint poser son index sur le torse du sorcier, le faisant reculer.

« Mais depuis que le jeune Potter est arrivé Poudlard, vous ne cessez de le mettre en danger sans rien faire. Je suis au courant pour le fait que vous attendiez patiemment qu’il s’occupe de cette satanée pierre philosophale, et pour Sirius Black. Vous auriez pu éviter tout cela, depuis le début, et il aurait pu grandir dans une famille aimante qui puisse le protéger. Et maintenant, vous le condamnez à participer à ce tournoi parce qu’un stupide sassenach a voulu mettre le nom de ce gamin dans la coupe pour le faire tuer ! »

Elle gronda sourdement, et sa magie crépita autour d’elle, comme une menace à l’encontre du directeur. « J’aurais dû vous dénoncer depuis longtemps à la société sorcière de protection de l’enfance, mais je ne l’ai pas fait parce que je pensais que vous saviez ce que vous faisiez. Aujourd’hui, je le dis, et je vous le jure… Si Harry Potter perds la vie dans ce tournoi, ou se retrouve handicapé à perpétuité, j’enfoncerai cette satanée coupe de feu au plus loin de votre faciès jusqu’à ce que votre défunte sœur ne puisse même plus vous reconnaitre de l’autre côté ! »

Et sur ces menaces bien lourdes, Minerva se changea en félin tigré, et disparu dans le couloir suivant tout en feulant.

***

Aout 1995

Minerva était attablée au 12 Square grimmaud, le coude sur la table, tenant sa tête comme si elle avait de nouveau une migraine de tous les diables causés par les paroles de Gilderoy Lockart. Mais rien de tout cela. Non, la cause de sa migraine se distinguait dans le fait qu’elle possédait deux voix. L’une féminine, et l’autre masculine. Et que si cela continuait encore, l’animagus allait en prendre un pour taper sur l’autre.

La directrice des lions grimaça soudainement lorsque la voix féminine grimpa d’une octave pour agresser l’autre. Elle avait l’impression d’assister à un match de Tennis Moldu entre Sirius Black et la mère Weasley. Ils étaient ainsi depuis que le professeur Dumbledore et Arthur Weasley était passé annoncer qu’une ronde de détraqueurs auraient agressé Harry non loin de chez lui, et que ce dernier les ayant repoussés d’un sort devant moldu, il se retrouvait en procès.

L’espace d’une seconde, Minerva se questionna sur ce qui pouvait être réellement pire que le retour de Voldemort dans le monde sorcier. Et puis Molly Weasley augmenta le volume de sa voix pour se faire entendre par son ancien élève, et la sorcière sût ce qui était pire. Apercevant Severus à l’autre bout de la pièce, elle envisagea possiblement une porte de sortie, mais ce dernier lui fit signe qu’il s’en allait, et c’est un regard furibond qu’il prit au tournant.

Severus partit, Minerva resta à table, fixant son verre de whisky vide, presque hagarde, lorsque le professeur Dumbledore lui-même prit la parole en rentrant, donnant raison à la mère Weasley. Si elle n’écoutait pas au début, les propos des deux hurluberlus, elle ne pouvait s’empêcher de le faire avec les propos d’Albus… Et ces mots ne firent qu’un tour pour qu’elle-même s’en mêle.

Albus disait que Harry était trop jeune, et qu’il ne devait rien savoir de ce qu’il se passait ici. Que l’ordre gèrerait toute cette histoire, et que la partie liée à la prophétie devait disparaitre de leur vocabulaire le temps que le petit serait là. Inutile de dire que l’animagus tiqua fortement, avant de saisir son verre vide et de le frapper sur la table sèchement.

« Auriez-vous décider de vous recycler dans l’homicide, tous les deux ? Serait-ce vos anciens choix de vie qui vous aveugle ? »

Sirius, qui s’apprêtait à répliquer, se tourna vivement vers elle, ne sachant pas quelle opinion elle allait défendre, et hésitant à lâcher l’affaire s’il devait lutter contre trois personne.

« Vous désirez mettre au courant les plus jeunes, mais pas lui, sous prétexte d’une sécurité plus importante ? » Elle ricana. « Déjà, laissez-moi vous dire qu’il lui suffira de mettre un pied ici pour que Miss Granger et Monsieur Weasley ne lui racontent tout ce qu’ils savent déjà, et je ne parle pas des messieurs Weasley qui écoutent présentement notre conversation. »

Elle se releva ensuite et fit quelques pas en direction du directeur et de la mère de famille. « À force de le couver comme vous le faites, vous allez juste réussir à le faire tuer. Réfléchissez une seconde, s’il a été capable de vivre dans un placard à balais jusqu’à ses onze ans, puis combattre plusieurs fois Voldemort là où nous autres, nous trainons à suivre la route, ce n’est pas pour rien. Si au lieu de l’abrutir comme vous le faites avec vos niaiseries, vous lui enseigniez quelques connaissances utiles pour sa survie depuis le début, nous n’en serions pas là. »

« Merci Minerva, c’est ce que je me tue à dire ! C’est presque un homme maintenant, il a le droit de faire ses preuves et… »

« Je me fiche pas mal de vos idées machistes, Black, seule la survie de cet enfant et son bien-être me concerne. S’il est l’élu, comme vous le dites, vous devriez vous préoccuper un peu plus de son entrainement, et un peu moins de son infantilisation. Il a 15 ans désormais, et si vous vouliez le pouponner, c’était avant qu’il fallait le faire. Plus maintenant. »

Molly s’offusqua, plaçant ses poings sur ses hanches, avant de gonfler presque les joues pour répliquer quelques paroles sèches, qui coutèrent cependant la présence du professeur McGonagall à cette réunion.

« Ne me dites pas comment élever mes enfants, ni Harry. Vous n’en avais jamais eu, je ne vous permets pas de juger là-dessus, vous ne faites que les instruire ! »

Dumbledore tenta de calmer la colère Weasley, mais le mal était déjà fait. Minerva darda son regard sur la rousse replète, et prononça d’une voix presque semblable à celle de Severus. « Non en effet, je n’ai pas d’enfants. Mais vu votre comportement avec les vôtres, ces derniers n’ont qu’une grand-mère gâteuse en guise de génitrice. » Elle les salua alors tous, avant de quitter la salle à manger d’un pas rapide, passer la porte, et transplaner jusqu’à Poudlard.


***

Mai 1996

Les yeux clos, la tête posée sur un oreiller blanc, et le nez frémissant à cause de tous ces produits aseptisant mit dans la pièce, Minerva réfléchissait. Elle pouvait comprendre qu’on s’inquiète à cause de son âge, ou des diverses attaques qu’elle avait reçues pendant qu’elle tentait de protéger Hagrid, pourchassé par ces crétins analphabètes du ministère.

Oui, elle comprenait la partie inquiétude.

Ce qu’elle ne comprenait pas, c’était pourquoi elle était forcée de rester ici encore une semaine, alors qu’ils avaient déjà pu constater qu’elle n’avait aucune séquelle laissée par les stupéfix, ni les coupures magiques lancées. Même Pomfresh avait dit que tout allait bien, alors pourquoi s’acharner à vouloir la garder en observation ?

Elle n’avait pas perdu de membres, elle n’avait pas de plaies béantes, ni de blessures profondes. Aucun de ses organes vitaux n’avaient été touché. Pire, même son pronostic vital n’avait pas été engagé. Elle était arrivée consciente, seulement quelques coupures, et cet imbécile de Trelawnew disant qu’elle l’avait vu prendre trop de stupefix pour survivre. Comme accompagnatrice, on aura fait mieux.

Le résultat était là, bien visible. Elle était sanglée pour avoir tentée une seconde fois de s’enfuir sans demander son reste. Personne ne voulait la prendre au sérieux. Pas même Dumbledore, qui semblait presque prendre un certain plaisir à la voir calme et attachée à ce lit, sans pouvoir l’insulter copieusement. Oui, car depuis presque six ans maintenant, elle ne cessait de le remettre en question, et elle voyait bien qu’il n’appréciait pas la chose du tout.

Il avait même eu le culot de dire qu’il était rassuré de la voir ainsi prise en charge. Inutile de dire qu’elle avait eus très envie de lui assener un sort de son cru dans le faciès. Heureusement, quelqu’un était venu rattraper la chose. Quelqu’un qui pourtant, était de plus en plus mal vu dans l’ordre depuis cette histoire de prophétie et l’attaque du ministère. Mais Minerva n’avait jamais aimé les « on dit » et savait très bien ce que valait la personne qui lui faisait face.

« Des nouvelles intéressantes ? Dites-moi que je peux sortir d’ici, Severus… » Demanda la sorcière.

« Hormis le fait que le directeur a signé à votre place pour que vous restiez encore un moment, et une dizaine de retenues pour vos élèves, rien… » Un soupir lourd, proche d’un grognement, franchit les lèvres de la directrice des lions.

« Celui-là… Dès que je sors, je lui en colle une à la moldu… Peu distingué, mais qu’est-ce que ça fera du bien ! »

« Vous les écossais… » répondit narquoisement Severus.

« Vous n’êtes pas mieux, vous les gallois… » Et elle eut un demi-sourire avant de soupirer. « Il faut que je sorte d’ici… Par tous les moyens… »

Il y eut un rire presque sardonique, avant de reprendre. « Je peux peut-être vous aider… Il faudrait juste que vous parveniez à atteindre le rez-de-chaussée sans que d’autres médicomages grassement payé par notre directeur ne vous repères… à partir de là, je pourrais me charger de signer la décharge de votre départ sans qu’on ne puisse rien en redire, et vous repartiriez avec moi pour Poudlard… » Le rire blasé de la lionne retentit, avant qu’elle ne tourne les émeraudes qui lui servaient de prunelles vers lui.

« Et je vous devrais quoi en échange… ? » Un silence s’en suivit, avant qu’il ne lui demande qu’un jour, elle concède à lui rendre service dans la mesure du possible, et sans se poser de question. Elle n’avait pas hésité, et sa parole était d’or. Severus lui fit donc signe que l’heure des visites était terminée, et qu’il l’attendait en bas sous une heure.

Cependant, alors qu’elle s’apprêtait à prendre la poudre d’escampette lorsque son infirmière personnelle vint lui apporter une potion tranquillisante, on l’arrêta… Deux médicomages vinrent la maintenir sur son lit, assise, pour qu’elle boive sagement. Mais elle ne réfléchit plus. Et si d’abord, elle tente de se débattre… C’est une déferlante de magie qui s’exprime ensuite. Les sangles sont explosées à coup de sortilèges de métamorphose sans baguette, et elle parvient à neutraliser les trois sorciers qui voulaient la garder ici, toujours sans baguette.

Fatiguée et surprise d’être parvenue à ce résultat, elle s’empare de la baguette de l’infirmière, et appelle la sienne d’un accio, avant de laisser celle qu’elle a emprunter sur le sol. Elle se changea ensuite en félin, et rejoignit au pas de courses, le potioniste, qui l’attendait, papiers signés, avec une parfaite imitation de la signature du directeur, et visiblement, du polynectar sous la main…

C’est donc avec l’aide d’un Severus complice, que Minerva quitta Ste Mangouste au nez et à la barbe de tous, y compris son propre employeur.

***

Juin 1997

Il n’y avait plus aucune retenue, et le corps chutait librement de la tour d’astronomie.

Les mangemorts à Poudlard, Minerva avait fait en sorte d’évacuer le plus d’élèves hors de l’école, comme Albus l’avait convenu lors de leur dernière réunion, mais au moment de franchir les derniers mètres qui les séparaient de la grille de l’école, Luna Lovegood pointa avec stupéfaction la tour d’astronomie, où se tenait Albus, dos dans le vide. Minerva n’entendit pas le sort, mais elle sut ce qu’il était avant même qu’il ne touche sa cible.

« Non… »

Et la chute.

Et ce fut la minute la plus longue qu’elle connaisse. Naturellement, elle avait tendu sa baguette, pour ralentir cette dernière, mais qu’est-ce que cela allait changer ? Le temps de prendre véritablement conscience de ce qu’il s’était passé, il n’y avait plus personne à l’étage… Confiant la surveillance des élèves présents aux préfets en chefs, l’animagus courut aussi vite qu’elle le put jusqu’au corps désormais au pied de la tour d’astronomie.

Elle aurait pu se féliciter de sa vitalité pour son âge, mais seul le cadavre sans vie d’Albus occupait ses pensées. Et toutes leurs disputes lui revinrent, leur dispute de ces sept dernières années, puis les confidences, leur amitié. Un spectre d’émotion passa sur le visage de la sorcière, qui vint, avec une délicatesse certaine fermer les paupières de celui qui avait été le sorcier le plus puissant de leur époque.

Les élèves avaient fini par la rejoindre sans qu’elle n’en prenne réellement conscience, et tous, sans exception, avaient levés leurs baguettes, laissant échapper de fins halos d’or en guise d’adieu. Dans ses bras, reposait inerte, le corps de son ami. Albus était mort, et Minerva n’arrivait pas à se détacher de cette vision macabre qui venait la hanter même sous ses paupières closes.

Les combats terminés, les professeurs présents s’étaient chargés de ramener les élèves dans leur salle commune, disant de passer dans leur bureau au moindre souci, ou juste s’ils avaient envie de parler. Minerva et Pompom s’était occupée de ramener la dépouille à l’infirmerie, et avec douleur, avaient entamés l’embaumement de ce dernier… Chourave avait de son coté, constitué un cercueil en bois d’if, très délicat, et sur lequel était gravé des mots sincères, des mots qu’ils ne pourraient plus lui dire à présent…

Au matin, les choses étaient redevenues calmes, calmes mais funestes. Et c’est de noir que les habitants de Poudlard se vêtirent tous, rejoignant l’ilot dans le parc de l’école, sans un mot, sans une parole, avec pour seule chant, les sanglots étouffés dans les mouchoirs. Cette perte était la plus lourde qui soit pour eux tous, et Minerva ignorait encore les conséquences que cela aurait sur leur vie future. Elle se contentait de gérer la situation comme elle le pouvait…

Mettre les membres de l’ordre au courant, prévenir le ministère, les amis… Alberforth… Ce dernier n’était pas venu, elle s’en doutait, mais elle avait tout de même envoyé la lettre… Dans le monde sorcier, on mettait habituellement une semaine pour s’occuper de tout cela… Pourtant, ils avaient mis moins de vingt-quatre heures. Ils n’avaient pas le choix… Le temps était désormais contre eux. Dumbledore tombé au combat, les mangemorts n’en seraient que plus vifs… Et le ministère était déjà de moitié corrompue…

L’avenir s’annonçait bien sombre, et l’écossaise espérait que, malgré tout, quelques rayons d’espoir subsisteraient dans l’obscurité du monde à venir.


***

Mai 1998

La tête lui tourne.

Tout s’enchaine bien trop vite, mais elle n’y peut rien. Les défenses sont tombées, la barrière de protego a été explosée par Voldemort… Les armures et statues enchantées ont fait face à un plus grand nombre d’ennemis. Géants, Accromantulas, vampires, troll… Conserver les sorts d’animation sur elles avaient été des plus complexe, surtout lorsque les mangemorts s’étaient déversés dans la cours du château.

Tous les élèves volontaires s’étaient précipités sur eux à leur tour, tandis que Pomona et Filius s’évertuer à animer le lac pour tenter de noyer le plus de créatures sur leur passage. Mais cela n’avait pas été suffisant, et la vague de détraqueur qui avait suivi fut des plus burlesques lorsque on découvrit les premiers corps. Des enfants si jeunes, ils n’auraient jamais dû se battre pour une cause dont ils ne comprenaient pas le sens. Des victimes de cette folie toujours plus radicaliste et sombre.

Les Carrows sont de retour parmi les rangs ennemis, et ces derniers tentent de se venger de l’humiliation qu’elle leur a fait subir, elle, l’écossaise qui n’en valait apparemment pas la peine. Mais elle les attend de pieds ferme. Deux doloris foncent droit sur elle, et faisant venir à elle la carcasse d’une amure, elle les dévie de leur trajectoire. Mais pas le temps d’être fière d’avoir pensé à cela, les frères et sœurs sont là, et les éclairs colorés viennent jusqu’à elle.

Boucliers et stupéfix s’enchainent de sa part, mais elle a bien conscience que ça ne tiendra pas longtemps contre des impardonnables, alors elle change la donne, et reprends ses fonctions de professeur de métamorphose en même temps que combattante. Et soudainement, les membres des sorciers en face se transforment, plumes, difformité, excroissance au bout des doigts, elle s’en donne à cœur joie. Le duo est neutralisé, et elle passe à d’autres mangemorts.

Mais tout s’enchaine trop vite, et sa tête menace d’imploser. Un bombarda la manque de peu et vient s’écraser sur un pilier de l’école, faisant voler des éclats de granit jusqu’à elle. Minerva n’a pas le temps de se protéger, et sa tête est heurtée par un projectile. Un grognement sourd plus tard, et du sang coulant le long de son arcade jusqu’à son menton, la sorcière s’énerve…

En son cœur, elle revoit encore l’attitude du mage noir à l’encontre de celui qu’elle avait manqué d’adopter de force, elle revoit ce pied crochu appuyer sur son visage inerte… Puis le discours de Voldemort pour que tous se rendent… Elle se souvient très bien du discours de Neville Londubat, et de la fierté qu’elle avait ressentie en l’écoutant leur redonner du courage à tous.

Et c’est en voyant le corps de Denis Crivey s’écrouler au sol dans un dernier soupir, que la lionne prends conscience qu’il ne sert à rien de rester gentille avec l’ennemi. La barrière entre le bien et le mal s’effondre en son esprit. Elle ne veut plus perdre un seul des siens, sa baguette se lève, elle prend le contrôle d’un mangemort et l’utilise pour combattre les autres meurtriers pendant qu’elle se charge de percer la défense des plus proches d’elle.

Hargneuse, ce sont des grognements sourds et presque animal qui franchissent sa gorge. Des sorts de découpe quittent sa baguette, des bombarda, des stupéfix, des sorts de métamorphose… Les ennemis alentours se retrouvent avec les jambes devenues pattes de poulet, les bras changés en arbre, et ainsi de suite. Elle enchaine les sorts, et ses ennemis finissent même par succomber à leurs blessures. Certains maléfices sont d’ailleurs inconnus aux mangemorts, prononcés dans un gaélique criard.

Et bien vite, l’information que Minerva n’était pas si fragile et incapable que cela vient aux oreilles du mage noir. Et dans son observation méticuleuse de la bataille, il prend conscience que cette femme est bien plus qu’un simple pion de Dumbledore. C’est une mage, et résistante qui plus est. La baguette de cette dernière envoie des vibrations alentours, et il arrive que des ondes de choc repousse ses mangemorts.

La voix de Voldemort résonna alors fortement dans la cours, et les mangemorts combattant Minerva s’écartèrent pour le laisser passer. Ce fut Kingsley qui informa l’écossaise de l’arrivée du mage noir droit sur elle, et c’est au dernier moment qu’elle parvint à se protéger. Une écorchure naquit cependant sur son visage, et elle répliqua alors avec de la métamorphose, tentant de changer les membres supérieurs du mage en bois. Hélas, Voldemort faisait exploser ses boucliers en morceaux, et parvenait toujours à la toucher.

L’ancien garde du corps du ministre acheva son combat avant de rejoindre rapidement la sorcière aux prises avec le meurtrier de masse. Si elle ne pliait pas, elle avait tout de même beaucoup de mal à se protéger et attaquer en même temps, car ce combattant-là ne faisait pas dans la demi-mesure. Elle avait déjà subi plusieurs doloris, et ses bras tremblaient sous les impulsions magiques d’en face. Il ne fallait pas qu’elle lâche sa baguette, surtout pas.

Un second bouclier se leva, issu de la baguette d’Horace Slughorn, bien décidé à protéger sa collègue contre son ancien élève. Ainsi, Minerva faisait front, pendant que les deux sorciers la protégeaient des sorts et maléfices cuisants du mage noir. Et cela rendit la manœuvre bien plus efficace que lorsqu’elle était seule.

Ils tinrent ce qui fut le quart d’heure le plus long de leur vie. Du sans s’écoulait du nez du professeur de métamorphose, sous l’effet de ce trop-plein de magie utilisé, de ces sorts qui s’enchainent, et de son épuisement. Ses alliés avaient beau enchainer les boucliers les plus puissants pour la protéger, ces derniers volaient en éclats tellement souvent qu’elle prenait aussi les vagues de magie résultant des explosions en contrecoups.

Et puis il y eut des exclamations de stupeur parmi la foule autour d’eux, mangemorts, membre de l’ordre et élèves s’écartèrent subitement du passage, et le regard du mage noir trembla de fureur, manquant sa cible de peu. Minerva esquiva donc sans difficulté, avant de se tourner vers l’origine de ce revirement de situation. Une silhouette sale se détachait de la foule, avec un nid de poule en guise de cheveux, noir de jais, des lunettes rondes cassées sur le nez, et une cicatrice en forme d’éclair sur son front couvert de sang et de poussière.

Harry Potter.

La tête lui tourne, pourtant, c’est un sourire soulagé qui se dessine sur son visage, tandis que le garçon qui a survécu une nouvelle fois fait face à son ennemi de toujours. Et plus encore, le soulagement se fait remplacer par une vague de fierté et de confiance surnaturelle. Si Harry était toujours là, si tous étaient pour la plupart vivant alors que ce combat semblait perdu d’avance, il fallait redoubler d’efforts. Pour que ceux qui étaient tombés aujourd’hui ne soient pas mort en vain, et que ceux qui naitront demain vivent dans un monde plus beau.

Une pause d’une seconde, tandis que Harry et Voldemort entame leur propre combat, avant que Minerva ne se reprenne et combatte, toujours aussi farouche, les mangemorts restants. Plus personne ne mourra aujourd’hui dans son camp, elle en fait le serment.


***

Janvier 2001

Il faisait froid en ce matin de trois janvier, et si quelques jours plus tôt, les visages affichaient le deuil et la peine, ils étaient aujourd’hui solennels et impérieux.

Le domaine avait été décoré, moitié magique, moitié naturelle. Des guirlandes, des tartans étendus aux quatre coins des murs de la vieille bâtisse. Et tout le monde bavardant gaiement. Le clan tout entier s’était réunis, cousins, frères, sœurs, femmes enfants, père et grand-parents. Il y avait de toute. Minerva avait réussi à réunir sa famille maternelle et paternelle ensemble, réunie en un seul clan. Le leur.

Si la perte de leur père était douloureuse, le plaisir de l’avoir eu avec eux tous ce temps, les souvenirs plaisants, les rires, les encouragements… Sa manie de toujours dire que Minerva était née pour être chef, et ses deux frères pour être ses boucliers… Son regard amusé sur la magie, et courageux peu importe la situation. Son travail dans les champs avec les nombreux métayers, les voyages vers la ville, ce père de famille, ce chef de clan, cet homme merveilleux et cet ami admirable.

Et aujourd’hui, elle était à sa place. Une robe à l’aspect médiéval émeraude et argentée, qui aurait plu à tout serpentard qui se respectent, et probablement fait sourire Severus s’il avait été encore en vie. Le tartan de leur famille, aux filaments pourpres sur ses épaules et sertie d’une broche en forme de chardon, elle-même faite en argent. Sa chevelure parsemée de mèches argentées était coiffée en un chignon haut, sur lequel était attaché un haut chapeau de plumes composées de différents verts et pourpre. À sa taille, une ceinture de cuir large auburn, et une rapière pendant à cette dernière.

Elle avait tracé dans le hall, la tête haute, venant prendre place comme on le faisait à l’ancienne, sur le large fauteuil de la grande salle de la bâtisse. Elle avait alors prêté serment d’être loyale, juste et droite envers tous ceux qui portaient son nom ou lui serait loyaux. Qu’elle partagerait ses repas avec eux lorsque l’hiver viendrait frapper à leur porte, et ainsi de suite. Pas une seule fois, elle ne s’était laissée aller à l’émotion qui l’envahissait pourtant. Jamais son gaélique ne s’était rendu plus balbutiant, elle était directe, presque autoritaire finalement.

Un à un, tous les convives prirent place, certains assit par épuisement, les femmes enceintes posées sur de longs canapés, les pères et enfants derrière. Et au coucher du soleil, un carillon retentit, signe que les allégeances pouvaient enfin se faire. D’abord, Malcolm se présenta. Il donna son nom, celui de leurs parents, et annonça qu’il mettait ses capacités magiques et normales au service de sa sœur ainée. Vint ensuite son épouse, leurs enfants…

William prononça une allégeance particulièrement touchante et lourde de sous-entendu, digne du serpentard qu’il était. Estimant qu’elle n’aurait jamais d’enfant, il jurait de la servir en tant que loyal neveu, et qu’il serait prêt à prendre la relève lorsqu’elle passerait le flambeau à la génération future. Minerva fonça légèrement le bout du nez, avant d’esquisser un sourire amusé et tout aussi vicieux que le regard de son neveu de trente ans.

« J’ose espérer que vous saurez vous montrer patient, alors, puisque je ne compte pas m’éteindre au premier siècle passé… » La réplique avait fait rire l’assemblée toute entière.

Puis, le reste des convives passa son tour, chacun renouvelant le serment de servir le clan McGonagall, que ce soit par sa magie ou ses travaux. Plusieurs centaines de personne répétèrent ainsi la même chose, avant qu’on ne serve un whisky malte directement au fut, et que tout le monde s’y abreuve avec plaisir…

Une fois les premières gorgées prises, la partie solennelle de l’évènement prit fin, et comme dans toute maison écossaise, l’ambiance fut euphorique et pleine d’éclat de rire forts et puissants.


***

Octobre 2020

Elle portait son tartan repoussé sur ses épaules, comme si le début de l’automne et ses vents plus frais ne l’atteignaient plus. Le visage blême et les yeux émeraudes lançant des éclairs à qui les croisaient, Minerva était plus que furieuse. Elle était outrée. Et cela se ressentait dans sa démarche, dans sa gestuelle, dans ses paroles.

Le parchemin qui annonçait la réunion de ce soir avec tout le monde était froissé dans sa poche, tandis qu’elle rédigeait un message à l’attention des professeurs qui restaient sur place pour annoncer son absence d’une heure maximum. Oh non, elle ne resterait pas sur place, elle ne pourrait pas. Pas dans ces conditions-là. Ses élèves avaient besoin d’elle, et il était hors de question que des morts qui auraient dû le rester ne changent ses plans.

Avec violence, elle appliqua le sceau de l’école sur le message officiel de son départ en début de soirée, et le fit partir via un sortilège en direction de chacun de ses professeurs restant sur place. Le message ayant quitté son bureau, elle fit léviter jusqu’à elle une bouteille de whisky malte en provenance du domaine McGonagall, et s’en servir un bon verre, avant de le boire d’une traite.

D’abord le retour de Salazar serpentard, de Gellert Grindelwald, et d’une armée de mangemorts fous lâchés sur le chemin de traverse, puis le retour de Voldemort annoncé… Et enfin, Harry qui s’amuse à ramener les morts à la vie. Elle avait eu une liste des défunts ramenés… Les noms, les si nombreux noms présents lui donnaient mal au cœur… Elle avait envie de hurler au scandale. Ces gens-là avaient fait leur temps et reposaient en paix, pourquoi les ramener dans un monde pareil pile en début de nouvelle guerre ?

Et Albus… Non de non, ils avaient ramené Albus, et c’était à ses yeux la pire chose qui soit… Si le temps lui avait permis de faire le deuil de son ami tombé au combat, le rappel cuisant de chacune de ces années où elle s’était battue contre lui parce qu’il ne semblait vouloir agir que pour le plus grand bien sans penser aux pertes humaines… Oui, il était puissant, et oui, c’était l’ancien chef de l’ordre… Mais le ramener à la vie, c’était empirer la situation, et ça, elle ne pourrait plus le permettre. La guerre de 98 avait fait bien trop de dégât pour qu’elle n’implique les élèves volontairement comme il l’avait fait.

Ainsi, alors qu’elle sirotait son second verre de whisky, Minerva sut ce qu’elle comptait faire à cette réunion, remettre les idées en place de certains, et annoncer publiquement qu’Albus Dumbledore ne mettrait pas un seul pied dans son école. Une longue inspiration franchit ses lèvres, elle prenait dix ans soudainement… Tout en retrouvant l’époque où Albus dirigeait tout d’une main de fer sans se soucier des pertes humaines. Son seul but avait été d’anéantir Voldemort, et il avait choisi un chemin qu’elle n’avait pas réussi à comprendre.

Personne ne pouvait comprendre cet esprit retors. Il était possiblement fou… Condamner des enfants pour une prophétie… Si la divination était un art nébuleux pour la sorcière, elle savait très bien qu’on n’envoyait pas un gamin de onze ans sans entrainement se faire presque tuer par un taré nécromancien et cinglé simplement parce qu’une prophétie l’avait désigné comme l’élu.

Oui, Harry avait vaincu Voldemort, mais à quel prix ? Combien de ses amis étaient morts dans le processus ? Combien de familles détruites, parce qu’Albus avait décidé de placer le garçon dans un endroit reniant toute magie, et refusé qu’il puisse être réellement entrainé pour la tâche qu’il avait à accomplir plus tard… Trop de personnes avaient succombés à cette guerre parce qu’un seul homme avait toujours prit toutes les décisions.

L’horloge sonna dix-neuf heures, et la directrice de Poudlard regarda une seconde la bouteille de whisky entamée, avant de s’en saisir et de boire au goulot directement, vidant cette dernière, avant de la reposer sur la table d’un coup sec, et de se diriger vers sa cheminée. Sans un regard en arrière, elle jeta de la poudre de cheminette dans l’âtre, faisant exploser les flammes vertes magique, et s’y glissa avant de prononcer d’une voix amère l’adresse du square Grimmaud.

À peine avait-elle vu des couleurs mouvantes qu’une longue barbe apparaissait dans son champ de vision au milieu de tout un tas de visage familiers. Severus, Lily Potter, les maraudeurs, Fred Weasley, et bien d’autres étaient présents, tous autour de Harry, mais aussi d’Albus qui semblait agir avec une pointe de fierté à l’égard de l’élu… Evidemment, Albus la repéra instantanément, et lorsqu’il ouvrit les bras, comme pour recevoir une étreinte de sa part, s’en fut trop…

« Vous… » Et sans même laisser le temps à quiconque de la reconnaitre, elle avait réduit la distance qui la séparait d’albus, non pas pour l’étreindre comme il semblait le penser… Mais pour venir mettre son poing directement sur son nez, qui craqua sous l’impact. Albus fut rattrapé par Maugrey, qui fusilla la sorcière du regard, et tous les autres visages se tournèrent vers eux. Mais Minerva n’avait pas fini de laisser son couroux exploser.

« Bande d’imbéciles ! C’est comme ça que vous comptez gagner la guerre qui revient ? En donnant à Voldemort la possibilité de tuer nos proches une seconde fois ? En ramenant des gens qui reposaient en paix loin de toutes ces horreurs pour les forcer à combattre encore et encore ? » Des perles salées brillaient dans son regard, tandis qu’il se posait sur ses anciens élèves et collègues… Severus, Rémus, Lily, James, Sirius, Harry, les Weasley. Elle revint darder ses yeux sur Albus.

« Quant à vous, je suis probablement la seule à penser que vous ramenez était la pire erreur qui soit… Vous étiez mort dignement, vous aviez redorer votre blason en haut de la tour d’astronomie… Ne vous avisez pas de revenir à l’école pour mettre mes élèves sur l’échafaud. Je vous ai regardé toutes ces années sans dire un mot, tandis que vous jetiez des enfants dans un combat mortel sans même essayer de les préparer… J’ai retenu chacun de mes sorts contre vous à chacune de vos magouilles à l’encontre de Harry et ses amis, ou même de Severus, Rémus et Sirius… Je vous ai vu présider cette guerre et envoyer vos hommes mourir sans jamais vous tenir à leurs côtés… »

Une aura de magie importante semblait se dégager d’elle tandis qu’elle continuait son discours glacial. « Vous êtes peut-être encore mon ami, Albus, mais plus jamais vous ne me donnerais d’ordre, vous entendez ? Jamais. Et si vous voulez combattre comme autrefois, grand bien vous fasse, mais je vous le dis maintenant, si vous mettez un pied à Poudlard avec autre chose en tête que de prendre le thé, je vous tuerais à la moldu. » Elle se redressa vivement, faisant craquer son échine pour fixer tous ceux qui avaient été ramené à la vie. « Et c’est valable pour vous tous, Poudlard n’est pas une réserve à chair à canon, et je ne tolèrerai aucun combat sur place, vous m’entendez ? Plus aucun ! Le sang a bien assez tapissé l’école les siècles passés pour que vous recommenciez à l’en abreuver. »

D’un geste de cape à presque faire pâlir Severus, elle replia son tartan sur son épaule, le regard lourd de reproche envers tous ceux présents dans le grand salon, et s’inclina avec ironie. « Je ne vous salue pas, vous qui jouez avec la vie et la mort, pour ma part, j’ai une école à protéger, de vous, comme de Voldemort. Sur ce. » Et sans que quiconque ne puisse le prévoir étant donné les barrières instaurées, elle disparut dans un craquement sonore digne d’un orage monstrueux, passant avec une aisance remarquable les barrières du QG restauré, mais aussi celles de Poudlard pour rentrer…

Ce n’est que deux jours plus tard, qu’elle demanda pardon à certains via hiboux. Severus Rogue, Lily Evans-Potter, Harry Potter ainsi que les maraudeurs et quelques élèves reçurent une lettre d’excuses personnelles de sa part, pleine de douceur et d’inquiétude, montrant très clairement l’impulsivité de la lionne, et sa qualité de protectrice qu’on avait bafoué en ramenant des proches de nouveau mortels. C’est d’ailleurs à ce moment-là qu’elle proposa à Severus de reprendre son poste à l’école…


***

Janvier 2021

Peeves avaient hurlé dans ses oreilles qu’on attaquait Poudlard.

Et instantanément, Minerva était levée, habillée, et prête au combat. Elle avait envoyé l’esprit frappeur réveiller le plus de professeurs apte au combat, priant pour que tout se passe pour le mieux, et insultant mentalement Voldemort et le monde sorcier.

La baguette en main, transplanant sans même en prendre conscience dans l’enceinte de l’école, elle comprit que l’horreur était sur le point de se reproduire lorsqu’elle posa ses yeux émeraudes sur de nombreux élèves, certains masqués comme les mangemorts, au milieu des véritables masqués, face à d’autres, arborant un écusson coloré sur lequel était marqué PRISM, avec à leur tête James Potter junior.

Voldemort était dans la cours, et d’autres groupes combattaient là-bas aussi. Mais la grande salle étant la plus proche, elle fit ce qu’elle pouvait pour rejoindre l’endroit au plus vite. Sur place, deux professeurs combattaient déjà les mangemorts, tentant de défendre les élèves. À peine le rayon vert mortel vint frapper Martinelli que la baguette de la sorcière s’animait déjà d’une fureur sans nom. Elle ne vit pas les rares collègues dans son dos récupérant les corps blessés ou éteints tandis qu’elle repoussait avec violence quiconque se mettait sur son chemin.

Sorts élémentaires, maléfices cuisants, transformations physique, elle alternait entre toutes ces idées, forçant les mangemorts à sortir de la grande salle s’il ne voulait pas périr sous sa baguette. Dire qu’elle jurait en gaélique était un euphémisme, puisqu’elle ne prononçait même plus les sorts, et insultait juste tous ceux qu’elle croisait.

Et puis, les mangemorts se retrouvèrent tous dans la cours, au milieu de nombreux corps, des élèves, un professeur… Et énormément de sang… Du sang venait une fois encore de rougir le sol de Poudlard malgré son refus catégorique. Une colère sourde s’empara d’elle, et deux mangemorts furent éclaté contre un mur par une pierre changée en golem animé. Mais tandis que ses élèves, les professeurs qui l’aident et elle-même repoussent enfin l’assaut, mettant au même nombre de blessés les ordures d’en face… C’est le coup de grâce…

Voldemort sonne la retraite, et tous les mangemorts disparaissent dans les bois avant de transplaner… Un feulement de rage s’échappe de sa bouche, tandis que les élèves masqués disparaissent à leur tour sans pouvoir être réellement suivit par des professeurs. Et c’est un constat morbide que la directrice fait à son retour dans la grande salle. Deux professeurs se sont éteints, une dizaine d’élèves ont succombés à leur blessure… On leur envoya une escouade supplémentaire de sainte Mangouste, mais le mal est fait.

Son école est prise à parti.

Un coup sec sur le bureau du poing, tandis qu’elle fulmine. Sa baguette, pourtant rangée dans sa manche, semble vibrer de colère elle aussi. Des élèves sont tombés sous son autorité, et elle ne supporte pas l’idée de ne pas avoir réussi à les protéger… Et ces enfants masqués… Ceux avec l’écusson dont elle a reconnu les visages…

Des clans.

Deux parchemins viennent se placer sous ses yeux, tandis qu’une plume vient gratter les noms de tous ceux qu’elle a reconnu portant l’écusson PRISM. Pour l’autre, elle envoie les fantômes et les elfes en repérage. Elle veut des noms, et immédiatement. Devoir faire une chasse à la sorcière sous son propre régime… Comme à l’époque d’Albus et de Dolores Ombrage… Cette idée la rend malade et colérique. Elle va dissoudre ces groupes. Il ne faut pas que les élèves se montent les uns contre les autres…

Non…

La guerre doit rester hors de ces murs, elle se doit de protéger ces âmes encore innocentes, elle ne peut plus permettre l’horreur de 98 de se répéter une fois encore. Les informations arrivent vite, Peeves joue les balances avec un certain plaisir, puis le baron sanglant, la dame grise, les elfes de maisons… Tous viennent donner des informations sur les masqués… Et c’est au bout de quelques heures durant la nuit, qu’elle parvient à connaitre l’identité de tous ceux faisant parti de ce groupe extrémiste…

Et pendant ce temps, les blessés tentent de reprendre des forces sous les soins pris en charge par l’hôpital magique… Mais c’est trop tard n’est-ce pas ? Ils sont tous traumatisés, qu’importe le camp choisis durant cette terrible soirée.

La tragédie est en train de se répéter…
 




(c) SuperConnor.
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MessageSujet: Re: Le chardon et le tartan - Minerva McGonagall Ven 29 Juin - 23:04
Eh bien, madame la Directrice, on est trop bavarde pour le bien des codes de monsieur Stevens ?

Taquinerie à part, hâte de lire ta fiche <3 et très heureuse que tu aies cédé et kidnappé ce personnage xD
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MessageSujet: Re: Le chardon et le tartan - Minerva McGonagall Sam 30 Juin - 12:01
Je le redis ici, mais je suis vraiment très contente que tu aies cédé à l'appel de la sirène "Minerva" et que tu l'aies prise en double compte ! J'ai vraiment hâte de te la voir jouer plus souvent ^^
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MessageSujet: Re: Le chardon et le tartan - Minerva McGonagall Sam 30 Juin - 12:18
Je te l'ai déjà dis, mais je ne voyais personne d'autre jouer Minerva

Rebienvenue

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MessageSujet: Re: Le chardon et le tartan - Minerva McGonagall Sam 30 Juin - 14:54
Re bienvenue ! Je valide ce choix de perso à mort
Et ta fiche sent le pavé
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MessageSujet: Re: Le chardon et le tartan - Minerva McGonagall Sam 30 Juin - 15:00
Bon ça va, j'ai compris, c'était limite plus vous qui vouliez que je prenne ce compte, et finalement, vous m'avez donné l'impression que c'était moi... Vilain! J'abandonne pour la peine...

...

...

...

Wait, nope... J'ai trop écris pour ça xD

Je vous mets d'ores et déjà la première partie, la seconde n'est pas finie, mais je vous promet de la lecture à profusion ~
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MessageSujet: Re: Le chardon et le tartan - Minerva McGonagall Sam 30 Juin - 15:07
faut pas pousser mamie dans les orties Razz
ah, ce personnage trop badass,
maggie, cette actrice de feulie,
il me tarde de vous voir glavioter quelques ordres dans les couloirs

▿ ⬘ ▴ ◈ ▾ ⬙ ▵


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MessageSujet: Re: Le chardon et le tartan - Minerva McGonagall Sam 30 Juin - 15:23
Thorn, compte tenue de votre arrivée tardive à l'école, je devrais officialiser cette dernier en rp si vous le voulez bien, et ainsi vous éviter d’atroce souffrances en approche ~
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MessageSujet: Re: Le chardon et le tartan - Minerva McGonagall Sam 30 Juin - 15:33
Il s'est plongé tout seul dans les atroces souffrances xD (Hâte de dévorer ta fichette in extenso *.*)
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MessageSujet: Re: Le chardon et le tartan - Minerva McGonagall Sam 30 Juin - 16:44
Il me tarde de croiser vos joutes verbales autour d'une tasse de thé ma chère Cool
(severus )

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MessageSujet: Re: Le chardon et le tartan - Minerva McGonagall Sam 30 Juin - 22:31
"Sing me a song of a lass that is gone" rebienvenue avec ce super personnage
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MessageSujet: Re: Le chardon et le tartan - Minerva McGonagall Dim 1 Juil - 0:00
Rebienvenue et bonne chance pour ta fiche
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MessageSujet: Re: Le chardon et le tartan - Minerva McGonagall Dim 1 Juil - 19:35
Severus et Thorn = Vous me faites rire tous les deux. Je ne bois pas souvent de thé ~

Ginny = "Say could that lass be I... Merry of soul she sailed on a day, over the sea to skie..." Merci et pour ton message, et pour la chanson en tête xD

Rose = Merci ma belle ~

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I'm a nothern witch ~


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MessageSujet: Re: Le chardon et le tartan - Minerva McGonagall
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