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au plus noir de la nuit (regulus)
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MessageSujet: au plus noir de la nuit (regulus) Mer 20 Juin - 19:17

Au plus noir de la nuit
oops
Lucy étouffa un bâillement. Son regard se posa un bref instant sur le couloir désespérément vide et sombre. L'adolescente rejeta sa chevelure rousse en arrière et d'un geste rapide la noua en un chignon des plus approximatif. La jeune fille ne possédait pas le don de se coiffer par magie… En réalité elle enviait secrètement son aînée qui avait le don d'avoir l'air de sortir d'un magazine de mode même lorsqu'elle se considérait comme négliger… En l’occurrence la jeune Poufsouffle n'avait pas besoin d'un miroir pour savoir à quoi elle ressemblait : une fille fatiguée par ses études, sa tâche de préfète, son poste de présidente d'un club et maintenant affublé d'un enchevêtrement de cheveux sans queue ni tête qui avait pour seul mérite de lui dégager les yeux… Non vivement, Lucy n'avait qu'une hâte, en finir avec cette ronde, en finir avec son devoir de potion et réussir à profiter de quelques heures de répits avant de reprendre son emplois du temps. Le pire c'était que son père avait le culot de lui reprocher d'avoir arrêter le club de journalisme… Comme si elle avait le temps cette année ?! Et puis, dans une époque aussi sombre, mieux valait se concentrer sur le duel.

Une époque aussi sombre un frisson descendit le long de sa colonne vertébrale. Elle n'arrêtait pas d'y penser. L'agression de Lily, son père étendu inconscient pendant trois jours à Sainte Mangouste. Souvent, elle y pensait, quand elle les observait, leur baguette levé, sur le point de se livrer un duel. Combien devrait en mener un réel bientôt ? Combien aurait besoin de ne pas s'accrocher à ces règles de courtoisie stupide ? Était-ce toujours un simple club ou une assurance d'être capable de se défendre ? Et puis… seraient-ils réellement capable d'user de ce savoir si la situation l'exigeait ? Un bref instant l'adolescente s'arrêta. Son regard croisa son reflet dans une vitre. Elle ne reconnaissait pas vraiment la jeune fille qu'elle y voyait. Était-elle réellement entrain de devenir une femme sérieuse qui s'inquiétait de tout ? Où était passé l'insouciance que son adolescence lui avait promit ? S'était-elle évaporé avec l'attaque du ministère ? Ou bien l'agression de Lily ? Ou l'assaut sur Poudlard ? A quel moment le basculement avait-il commencer à s'effectuer ? Lucy observait son reflet... et elle n'aimait pas ce qu'elle voyait.

Un bruit diffus la tira de ses pensées. Un bref instant elle cru avoir rêvé... Un filet de voix, léger, imperceptible, un sortilège lancer ou un chuchotement ? C'était peut être juste son imagination... Non, un légère lumière sembla émaner de l'angle d'un couloir. « - C'est pas vrais... » Un léger soupir lui échappa. Qui pouvait être de sortie à cette heure et à cette étage ? Un gryffondor sûrement... Il n'y avait qu'eux pour risquer une sortie nocturne. Enfin non, il n'y avait pas qu'eux... mais ils étaient suffisamment sûr d'eux et imprudent pour se laisser prendre. Lucy observa sa baguette qui éclairait encore légèrement le couloir devant elle. « - Nox. » un simple murmure et le noir se fit autours d'elle, seul la lune et les étoiles éclairait encore le couloir. La scène venait en un instant d'être paré de rêve et d’irréel. Ce que le château pouvait être beau ainsi. Ceci dit la poufsouffle ne s'y attarda pas vraiment. Elle espérait que l'élève n'avait pas vu la lueur de sa lumière et qu'elle pourrait le surprendre. La dernière chose dont elle avait envie, c'était d'une course poursuite dans les couloirs. Silencieuse, comme une ombre, elle parcouru les quelques mètre qui la séparait de l'élève rebelle.

D'un coup la rousse surgit de l'ombre. « - Lumos! » Son regard observa le coupable. Il était jeune ou de son âge en tout cas. « - Ah Ah! » Malgré elle sa voix avait quelque chose de triomphant, elle était plutôt contente de ne pas avoir à le poursuivre dans les couloirs. Sans vraiment lui laisser le temps de réagir, la jeune fille poursuivit. « - Donc on se promène hors de son dortoir la nuit ? Vraiment... En cette période ! Qu'est-ce que tu faisais hein ? J'ai vu un sort se lancé. Est-ce que tu essayais de sortir en pleine nuit ? Tu cherchais un passage secret ? Ou alors il y en a un là? » Un bref instant Lucy ressemblait à elle-même, cette jeune fille pleine de vie et d'enthousiasme. On aurait sûrement voulu de la préfète en chef un peu plus de sérieux dans son ton, mais quelque chose trahissait sa nature douce et joyeuse. « - Tu sais, je vais devoir retirer des points à ta maison... Vraiment c'est pas sérieux. » Elle observa un instant le visage du jeune homme, cherchant à se souvenir de sa maison. Il semblait du même âge... pourquoi diable n'arrivait-elle pas à le remettre ? C'était peut être un sixième année ? Non... Eux aussi elle le reconnaissait à peu près, c'était à partir de la cinquième années, normalement, qu'elle commençait à douter...  « - ... Enfin, tu es de quel maison en fait ?  »  
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MessageSujet: Re: au plus noir de la nuit (regulus) Jeu 21 Juin - 11:25
 
     Au plus noir de la nuit         (Regulus Black/Lucy Weasley)



Il était tard, très tard. Faire le ménage après l'heure réglementaire de la fermeture de la bibliothèque, ranger ses propres notes d'études et vérifier s'il n'y avait eu aucun oubli avant de verrouiller (et protéger par quelques sorts) les portes de la bibliothèque de Poudlard lui avaient prit plus de temps qu'il ne s'imaginait. Son visage juvénile était marqué par la fatigue, mais ce n'était pas pour autant que le jeune homme se plongerait à son aise dans le repos. Pour soulager ses angoisses, et autres crises qui l'empêchaient d'accéder à un sommeil réparateur, il s'était mit en tête que la réalisation d'un patronus (forme suprême d'énergie positive) pourrait se révéler salvateur pour sa santé et son bien-être.
Ainsi, alors qu'il se dirigeait vers ses modestes appartements, alloués aimablement par la direction de l'école, il s'entrainait à la réalisation du sortilège. Il avait lu tout ce qu'il y avait à savoir sur la théorie, s'était renseigné jusque dans les remarquables ouvrages de la Réserve, mais le passage à la pratique restait invariablement désolant. En même temps, réaliser ses tentatives sur son lieu de travail, alors qu'il était censé remplir ses fonctions, ce n'était pas l'idéal pour s'entrainer. Alors, il profitait des couloirs déserts de l'école, à cette heure tardive, pour s'exercer.
Spero Patronum murmurait-il avec conviction et espoir tout en agitant élégamment sa baguette magique devant lui. Un mince filet argenté se dressa momentanément sous ses yeux avant de disparaître dans une fumée diffuse. Le bibliothécaire désespérait. Il recommença encore et encore, marchant d'un pas souple sur le tapis ancien et poussiéreux qui couvrait le sol du couloir où il déambulait. Depuis le départ du précédent concierge, dont le poste demeurait inoccupé, l'état de propreté du château laissait gravement à désirer. Les élèves en profitaient pour se montrer beaucoup moins soigneux et Peeves se régalait d'avoir les mains libres pour rendre le château plus impitoyablement crasseux. Il n'était pas rare de croiser des traces de ses méfaits au détour d'un couloir ou en entrant dans une salle. Il avait ouïe dire (c'est incroyable ce que l'on peut entendre dans une bibliothèque) qu'une élève avait piqué une crise de larmes parce qu'elle s'était malencontreusement assise derrière un bureau où Peeves venait de piéger la chaise avec de la colle magique. Les professeurs devaient souvent appeler en renfort les elfes de maison pour qu'ils nettoient et réparent les méfaits de l'esprit frappeur.
Heureusement, l'effroyable spectre ne venait jamais dans la bibliothèque, et les rares fois où il rôdait près de ses portes, Regulus avait eu tôt fait de requérir l'aide du Baron Sanglant, seul être au monde qui inspirait de la terreur et du respect à Peeves. Dès ses premières semaines à l'école en tant qu'élève, Regulus s'était évertué à bien s'entendre avec le Baron, ayant comprit que se trouver dans ses bonnes grâces pouvait s'avérer fort utile. Ainsi, il n'avait jamais eu réellement à craindre des facéties dégoutantes de l'esprit frappeur de l'école.
 
Regulus récidiva dans ses tentatives, changeant tour à tour le ton, la prononciation, mais surtout, il variait les souvenirs et sentiments qu'il tentait de rattacher à son sort. Certains se montraient encourageant, alors que d'autres étaient à évincer directement. Les résultats variables qu'il obtenait représentaient un bon sujet d'étude, malheureusement, son état de santé ne lui permettait de s'y pencher tout à loisir. Il devait, hélas, se contenter d'agir et de penser au strict minimum. Une torture pour un esprit curieux et aussi rusé que le sien !
La dernière tentative parut cependant plus satisfaisante. Le plaisir de se retrouver à Poudlard, la sensation d'être en vie et travailler dans la cathédrale de la Connaissance de Poudlard l'avaient envahit agréablement. Au point que le mince filet argenté laissa place à une forme plus épaisse, même si encore indistincte. En tout cas, il pouvait désormais affirmer que son patronus ne volait pas et marchait sur quatre pattes. La satisfaction s'infiltra dans ses veines à la manière d'un philtre de paix et une quiétude qu'il pensait ne jamais retrouver le réconforta. Peut être que s'il pouvait également toucher à nouveau à un balai, caresser amoureusement le manche en bois ciré, monter dessus et s'élever à quelques mètres au-dessus du sol... sentir la brise fraîche sur ses joues roses, ressentir l'agréable sensation de voler, de ne rien peser et se laisser griser par la vitesse... filer à travers le terrain de Quidditch, esquiver les anneaux dorés des buts, remonter en chandelle, descendre en piqué, esquiver le sol au dernier moment et faire les virages les plus serrés possible... enfin, sentir à nouveau un vif d'or se débattre entre ses doigts, entendre le public rugir et applaudir devant son triomphe...
Malgré lui, le rouge lui monta aux joues et il haletait légèrement. Avec un plaisir sauvage, il constatait qu'il gardait encore en mémoire les joies simples, mais furieuses, de jouer au Quidditch. Il lui faudrait acheter un balai, un bon. Un élève avait bien voulu lui prêter un magasine sur le sport favori des sorciers, et il s'était mis à jour sur les équipes professionnelles, le classement, et même sur les nouveautés en matière d'équipement. Il avait dévoré le magasine comme un enfant le ferait avec le catalogue de jouets pour sa liste de Noël.
Sans s'en rendre compte, il avait à nouveau murmuré son incantation, son esprit voguant quelque part sur un terrain de Quidditch, un balai tout neuf et aussi rapide que le vent le portant vers une victoire imaginaire. La chaleur et la fierté de la réussite... les acclamations qui enflammait son corps épuisé... les traits du patronus qui venait d'apparaître se firent plus précis. Il était massif, avec une queue longue et effilée et trottinait devant lui, avant de s'évanouir quand Regulus remarqua enfin sa présence. Le jeune homme ragea : il n'avait pas eu le temps d'observer l'animal pour en définir l'espèce. La créature apparue restait désespérément anonyme.
Alors qu'il allait tourner à un nouvel angle de couloir, l'air à la fois satisfait et dépité, une furie à la crinière flamboyante bondit sur lui. L'espace d'un instant, il eut l'impression qu'un lion s'était jeté sur lui et s'apprêtait à faire de lui son repas. Mais non... ce n'était qu'une jeune fille, avec une impressionnante tignasse rousse et rendue démente par... ma foi, se pouvait-il que... ?
La créature était une Poufsouffle, l'insigne de préfet-en-chef luisait d'un éclat froid à la lumière argentée de la lune (et des étoiles, dont la lumière transperçait à travers les larges fenêtres du couloir et qui constituait leur seule source de lumière). Elle était certainement en train de réaliser sa ronde habituelle avant d'aller se coucher et laisser sa place à un professeur. Certainement qu'elle pensait avoir surprit un élève hors de son dortoir, chose aisément compréhensible au vu des nombreux contrevenants qui tentaient bien trop régulièrement l'expérience.
D'abord, il pensa qu'elle réaliserait immédiatement son erreur et s'excuserait aussitôt, mais la jeune fille persévéra dans sa méprise. Pour la première fois depuis un certain temps (à force les élèves qui venaient souvent à la bibliothèque le reconnaissaient et s'étaient habitués à son physique... particulier), il réalisa que sa jeunesse empêchait la préfète d'imaginer qu'il put être autre chose qu'un élève. Il était vrai qu'il avait seulement 18 ans, et que son aspect encore adolescent avait surprit plus d'un étudiant (et fait glousser et pâmer plus d'une jeune fille).
Comme elle se montrait exaltée dans son rôle de préfète-en-chef, remplissant, soit dit en passant, ses fonctions à merveille, et annonçant triomphalement qu'elle comptait le sanctionner, Regulus la laissa terminer son beau laïus et tenta de deviner à quel moment elle réaliserait sa méprise. La scène lui parut si extraordinaire et amusante qu'il ne put s'empêcher de ricaner gentiment quand elle commença à chercher de quelle maison il pouvait être l'élève.
- Pardon, miss, s'excusa le jeune homme en tentant de réprimer son petit rire. Mais je crois que vous faites fausse route. Je ne suis pas un élève. Et même si j'ai fréquenté la maison Serpentard, je crains qu'il ne vous soit difficile de lui retirer des points sous prétexte que vous avez surprit un de ses anciens représentants dans les couloirs en pleine nuit.
Il la salua d'une courbette polie, et profitant qu'elle restait muette de surprise, il enchaina :
- Je suis Regulus Black, le nouveau bibliothécaire de l'école. Je suis étonné que les professeurs ne vous ai pas parlé de moi, cela aurait évité ce terrible, quoiqu'amusant, quiproquo. Mais je ne peux pas vous en vouloir, il est vrai, après tout, que je n'ai qu'une pauvre année de plus par rapport aux élèves de septième année. Ma jeunesse extrême vous aura induite en erreur. Aussi, je consens volontiers à passer l'éponge sur ce délicat moment.
Il fallait pour cela s'abstenir de la taquiner et de lui rappeler ce moment de gêne totale. Mais difficile d'oublier ce regard triomphant, ce zèle qui avait fondu peu à peu pour laisser place à la surprise et à l'effroi devant l'erreur. La rencontre avait quelque chose d'agréable tout à coup.
 Enfin... pour lui, mais peut être pas pour elle.

 


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MessageSujet: Re: au plus noir de la nuit (regulus) Jeu 21 Juin - 14:38

Au plus noir de la nuit
oops
Ses lèvre s'arrondir délicieusement, un petit cercle presque parfait alors qu'un simple son en sortait : « - oh. » Elle resta un moment immobile. Les informations s'assemblait dans son esprit, sa méprise prenait forme et subitement elle sembla enfin visualiser l'ampleur de son erreur. Elle observa un bref instant le… bibliothécaire. Son expression amusé, son ricanement… Un bref instant elle songea qu'elle aurait préféré qu'il soit un élève, Lucy aurait apprécier être amie avec ce rire. Une fois de plus ses lèvres s'arrondir. « - OH! » Nerveusement elle passa une main dans ses cheveux, empirant dramatiquement le chignon. Dans un moment de lucidité, elle réussit enfin à sortir autre chose que ce oh surpris. « - Je suis vraiment, vraiment, vraiment, vraiment, vraiment, vraiment, VRAIMENT, désolée Monsieur Black. J'avais entendue dire que notre nouveau bibliothécaire était jeune… je n'imaginais pas que vous l'étiez autant. » Il y eu un nouveau moment de lucidité, elle s'enfonçait. Elle s'enfonçait gravement. « - Je ne veux pas dire que vous ne ressemblez pas un adulte, c'est juste… que… enfin... » Une fois de plus la main passa dans les cheveux, s'accrocha dans une mèche et agacée elle ôta l’élastique… laissant sa chevelure rousse tomber n'importe comment sur ses épaules. Elle était définitivement l'incarnation d'une adolescente surmenée en période de crise.

Du regard elle avisa le rebord d'une fenêtre. Elle avait envie de s'asseoir. Tellement envie de s'asseoir et de souffler un peu. « - Je continue de m'enfoncer… je suis désolée… Monsieur. » C'était tellement étrange de dire Monsieur à une personne aussi jeune. Un léger soupir lui échappa. Elle soupirait tant ces derniers temps. Un bref instant elle accrocha le regard sombre du bibliothécaire. Une lueur d'amusement dans ces yeux noirs lui arracha un sourire. Le premier sourire franc depuis de longues semaines. Elle était ridicule, elle venait de confondre le bibliothécaire avec un élève et ses cheveux ressemblait à une serpillière orange. D'un certains côté elle ne serait même pas étonné que ce dernier face un rapport à l'infirmière. « - Je suis désolée… encore. J'aurais dut prendre le temps de voir qui était notre nouveau bibliothécaire. » Elle se répétait, encore. « - J'ai eut réellement peur que vous soyez un élève… Il y a eut suffisamment de drame ces derniers temps, je crois que je serais capable d'enlever une centaine de points à l'imprudent qui risquerait une sortie hors des dortoirs par ces temps troublé. » Souvent Lucy ne comprenait pas pourquoi certains élèves se laissait tenter par un absurde goût du risque ou de la provocation. Quelques heures de frisson valaient-ils réellement de prendre des risques ? Trop d'élèves disparaissaient, trop d'agressions se multipliaient pour réellement laisser passer la moindre infraction au règlement. Surtout quand les règles étaient faites pour les protéger.

Elle observa son interlocuteur, la baguette qu'il tenait encore dans sa main. Au moins, elle ne s'était pas trompée. Il y avait bien eut un sortilège de lancer. La rousse ne s'était pas tromper sur tout. « - Et donc… vous lanciez un sortilège ? Je peux savoir pourquoi ? Un soucis dans l'école ? Je peux rallonger ma ronde si vous avez besoin ou aller chercher un auror.» Au vu des récents événements il fallait être prêt à tout, si un membre de l'équipe avait eut besoin de lancer un sort alors peut être que les choses était plus compliquée qu'elles en avaient l'air. Instinctivement Lucy laissa ses doigts affermir leur prise sur sa baguette. Une posture hériter du club de duel. Un poignet souple, une main ferme. Ne pas lâcher mais être prêt à agir avec rapidité. S'adapter et tenir… Son regard parcouru le couloir, tout lui semblait si calme pourtant ce soir. Qu'est-ce qui avait bien pousser le bibliothécaire à faire usage de magie alors ? 
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MessageSujet: Re: au plus noir de la nuit (regulus) Mer 27 Juin - 12:20
 
     Au plus noir de la nuit         (Regulus Black/Lucy Weasley)




Une valse de sentiments différents balaya le visage tiré de la préfète-en-chef, passant du doute à l'incrédulité pour ensuite faire place à la panique. Réalisant pleinement son erreur, elle demeura coite un certain temps, prenant enfin le temps de détailler le physique du bibliothécaire. Si la situation, cocasse, l'amusait, elle l'agaçait également. Il était souvent pénible pour Regulus d'avoir l'air aussi jeune, car s'il subissait régulièrement les méprises de ce genre, certains élèves s'imaginaient pouvoir se montrer familiers avec lui. Comportement tué dans l'œuf après quelques retenues ou points de maison retirés.
Aussitôt, la jeune fille parut affolée, et s'excusa platement, et si elle avait pu, elle aurait imploré à genoux son pardon. Embarrassé (et n'aimant pas beaucoup cette déplorable habitude qui consistait à se rabaisser devant quelqu'un), le jeune homme lui intima l'ordre de se calmer, d'autant plus que sa nervosité achevait de massacrer un chignon déjà bien malmené.
- Oui, oui..., grogna-t-il à son adresse. Vous êtes vraiment, vraiment, vraiment désolée, j'ai bien compris, ne vous inquiétez pas. Je me doute bien qu'une préfète-en-chef n'irait pas exprès sauter à la gorge d'un membre du personnel de l'école pour lui jouer une mauvaise blague.
Il passa une main nerveuse dans sa propre chevelure, tandis que celle de Lucy Weasley rendait l'âme. In fine, elle arracha l'élastique qui retenait à peine sa coiffure et une cascade flamboyante ondula le long de son dos et ses fines épaules. Cependant, elle le gratifia d'une énième remarque sur sa jeunesse étonnante, mais qui au lieu de la sortir de son pétrin, blessa l'égo du jeune homme et ne contribua qu'à l'enfoncer d'avantage dans sa mélasse.
Il laissa échapper un long soupir, songeant que l'énervement n'avait pas sa place dans ce couloir. Cette fille était simplement maladroite dans ses propos, aucune raison valable d'en faire toute une histoire. Et puis, il ne tenait pas tant que ça à terminer sa longue journée sur une mauvaise impression.
- N'en parlons plus, assura Regulus d'un geste agacé de la main, comme chassant les précédents commentaires comme on le ferait avec des insectes.
Elle même soupirait. Une fois, deux fois, trois fois... la lassitude tirait encore un peu plus ses traits, et à présent que son triomphe énergique l'avait quittée, elle paraissait épuisée, physiquement et mentalement. C'était peut être bien cette même fatigue qui l'incita à se confier à lui, tandis que ses yeux se perdaient loin, au-delà des fenêtres. La nuit était d'une obscurité sereine, douce, réconfortante. Pas une nuit où l'on doit craindre un drame, pas une nuit où une adolescente se pose des questions trop dures, trop pessimistes.
Son petit corps tremblait d'angoisse, elle craignait vivement de voir un de ses semblables risquer de se glisser hors de son dortoir pour le plaisir du frisson, pour apprendre le lendemain qu'il lui était arrivé malheur. Les terribles évènements récents qui s'étaient produits dans l'école l'avaient profondément marquée, perturbée, traumatisée.
Regulus resta silencieux et médita ses paroles. Personne ne disait rien, mais certainement que cette jeune fille n'était pas la seule à ressentir une telle peur. La guerre était un fléau qui touchait bien trop vite les enfants. Oh, bien sûr, Lucy n'était plus vraiment une enfant, mais elle était encore au bel âge de l'insouciance (tout comme lui en fait) où elle n'aurait dû que se soucier de ses examens de fin d'année, de ses affaires de cœur, et des prochaines sorties entre filles. Hypothétiquement, aussi, de son avenir après Poudlard, mais cette considération ne venait surtout qu'au moment où les fameux ASPIC arrivaient à la vitesse d'un cheval au galop.
 
Sans crier gare, elle changea de sujet de conversation, sans doute consciente de s'être laissé allée à la confidence. Elle venait peut être de se rappeler pourquoi elle avait été attiré à cet endroit précis, car elle fixait avec curiosité la baguette qu'il tenait encore en main. Derrière la curiosité se cachait, tel un ver dans la pomme, la crainte, qu'elle exprima aussitôt. Danger ? Risque ? Problèmes ? Elle était prête à l'aider.
Un instant, il manqua de rire de bon cœur, mais parvint à se retenir de justesse car cela aurait été très impoli de sa part et elle aurait été en droit de mal le prendre. Il se racla bruyamment la gorge, esquissa malgré lui un sourire aussi amusé que nerveux et entreprit de la rassurer :
- Hem, non, il n'y a aucun soucis. Ne vous alarmez donc pas. Vous allez trouver cela curieux mais je m'exerce à quelques sortilèges utiles et dont la pratique m'a toujours fait défaut. Et par les temps qui courent, nul ne peut se permettre de se montrer défaillant, surtout chez les professeurs et le personnel.
Il tût la véritable raison de ses exercices, à savoir ses propres angoisses, ses cauchemars, troubles, crises de céphalée. Il était un être qui avait désespérément besoin d'une source de protection et de bien être, faute de mieux. Et s'il le lui cachait, ce n'était pas par manque de confiance, ou par crainte de se voir moqué, mais parce qu'il n'avait guère envie de se confier et de montrer une part de faiblesse chez lui. Le seul avec qui il osait se confier (dans une mesure très raisonnable), c'était Severus Rogue. Il était l'une des rares personnes à avoir le raisonnement et le sang-froid nécessaire pour comprendre et réagir correctement à son état. Et puis cette enfant (il pouvait parler !) était déjà suffisamment éprouvée. Inutile de lui rajouter l'inquiétude de voir le bibliothécaire en plein problème.
Affichant un visage serein et assuré (ce qu'il n'était pourtant pas), il fit une démonstration du sortilège qu'il tentait de mettre en pratique. Il lui avait débuté un petit mensonge, mais derrière lequel se trouvait néanmoins une réalité : le patronus était un sort très utile en de nombreuses circonstances.
Il tenta de ressentir le bien être qui fut le sien un peu plus tôt, mais il devait avouer que la présence de la préfète-en-chef le troublait un peu. C'était une espèce de pudeur ridicule, mais Regulus n'aimait guère qu'on le voit pratiquer un sortilège tant qu'il n'en possédait pas la maîtrise parfaite. Horace Slughorn et Minerva Mcgonagall l'avaient déjà tancé à ce sujet (avec bienveillance pour le premier, et irritabilité pour la seconde). Flitwick s'en était au début amusé, avant de l'encourager à dépasser cette mauvaise habitude. Il paraissait qu'il n'y avait aucune honte à échouer et à recommencer.
Un maigre filet argenté se matérialisa à l'extrémité de sa baguette, qui grossit petit à petit pour former une espèce de spectre de la taille d'un chien moyen, et la masse vaporeuse fut en peine de trouver une forme bien précise. Si le résultat physique n'était absolument pas à la hauteur des attentes du jeunes hommes, lui arrachant une moue boudeuse, les effets du modeste patronus remplirent exactement leurs fonctions : l'aura du "spectre" les enveloppa dans une douceur et une sérénité plaisante, qui leur relâcha les muscles et apaisa leur esprit contrarié. C'était prometteur, encourageant même, mais la quête de perfection de Regulus le rendait insatisfait.
D'un coup vif du poignet, il renvoya l'apparition fantomatique dans le néant, et le couloir s'assombrit de nouveau. Arborant un sourire pathétique, les joues rosies par une honte ridicule, ses yeux fuyant ceux de la jeune fille, il maugréa :
- Pas terrible, n'est-ce pas ? Je sais bien que le sortilège du patronus est particulièrement difficile à maîtriser, et qu'en plus j'ajoute à la difficulté de tenter de le pratiquer en informulé, mais le résultat me navre. Comment puis-je espérer me rendre utile avec un sortilège aussi malingre ?
Il s'assaillait de reproche comme un enfant qui ne supportait pas de voir son château de sable se désagréger malgré sa grande application. Il était très sévère envers lui-même, certainement à cause du passif de sa famille. Les attentes élevées de ses parents qui voyaient en lui leur seul digne héritier, son désir inhérent de surpasser son frère ainé, tant pour plaire à ses parents que pour le punir de lui préférer James Potter et ses idées stupides.
Il fixa sa baguette avec dégout. Il n'était un garçon parfait, ni la figure de sainteté qu'il avait essayé de porter aux yeux de tous, famille, amis, professeurs... Peu connaissaient ses faiblesses, ses doutes, ses troubles, les défauts qu'il tentait de masquer avec fermeté.
- Bref, je m'astreins à une pratique régulière, conclut-il en haussant les épaules, l'air sévère. Mais comme je ne peux me permettre de le faire quand je travaille à la bibliothèque, je ne lésine pas pendant mes heures libres. Quitte à pratiquer au milieu des couloirs à une heure tardive.       
Il devait passer pour étrange, peut être dingue. Ou alors terriblement pointilleux. Peut être aussi que cette fille était capable de réaliser cette prouesse mieux que lui, auquel cas sa vexation serait terrible (enfant gâté, lui ? Pas d'exagération...). Nerveusement, il brassa l'air avec sa baguette et se demanda s'il ne devait tout simplement pas clore cette discussion étrange et la raccompagner jusqu'à la porte de sa salle commune. Elle était épuisée, et avait manifestement besoin d'une bonne nuit de sommeil. Lui aussi, mais il savait que son repos serait laborieux.
 


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