Réminiscence du passé ~Janvier 2021
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MessageSujet: Réminiscence du passé ~Janvier 2021 Lun 14 Mai - 14:05

Réminiscence du passé
l'important n'est pas ce qu'on est à la naissance
Mais la façon dont on grandit par la suite


Neville Londubat

8 Janvier 2021

L'attaque de décembre 2020 est encore bien présente dans les esprits. Elle marquait encore les murmures de sainte Mangouste. Des prières pour que ça ne recommence pas, les pleurent des familles à qui on a arraché un proche, les complaintes des blessés et l’effervescence du personnel qui commence à peine à s’atténuer. On espérait secrètement que cette lourde attaque reste isolée. Seulement chaque jour de nouveaux blessés arrivent, des attaques isolées ombre d'une guerre qui ne comptait pas en rester là. Une guerre qui promet bien de victime innocente que des querelles ont placée au centre de batailles futiles. Des personnes à jamais marquées par les sceaux de la guerre sans avoir rien demandé. L'horreur à son apogée. Non pas tout à fait. Les guerres atteignent leur horreur maximum quand les enfants eux-mêmes sont mis en danger. Alya faisait partie de ceux qui espérait que cela n'arriverait pas.  
Un hibou fut néanmoins le tournant de cette guerre, l'annonce d'une guerre abominable qui se profile. Un hibou, un simple hibou portant à sa patte un message de détresse en provenance directe de Poudlard. L’équipe de garde a lu ce message avec horreur. La suite s’enchaîna avec une vitesse affolante. Alya fut envoyée avec quelques-uns de ses collègues en soutient vers Poudlard. Là-bas, ils ne purent que remarquer les prémices d'une attaque bien entamée apparemment avortée précipitamment. La jeune medicomage avance matériel à la main sur ce champ de bataille vide de guerrier, mais encore remplis de blessé. Des enfants, des enseignants. Pas des guerriers encore et toujours des innocents, ils ne méritaient pas ça.  
Une chaleur étouffante l'entoure, l'air est difficilement respirable et pesant. Instinctivement, elle se tourne vers le château que les flammes désirent consumer jusqu’à la dernière miette. Alya tousse, l'odeur est horrible au-delà de la bâtisse qui brûle le sang et la mort sature l'air. Un sentiment d'angoisse l'envahit. Tant de questions se bousculent dans sa tête. Elle ne doit pas se laisser envahir par la peur. Il y a des gens qui ont besoin d'elle, des enfants. Une main se pose sur son épaule, une violente douleur a la tête la force à y porter sa mains tout en la baissant légèrement et en fermant les yeux. Quand elle rouvre les yeux le feu a disparu, l’infâme odeur avec elle. Une hallucination dû aux manques de sommeils sans doute. Pourtant tout lui a semblé si réaliste.
Elle n'a pas le temps pour les questions philosophiques. Elle oublie sa contemplation du château et se dirige vers le cœur du problème. Des blessés, il y en a, des morts aussi par chance moins que ce que cette bataille aurait pu engendrer. Les blessures des élèves sont par chance pour la plupart superficielle. Seul le traumatisme qu’ils garderont ad vitam aeternam est profond. Un soutien psychologique sera mis en place dès qu’ils auront un peu de temps. Pour l'instant le mot d’ordre est de soigner afin d’éviter d'autre mort. Alors Alya les enchaîne sans parvenir à se débarrasser d'un sentiment étouffant de déjà-vu. Heureusement, que ce genre d’état âme ne la freine plus dans son travail.  
Les blessés s’enchaînent sans lui laisser le temps de respirer ou d'apprendre à les connaitre. Juste un nom, un prénom et un symptôme ou blessures qui sont bien vite oubliées dès que le malade est derrière elle. Puis fut au tour d'un professeur qui lui laisse une étrange impression de déjà-vu lointain. Un de ses professeurs, non ce n'est pas ce genre d'impression qu'elle éprouve en le voyant. Elle ne sait pas le décrire, ni expliquer pourquoi sa simple présence le marque. Devient-elle folle ?  Qui sait peut-être. Elle écarte une fois de plus ses états d’âme.  
Son regard doux se pose sur celui qui se présente à comme étant Neville Londubat. La sorcière l'examine son corps semble totalement endoloris pas étonnant après un doloris. Le plus bizarre sont les traces de brûlure. Poudlard n'a pourtant pas brûlé. L’explication vient au fur et à mesure que l’enseignant lui explique ce qui lui était arrivé. Il n'a pas combattu à poudlard, mais en compagnie d'autre aurors dans une attaque lancée plus loin. Alya le regarde touchée par sa dévotion envers ses étudiants, même sévèrement blessé, il est revenu pour les protéger dès qu'il a su. Un courage exemplaire digne d'un gryffondor. Un courage bien caché à l’époque, mais qui pourtant a toujours existé.
Un regard tendre posé sur l’enfant qui vient de se tordre le poignet et qui geint. Une tendresse infinie tandis qu’elle le soigne et le rassure. Une blessure légère selon elle dont le jeune homme se remettrait vite. Rien d'alarmant. Pourtant, elle prend son temps pour le rassurer. Ce n'est qu'un enfant de onze ans qui a besoin d’être rassuré. Une violente douleur à la tête apparaît l'obligeant à se tenir de nouveau la tête. Elle rouvre les yeux et fait face à un adulte, la même personne que dans son souvenir impossible. Elle devient folle, elle s'invente des souvenirs qu'elle ne peut avoir vécu. Monsieur Londubat est bien trop vieux pour qu’elle ait assisté à son enfance. Enfance vécut à une époque où elle-même n’était pas encore de ce monde.  
La folie, seule  folie peut expliquer cela. Quoi d'autre sinon. Aucune personne saine d'esprit ne s'imagine, s'invente, un passé impossible. Respirer, doucement. Retrouver son calme doucement, un souvenir faussé isoler ne veut rien dire. Elle respire profondément et sourit à son patient. Elle ne doit pas se laisser aller. Elle continue à le soigner. Elle lui sourit.  


-Vous êtes sacrément courageux monsieur Londubat revenir pour Poudlard, pour vos élèves dans votre état.



Alya le pense réellement d'autant plus au vu de ses blessures qu'elle n'est pas sûre de parvenir à soigner dans son intégralité ici. Elle doute cependant que le professeur accepte de partir pour sainte mangouste. Pas maintenant du moins, pas temps qu'il ne sera pas assuré que le danger était définitivement écarté. Courageux est bien le mot. Cette pensée lui laisse un goût amer comme un rappel frappant à sa folie naissante qu'elle ne peut pas nier.  

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MessageSujet: Re: Réminiscence du passé ~Janvier 2021 Lun 28 Mai - 23:08

C'était un miracle qu'il ait réussi des décombres. Un miracle inouï qui le laissait encore perplexe. Le sorcier se revoyait encore et encore dans la salle, lançant le premier sort afin d'attirer les Mangemorts vers le rez-de-chaussée, laissant ainsi les autres agir à l'étage. Il avait été distrait, trop, et ce petit détail avait faillit être fatal. A cette pensée, le professeur sentir sa mâchoire se fermer, laissant son pouce toucher calmement par le nervosité la guenille brûlée qui lui servait dès à présent de pantalon. Ce simple contact lui procura une grimace, qu'il essaya de dissimuler hâtivement, ne souhaitant pas attirer l'attention sur lui. Il n'était pas le pire blessé, il pouvait attendre encore.
Un doloris. Il avait faillit crever à cause du sortilège qui le maintenait au sol lorsque le feu s'était répandu dans la demeure. Tout le long, il n'avait pensé qu'à ses parents, eux qui avaient subi le sortilège jusqu'à en perdre la raison. Et il les trouvait fort, mais un arrière goût de vengeance s'était logé dans sa gorge : il était venu surtout pour Bellatrix, pour venger ses parents qui n'allaient toujours pas mieux depuis. Il aurait du.. Il n'aurait jamais dû abandonner sa condition d'Auror pour être professeur : il y avait eu des morts, ce soir. Et si il avait continué ce rôle, il aurait pu en sauver plus d'un au lieu de rester cloué sur le sol. Les poings fermés, il pensait dès à présent à sa femme et à ses enfants. Il ne leur avait rien dit et comment réagirait sa Hannah en voyant que son mari était brûlé de partout ? Des blessures qu'il garderait toute sa vie. Neville avait envie de les garder afin de soulever le poids de la honte, des morts et de tout ce qui engendrait ce combat. Ces brûlures étaient à présent les siennes et bien qu'il était certain que ce type de blessure était réparable, il n'avait aucune envie de s'en séparer. Un souvenir pour être plus courageux. Un souvenir pour ne pas recommencer la prochaine fois les mêmes erreurs.
Son cœur rate un battement. Il entend des cris d’enfants suite aux paroles prononcés par un membre de l'Ordre. Silencieux, Neville se redresse, se mordant fermement la langue pour éviter de laisser échapper un hurlement de rage à l'encontre des mangemorts. Il n'entend pas réellement les cris, mais les imagine et le cœur en miette, il transplane en Ecosse, près du château de Poudlard afin de continuer à pied. Marcher lui est d'abord difficile, mais il évite de penser à la douleur, s'efforçant d'aller le plus rapidement possible vers l'école de sorcellerie afin d'aider le maximum de personne. Alors il serre les dents.
Le membre de l'Ordre ne lui avait donc pas menti. En arrivant, il arrive face à un carnage. Malheureusement, tout est déjà fini et il souhaite aider autrement. Des gestes, des paroles. Le professeur voit les familles défiler sous ses yeux et il effleure des mains, des bras en guise de soutien. Il était toujours aux aguets, de peur de revoir des Mangemorts dans les environs. Cette attaque lui rappelait celle de sa Septième Année invraisemblablement. Il ne traîne par vers l'infirmerie, sachant parfaitement que sa maladresse et son manque de connaissance allait juste empêcher la progression de la guérison des patients. Le brun fait alors ce qu'il peut, rassurant les plus jeunes malgré ses blessures et garde un sourire pour montrer que tout va mieux. Mais tout le monde sait que tout va mal, mais tout le monde essaie de se rassurer derrière des sourires.
Néanmoins, à son arrivée, le professeur s'attendait à voir plus de défunts. On lui avait annoncé une attaque de Mangemorts, mais la plupart étaient seulement blessés. Il laissa malgré tout échapper un soupir de soulagement, son regard dévalant les yeux encore à la recherche de quelqu'un pour l'aider. Mais un personne s'approchait de lui. Une femme.
- Vous devriez aller vous faire soigner, Monsieur.

Peut-être bien. Mais il n'avait pas la tête pour ça. Il n'avait pas fait tout ce chemin pour rien, il souhaitait aider encore et encore et soulager les peines. Néanmoins, le regard qu'on lui lança dissuada aussitôt le professeur. Ce dernier, hochant la tête avec raideur, se dirigea à pas lent vers le premier Médicomage qu'il croisa. S'occuper lui avait permis d'oublier durant un instant son état, aider lui avait permis d'oublier la rage folle qui s'était épris de lui ou la vengeance terrifiante qui dévorait ses entrailles. Il ne pouvait lui-même le nier. Il était fait pour ça, fait pour être professeur.
Il s'approche alors d'une femme, un pâle sourire sur son visage pâle, les yeux mi-clos par la douleur qui se faisait à présent plus forte. Le visage doux qui l’accueillit rassura aussitôt Neville, laissant celle-ci le soigner sans rechigner après s'être présenté rapidement. Et il attend, grimaçant de temps en temps à cause des soins.

La phrase qu'elle prononce l'étonne d'abord. Le laisse sans voix. Il redresse légèrement la tête, daignant enfin croiser le regard de la jeune femme, une surprise se lit dans les yeux bruns du plus âgé. Il n'avait pas envisagé ceci et en guise de remerciement, il haussa les épaules, contradictoire. Il était professeur, avant tout et il s'était engagé pour la protection des enfants. Si il aurait eut vent de la situation, il ne serait jamais partis avec l'Ordre, même si reformer l'Armée avait quelque chose d'excitant. Il avait aujourd'hui échoué son métier de professeur, laissant ses élèves à la merci du monde extérieur.

- Je n'ai aucun mérite, Mademoiselle. Je suis arrivé trop tard.

Une pointe de déception s'entendait dans sa voix. Lui qui était d'habitude joyeux et plutôt positif, avait du mal à l'être durant cet instant. L'échec était cuisant, aussi bien là-bas que son retard ici. Il n'avait strictement servi à rien, n'avait réussi à ligoter qu'un seul Mangemort et s'était fait prendre bêtement. Alors oui, il pouvait très bien passer pour un formidable professeur mais la vérité était autre chose. Une vérité détestable ou le professeur avait été mauvais ainsi que décevant. Il ne méritait aucunement qu'on le décrive comme « courageux », il ne l'était aucunement. Il n'égalerait jamais ses parents et faisait même honte à sa famille. Il était ce boulet à traîner ou ce canard boiteux dont on a pitié. Pas le fils de Frank et Alice.

- Est-ce que les marques de brûlures vont rester ?

Cela lui importait durant l'instant.Parce qu'il les méritait ces marques. Il méritait de se souvenir toute sa vie qu'il avait été incapable de réagir convenablement une fois dans sa vie. Naïvement, ses yeux brillaient d'espoir.



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