Entre le bien et la facilité, le second n'amène que le deuil...
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MessageSujet: Entre le bien et la facilité, le second n'amène que le deuil... Mer 20 Juin - 22:32



20 Janvier, 7h30 du matin…

La nuit avait été longue pour tous les professeurs… Un groupe s’était chargé de lancer des recherches pour essayer de retrouver la jeune gryffondor de 6e année, Adria O’Neill… Mais ils étaient revenus bredouilles. Ils reprendraient les fouilles dès le repas et le discours terminé… Car il n’y avait pas d’autres solutions… Lily Evans-Potter avait été chargée de prévenir les parents du garçon de se rendre à Poudlard au plus vite, et elle, d’expliquer la situation au reste de l’école.

Ce devenait presque courant de porter du noir, en ces temps sombres. Vêtue d’une longue robe de sorcière noire, elle s’était parée d’un tartan de laine tout aussi sombre, et d’un chapeau avec l’écusson de son clan. Tous les professeurs s’étaient vêtu en ces tons, à part Severus, pour qui la garde-robe ne changeait pas tant que ça. Assis à la table des professeurs, les petits déjeunés n’avaient pas encore été servi, et le professeur Londubat avait été chargé de réveiller tous les élèves pour leur demander de venir dans la grande salle pour huit heure.

Une annonce avait été faite, ce n’était pas la première, et ce ne serait surement pas la dernière hélas. Mais rien n’avait été dit sur le pourquoi de cette annonce, quand bien même, elle savait que les élèves le comprendraient immédiatement. Voilà deux jours à peine que tous étaient sanctionnés pour les PRISM et les Masqués… Et un mort était retrouvé dans la nuit. Si un élève avait malencontreusement été mis au courant en même temps que les professeurs, ce dernier avaient activement participé aux recherches de la jeune fille, ayant justement rapporté sa disparition.

Aux alentours de huit heure, lorsque la directrice fut sûre que tous les élèves de l’école, excepté deux, furent présents, qu’elle sonna un étrange carillon. L’attention se porta sur elle, et les bavardages angoissés cessèrent, laissant les regards converger vers la table des professeurs où elle se trouvait. Minerva se leva alors, et se dirigea vers le parloir, le visage grave, et le regard assombri. Elle inspira longuement, avant de se jeter un sonorus informulé pour être entendu jusqu’au bout de la grande salle.

« Chers élèves, chers collègues… Ce matin, beaucoup d’entre vous se sont levés inquiet à cause de l’annonce de ce rassemblement… Et ce matin encore, comme tous ceux de ces derniers mois, nous nous sommes éveillés avec la peur au ventre. Il y a déjà plus d’une semaine, nous étions tous en deuil, honorant la mémoire de nos anciens professeurs, et d’élèves venant s’asseoir sur les bancs avec vous. Aujourd’hui aussi, nous porterons du noir… »

Une pause, tandis que son regard balaie la salle et les élèves des quatre maisons. « Cette nuit a été le témoin d’une nouvelle tragédie. Il y a beaucoup de choses que je voudrais vous dire, ce matin. Mais je dois d'abord rendre hommage à un garçon de grande qualité qui aurait dû être ici » Elle fit un geste vers la table des Serpentard « Pour partager ce banquet avec nous. Je vous demande de vous lever et de faire une minute de silence, pour Jason Mayfair… » Elle attendit que tous se lèvent, que ses collègues aussi le fasse, et tous, honorèrent cette minute de silence.

Mais lorsque ce fut fait, elle reprit, plus lentement, bien que beaucoup plus déterminé. « Je sais que le ministère n’approuverait pas mes paroles d’aujourd’hui, et que certains de vos parents non plus. Mais il faut que vous sachiez ce qu’il s’est passé cette nuit. Votre camarade, Jason Mayfair a été retrouvé pendu sur le saule cogneur. Pendu, après avoir été stupéfixé. Mais ce n’est pas tout… Une élève de gryffondor manque aussi à l’appel, et nous ne comptons pas attendre que son cadavre réapparaisse pour agir. Nous allons reprendre les recherches, mais sachez une chose. Ceci, n’était pas anodin. Ceci, était une mise en garde. Envers vous, envers l’école et son personnel, envers l’éducation, envers la magie, et envers le monde. »

Sa voix devenait plus forte, plus sèche aussi. « Ceci, ne restera pas impuni. La guerre se prépare mes enfants, une nouvelle, comme à chaque fois que l’être humain tente de prendre le pas sur ses pairs. Si certains pensent que la guerre ne se fera qu’en dehors des murs de Poudlard, C’est idiot. La guerre prend le pas sur les cœurs, sur les esprits, et sur les générations. Nous sommes tous membres de cette guerre, qu’importe notre âge, l’ennemi ne fait pas de différence entre un enfant et un homme. Et le mal ne réfléchit pas. »

Une pause de quelques secondes. « Le mal, c’est l’ignorance, c’est la peur. Et c’est pourquoi vous êtes ici. Pour que l’ignorance et la peur soit éduquée et maitrisée. Il y a 25 ans, Albus Dumbledore tenait ce même discours, annonçant le retour du seigneur des Ténèbres et le décès de Cédric Diggory. Nous en étions déjà là, il y a 25 ans… Et il a été dit que si nous restions soudés, que nous avancions ensemble, l’avenir serait plus clair. Et il avait raison. Mais aujourd’hui, c’est à nous de faire en sorte que l’avenir soit plus clair, c’est à nous d’illuminer l’obscurité naissante. Cette guerre n’a que trop duré et n’aura pas lieu d’être dans cette école. »

L’accent écossais ressort légèrement, la magie de la directrice devient presque palpable. « Aujourd’hui, nous pleurons un élève qui marchait à vos côtés, qui déjeunait à la table des serpentards, et suivait les cours avec vous. C’était un ami, un rival, un camarade… Et aujourd’hui, les cours seront remplacés par la recherche d’Adria O’Neill, car nous ne laisserons personne dans le besoin. Quiconque voulant se joindre à nous, n'aura qu'à venir signer la décharge que nous feront passer après le repas. Rien n’est facile en ce monde mes enfants, mais rappelez-vous d’une chose… » Là, elle devint aussi froide que l’arctique, dur, sévère, et pourtant, c’était comme si son cœur explosait devant eux, mis à nu par toutes les guerres qu’elle avait déjà fait.

« Si, un jour, vous avez à choisir entre le bien et la facilité, souvenez-vous de ce qui est arrivé durant cette année scolaire. Souvenez-vous de ces attentats sur le chemin de traverse. Souvenez-vous de l’attaque du ministère et de ces nombreux blessés. Souvenez-vous de ce huit janvier, lorsque nous avons été attaqué, que vos professeurs sont morts, et vos camarades disparus. Souvenez-vous de cette nuit, et de ces pertes trop lourdes pour quiconque possède un cœur. Souvenez-vous de tous ceux tombés au combat simplement parce qu'ils ont croisé le chemin de Lord Voldemort. La mort ne choisit pas de camp, et si le bien n’est pas toujours récompensé, la facilité ne vous apportera que le deuil. »

Ce discours avait été lourd de sens, pourtant, elle vint se rasseoir avec dignité à sa place, et les plats apparurent quelques minutes après sur les tables. Mais la faim n'était pas au rendez-vous... Non... Il n'y avait que la lueur d'espoir. Ils avaient perdu un élève, mais l'autre était peut-être encore en vie...

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MessageSujet: Re: Entre le bien et la facilité, le second n'amène que le deuil... Jeu 21 Juin - 3:59

Les cernes commençaient à lui dévorer les joues. Immenses et profondes, le sommeil n'était plus un quotidien pour le jeune serpentard. Durant ses nuits, il n'avait jamais été ce bon élève qui commençait à somnoler aux alentours des vingt-deux heures. Non, c'était le genre de gamin chapardeur, turbulent qui aimait découvrir le monde par soi-même. Qui aimait explorer et approfondir sa vision féerique du monde. Sauf que l'héritier Avery n'était plus candide, ni aussi pur qu'il l'était autrefois. Sa gaieté naturelle s'était effacé par le poids du mensonge, des mensonges tordus qui abritaient un secret tordu. C'était cette chose qui créait ses cernes, qui créaient cette tension qui émanait lorsqu'il conversait avec quelqu'un. Qui avait fait disparaître l'unique espoir qui résidait encore dans ce pauvre garçon, lorsqu'il avait appris qu'il aurait la Marque. Cet ultime espoir qu'il avait forgé avec sa cousine, un espoir brisé. Et le temps ne pouvait pas réparer ceci, cette-fois-ci.

Caecus n'était plus le même. Il passait son temps à attendre. Attendre quoi ? Un bref final ? Une mort prématurée ? L'élève participatif, passionné, blagueur, avait sombré dans les abysses. Cet élève aimé, malgré son sang, n'était plus. Mais il s'en fichait. Il préférait attendre, penser, voir comment la situation allait évoluer avant qu'il ne tombe en miettes. Après tout, il n'avait presque plus personne. Suite aux récents événements, le blond avait arrêté de parler à la plupart de ses camarades, ne préférant pas les mettre en danger. Il ne traînait plus avec un des Potter, sachant parfaitement que les maudits frères de celui-ci iraient tout dire à leur père. Quant à sa cousine.. il se doutait de la déception qu'elle avait pour lui. Il ne pouvait pas la croiser. La voir lui imposerait une douleur. Et Sio...sa Sio, celle qui l'avait soutenu tant de fois, il l'avait perdu la veille, lorsque celle-ci était au courant pour la Marque de Caecus. A cause de ce putain de Connor, le blond avait été furieux, hors de lui. Et au lieu de rester bien sage à écouter ce que la brune avait à dire..il avait détruit une amitié de longue date. Il avait pensé à ça toute la nuit. Et il y penserait encore et encore, dans les prochaines nuits. Il ne lui restait plus qu'à se détériorer petit à petit et..Attendre. Attendre, évaluer, songer. C'était tout ce qu'il savait faire.

Non... Il lui restait Adria. Sa belle Adria, cet ange tombé et qu'il pouvait fréquenter sans même penser aux conséquences. Caecus avait même annoncé à son oncle cette union et même les jumeaux ne pouvaient y voir un inconvénient : tous ceux liés aux Mangemorts savaient que la belle brune avait un père Mangemort. C'était sa seule alliée dans cette histoire, dès à présent. Il se reposait sur elle et Adria lui était d'un immense soutien. Jamais..jamais il n'aurait réussi à lui dire combien cette aide lui était bénéfique. Sa présence était une bouffée d'air frais dans un océan. Sans elle, il savait parfaitement qu'il était capable de sombrer. Capable de faire des choses idiotes parce qu'il n'avait personne pour le guider.

Chancelant, il tentait néanmoins d'avancer, fatigué sans pour autant avoir sommeil. Il n'était pas inquiet vis à vis de ce rassemblement, Caecus s'attendait à un truc bête et niais comme pas possible : "Ensemble nous sommes forts" blabla. Est-ce que cette école se rendait compte que la guerre approchait de plus en plus rapidement ? Est-ce qu'ils savaient que la mort planait près d'eux à cause de ce putain de Lord Voldemort ? Parfois, le vert et argent avait même l'impression que les professeurs eux-mêmes ne savaient pas encore à quoi s'attendre. Même Alys,  celle qui avait le troisième oeil. Même Neville, celui qui avait été brûlé à cause de la dernière bataille. Même Severus, qui était perfide. Est-ce que le Ministre lui-même en avait conscience ? Chassant rapidement de ses pensées, le sorcier s'installe sur la table assignée à sa Maison et ne daigne pas regarder si des personnes se sont installé à côté de lui. Il attend. Il regarde la professeure avec patience, le regard terne et le visage pâle. Même si il ne le pensait pas, Caecus restait tout de même inquiet, la mâchoire fermement close : dardant un regard parfois vers la table des rouges et ors pour croiser le regard de sa petite amie sans pour autant la croiser.

Un étrange carillon résonne dans la pièce. Caecus sait que tout ceci va commencer, sans même savoir que la suite allait peut-être le détruire. Lorsqu'elle annonce la mort de Jason, qui avait été un camarade exemplaire, Avery tente bien que mal de cacher sa tristesse mais s'intéresse à al suite des événements avec une curiosité maladive. Pendu, hein ? Caecus pouvait déjà deviner que l'oeuvre venait d'un Mangemort pour faire paniquer les élèves. Un douloureux frisson remonte le long de sa colonne vertébrale en comprenant que son père ne lui avait pas parlé de tout ceci alors qu'il lui cachait rarement des choses.

Une disparition. C'était encore plus troublant, tout en sachant que tout ceci venait probablement des Mangemorts : qu'est-ce qu'on infligeait à cette personne ? Viols répétitifs si c'était une femme et Doloris prolongés pour un Homme ? Caecus grimace à cette idée, tremblant légèrement, mais s'arrête soudainement en entendant le nom de la victime.

Adria.

Adria. Adria. aDria. aDRiA o'nEiL. adrIA. αδρἰα. Où ÃλϐΞ.

- Je..non..

Non.non.non.non.non.Air. Eau. Fraîcheur. Courir. LA RETROUVER..
retrouverretrouverretrouverretrouverretrouverretrouverretrouverretrouver.

Sans attendre, n'attendant pas la suite inutile des propos de la directrice, Caecus sort de la salle en essayant d'être le plus calme possible. Les portes franchies, il n'attend pas et se met à courir pour rejoindre les extérieurs de Poudlard, sans remarquer que ses yeux étaient embués de larmes.

Tout sauf elle. Pas elle, pitié. Ne le laissez pas sombrer. Ne le laisser pas pourrir. Pas elle. Il faut la retrouver. Il court. Il regarde. Il ne sait même pas où il va. Il avance, les larmes aux yeux et démuni. Il avance, en recherche d'une chevelure brune. Et trébuche. Les larmes coulent. Mais il n'ose plus bouger, crevé et encore amer par cette nouvelle réponse. Il tente de se relever, mais n'y arrive pas. Tant pis, il sera malade. Tant pis, il ira la chercher plus tard, lorsqu'il sera sur pied.
Tant pis.

Il la retrouvera.

Jamais.

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Caecus Avery

‘‘ Tu connais des gens, toi, qui  pleurent quand on les embrasse ? ’’

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MessageSujet: Re: Entre le bien et la facilité, le second n'amène que le deuil... Jeu 21 Juin - 8:17


Solveig s’était levée aux aurores, comme d’habitude. Elle avait lu une partie de la nuit, s’était endormie, éreintée vers une heure du matin, et avait filé en cuisine vers cinq heures et demi pour voir s’il ne restait pas quelque chose à grignoter de la veille. De suite, la mine sombre des elfes de maison lui avait permis de prendre conscience que quelque chose n’allait pas. Elle était repartie avec un scone, une pomme et des informations sybillines. « Quelqu’un est mort cette nuit ». Cela laissait la jeune fille songeuse, mais le songe se dissipa bien vite lorsqu’elle entendit l’ordre de rejoindre la grande salle dans la matinée. Une annonce. Ces informations étaient sans doute vraies après tout. Quelqu’un était bel et bien mort cette nuit.

A partir de ce constat, il fallait réfléchir. Et pour cela, rien de mieux qu’un petit déjeuner et une bonne douche. La jeune fille mangea, se prépara, et arriva dans la grande salle, perdue dans le cours de ses pensées. Elle avait retourné mille et mille fois la situation dans sa tête.

Déclaration : quelqu’un est mort cette nuit.
Hypothèse : suicide
Hypothèse : accident
Hypothèse : maladie
Hypothèse : meurtre.


Elle penchait pour la dernière. Même si elle se fichait éperdument de la guerre à venir, elle n’en était pas moins très consciente de ce qui se préparait : les affrontements finiraient bien par gagner tout le monde de la Magie, et ça incluait Poudlard, naturellement. Solveig s’installa sans un bruit à la table des serpents, vit les élèves arriver non sans angoisse, et entendit enfin le discours de Minerva McGonagall.

En bonne élève disciplinée qu’elle était, elle prit une mine triste de circonstances – sa maman lui avait appris comment faire, il fallait baisser les yeux, regarder dans le vague et penser à des livres précieux détruits emportant avec eux le secret de leurs connaissances – et elle observa la minute de silence.

Tout autour d’elle, les élèves semblaient avoir des réactions diverses que la jeune préfète de Serpentard observait avec attention : certains s’exclamaient, d’autres pleuraient, d’autres encore s’énervait. Dans toute cette cohue, elle avait un peu de mal à différencier le spectre des émotions qui passait sur le visage des uns et des autres. Ce que ça pouvait être compliqué de lire des visages… Des années qu’elle se le disait.

Enfin, concentrer son esprit sur quelque chose pourrait sans doute lui permettre de passer outre ses préoccupations… Ah oui, la disparue, Adr… machin. Elle avait oublié son nom alors même qu’il venait d’être prononcé plusieurs fois. C’était une Gryffondor, pensait-elle. Oh, ce n’était pas qu’elle se souvenait de la jeune femme, pas du tout, c’était surtout qu’elle voyait les élèves de cette table là sembler particulièrement remontés. Le lien de cause à effet n’était pas très difficile à faire, ensuite, même pour un esprit médiocre. Alors pour celui de Solveig…

Donc, la disparition…

Constat : une élève a disparu
Donnée additionnelle : un autre élève est mort
Hypothèses classées par ordre de probabilité
1/ la disparue est morte
2/ la disparue est mourante
3/ la disparue va bien

Conclusion : rien ne sert de se hâter, il est probable qu’elle soit déjà morte.


La froideur du raisonnement de Solveig aurait sans doute fait pâlir tout le monde, mais heureusement, tout ceci était bien à l’abri dans son crâne. Elle se promit confusément de ne jamais mettre sur papier ce type d’ineptie.

Et à présent, elle avait furieusement envie d’arrêter de perdre son temps et d’aller bosser à la bibliothèque… Sauf que si les cours étaient suspendus… il y avait fort à parier que la bibliothèque serait aussi fermée… Quelle idée de disparaître ? N’aurait-elle pu mourir dans un coin visible de tous afin que personne n’ait à chercher son cadavre ?

La jeune fille regarda à droite puis à gauche, personne ne faisait attention à elle. Solveig sortit un livre de petit format sous la table, l’ouvrit, et commença à lire discrètement en piquant de temps à autre un morceau de raisin dans son assiette.

Codage (c) Lily Evans - 674 mots
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MessageSujet: Re: Entre le bien et la facilité, le second n'amène que le deuil... Jeu 21 Juin - 9:05

Entre le bien et la facilité, le second n'amène que le deuil...
divided we fall
Un nouveau matin morose, une nouvelle journée grise. Un flot ininterrompu d'élèves se dirigeait vers la grande salle sous le regard attentif des professeurs et des préfets. Près de la porte Lucy comptait les élèves. C'était un compte absurde dont elle perdait fréquemment le fil, mais c'était étrangement rassurant. Elle scrutait les visages, cherchant à imprimer chaque trait dans son esprit. Surtout les plus jeunes... C'était les plus jeunes qui se trouvait le plus facilement en danger. Son regard embrassa un instant les tables de toutes les maisons. Elle cherchait sa famille. C'était tellement rassurant de les voir. Elle avait perdu le compte, encore. Soupirant elle recommença. C'était tellement inutile. Le nombres d'élèves entrant diminua alors que les tables de chaque maison étaient pleine. Finalement tous semblaient être présent. D'un pas lourd la préfète en chef rejoignit la table des Poufsouffle et s'installa sur une chaise. Son regard d'ordinaire si lumineux embrassa la table de professeurs... tous portaient du noir. Encore. Son cœur se serra.

Et se serra encore plus quand la directrice prit la parole. Un nouveau mort. Un décès sauvage et horrible. Pendu. Lucy fut parmi les premiers élèves à se lever. Silencieuse, elle garda la tête baisser pendant une minute entière. Elle ne connaissait pas l'élève qui s'était fait tuer, elle ne connaissait pas celle qui avait disparu. Elle avait le sentiment d'échouer chaque jour un peu plus à son poste. N'était-elle pas censé aider les professeurs à ce que tout se passe bien ? Alors qu'elle se rasseyait, son regard dévia sur la table de rouge et or. Lily. Lily aurait put disparaître aussi. Lily avait eut une forme de chance dans son malheur, mais on ne laisserait plus rien lui arriver maintenant. On ne laisserait plus rien arriver à personne. Entre le bien et la facilité, la jaune et noir avait déjà fait son choix et tant pis si le chemin était difficile. Pensivement elle se rassit, suivant le mouvement des élèves. Une seule certitude restait présente dans son esprit : c'était l'unité qui assurerait une éventuelle victoire. Toute autre option n'était que le chemin de l'échec. Privé d’appétit, Lucy décida d'attendre que la décharge circule... Au moins pourrait-elle participer au recherche d'Adria.
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Piña colada


If you like Pina Coladas, and getting caught in the rain | If you´re not into yoga, if you have half a brain | If you like making love at midnight, in the dunes of the cape FRIMELDA

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MessageSujet: Re: Entre le bien et la facilité, le second n'amène que le deuil... Jeu 21 Juin - 10:22
20 Janvier



Il était 7h00 lorsque les garçons furent réveillés par une intrusion, pas n'importe laquelle, celle de leur professeur de Botanique qui s'était rendu dans les 3 autres salles communes et dortoirs afin de prévenir les élèves de ce qui venait de se passer. Ce que les élèves ne savaient pas c'est que durant la nuit ils avaient cherché en vain après Adria O'Neill, élève de Gryffondor en 6ème année. J'étais le premier à se lever et à s'habiller, j'ordonne à mes camarades de faire de mêmes, ce qu'ils firent. L'inquiétude et la colère se lisaient sur nos visages encore à moitié endormis, mais que ce passait à Poudlard par la barbe de Merlin, allaient-ont enfin le savoir?

Dépêchez-vous les gars, il se passe quelque chose d’inhabituel. J'espère que ce bon vieux Londubat ne nous a pas réveillés pour rien.

Nous étions enfin près, habillés sobrement, comme si quelque chose de funeste venait de se passer sous nos yeux. Excités, intrigués et inquiets nous sortions de notre dortoir, nous marchons en direction de la sortie, les filles aussi étaient réveillées et prêtes, nous sortons donc en deux rangs, les filles de la première à la septième année en premier lieu, suivi des garçons, de la première à la septième année. Nous sortons dans un brouhaha plus au moins, le préfet de Serpentard essayait de calmer les perturbateurs du matins. Le silence était enfin revenu dans les rangs, c'est donc silencieux, que nous longions les cachots.

7h30, le Hall d'entrée était noir de monde, la grande salle avait ouvert ses portes, les directeurs de Maisons prirent leurs fonctions et guidèrent chacun de leurs élèves vers les 4 longues tables de chaque maisons où il s'installèrent. Nous, les Serpentard étions les derniers à passer. Il ne restaient plus qu'une demi-heures, quelques chuchotements, rumeurs, rires nerveux se faisaient entendre d'un peu partout jusqu'à ce que la Directrice de l'école, Mrs McGonagall se leva pour prendre la parole, tout le monde se tut, le silence était revenu, ce fut alors à la Directrice de parler, je la regardais depuis ma table en direction de la table des professeur. J'écoutais d'une oreille attentive ce que McGonagall nous disait lorsque mon sang ne fit qu'un tour, en une nuit il s'était passé un drame sous le nez des élèves et des professeurs, un élève de notre maison avait été retrouvé mort pendu au Saule Cogneur, il s'appelait Jason Mayfair, je ne le connaissait pas plus mais d'autres personnes si, je regardais en direction de la table des Gryffondor où je remarque Rose qui essayait de soutenir moralement Nauela, je regarde Albus qui paraissait lui inexpressif mais tout de même concentré à l'écoute, je finis par reporter mon intention sur la Directrice qui avait une toute autre mauvaise nouvelle, celle d'une élève disparue, Adria O'Neill, une élève de Gryffondor, nous n'en savions pas plus, si ce n'est que des recherches afin de la retrouver étaient en marches, dans ma tête tout se chamboulent je pensais à nouveau à une attaque intrusive de Mangemorts? Cela ne pouvait être que ça, je pensais alors à mon père, à le prévenir après que tout sera fini, ne fut ce que pour le mettre au courant de ce qui se passait à Poudlard. Enfin le discours terminé, McGonagall invita tous les élèves à se mettre debout afin d'observer une minute de silence pour rendre hommage à Jason Mayfair, mort dans de terrible circonstances. J'avais déjà bien réfléchi où se trouvait mon camp, je n'étais pas comme mon père et je servais la cause du bien, je voulais même me proposer pour aider à retrouver l'élève de Gryffondor même si je ne la connaissait pas particulièrement. Nous devions apprendre à nous défendre, il est grand temps que nous fassions quelque chose, cela ne pouvait plus durer.

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Scorpius Malfoy
I'm not like him...
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MessageSujet: Re: Entre le bien et la facilité, le second n'amène que le deuil... Jeu 21 Juin - 11:55

Tout le monde & Nauela


Nauela se sentait bizarre en ce moment .. Bizarre ? le mot était faible avec tous les évènements qui s’étaient passé à Poudlard. Elle avait eu une nuit agitée et s’était réveillé en urgence car les élèves avaient été informé afin de se rendre à la Grande Salle. Nauela avait donc rejoint tout le monde et s’était assise à côté de Rose, sa meilleure amie. Elle jeta un coup d’œil à l’ensemble de la salle tout le monde était vêtu de noir, comme signe de respect et douleur.
Nauela aussi était d’un humeur morose, triste, elle venait d’apprendre de mauvaises nouvelles.  Elle se leva comme tout le monde. Une minute de silence, tout le monde avait respecté ce moment. Contrairement à certains, Nauela connaissait les deux personnes. Tout en restant discrète, les larmes lui coulaient le longs de ses joues. MacGonagall annonçait à l’assemblée un décès sauvage et horrible : celui d’un élève, Jason .. Elève de Serpentard et depuis peu, Nauela et Jason étaient devenus proche. Ils avaient passé de bons moments ensemble notamment au parc où ce dernier l’avait embrassé. Depuis ce jour-là, Jason et Nauela étaient si proche et passait beaucoup de temps ensemble. Elle sentit un grand vide intérieur. Rose était là pour elle.
Concernant Adria, elle avait appris à la connaitre depuis qu’elle était arrivée à Poudlard, Elle l’avait apprécié depuis le premier jour. Sa disparition avait été aussi un coup dur pour elle. Elle serait bien sûr là pour les recherches .. Elle le devait pour son amie.  Nauela se mit à regarder en direction de la table des Serpentard car une fois Adria lui avait parlé d’un certain Caecus, elle le vit mal .. Mal encore plus qu’elle .. Nauela toujours les larmes aux yeux continuaient à écouter les paroles de la directrice. Ils devaient tout faire pour retrouver Adria et se préparer à se défendre du mieux qu’ils pourraient





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MessageSujet: Re: Entre le bien et la facilité, le second n'amène que le deuil... Jeu 21 Juin - 13:29
J’ai l’nez dans le brouillard, c’matin là. Je suis resté au fond d’mon pieux, la tête encore pleine de la répétition d’la veille, et des aria magiques des voix. Franchement, j’renoncerais bien à m’lever ce matin. J’ferme paresseusement les yeux, j’entends l’sommeil qui a pris tout le château. Une douce et lente nuit tranquille.

Et puis tout explose. J’l’ai pas vu venir. Personne, à vrai dire, l’aura vu venir. La voix de Neville Longdubat résonne dans les quartiers de Pouffsouffle, l’annonce d’un rendez-vous dans la grande salle. L’urgence. Mon esprit est hyperactif et j’me pose mille questions, mais le corps a un peu d’mal à suivre le tempo. J’trébuche une fois ou deux. Bon Dieu, il m’faudrait du café. Beaucoup trop de café.

J’finis par me traîner hors du dortoir, hors de la salle commune, hors des couloirs des sous-sols. J’ai l’air un peu hagard, et pourtant, mon cerveau carbure. J’sens qu’on est à deux doigts d’une révélation. De quelque chose de terrible. J’entre dans la grande salle, la peur au ventre ; J’vois Solveig au loin. J’reconnais d’autres visages, pour les avoir croisés en cours. J’vais m’asseoir à côté d’une de mes camarades de classe, Lucy Weasley, sans cesser d’jeter des coups d’oeil à la table des Serpentard (Solveig) et à celle des Serdaigles (Swan).

J’suis pas rassuré, et mes craintes se confirment lorsque la vieille McGo prend la parole. Un mort, Jason Myfair (un serpentard, j’regarde du côté de Solveig), une disparue Adria O’Neill (je sens les Gryffondor terrifiés). Une minute de silence.

Un malaise m’dévore les entrailles. On y est donc à nouveau. L’moment où les forces du mal déferlent sur le monde. Où les adeptes de la magie noire vont à nouveau envahir Poudlard, et où l’danger viendra de partout : de dehors, de l’intérieur. J’suis mort de trouille. Ouais, faudrait être complètement con pour pas badder, là. Y’a eu l’attaque sur la petite Potter, l’attaque du château. Et à nouveau des morts. Encore des morts. Carter Martinelli, entre autres, ça avait pas suffi ?

Il m’faut quelques temps pour reconnecter le cerveau ; je sais pas où donner de la tête. j’suis partagé entre la volonté de m’ériger en garde du corps pour mes amis et celle d’partir à la recherche d’Adria. J’lève les yeux vers la table des professeurs. Ils ont tous l’air sinistres. Plus sinistre que d’habitude, pour Rogue, si c’est possible. J’vois pas la prof de métamorphose, ou alors j’suis pas assez attentif, c’est possible. Mon regard revient sur Rogue. J’peux pas m’empêcher d’essayer de le sonder. Comme si j’voulais voir sa réaction.

Comme s’il y était pour quelque chose.

Le petit déjeuner… personne n’a vraiment faim. Coup d’oeil angoissé vers Solveig et vers Swan. J’interromps mon geste. J’vois du coin de l’oeil Solveig qui bouquine tranquillou en piquant du raisin. La vision éveille en moi des sentiments contraires : de l’agacement pour son indifférence à la situation, et un putain de soulagement.

Même dans la tourmente, y’a des trucs qui changent pas, et ça m’rassure grave.

A côté d’moi, j’devine le trouble de la préfète en chef. Je sais, en plus, qu’elle va s’récupérer tout les gamins à consoler : c’est son job aussi. J’pose une main sur son bras pour essayer d’la rassurer comme je peux.

« ça va aller. »

J'me suis pas encore décidé sur ma participation aux battues. J'suis encore un peu trop sonné pour ça.
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MessageSujet: Re: Entre le bien et la facilité, le second n'amène que le deuil... Jeu 21 Juin - 17:56

ft. Trop de gens

"Ça aurait pu être n'importe lequel d'entre nous."


Le cœur aussi lourd que ses yeux, Connor se tint débout parmi ses amis. A cette table où il savait qu’une personne manquait à l’appel, lui déchirant la poitrine. Pourtant, il conserva le silence. A vrai dire, il avait surtout gorge bien trop serrée pour dire quoi que ce soit. Annoncer la nouvelle lui-même lui semblait être impossible. Incapacité qui était rare chez le jeune homme. Alors il avait joint docilement ses rangs – un peu trop d’ailleurs pour que cela ne semble pas étrange. Sans dire un mot, juste en saluant de la tête ses camarades qui s’étaient réveillés avec son lit vide. Un haussement de sourcils de certains qu’il ignora, voyant leurs regards curieux détailler son visage. Il devait avoir des cernes, il n’en doutait aucunement. Tout comme le pâle. Mais qui aurait des couleurs après une nuit pareille ? Et les trois dernières heures d’horreur…

Pourtant au fond de lui brûlait cette folle flamme d’inquiétude mêlée à la rage. Les évènements derniers ne cessaient de se montrer de plus en plus sombres. Le château accueillant son quatrième mort. La vie d’un second élève avait été prise cette nuit. Il avait envie de s’insurger contre cette injustice. L’inactivité imposée dans les locaux quant au contexte actuel l’empoisonnant un peu plus dans cette guerre qui les frappait directement. Ils allaient devoir tenir comme ça à voir les leurs tomber sous les baguettes de ces malades encore combien de temps ? Fort heureusement, la fatigue le garda d’hurler. Ainsi que le deuil aussi, vouant soudainement pour le Serpentard qu’il n’avait connu que de vue une certaine sympathie. Ou plutôt de la compassion et de la pitié pour son triste sort. Remettant sous le nez du grand brun qu’un mois plus tôt c’était un de ses amis que l’on avait allongé dans cette même partie de l’infirmerie, pour fermer ses yeux à jamais. Sa vie volée abusivement par des détraqués.
Il eut le courage pendant un instant de relever ses yeux un peu plus loin sur la table. Retrouvant la silhouette de Scott qu’il savait être proche des absents de cette salle. La nouvelle allait l’accabler de deux façons. Il le savait par avance…

Pourtant il laissa le discours de la directrice commencer, la bouche définitivement close. Baissant le regard comme honteux. Car au fond de lui, il ressentait une certaine culpabilité. En effet, même s’il n’aurait rien pu faire pour le Vert et Argent, il n’ignorait pas avoir été le dernier à avoir aperçu O’neill. Pour une discussion pour le moins houleuse qui plus est – bien que moins que celle qui avait suivie avec Siobhán.
Son estomac se tordit violemment. Tout ça c’était de la faute d’Avery... Il avait été si remonté contre son attrapeuse et son inactivité face à la condition du blond qu’il lui avait sifflé des ignobilités à la tête. Lui crachant qu’elle pourrait bien se garder qu’il lui vienne en aide un jour si c’était pour qu’elle aille copiner de la sorte avec un de ces demeurés. Avant de la laisser sur le terrain, résolument seule. La nuit de l’hiver ayant déjà gagné le ciel alors que l’heure du souper avait sonné au loin.

Obnubilé à cet instant par la simple envie de prévenir Siobhán qu’il n’avait pas laissé son bon sens prendre le dessus. Celle pour laquelle il s’en était vraiment fait – à tort. Il n’avait même pas soupesé le danger de laisser son attrapeuse seule et isolée de tous au dehors. Surtout avec son rôle auprès de l’autre stupide blond dont il avait pourtant eu conscience. Non, pour lui elle avait été assez grande pour rentrer toute seule comme une grande… et lui bien con d’avoir pu y croire.
Ainsi, il ne put s’empêcher de se mordre l’intérieur de la joue fortement. Le gout métallique de son sang se propageant sur sa langue. Mais n’arrivant pas à déloger l’amertume de sa culpabilité qui y était imprégnée.

Bien qu’au final, même la veille il s’était en quelque sorte repenti, après les faits. Ne voyant pas les deux filles revenir dans la salle commune  - ou plutôt Siobhán, pour laquelle il avait vraiment été inquiet –, il avait veillé. Tard. En tête à tête avec le feu crépitant qui s’embrasait dans le foyer de la cheminée. N’arrivant à sortir de sa tête les paroles qu’il avait lancées à sa batteuse comme hanté par une mauvaise chanson. Puis la petite batteuse était revenue, déboulant comme une furie du portrait de la Grosse Dame sans même s’apercevoir de la présence de son Capitaine dans les lieux tant elle avait été déboussolée. Et s’était évanouie dans les escaliers menant à son dortoir.

Alors, il s’était soulagé, la conscience tranquille, prêt à aller se coucher. Mais fut pris pendant un instant d’un doute. Le regard lorgnant avec interrogation l’entrée de leur salle commune. O’neill… n’était pas revenue ?
Et avait débuté dès lors cette nuit d’horreur. Une longue attente, qui l’avait grignoté longuement mentalement. Repoussant même par ses inquiétudes la moindre envie de sommeil. Et fut étonnement patient aux vues du nombre de minutes qui s’étaient écoulées. Encore isolé de tous, face à ce feu qui semblait se rire de lui. Pour au final tenir jusqu’à l’aube précoce et s’enfuir dans les couloirs une fois quatre heure sonnées. Cherchant comme un fou la jeune femme qui manquait à l’appel. Dévalant les escaliers avec cette crainte qui commençait à remonter le long de son échine. Oui, il avait sût…

Pour au final croiser dans sa route Rogue, entre le second et le premier étage. La chance… Ce dernier le pêchant avec toute la puissance de ses mauvaises grâces alors que le Lion défendait son action par la disparition de sa camarade. Il se souvint avoir pu lire dans les yeux de son enseignant du dédain mais aussi un intérêt bien trop sérieux qui lui fit rater quelques battements de cœur. C’était ainsi qu’il avait été entrainé dans la nouvelle. Suivant les pas de l’enseignant jusqu’à l’infirmerie où il apprit finalement aux aurores le tragique évènement qui lui glaça le sang, alourdissant par la suite la situation par les propres faits qu’il avait à rapporter.

Les recherches avaient ainsi commencé aussitôt au petit matin. Où il s’y était joint activement. Laissant pour seule pause qu’il accepta, ce discours de la directrice, qui continuait en fond sonore dans la salle. Toujours plus noir, l’accablant d’avantage à chaque mot prononcé. La mort de Jason énoncée, elle en vint à la disparition de la Rouge et Or qui lui fit baisser le regard vers ses pieds. Les poings serrés.
La culpabilité l’emporta alors qu’il remonta à nouveau un regard vers sa cousine éloignée. Dont les yeux perlaient déjà de tristesse. Le cœur déchiré en sachant cette jeune fille perdre deux personnes qui lui étaient chères, il s’avança vers elle décidé et complètement offusqué que personne ne vienne la supporter.

Il se moquant bien du regard outré des autres pour oser perturber le discours. Ne s’arrêtant qu’au niveau de la jeune femme pour la capter et la serrer dans ses bras de force. Et bienveillance. Calant sa main derrière sa main pour caler son front contre son torse. Signifiant qu’elle n’était pas seule. Non pas qu’elle lui importait tant, après tout elle et lui n’étaient pas vraiment amis. Juste par bienveillance. Pour que tous restent unis quoi qu’il advienne.

Il put même détailler les larmes désespérées couler pendant un instant sur sa chemise. Il ne s’en  contraria pas. Et put juger en relevant la tête de l’aspect général de la tablée face à la dernière nouvelle – dont il avait été le premier messager. Les visages de tous leurs autres camarades semblaient se teindre de cette même douleur que Scott partageait avec eux. Ainsi que lui. Une perte dans leur rang. Ses prunelles s’osèrent à un bref regard en la direction de Siobhán. Qui ne fut pas dans un meilleur état que tout le monde. Le ventre du jeune homme se contractant en revoyant le déroulé de la veille. Ça aurait pu être elle à la place des deux autres…

Cette pensée l’effraya alors qu’il cherchait du regard tous ses proches. Pesant véritablement la menace qui venait les alourdir tous d’avantage. Le prochain pouvait être n’importe qui. L’envie que tout s’arrête lui tordant le cœur. Il fallait qu’ils se battent pour leurs droits. Tous ensemble, ici et maintenant liés par leur perte commune. L’ombre de la mort sur le dos alors que l’absence d’une des leurs imposait un doute perçant. Ils allaient devenir fous à ce train-là.

Pourtant, il n’était pas prêt de se laisser faire. Et souffla :

«
On va se battre, et la retrouver… »

Une promesse qu’il sut sans vraiment fondement. Creuse certainement. Adressé par ailleurs plus pour lui que pour la jeune femme dans ses bras. Mais il voulait s’y rattacher. Se forcer à encore tenir debout quoi qu’il puisse leur arriver et les accabler. Ne pas laisser la mort prendre le dessus sur leurs vies. Ni la terreur.

C’est alors qu’il aperçut du mouvement à la table des Vert et Argent. Couvrant d’un œil mauvais une tête blonde se détacher de la masse pour s’enfuir. Le regard sévère porté sur le cet idiot. C’est de ta faute tout ça, cracha-t-il mentalement.









Défis Réussis du Pack Gallion:
 

▿ ⬘ ▴ ◈ ▾ ⬙ ▵

A soldier on my own
Imma ready for the fight, and fate. Let the games begin. Waiting for the last round's call. Keep on running this shit. Imma be the kid for the win.

Spoiler:
 
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MessageSujet: Re: Entre le bien et la facilité, le second n'amène que le deuil... Jeu 21 Juin - 22:56


Entre le bien et la facilité...

Event II
Je me tiens droit, l’oeil vif. Pour traumatisante qu’a été cette nuit, je sais que le pire est à venir. Tout mon sang bouillonne d’un dangereux fumet. L’odeur de la guerre, de la bataille à venir. Le dos droit, je contemple l’assemblée, laissant glisser mon œil sur chaque visage fermé. Caressant des yeux chaque larme, analysant chaque tremblement. Intérieurement, je suis ébouillanté : Jason Mayfair était un élève de ma maison. Un de mes Serpentards. Je le connaissais peu, mais il arborait le vert et l’argent des miens, et pour cela, je tuerai de mes mains son assassin.

Malgré moi, les paroles livrées par le Seigneur des Ténèbres me reviennent en mémoire. H.P.L. Un élève de Poudlard. Une bombe à retardement. Est-ce lui l’assassin ? n’est-ce qu’un leurre pour dissimuler le véritable coupable ? Je scrute, avec une attention accrue les visages de l’assemblée. Minerva McGonagall a annoncé une minute de silence. Cela ne veut certes pas dire une minute de cécité. Mes regards glissent en particulier sur les visages de mes Serpentards. Tous sont fermés, dignes. Je vois, un peu plus loin, des larmes couler sur les joues des plus jeunes.

Comme je m’y attendais, lorsque Minerva annonce la disparition d’Adria O’Neill en sus de l’assassinat de Monsieur Mayfair, c’est la débandade. Les élèves, jusque là médusés de stupeur n viennent à laisser filtrer leurs émotions : angoisses, craintes, douleur. Le cocktail habituel. Rien qui ne semble véritablement sortir de l’ordinaire. Je remarque toutefois quelques visages – ils sont rares, cependant – à exprimer des émotions différentes. Ce sont eux qui m’intéressent : ceux qui sortent du lot.

L’un de ces étonnants visages est celui de Solveig Eivor Beurk. Jeune Serpentard de sixième année. Rien d’étonnant à cela, la jeune fille a une vision toute personnelle des choses et des gens. Je la vois ouvrir, sur ses genoux, un ouvrage, et entamer sa lecture. Je ne peux m’empêcher d’esquisser un sourire bien fugace. La jeune miss Beurk ne cessera jamais de m’étonner, elle doit être la seule à se lamenter intérieurement de l’interruption des activités pédagogiques de l’école. Car à n’en pas douter, qui dit « pas de cours », dit « pas de bibliothèque ».

Un autre de ces visages est la jeune Circe Avery. Je ne sais pas trop dire ce qu’elle exprime, mais je suis certain que, tout comme la réaction de Solveig est singulière, celle de cette fillette bien trop en avance pour son âge doit l’être aussi. Mais que je sois foudroyé immédiatement si je sais ce qu’elle ressent en cet instant.

Mes yeux rebondissent, de visage en visage. Minerva s’est rassise, le petit déjeuner a été servi, personne n’a véritablement faim. Je me lève sans un mot de la table des professeurs et descends de l’estrade vers la table des Serpentard. Je la parcours, de groupe en groupe, pour leur dire à tous la même chose.

« Messieurs, mesdemoiselles, si vous ressentez le besoin de parler de quoi que ce soit, n’oubliez pas que votre directeur de maison et le corps enseignant au complet est là. N’hésitez pas. »

J’arrive au niveau des sixièmes années, je réitère avec variation mon laïus :

« Messieurs, mesdemoiselles, si vous avez besoin de parler de ces événements, n’hésitez pas à passer voir n’importe lequel de vos directeurs de maison, professeurs, membres du personnel. »


Je m’arrête à la hauteur de Solveig Beurk, toujours plongée dans son livre. Je lui chuchote à l’oreille de façon à n’être entendu de personne d’autre :

« Mademoiselle Beurk, je suppose qu’il y a peu de chance de vous voir aux battues pour retrouver Mademoiselle O'Neill, mais rangez ce livre, je vous en prie. Votre attitude pourrait être mal interprétée par vos camarades, et tout le monde est à cran. Si vous avez besoin d’un lieu tranquille où étudier, vous pouvez élire domicile dans mon bureau aujourd’hui. »

Je ne sais pas bien ce qui me pousse à protéger cette petite, mais je le fais. Je continue ma ronde, veilleur inlassable.
666 mots (en trichant un peu)
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MessageSujet: Re: Entre le bien et la facilité, le second n'amène que le deuil... Jeu 21 Juin - 23:52
Event II
Ft. les autres


On ne peut pas vraiment dire que tu as passé une excellente nuit. Autant dire que tu n'as pas fermé l'œil, les images de la veille te hantant, venant te voler ton sommeil alors qu'en vérité tu tombais de fatigue. Mais à qui la faute ? Ta dispute avec Connor au sujet de Caecus et de sa marque –et la perte de ta converse au passage- ainsi que les mots qu'il avait employés te trottait dans la tête. Poursuivit de cette descente dans les cachots des Serpents où tu as attendus devant la salle commune en tailleur qu'Avery daigne se montrer. Suivit d'une nouvelle dispute, balançant toute ton incompréhension à ton meilleur ami, ne sachant pas vraiment si un jour tu pourrais lui pardonner de t'avoir caché la vérité. D'avoir fait comme si tout allait bien, cachant le fait qu'il était marqué, comme ceux qui avaient tué ces professeurs et ces élèves. D'avoir choisi la facilité au lieu de se battre. De t'avoir mis à l'écart de tout ça en plus d'avoir voulu s'éloigner sans explications.

Dans le flot de toutes ces nouvelles et de ta fureur, tu n'avais pas voulu rentrer de suite, ne songeant absolument que tu puisses être en danger à Poudlard. Après tout, tu ne vois pas le danger même quand il est sous ton nez préférant errer un moment dans le château pour évacuer ta colère. Mais le résultat n'était pas probant, et c'est telle une furie que tu as traversé la salle commune, ignorant totalement le pauvre Connor – que tu avais en réalité aperçut.

Tu as fini par peut-être fermer l'œil une petite heure alors qu'il se faisait déjà tard. Tout ça pour se faire réveiller par un professeur tôt. Une annonce à cette heure ? Cela ne présageait rien de bon. LE teint pâle, la mine basse, tu enfiles tes vêtements rapidement, relevant tes cheveux bouclés en un chignon bâclée, les cernes tombant jusqu'à tes genoux alors que tu traines des pieds pour rejoindre la grande salle. La tête encore embrumé par la veille.

Tu t'assois à la table des gryffondor, bien que tes jambes semblent plutôt avoir envie de s'enfuir au loin. Loin de tout ça, loin de cette folie. Tu te retiens, parce que tu le sens, tout ce qui va se dire va être important. Tu te retiens, parce que tu as encore les mots de Connor qui te trainent dans la tête. Toutefois incapable de tenir tes doigts en place, tu fais tourner une cuillère dans tes doigts et ceux même en cet heure qui semblait si grave. Même si tu ne mesures absolument pas encore l'étendue de cette futur annonce. Tu canalises ton hyperactivité dans ce simple mouvement, les yeux résolument fixé sur le professeur McGonagall qui prend enfin la parole.

Écoutant le moindre mot sans en perdre une miette, tu hausses un sourcil d'étonnement en entendant clairement qu'un camarade de Serpentard avait perdu la vie. Tu suis le mouvement général en te levant, le regard toujours aussi pâle, te forçant toujours plus à te canaliser en serrant ta cuillère dans tes doigts. Reste calme, honore ton camarade, reste sage. Au moins as-tu conscience des choses, contrairement à ce que certains pensent. Même si tu ne connaissais pas vraiment Jason, tu avais pu le croiser par moment, tu savais qu'il était proche de Nauela. Tu n'oses pourtant pas lever le regard vers elle, ni vers d'autre, de peur de croiser le regard d'un certain Gryffondor.

Mais l'annonce ne s'arrête pas là. Le professeur ne cache rien de ce qu'il s'est passé, ce qui te glace le sang, te noue la gorge, ne laissant aucune place à l'imagination ni même sur la nature des coupables de cette barbarie. Secouant la tête de désapprobation, ta cuillère se remet à bouger rapidement. Trop rapidement. Suivant le cours du discours de plus en plus fort. Mordillant ta joue en te remémorant tout ce que tu avais pu balancer à Caecus la veille, ta fureur contre ce dernier et son origine. Un simple avant-bras marqué signifiant la simplicité.

"...les cours seront remplacés par la recherche d’Adria O’Neill..." cette phrase hante ton esprit alors que ta cuillère vole par terre sous le choc. Le regard vide alors que tu te rassois sur le banc doucement, tu relèves un court instant la tête, la gorge encore plus nouée, prise de vertige. C'était une blague, pas vrai ? Malgré ton air maladif, tes yeux s'exorbite tout seul alors que tu écoutes cette fin de discours qui te fait automatiquement tourner la tête vers la table des Serpentards. Apercevant Caecus s'en aller, retenant tout tes membres de le rattraper. Il avait fait son choix, celui de la facilité. Et toi, t'allais certainement pas choisir celui-là.

Détournant rapidement la tête, tu balances un regard un peu perdu vers ta table, avec l'espoir infime de voir Adria apparaitre. Posant tes yeux sur Connor un bref instant, tu sers ton poing sur ta jambe, ne sachant plus très bien où en était tes propres émotions. La peine, la terreur, la rage et l'inquiétude était mis à l'honneur. Pour la première fois aussi, t'aurais presque pu lui avouer que, oui, il avait raison. Mais l'heure n'était pas à cela. Et si tes yeux ne lâchent pas de larmes, toujours bien trop fière et dure pour ça, ils sont tous de même rougit mais plein de détermination et d'espoir.

Et toi qui d'habitude te serais jeter sur le banquet et les éclairs au chocolat, pour la première fois, tu pousses l'assiette d'un geste désinvolte, sans pour autant bouger de ta place.
by Epilucial




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MessageSujet: Re: Entre le bien et la facilité, le second n'amène que le deuil... Ven 22 Juin - 17:30

Entre le bien et la facilité, le second n'amène que le deuil...
l'important n'est pas ce qu'on est à la naissance
Mais la façon dont on grandit par la suite


Tout Poudlard, mais surtout Caecus

Le sommeil n’a encore pas voulu d’elle plus de quelques heures. Le cœur trop lourd de sentiments néfastes partagés entre une colère sourde et une tristesse infinie qui la déchirent, le tout saupoudré d’une peur qu’elle ne peut raisonnablement pas montrer. Morphée ne parvient pas à l’emmener dans le monde du sommeil pour qu’elle puisse s’y reposer quelques heures. Elle devrait peut-être penser à demander une potion de sommeil sans rêve à l’infirmière, mais elle ne voulait pas qu’on sache que tout ça l’affectait. Au-delà de sa réputation qui en prendrait un coup, quelle importance à sa réputation à ses yeux ; aucune sans nul doute ; c’est surtout la peur qui guide ce choix de ne rien faire pour son sommeil. Une Avery qui se voit affectée par la mort de ses professeurs et camarades sang de bourbe, traître à leur sang ou autre infamie pour les Mangemorts, c’est une Avery qui se condamne à mort. Ne rien montrer, ne rien dire tout cela la las.

La tristesse qu’elle ne peut exprimer se transforme en colère, le silence en solitude et retrait. Elle parlait de moins en moins à ses amis s’enfermant dans son monde, dans ses études chaque jour un peu plus. Elle ne répond pas aux appels d’inquiétude de ses amis, à quoi bon. Cela ne servirait à rien. Elle ne peut rien leur expliquer, elle n’en a pas envie. À juste titre d’ailleurs. Le regard de l’enfant se balade sur le plafond de sa chambre, alors qu’elle se dit qu’elle n’aurait jamais dû se lier aux personnes de cette école. Hugo, Logan, Scorpius, Lily ou Adria autant de noms qu’elle aurait dû éloigner d’elle. Elle ne pouvait pas plus assurer leur protection, qu’ils pouvaient assurer la sienne. En se liant dans une naïveté stupide, un espoir vain, elle n’a fait que les mettre en danger en cas d’erreur de sa peur. Une boule vient l’étreindre lui coupant une respiration déjà fort menacée. Ses doigts resserrent les draps tandis qu’elle imagine son petit coin de paradis dans la forêt pour la calmer. Tout ça s’arrêterait un jour, la vie finirait par être plus calme. Sa vie ressemblerait à sa forêt si paisible un jour, il lui fallait encore un peu de patience dans sa lassitude. Sa respiration se calme, alors que cette douce pensée l’apaise.

Un apaisement de courte durée, alors que ses camarades se réveillent et que le professeur Londubat vient les voir. Elle s’était levée pour rejoindre la salle commune, étant déjà vêtue depuis un long moment, elle avait profité de son insomnie pour profiter des douches en paix. Ses yeux ont observé le professeur Londubat, comme les autres Serdaigle, tandis qu’il parlait. Ils sont attendus pour huit heures dans la grande salle, le ton solennel du professeur la fit frissonner. Elle le regarde partir, pour un autre dortoir surement ou pour la grande salle qui sait, une amertume certaine vient alors la gagner. Elle sait, elle a compris que quelques choses de grave s'aient passé, encore. Elle reste un moment fixé sur la sortie de sa salle commune qui se vide autour d’elle. Son visage passant d’une interrogation étrange à une froideur extrême, bien loin des questionnements et de la tourmente réelle qu’elle ressent au fond d’elle. Un visage représentatif du encore qui résonne dans sa tête bien plus fort que toute autre pensée. Froid ? Pas exactement en fait, elle a un air blasé, lassé.

Circe finit par imiter ses camarades après avoir été cherché sa cape aux couleurs de Serdaigle. Elle avance d’un pas lent, calme et élégant dans une froideur exquise, là où d'autres pressent le pas curieux, inquiet aussi, sûrement. À chaque couloir, elle entendait une nouvelle rumeur tout autant délirante les unes que les autres. Le pire c’est que certains devaient se rapprocher de la vérité. Leur tête sera mémorable quand ils découvriront n’avoir guère été loin de la vérité. Mémorable certes, mais la jeune enfant s’en fiche après tout, ça n’a pas d’importance, pas plus que le reste.

Les portes se dessinent devant elle, elle les regarde puis son regard s’abaisse sur la cohue que l’appel a créée. Des élèves curieux, inquiet qui parlent bien trop à son goût. Elle ne veut pas être là, elle se doute déjà de ce qu’on va leur dire. Elle finit malgré tout par entrer en a-t-elle vraiment le choix ? Que dirait-on si elle avait l’audace d’être absente ? Elle n’a pas besoin que l’attention se porte sur elle. Elle reste un instant figé sur le corps professoral dans ses habits de deuil. Évidemment que c’était ça, quoi d'autre sinon. L’enfant se place en bout de table et cesse de regarder les professeurs. Elle balaie la salle sans vraiment l’observer, elle ne sait quoi penser de tout ça.  Rien. Il n'y a rien à en penser.

Huit heures pile, la directrice fait sonner un carillon. Circe se tourne vers elle, mais son discours si familier ne lui fait plus rien. Une indifférence palpable sur son visage. Son regard céruléen si froid se fixe sur la table des Serpentard, elle ne dit rien, mais son visage est dénué de toute émotion là où l’affliction gagne le visage des autres. Une minute de silence à quoi bon ? Il est mort et eux en danger, ils devraient se concentrer sur leur survie plutôt que ça. Circe eut quand même assez de respect pour ne pas parler quand sonne l’heure de faire silence. Enfin du respect ou plutôt un moyen d’avoir la paix après tant d’agitations d’élève abruti que ne se rendent compte que maintenant de la gravité de la situation.  Elle aurait dû avoir pitié d’eux, mais en réalité, ils la dégouttent tous. Leur tristesse ne sert à rien s’ils ne sont pas capables de plus derrière et ils n’en sauront pas capable. Ils sont tous si lâche derrière leur grande parole.  

La minute s’écoule, le discours recommence. Il n’y a pas que ça évidemment. Le discours furieux de la directrice lui porte un rictus mauvais sur les lèvres. Elle reprochait à d'autres ce qu’elle-même n’avait pas su faire. Si elle pouvait assumer ses propres actes avant d’accuser autrui tout le monde irait pour le mieux.  Elle était la gardienne de la sécurité ici, celle qui devait veiller à ce que ces murs soient surs et elle a lamentablement échoué. Après une première bataille au début du mois, voilà que mourrait Jason Mayfair et Adria disparaissait dans la nuit. Son regard toujours fixé sur la table des Serpentard suit le mouvement de son cousin, qu’elle sait dévaster, qui fuit la grande salle. Elle n’est pas encore décidée à le suivre, elle n’en a pas envie. Que chacun assume ses actes, lui autant que les autres. Qu’ils payent le prix de leur lâcheté et de leur ignorance.

Une phrase de la directrice l’interpelle celle sur le choix de la facilité et du bien. L’enfant se tourne vers la directrice un regard mauvais planté dans le sien, bien qu’elle n’y porte sûrement aucune attention. Peu lui importe, ses sentiments ont pris le tournant d’une colère violente, virulente porté actuellement sur la directrice et les inepties qu’elle peut raconter. Si jusqu’à maintenant l’enfant Avery a douté de l’incompétence de cette femme, elle n’en a plus aucun doute. Si elle voyait les Mangemorts ou tout chemin s’en rapprochant comme celui de la facilité c’est qu’elle ne c’était jamais assez brulé les ailes à en être trop prêt. Être Mangemort ou enfant de Mangemort, être attiré par la magie noire ou autres n’est pas la facilité, la folie peut-être, mais pas la facilité. Le meurtre, la torture, le sacrifice ne sont jamais choses faciles peu importe ce que l’on est. Dans ce monde, le bien absolu et le mal absolu n’existent pas, comme la difficulté et la facilité. Tout chemin peut être dur ou facile, cela dépend entièrement de l’individu.

L’enfant ferme les yeux et respire profondément autour d’elle on la regarde étrangement, elle s’en fiche. D'autres rumeurs stupides ne vont pas tarder à pleuvoir à son propos qu’est-ce qu'elle peut bien en avoir à faire.  L’avis des ses cloportes, qui pensent que signer un papier stupide, pour une personne qu’ils ne retrouveront pas si le kidnappeur ne l’a pas décidé, sauvera leur âme, les rendra bons, n’a strictement aucune importance. Il est trop tard, le réveil aurait dû arriver plus tôt. Ils sont justes pitoyables, de pitoyables insectes avec de l’espoir, mais cela ne les rendrait pas moins pitoyable.

La voix du professeur Rogue dans les allées lui fait tourner la porte. Ce papier l’a fait lever les yeux aux ciels avant qu’elle ne lève son regard sur le directeur de Serpentard et lui que pensait-il de tout ça. Est-il du même avis que la directrice ? Elle espérait bien que son expérience lui faisait voir les choses d’un autre œil. Alors que l’un des papiers passe non loin d’elle, elle se lève et tourne le dos à sa table, elle n’a pas de temps à perdre avec des recherches qui s’avèreront inutiles. Elle passe les portes de la grande salle sans un regard envers les autres, qu’ils fassent ce que bon leur semble. Elle compte bien faire quelques choses d’un peu plus utile comme rejoindre son cousin pour qu’il reprenne ses esprits.

Circe Dione n’hésite pas une seconde sur le chemin à suivre prenant la route des extérieurs de Poudlard. Les Avery sont plus prévisibles qu’on le croit. L’extérieur sera toujours ou presque leur destination quand quelque chose dérape. Le silence douceâtre de l’amertume l’accompagne dans chacun de ses pas. Elle n’est pas d’humeur à être gentille ou conciliante pourtant il s’agit là de son cousin. Son cousin adoré qui vient de perdre une étoile dans son ciel.

Dans le paysage glacial de Poudlard en Janvier, ses yeux tombent sur son cousin dont l’esprit semble en loque. Circe s’arrête net sans un bruit. Elle observe un instant en silence sans oser l’approcher. Dans sa tête défile des mots plus durs les uns que les autres : coupable, connerie, futilité. Elle respire profondément et tente de s’apaiser pour ne plus voir le fond de cette histoire, mais juste la douleur éclatante de son cousin qui aujourd’hui plus que jamais a besoin d’elle. Leur unité fut leur force, qu’elle le reste dans cette adversité, aujourd’hui comme demain.

L’enfant approche de son cousin, elle savait qu’elle ne serait pas que douce avec lui. Elle ne comptait pas lui apporter le même espoir douceâtre qu’autrefois, il est bien trop néfaste. Cependant, elle compte bien être son soutien en ce jour. Ses genoux viennent se poser sur le sol froid au côté du corps de son cousin. Elle tend la main et vient lui caresser les cheveux avec beaucoup de douceur sans un mot. Elle lui laisse le temps de se faire à la présence d’un soutien dans les ténèbres. Elle le laisse comprendre qu’il n’est pas seul, qu’il ne le sera jamais. Elle est là, encore, et le sera encore les jours qui suivront. Elle sera là aussi longtemps qu’il le faudra, autant de temps qu’ils ne seront pas libres ou morts tous les deux.  Au final, la mort n’est-elle pas une forme de libération au vu de leur vie passée et à venir ?  Une libération peut-être, mais qui aurait pour l’enfant un arrière-gout amer après tout ce qu’il avait fait pour survivre jusque-là.

La main de la brune descend sur le bras de son cousin, alors que leur regard se croise. Elle n’a toujours rien dit et ne dira rien. Si l’un d’eux devait parler en premier c’était lui, c’était lui qui semblait avoir tout perdu et qui portait le poids d’une culpabilité inutile. Circe reste assis sur le sol, elle croise juste ses jambes et attend patiemment sous la pluie. Elle laisse l’eau la tremper y trouvant le calme et la patience dont elle avait besoin depuis ce matin. Elle se sent si loin tout en étant si près de tous les événements matinaux de Poudlard. Encore une fois, elle vivrait sa propre version de l’histoire, probablement encore plus sombres que celles que d'autre jouerait ailleurs.  


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MessageSujet: Re: Entre le bien et la facilité, le second n'amène que le deuil... Dim 24 Juin - 23:45
Y avait eu du mouvement cette nuit, vers quatre heure du matin à ma montre au cadran luminescent un peu rayé. Faudrait que j'change les piles un de ces quatre d'ailleurs. J'le savais parce que j'étais réveillé, comme d'hab, planqué dans une des salles abandonnées du quatrième étage, à lire un bouquin sur la magie invocatrice, attendant des nouvelles d'un voleur de dragon. J'avais eu peur de me faire chopper d'ailleurs, si bien qu'j'avais fini par me retrancher le plus discrètement possible jusque dans ma salle commune. Les professeurs semblaient avoir été de sortie. Soirée clandestine ? Ce serait drôle, faudrait que j'en parle à Asao, sûr qu'il en ferait un chouette article. Les sauteries nocturnes des professeurs, Rogue : pas si coincé que la légende le raconte. Ouais, avec monsieur le prof de tout en titre, parce qu'Asao faisait un peu fixette dessus et qu'les quolibets sur les profs redoutés, c'était vendeur. J'me dirigeais vers la Grande Salle, les cernes me bouffant les yeux - vivement le premier cours que j'dorme - quand je croisai le professeur Londubat tout de noir vêtu, la mine grave. Ouais, peut-être que j'parlerai pas de mon idée d'article à mon ami.

J'étais dans les premiers arrivés dans la salle, Londubat avait vraisemblablement à peine fini de réveiller mes camarades bleus vu l'heure actuelle et le lieu où j'l'avais croisé. J'avais un peu faim, j'avais beaucoup sommeil, mais le moment ne semblait pas aux besoins primaires. J'restai tête baissée, songeur, à attendre que la directrice nous annonce ce qu'elle avait à annoncer et qui promettait de ne pas être réjouissant. Les tables se remplirent au fur et à mesure, personne parlait fort, tous les profs étaient en noir, un frisson me parcourut le dos. Huit janvier deuxième round ? J'avais presque envie de pleurer. J'esquissai un sourire un peu crispé en direction d'Asao qui me lançait des œillades de sa table.

Après un coup de carillon, la voix de McGonagall retentit, confirmant mon hypothèse. Jason Mayfair était mort. Je ne le connaissais pas vraiment, je savais juste qu'il avait un an de plus que moi et qu'il était chez les verts. Le reste, joker. Il devait avoir des rêves, des amis, une famille, comme moi. J'avais envie de vomir. C'était quoi ce monde où l'on pendait des élèves aux arbres de leur école ? J'me levai avec le reste de la salle, un peu chancelant, pour la minute de silence. Putain, si un jour mes parents apprenaient l'histoire, je serai exilé en Alaska sans avoir rien pu faire pour me battre. D'ailleurs le discours qui suivit alla dans ce sens. On était en guerre, de nouveau. Contre l'obscurantisme, comme toujours. Une élève avait disparu également. Une gryffondor que je ne connaissais pas non plus. En cadeau d'adieu (enfin non, j'espérai que ce ne serait pas un adieu), elle nous libérait la journée. Ça m'embêtait, je comptais dormir en cours, mes paupières papillonnaient, lourdes de sommeil. Mais pas maintenant.

McGonagall se rassit, les plats apparurent. J'grignotai deux-trois machins, me forçai à ingurgiter un bol de thé. Je ne le finis pas, la gorge trop nouée. Toute à l'heure, j'signerai la décharge, même si c'était certainement un peu tard pour chercher l'élève évaporée, mais fallait pas pour autant rester à rien faire, non ? J'savais pas trop, j'avais jamais vécu de guerre moi et ça me faisait flipper.

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MessageSujet: Re: Entre le bien et la facilité, le second n'amène que le deuil... Sam 30 Juin - 23:55

Solveig était plongée dans son livre, un grain de raisin entre les lèvres lorsqu’elle entendit une voix toute proche de son oreille, un chuchotement bas d’une voix qu’elle ne connaissait que trop bien et trop imparfaitement en vérité. Son directeur de Maison était tout près d’elle, lui murmurant à l’oreille des instructions : quitte à lire, autant aller lire dans son bureau, là où son attitude ne serait pas jugée déplacée. Pour la deuxième fois en peu de temps, Solveig sentit ses tripes se tordre tandis qu’elle prenait la pleine mesure de la profonde différence qu’était la sienne. Regulus lui avait fait ressentir ce même sentiment d’étrangeté, ce même moment de bascule où le monde ne semble plus avoir le moindre sens.

Elle referma avec douceur son livre en répondant vivement à l’enseignant.

« Merci professeur, puis-je y aller dès à présent ? »

La jeune fille, tout en disant cela, songea un instant à sa situation : elle ne comprenait pas les élèves de cette salle tout comme ils ne la comprenaient pas. Elle était pragmatique : O’Neill était probablement morte. A quoi servait d’entretenir la flamme d’un espoir illusoire ? Ou bien voulait-on récupérer son corps pour l’honorer de vaines cérémonies funèbres. Non, pas vaines, il paraissait que ça aidait à faire le deuil.

Solveig ne savait que penser du comportement humain : en quoi lire un livre était-il déplacé ? Etait-ce parce que ça sortait de la norme ? Parce qu’en de pareilles circonstances, elle devrait se préoccuper davantage des morts que de la vie, la sienne ? Elle ne comprenait pas bien, et sentait pourtant qu’il y avait quelque chose de cet ordre. Cela lui semblait tout bonnement illogique, mais le mimiétisme social pesait sur ses épaules.

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MessageSujet: Re: Entre le bien et la facilité, le second n'amène que le deuil... Dim 1 Juil - 13:19


Entre le bien et la facilité...

Event II

A deux heures du matin, je me suis éveillée comme de coutume, sans un bruit. La douceur du sommeil a laissé place à l’impérieux appel de la prière, et je m’extrais de mon lit. A côté de moi, ma voisine de chambre dort profondément. J’aime cette heure pâle où le jour n’a encore donné de ses premiers feux. L’office de nuit remplit toujours mon âme d’une sérénité étrange, cette belle et douce sérénité qu’offre des retrouvailles seules avec ma conscience. Je m’assois en tailleurs sur le rebord de la fenêtre dans la haute tour de Gryffondor. La forêt interdite se profile sans fin sous l’éclat de la lune, nimbant ces heures nocturnes d’une auréole de clarté diaphane. Je joins les mains et ferme les yeux, portée par la mélodie intérieure qui me rempli l’âme.

Les chœurs célestes s’élève dans mon esprit, j’entends cette louange chantée mille fois d’une voix haute et pure, et chuchotée dans l’espoir nocturne. Mes pensées et mes prières vont vers tous ces êtres, créés à la force de la miséricorde divine. Gobelins et Nagins, Sorciers et Moldus, Licornes, Serpents et Lions, jusqu’au plus infime insecte qui rampe sur les feuilles. Que tous et toutes soient accueillis dans la chaleur de la foi.

Je songe encore à cette guerre naissante, et à ces rescapés de la mort. Que Dieu Tout puissant m’accorde la clairvoyance et le bon jugement quant aux ressuscités, qu’il m’accorde son bras pour frapper les ténèbres et sa main pour accueillir la lumière. Porte étendard de son Nom, qu’il mette sur mes lèvres sa louange, et dans mon coeur sa miséricorde. Amen.

Mes lèvres forment silencieusement quelques mots du Miserere mei tandis qu’une perle d’émotion coule sur le galbe clair de ma joue.

« Libera me de sanguinibus, Deus, Deus salutis meae, Exultabit lingua mea justitiam tuam. Domine labia mea aperies, et os meum adnuntiavit laudem tuam. Holocaustis non delectaberis, Sacrificium Deo spiritus contribulatus, cor contritum et humiliatum Deus non spernet. »


[Ô Dieu, Dieu de mon salut ! Délivre-moi du sang versé, et ma langue célèbrera ta miséricorde. Seigneur, ouvre mes lèvres, et ma bouche rendra publique ta louange. Si tu avais désiré des sacrifices, j'en aurai fait en ton nom, mais tu ne prends pas plaisir aux massacres. Les sacrifices agréables à Dieu, c'est un esprit apaisé : Ô Dieu, ne dédaigne pas un coeur brisé et contrit.]

J’attends que la perle de cristal se perde dans les ténèbres tandis que mon coeur mis à nu par la prière s’apaise. Je me signe et quitte mon appui de fenêtre sans bruit. Un dernier regard vers les secrets de la forêt, et je retourne m’étendre jusqu’au lever du jour. Je m’éveille avec la voix d’un professeur venu nous annoncer, d’un air sombre, un rendez-vous dans la grande salle. J’acquiesce avec douceur, les yeux pleins d’une pénétrante clarté et m’empresse de relayer l’information auprès des Gryffondor les plus endormis et les plus jeunes.

Ma voix est douce lorsqu’elle porte le message aux quelques assoupis, et ma main sur leur épaule se veut apaisante. Je sens, pourtant, un étrange bouillonnement d’émotions qui n’annonce que du funeste. Il n’est pas courant, pour nous, d’être ainsi convoqués de bon matin par la Directrice, et ce ne peut signifier qu’une chose : il me faudra célébrer les Laudes avec un peu de retard…

J’accompagne, en bonne préfète, les derniers retardataires jusqu’à la grande salle. Ce sont de jeunes premières années, pour la plupart, et je m’assois, une fois n’est pas coutume, parmi eux. Je pressens qu’ils auront besoin de la présence rassurante d’une aînée. Du coin de l’oeil, j’aperçois à la table des visages connus : Connor et Siobhan, ils sont trop éloignés pour que je puisse les saluer. Enfin, Minerva McGonagall prend la parole pour nous annoncer de bien funestes nouvelles. La mort de Jason Mayfair, et la disparition d’Adria O’Neill. Je ferme les yeux en signe de recueillement et joins les mains. Mes paumes tremblent un peu en se touchant. Aussitôt, j’implore Dieu d’accueillir en son sein les âmes défuntes, et d’offrir la protection à Adria si elle est toujours en vie. Une larme perle au coin de ma paupière mais ne roule pas. Il n’est pas encore temps pour la tristesse. Autour de moi, parmi les premières et les deuxièmes années – des enfants, encore – les nerfs lâchent. Je me lève et passe près d’eux pour les étreindre, et les laisser pleurer tout contre moi. Je tourne les yeux vers Connor que je vois blême de colère. Je suis son regard juste à temps pour le voir toiser un jeune Serpentard parti à la hâte hors de la grande salle. Tant d’émotions en si peu de mots. Je raffermis ma prise sur l’enfant qui pleure sur mon épaule, et tout en lui murmurant des paroles de réconfort, je détaille la table des professeurs. Un seul s’est levé pour prendre soin de ses étudiants. Je suis du regard Severus Rogue en songeant qu’il est, en cet instant, le seul à faire preuve de Pitié et d’Altruisme. Les autres ne sont que colère et volonté belliqueuse. Priez pour leur Âme, Seigneur.

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MessageSujet: Re: Entre le bien et la facilité, le second n'amène que le deuil... Sam 7 Juil - 17:38

ft. Trop de gens

"Ça aurait pu être n'importe lequel d'entre nous."


On dit qu’un esprit fatigué est un esprit souvent qui perd de sa vivacité. De son souffle. De sa vigueur. Et c’est ce qu’avait pu croire le jeune Stevens sur les dernières minutes de leurs recherches. Lassé en continue comme désespéré et acceptant une certaine finalité qui l’effrayait et l’accablait tout autant. Epuisé par ce doute venimeux qui s’était trouvé pour allié une culpabilité sans pareil. N’arrêtant pas dans les silences pesants qui s’étaient installés pendant ces heures d’épouvantes de se morigéner mentalement. Comment avait-il pu la laisser seule ?

L’Irlandais s’était ainsi rendu dans la grande salle, comme tout le monde. Reprenant sa place dans ses rangs. Quittant son caractère d’anomalie de la nuit où il avait été au cœur de cette action qui lui soulevait la poitrine avec difficulté. Le dégout s’emparant de ses traits. Notamment quand il s’égarait dans certaines absences où se gravait dans sa mémoire le visage de Mayfair.

Son corps ne quittant pas ce lent frisson d’angoisse en repensant à la façon avec laquelle on lui avait ôté la vie. Comment pouvait-on être ignoble à ce point ? Une torture lente où le pauvre avait vu la marche funèbre procéder en son nom. Cette mise en scène macabre le laissant affreusement esseulé, se balançant à cet arbre alors que sonnait la fin au loin. La mort trainant le pas pendant que la corde encerclait toujours un peu plus son cou dont elle épousait la forme. Cisaillant sa peau qui s’était fait vain dernier rempart.
Connor perçut à nouveau l’épouvante qui avait dû habiter le vert et argent récupérant un peu de la maitrise de son corps, déformant dans ses derniers instants son visage sous son agonie avant de tomber dans la longue et ténébreuse inconscience éternelle.

Une mort affreuse qu’on ne pouvait souhaiter à personne à moins d’être un esprit incroyablement perturbé. Il plissa des yeux. C’était ça qui les attendait dehors. De grands malades pouvant torturer homme, femme et enfant. Des esprits déséquilibrés prônant dans la terreur et l’horreur leurs idées maladives. Leur malveillance pouvant tomber dès lors sur le moindre innocent sans préavis. Ravissant vie et existence pour un oui, pour un non ; pour rien parfois même. Il serra un peu plus l’étreinte sur la jeune femme dans ses bras. Préférant garder sous silence ces pensées-là. Qu’elle garde de cet idiot de Mayfair un bon souvenir. Même s’il n’avait jamais rien accompli, au moins que le jeune homme parte dans la mémoire de ses proches dans la dignité.

Mais ce qui réveilla un peu plus le lion, le faisant rugir dans son cœur de cette rage fut le départ d’Avery. C’est ça, joue la princesse dévastée connard, c’est de ta faute tout ça ; à toi et aux tiens. Qu’il prenne conscience de ce que sa présence infligeait. Un poison auquel il les mettait tous en contact rien que par sa présence à leur côté. Espèce d’égoïste demeuré.
En parallèle inscrivant les actes de cette nuit à l’avenir qui attendait cet héritier Sang-Pur. Voilà ce qu’il allait devenir – s’il ne l’était pas déjà, ce dont doutait le brun - : une immondice de la pire espèce capable des pires choses. Raflant le dernier souffle des autres en le nom d’un certain Mage Noir qui n’avait jusqu’ici accompli qu’une seule chose de bien durant toute sa vie : mourir.

C’était donc qui attendait toute la communauté magique ? Disparitions étranges, corps s’additionnant aux précédents que l’on venait à peine de mettre en terre. 2021 n’annonçait rien de bon en ce premier mois. Sombre. A l’image exacte du cœur du gryffon, décidé à prendre les armes. Encouragé en ne pouvant s’empêcher de penser à O’neill pour laquelle il nourrissait tant de regrets et d’angoisse quant à son sort – l’espoir ne tenant qu’à un fil. Tout ça c’est la faute d’Avery… Dans son existence, d’avoir rendu assez fou le lion pour planté sa camarade dehors à heure tardive la veille. Mais aussi pour sa proximité avec les autres.

Pourtant Connor n’en avait pas parlé la nuit dernière, de cette relation qu’entretenait son attrapeuse avec l’Avery. Et encore moins de la condition de ce dernier. Cette nouvelle part de l’histoire venant rajouter une couche de volonté à l’ardent désir qu’il nourrissait d’exploser la belle gueule du Sang-Pur de lui-même ; il allait lui faire la peau. Mon gars, ta mère te reconnaitra pas quand j’en aurais fini, tu peux en être certain.

Soudainement l’étrange impulsivité d’aller rejoindre le blond pour lui siffler de face toute sa hargne. De lui rappeler que l’absence d’une de ses concubines en ce jour d’appel n’était surement pas sans lien avec l’histoire qu’il partageait avec elle. Pointer ce doigt accusateur sur sa misérable existence et le défendre d’oser encore se rapprocher d’une autre. Lui faire regretter encore de ne pas avoir pu porter assez de courage pour que ce soit sa carcasse qui tombe au sol et non celle de cette innocente. N’ayant retenu que ça de la veille dans sa discussion avec Siobhán : cette possibilité ratée par le blond de s’opposer à ce destin fixé à sa naissance, le faisant choisir son camp dans sa propre lâcheté. Tu es misérable Avery.

Enfin… il dû reconnaitre tout de même la bêtise aussi d’O’neill qui l’avait dépassée hier. Plus même que celle de l’Irlandaise, puisque l’attrapeuse avait confirmé connaitre la condition de l’Avery, elle. Et elle avait assumé. Oui elle était au courant, et oui elle sortait avec lui pour autant. Souillant la réalité des choses par une ignorance qu’il aurait pu croire conséquence d’une maladie mentale. Ne bronchant que lorsqu’il lui avait fait part la veille de ce putain de baiser entre son Prince Charmant de mes deux et sa batteuse. C’était d’ailleurs à ce moment Connor était parti, rageur. Il faudrait qu’elle revoit l’ordre de ses priorités ! avait-il craché contre l’imbécile.
L’Irlandais retraçant tous ces faits depuis le petit matin, comme pour calmer ses propres regrets. Ce n’est pas de ta faute, tu les as avertis. Tu ne peux pas protéger tous les cons sur Terre.

Pourtant, il se le devait, pour l’un d’eux au moins ; Siobhán... Le regard venant longer la silhouette de la petite brune à quelques pas. Sa gorge se noua à nouveau. Elle avait, ce matin même, la preuve de ce contre quoi il la mettait en garde la veille. Ce sort qui, s’il lui arrivait, qui le rendrait aussitôt fou de rage. L’envie de la secouer violemment le démangeant. Mais il céda plutôt à l’impulsion d’enfoncer le clou chez elle pour qu’elle percute bien cette fois-ci ce dont il s’efforçait à la protéger, avec à l’appui l’exemple d’O’neill. Sortant de cette auto-promesse de rayer un trait sur elle et ce qui pouvait bien lui arriver qu’il s’était faite il y a de ça moins de dix heures – car après tout, il ne pouvait se voiler la face, il était tout bonnement abandonné de la faculté d’ignorer ce qu’il pouvait lui arriver. Elle lui importait trop.

C’est ainsi qu’il lâcha finalement sa cousine éloignée. La laissant fondre aussitôt dans les bras d’une de leur camarade rousse qui lui passait déjà un bras autour de ses épaules pour l’accueillir dans une étreinte chaleureuse. Puis recula, remettant en place sa chemise blanche  -mouillée sur un endroit par les larmes de Scott. Ses mains s’enfonçant dans un réflexe dans ses poches où il cacha ses poings fermement serrés, définissant son ébullition. La tête haute, marquée par de sa détermination.

Il n’en pouvait plus de tout ça. Compter les morts. Quatre en un mois. Peut-être tantôt un cinquième qui s’ajouterait à la liste. S’avançant d’un pas déterminé il remonta la table vers sa place initiale. De nouveau une violente inquiétude prenant de court son esprit épuisé sous les derniers évènements alors que ses yeux dardaient d’un regard sévère les épaules frêles de l’Irlandais. Il avait deux mots à lui dire à cette inconscience.
Procédant tout de même avec subtilité – dont il était pour une fois capable pour ne pas éveiller les curieux sur tous les tenants de l’histoire, dont notamment la raison de sa grande méfiance sur le blond. Il s’arrêta ainsi derrière elle, se penchant par-dessus l’épaule de la jeune femme en prétextant vouloir attraper l’un des éclairs qui lui faisaient face. Elle n’y avait pas touché nota-t-il par ailleurs en arquant un sourcil sous cet étrange détail avant de s’en satisfaire. Si elle était secouée c’était tant mieux. Elle entendrait peut être enfin raison.

Le torse frôlant son dos alors que revenait l’odeur d’agrumes qu’il se savait capable de reconnaitre entre mille. Il empoigna la pâtisserie, la mine dégagée pour ne pas attirer les regards curieux qui se firent absents ce triste matin à sa plus grande chance. Pour une fois qu’on ne les épiait pas comme des animaux sauvages. C’est alors qu’il glissa d’une voix pleine de reproches sur un ton assez bas en s’appuyant un peu plus contre son dos pour s’assurer de la proximité - qu’il n’y ait qu’elle qui puisse l’entendre - :

«
J’espère qu’avec tout ça tu vas un peu plus réfléchir maintenant. »

Il se redressa alors aussitôt dans un naturel feint avant de reprendre sa route pour retourner à sa place. Quittant la proximité de la petite femme qui pour une fois ne l’avait pas enivré. Mais plutôt retourné l’estomac.
Il lui en voulait encore. D’être aussi bête qu’O’neill. De ne pas voir les choses en face. De s’accrocher au pire des imbéciles et des lâches qui les mettait juste tous en danger alors que dans le propre cas du brun elle avait décidé de le chasser de sa vie comme s’il ne méritait rien d’autre qu’une godasse lancée dans son dos, des insultes pour sombrer dans l’ignorance. Encore énervé de la veille qu’elle s’en soit prise à lui et lui confirme qu’il ne l’importait peu, mais incapable de supporter rien que la pensée que ça aurait pu être elle à la place de l’attrapeuse.

Reprenant par la suite sa première place sur le banc au milieu de ce silence pesant à leur table qui n’était perturbé que par quelques reniflements, sanglots ou chuchotis aux tons graves. Les visages de tous s’assombrissant par l’horreur, l’angoisse et la haine. Il remarqua par ailleurs que peu avancèrent les mains pour capter quoi que ce soit à grignoter.
Dans cette absence de faim où tous s’accordaient, il posa dans son assiette cet éclair au chocolat. Son excuse bien misérable qui le nargua pourtant aussitôt par sa présence. Représentant toutes ces choses qui lui faisaient déjà mal et qui le provoquèrent encore plus en ces heures matinales.









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Entre le bien et la facilité, le second n'amène que le deuil...
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