Entrainement en solitaire. [Rp Solo]
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MessageSujet: Entrainement en solitaire. [Rp Solo] Sam 12 Mai - 19:14

ft. Moi et seulement moi

"Plus puissant, plus vite."


Ses doigts caressèrent la couverture en cuir du vieux bouquin alors qu’il regardait l’heure au-dessus de la tête de Rogue. Impatient de pouvoir sortir dans cette heure insupportable. D’habitude il adorait le cours de Défense Contre les Forces du Mal – qui en plus à l’heure actuelle aurait dus faire écho dans sa tête. Mais depuis l’arrivée de ce professeur en particulier, le jeune Irlandais avait un avis mitigé. Il ressentait en confrontation perpétuelle entre un respect véritable pour le rôle que cet homme avait joué durant la Seconde Guerre des Sorciers - faisant preuve d’un courage sans pareil -, et une véritable aversion pour le personnage en lui-même. Un sale con, pour être plus clair. Voilà ce qu’il en pensait. Avec son air renfrogné, à demi autoritaire et sa prétention sans égale qu’on lisait dans ses yeux sombres et enfoncés. Il ne pouvait pas le supporter.

Alors il subissait, à demi-attentif. Le regard divaguant vers les bureaux  pour s’arrêter sur les fenêtres au-dessus des diverses têtes de ses camarades. Une image le reprenant sans arrêt ces derniers jours. Celle de ce blond arborant la marque maudite qui jurait sur sa peau blanche. Il savait qu’il avait fait tout ce dont il était capable ; en avait même parlé à Adria et Siobhán – dans l’espoir incertain de les prévenir. Qu’elles réagissent. Mais ça avait eu l’effet contraire, l’une s’étant avérée d’une stupidité affligeante en ne pesant pas la valeur réelle de ce symbole. Quant à l’autre, elle répondit comme à son habitude avec colère – ainsi qu’un certain désarroi qui n’avait pas déplu au brun.
Ce fameux Prince qui leur faisait miroiter que de la bonté était loin d’être un ange. Première vengeance.

Mais il pensait ne pas s’en arrêter là. Non, c’était bien trop simple encore. Sa volonté se consumant avidement sous l’envie de faire ravaler toutes ses menaces à cet enfoiré. Mêlant tout leur passif – lourd en jalousie notamment - à cette haine. Il ne tolérait plus d’observer ce demeuré respirer. Comme si chacune de ses expirations venait empoisonner l’air. Se retenant plusieurs fois de ne pas le stupefixer pour le balancer du haut de la tour d’Astronomie. Mais un douloureux rappel de sa précédente prestation – désastreuse – en tant que duelliste lui tailladant l’estomac. Il était bien trop faible.

Les yeux longeant l’épaule gauche de son enseignant, il descendit le regard pour s’arrêter sur son avant-bras. Tous savaient ce qui se cachait sous cette cape, à cet endroit précis. C’est alors qu’il ne sut si son intérêt brûla l’enseignant à cet endroit puisqu’il se fit reprendre l’instant d’après. Fronçant les sourcils lorsque Rogue ramena ses bras sur son torse où il les croisa. Les deux se jaugèrent quelques secondes, interrogateurs.

A cet instant, Connor eut tout le plaisir de lire l’aversion que l’enseignant lui portait. Au moins elle était partagée, sourit-il ironiquement, ce qui lui apporta une nouvelle remontrance cinglante à laquelle il voulut automatiquement répondre insolemment. Mais fut arrêté par un coup de coude provenant de sa droite où siégeait l’un de ses amis. Lui intimant très clairement de se taire. Vert Connor se mordit la langue, tout en supportant le regard sombre de l’enseignant, qui jubilait sous la soumission dont il fit preuve. Ce qui le rendit encore plus furax, avant de se tourner vers son ami.
Mais fut étonnement accueilli par un regard lourd de reproches, qu’il découvrit dans les yeux de tous ses autres camarades rouge et or lorsqu’il releva la tête. Tous regroupés dans une désapprobation muette et commune, qu’il ne comprit qu’à moitié. Très bien, il ne ferait pas perdre de points à leur maison. Mais il en resta complètement frustré. Ainsi que profondément agacé. Sa langue le piquant de relâcher clairement tout ce qu’il pouvait bien penser à ce professeur – pour lequel il perdit considérablement tout respect. Connard.

La tête brune quitta en première la salle de cours lorsque l’autre chauve-souris les relâcha. Bien heureux d’enfin être libéré de cet enfer, tout en tenant fermement sur son épaule son sac - mais gardant le vieux bouquin dans ses mains. Cet ancien ouvrage qui ne faisait qu’attiser sa curiosité depuis qu’il l’avait découvert en Novembre.
Il s’avança avec ses amis dans les couloirs, tous rigolant sur diverses blagues, auxquelles il offrit des rires à moitié honnêtes ; encore amer contre leurs reproches précédents. Certes il le savait, dernièrement il avait fait fréquemment perdre des points à leur maison. Mais il s’en moquait. Si c’était le prix à payer pour tenir tête à Cheveux-Gras, il acceptait sans problème. De plus, il estimait qu’étant l’un de ceux qui se débattait à chaque match de Quidditch – et Capitaine qui plus est -, il pouvait être en droit de gueuler s’il le désirait. Compensant chaque perte avec les points rapportés pour chacune de leurs victoires.

C’est dans ces virées avec ses amis à travers les couloirs qu’il aperçut Peeves, en pleine démonstration de ses talents d’enquiquineur notoire avec des secondes années. Le Poltergeist, en tournant le regard lui, lui offrit un regard étrange – qui s’attarda sur le livre que Connor avait en main notamment - avant de détourner les talons, un sourire entendu sur son visage grossier. Attirant la curiosité du Stevens.
L’ouvrage sembla soudainement un peu plus le peser pendant un instant. Mais il fut sorti de sa rêverie en entendant des insultes derrière lui.

Ses amis et lui se tournèrent, pour observer la source de ces hurlements, et observèrent une altercation entre un Poufsouffle et un Serdaigle – un poil plus jeunes qu’eux, que Connor ne reconnut évidemment pas. Les deux s’insultaient proprement alors que le ton montait rapidement. Mais il ne réussit à distinguer la moindre parole intelligible. Alors il se contenta d’observer les deux garçons prêts tous les deux à brandir leurs baguettes pour entamer un duel clandestin. Ce qui lui arracha un soupir. Ces derniers temps tout le monde devenait fou. Chaque élève bien trop sur les nerfs pour qu’il n’en résulte aucune friction. A vrai dire ce type de démonstration d’animosité était d’ailleurs devenu régulier. Quasiment hebdomadaire même.
Il détourna les yeux seulement lorsqu’un enseignant intervint pour séparer et disputer les deux protagonistes, ce qui rapporta immédiatement un peu de calme dans les lieux. Mais un calme que tous savaient factice.

«
Encore… souffla l’un de ses camarades. »

Il se contenta d’hocher la tête en réponse. Les tensions ne se calmaient pas depuis le début de l’année – s’aggravant même plus le temps passait. La frustration d’être complètement isolé du monde extérieur touchait tout le monde - subissant juste tous le retour progressif des âges sombres sans pouvoir agir. La peur au ventre que le destin s’acharne sur leur famille. Ce que Connor vivait tous les jours depuis qu’il avait appris les menaces que sa mère endurait quotidiennement.  Et lui, comme les autres, redoutait d’apprendre un matin la disparition soudaine et inquiétante d’un de leurs proches. Ou pire ; leur mort.
Une ambiance bien trop lourde dans laquelle croissait souvent des conflits parmi les jeunes gens qui ne savaient plus où se positionner entre leur vie d’adolescents et celle de possibles victimes du lendemain. Tous développant petit à petit une paranoïa maladive – encore plus depuis les attaques de Décembre. Si cela ne s’apaisait pas, tout le monde allait finir fou.

Il se pinça un instant les lèvres. L’atmosphère devenait clairement étouffante dans le château. Il regretta soudainement les rires et les blagues qu’il avait connue durant ses précédentes années. Où tous avaient à jouer uniquement le rôle de jeunes adultes avec pour seul soucis celui de rapporter une bonne note au prochain devoir de botanique. Nostalgique, il se sentit attristé face à ce sort qui s’acharnait sur leurs générations. Maudissant ce Seigneur des Ténèbres qui n’avait véritablement fait qu’une seule chose de bien dans sa vie : mourir.

Connor reposa le regard sur le vieux carnet, une idée germant petit à petit dans son esprit malin. Peut-être que s’il regroupait tout le monde autour d’une même chose..? Pour apaiser les tensions, reformer les liens et espérer retrouver un certain calme – pas à deux doigts de se briser cette fois. Après tout, même s’il n’était pas la personne la plus altruiste du monde – et ce loin de là –, il commençait véritablement à s’agacer de cette ambiance. Développant de plus en plus un dégout contre ce climat, théâtre malfaisant de cette dernière année. Poudlard changeait beaucoup trop.

De plus, depuis qu’il avait pris sa décision de se plonger dans les combats une fois son diplôme en poche il cherchait à profiter de ses quelques mois de répit autant qu’il le pouvait. Il avait même craqué pour s’acheter un éclair de feu avec l’argent légué par ses grands-parents paternels à leurs morts – argent qu’il avait jusqu’ici conserver pour plus tard. Ecoutant avec raison à l’époque sa mère parler de l’investir plus tard dans divers projets - maison, études, famille ou autre. Mais maintenant qu’il avait conscience qu’il n’aurait peut-être pas l’occasion plus tard de fonder quoi que ce soit, il avait préféré s’offrir un beau cadeau sur l’instant. L’égoïsme le pansant quelque peu sur le moment. Cherchant à s’attacher un peu plus à cette idée que sa vie serait peut-être courte. Bien qu’il en restait pourtant effrayé autant qu’encouragé. Pourtant, il y avait murement réfléchi. Il se savait incapable de rester là les bras ballants à regarder les autres combattre. Brûlant à l’idée d’aller sur le front, quitte à n’être que de la chair à baguette. Mais au moins s’il pouvait aider à ce que d’autres puissent avoir construire un avenir – ses proches, ses amis, ses parents, Siobhán…  – il s’en moquait.
Après tout il fallait bien que certaines têtes brûlées comme lui se dévouent. Cette pensée étira ses lèvres en un sourire triste, qui s’évanouit aussitôt alors que ses yeux céruléens captèrent une silhouette qu’il ne connaissait que trop bien.

En effet, une tête blonde se tenait là au milieu de la foule. Le couloir lui sembla soudainement plus étroit. Il se figea alors qu’il jaugea un instant l’Avery, le visage sombre. Les deux jeunes hommes échangèrent un long regard lourd de sens. Rivaux et haineux. Connor eut toute la peine du monde de se retenir de ne pas brandir sa baguette pour le faire voler à l’autre bout du couloir. Mais il le savait : ce n’était pas le moment.
L’ombre de l’autre abruti disparut la seconde suivante. Revenant tordre lentement l’estomac du brun sous la colère qu’il murissait pour le vert et argent. Il allait lui faire la peau. Incrustant dans sa mémoire ce nouveau regard provocateur qu’ils venaient d’échanger. Il le savait, l’Avery perdait tout en ce moment. Mais il n’avait pas fini de s’en prendre à lui. Connor voulait qu’il rende encore plus. Soit à genoux. Qu’il ne puisse plus jamais apercevoir la moindre arrogance dans les traits du sang pur. Lui faire ravaler ses menaces et voir la peur dans ses yeux.
Mais pour ce faire, il devait devenir plus puissant.

D’humeur ombrageuse il eut envie de s’éclipser. Complètement retourné par l’apparition du blond. Comme à chaque fois qu’ils finissaient par se croiser à vrai dire. Chose qui s’était intensifié depuis qu’il avait appris à Siobhán la nature d’Avery. Connor se doutait qu’elle n’avait pas dû  être tendre avec lui – encore moins que ce qu’elle avait été avec lui-même.
Suivant cette réticence à rejoindre la chaleur de la salle commune des rouge et or, il s’éclipsa de son groupe d’amis au premier carrefour de couloirs qu’ils croisèrent. Prétextant avoir un truc à faire urgent. Restant vague, de toute façon ce n’était pas ses camarades qui allaient vraiment chercher à en savoir plus ; ils s’en moquaient même royalement.

Traversant d’un pas rapide tout le château, il glissa à travers divers passages qu’il avait découverts – notamment grâce au livre qu’il tenait fermement contre lui. Et atteignit rapidement le septième étage à l’aide de ces raccourcis. Il aperçut au loin l’immense tapisserie représentant la stupide tentative de Barnabas le Follet d’apprendre à des trolls l’art de la danse. Le tableau lui arracha un roulement des yeux – comme chaque fois qu’il le voyait en fait. Puis il s’avança pour arriver à son niveau. Décidé à ne perdre aucun temps, il fit les trois passages devant le mur vierge. L’esprit tourné vers la chose qu’il désirait le plus en cet instant : s’entrainer. Devenir plus puissant.

L’envie de tordre le cou à l’autre idiot lui prenant aux tripes. Il allait lui botter le cul à cet enfoiré. Sa raison sembla être obnubilée seulement par cette idée. Et même s’il avait entamé avec Daphne ses premiers entrainements, il jugeait sa progression beaucoup trop lente. Ça n’allait pas assez vite bon sang ! Il devait prendre du grade plus rapidement. Pour le compte du blond, mais aussi pour pouvoir servir une fois dehors. Atteindre un niveau qui lui permettrait d’avoir une réelle utilité. Complètement décidé à offrir sa vie. Se moquant de la voir s’écourter aussi rapidement – surtout lorsqu’il était pris par la colère, comme à l’heure actuelle. Clairement, il savait qu’il ne pourrait jamais rester mentalement sain s’il venait à devoir rester inactif. Attendant que d’autres s’activent à sa place. Non, Connor ne fonctionnait pas comme ça.

Puis il n’avait rien à perdre, lui. Ses parents certes verraient surement leur unique fils s’éteindre bien trop tôt à leur gout. Mais au moins, pour une cause juste. Dans le but que tous puisse éviter de vivre dans la servitude d’un grand malade obnubilé par sa propre puissance.
De plus ils savaient qu’après l’attaque de sa mère, leur fils était bel et bien décidé à se battre. Et qu’ils ne pourraient le raisonner. Beaucoup trop de ses proches avaient été touchés de trop près dorénavant pour qu’il fasse marche arrière.

C’est alors que le mur vierge se grava petit à petit dans une forme d’arche, dont les détails s’intensifièrent progressivement. Dessinant la forme exacte mais sobre d’une porte au bout de quelques secondes. Il lança un regard à droite et à gauche, puis s’engouffra dans la salle sans plus attendre. Découvrant derrière les battants de la porte, une pièce contenant diverses bibliothèques, coussins ainsi qu’une table derrière laquelle siégeaient plusieurs mannequins d’entrainement. Rien de plus, mais suffisant pour s’entrainer convenablement. Du moins tout seul.

Il soupira en s’approcha de la fameuse table où il déposa lourdement l’étrange recueil en cuir ainsi que son sac dans un vacarme qui résonna à travers la salle. Puis s’étira aussitôt - déchargé de ses fardeaux -, balayant d’un regard circulaire la pièce avec un certain sourire cynique aux lèvres. Se rappelant les mots qu’il avait lus sur l’une des pages de son recueil de défis :

«
05 – Certains vous parleront d’une Pièce Va-et-Vient. D’autres d’un endroit formidable où ils ont pu découvrir ce qu’ils désiraient. A vous de demander pour la trouver. »

La Salle sur Demande. Le défi le plus simple, avait-il trouvé. Il souffla un instant, en appuyant ses fesses sur la table. A vrai dire, c’était un avis qui restait extrêmement relatif – et il en avait conscience. En effet, il n’était pas sans savoir que beaucoup des élèves du château ignoraient l’existence d’un tel lieu. Mais ne s’en sentait pas pour autant extrêmement chanceux pour faire partie des VIPs dans le secret. S’en servant très rarement pour lui-même à vrai dire. Et se rappelant du ridicule de comment il l’avait découvert.

Cela remontait à deux ans en arrière. Frustré à l’idée de ne surement pas être choisi pour devenir le prochain Capitaine de l’équipe de Quidditch, il avait arpenté tout le château. Fulminant en se répétant les raisons pour lesquelles il n’était soit disant « pas prêt ». Une vraie liste se dressant dans son esprit de tous ces arguments qui le rendaient malade. Avec en tête « encore pas assez mature pour maitriser une équipe », suivi d’un « trop tête brûlée », ou alors « ne pense pas à toute l’équipe ». Il se souvint être resté vert devant cette énumération. Profondément vexé sur le coup.

Comme si l’autre tanche de Migden – qui semblait être le favori - était plus qualifié sur ces points ! Tous ces matchs depuis le début de l’année, Gryffondor les avaient gagnés grâce à lui. Seulement lui ! Ce n’était pas Migden qui s’était efforcé à marquer plus de 150 points à lui tout seul pour compenser leur attrapeur à demi fonctionnel la semaine dernière ! Non, non, cet abruti pendant ce temps était bien trop préoccupé à se curer le nez en disant que le match était perdu d’avance. Une véritable lavette qui abandonnait dès le premier obstacle. Alors c’était ça le choix le plus favorable ? Connor riait jaune. On lui devait tellement de victoires qu’il trouvait cela injuste.

Mais ce qui l’agaçait le plus, c’était d’avoir vu les autres membres de l’équipe rire dans son dos alors qu’on lui énonçait toutes ses prétendues tares à corriger pour le bien de l’équipe. Même Siobhán n’avait pu s’empêcher de pouffer. Alors totalement vexé, il s’était éclipsé, furieux et totalement humilié. Se moquant des ordres qu’on lui hurlait dans son dos. Non il en avait sa claque ! Si c’était comme ça qu’on le remerciait pour se démener année après année, il préférait encore rendre son tablier de suite.

C’était ainsi qu’il s’était retrouvé trente minutes plus tard dans le couloir du septième étage. Incapable d’aller dans la salle de commune et voir ses camarades. Il avait voulu rester seul. Encore trop en colère, bien que tentant tant bien que mal de se calmer en faisant des allers-retours dans le couloir. Mais cette image de tous ces crétins et leurs sourires goguenards lui retournait l’estomac. Qu’ils aillent en enfer, tous autant qu’ils étaient !
C’est alors qu’il entendit soudainement l’équipe des Gryffondor remonter les escaliers. Faisant un boucan monstre entre leurs conversations et leurs rires. Il jaugea de l’heure, et comprit que l’entrainement était terminé depuis bien dix minutes. S’il restait là, ils risquaient tous de l’apercevoir.

S’imaginant déjà leurs mines moqueuses qu’il n’était pas prêt d’affronter de peur de s’énerver et de vraiment finir par rendre sa casquette sous la colère, il s’engouffra dans la première porte qu’il trouva. Ce fut à ce moment-là qu’il découvrit la Pièce Va-et-Vient, s’engouffrant dedans un peu intrigué face au spectacle qui s’était offert à lui.

En effet, la salle avait pris une taille plutôt petite ce jour-là. Les murs étaient recouverts d’étagères où il put distinctement détailler chaque titre des volumes qui y trônaient ; tous parlant de Quidditch. Sur une grande table siégeaient diverses multiplettes dont il découvrit avec bonheur, en regardant à travers chacune, qu’elles contenaient certaines des plus grandes actions des matchs les plus importants de Quidditch de la dernière décennie.
Il se souvint avoir perdu tout le reste de sa journée, alternant entre bouquiner tranquillement dans son coin et visionner en boucle ses brides préférées des rencontres sportives sorcières. C’est ainsi qu’il avait passé son après-midi, avant de quitter cet antre fabuleux, décidé à revenir quelques heures plus tard auprès de ses camarades dans un état nettement plus calme.

A peine il eut passé l’ouverture derrière le portrait de la Grosse Dame qu’il fut accueilli par ses coéquipiers – à la fois gênés et amusés – qui lui apprirent aussitôt qu’en réalité il avait été choisi depuis des semaines comme futur Capitaine, mais que tous avaient décidé de lui faire une petite blague. Dont par ailleurs Siobhán était à l’origine de cette moquerie merveilleuse – petite comique du dimanche. Et malgré le regard exaspéré qu’il avait lancé à la batteuse, il n’avait pu cacher son grand sourire qui témoignait totalement de son contentement sur le moment. Il put se rappeler que tout Gryffondor en avait entendu parler pendant deux semaines de sa nouvelle promotion. Il sourit bêtement ; tout ça c’était véritablement une autre époque.

Tellement de choses avaient changé en deux ans. Avant ils n’avaient pas de problème de résurrection de Mage Noir. Ce dernier était enterré six pieds sous terre et personne n’avait eu l’idée de se soucier de sa dépouille ou de son potentiel retour. Cet homme et son époque étant révolus dans tous les esprits. En parallèle, sa petite brunette était encore à ses côtés. Sans tous ces problèmes qui avaient jonchés l’année en cours, les éloignant de plus en plus à son plus grand regret. Ils en étaient même arrivés à s’en vouloir mutuellement – ce qui des années plus tôt lui aurait paru impensable.
Il sentit la nostalgie le gagner. Regrettant vigoureusement les temps actuels ainsi que l’avenir proche qui se dessinait pour la communauté magique. Le cœur lourd pendant un instant. Constatant véritablement que ses préoccupations à cette période étaient loin d’avoir la même importance – surtout le même gravité - que les actuelles. Comment avaient-ils pu en arriver là ?

Ses dents venant pincer ses lèvres, il soupira. De toute manière il n’avait pas le choix. Se remémorer ces souvenirs ne faisait pas avancer les choses. Ni ne les améliorait. Loin de là, il sentait plutôt son moral flancher avec vigueur. L’atmosphère actuelle qui régnait sur la Grande-Bretagne était vraiment lourde et difficile à supporter. Incarnant une ambiance de terreur qui peu à peu gagnait du terrain. Pourtant, il n’avait pas d’autres choix que de s’y confronter. Il savait que ses parents avaient déjà réfléchi pour déménager en Amérique ou en Australie – ils lui en avaient parlé. Vivre loin de tout ça. D’un certain côté, Connor les comprenait. Ils avaient déjà été confrontés à ce régime de terreur, et ne se sentaient pas d’y refaire face à nouveau. Mais d’un autre, il était hors de question pour lui de fuir. Il n’avait pas à quitter son pays dans lequel il se désirait libre, tout ça parce qu’un connard sorti de sa tombe souhaitait imposer son règne.
Et il se savait dans le devoir d’agir pour défendre ses droits.

Alors il se leva de la table. Bien décidé à faire en sorte que les prochaines heures soient productives. Installant l’un des mannequins au milieu de la pièce, il se rappela de ses premiers cours qu’il avait suivis avec Daphne.
Cette amie et cliente de sa mère s’était proposée pour l’entrainer lorsqu’il avait appris pour les menaces envers sa génitrice – et qu’il fut tellement enragé que sa mère comprit qu’elle ne pouvait pas espérer qu’il reste calme et tranquille, juste limiter au maximum qu’il ne fasse rien de stupide. Ainsi, Madame Stevens avait préféré laisser son entrainement à quelqu’un qu’elle connaissait. En qui elle avait confiance. Quitte à ne pouvoir contrôler totalement son fils, autant avoir le maximum de droits de regard sur ce qu’il faisait. Depuis Connor et la femme se retrouvait dès qu’il avait un après-midi de libre à Pré-au-lard.

D’ailleurs, Daphne et lui avaient souvent parlé ensemble de la situation actuelle dans laquelle leur ère plongeait – Connor en étant particulière obsédé. Il avait même appris que la quarantenaire avait été présente à la bataille de Poudlard en décembre dernier. Prenant elle aussi conscience que les élèves eux-mêmes étaient déjà mêlés à cette guerre. Avec autant de protagonistes dans un camp que de l’autre qui plus est.
Peut-être avait-elle aussi fait le parallèle avec sa propre famille ? Après tout, sa sœur, malheureusement décédée, était devenue une Malefoy – d’après ce que sa mère lui avait dit. Son neveu – dont il avait entendu parler de par la soi-disant rumeur qu’il était le fils du Mage Noir - n’avait donc surement pas reçu n’importe quelle éducation. Pourtant Connor n’avait jamais osé poser la question. Après tout, ça ne le regardait pas. Et il n’allait pas se risquer à perdre son percepteur pour une curiosité mal placée.

Alors, face au mannequin d’entrainement, il plissa des yeux. Se souvenant du sort qu’ils travaillaient en ce moment durant leurs entrainements clandestins. Le maléfice explosif Confringo. Un sort basique qu’il devait apprendre en Défense Contre les Forces du Mal, mais que le jeune homme désirait véritablement maitriser à la perfection – sans l’aide de Rogue par ailleurs. Déversant par la même occasion la rage qu’il éprouvait sur l’instant. Un moyen de se défouler en somme. Imaginant dans un accès de colère la silhouette d’Avery à la place du mannequin.
Il inspira, se remémorant du geste que lui avait détaillé Daphne, qu’il effectua dans la foulée en incantant :

«
Confringo ! »









Défis Réussis du Pack Gallion:
 

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MessageSujet: Re: Entrainement en solitaire. [Rp Solo] Mer 16 Mai - 17:00
Action du sort confringo
Résultat du dé : 31




Commentaire : Sort réussit. Gain d'xp : 5.
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MessageSujet: Re: Entrainement en solitaire. [Rp Solo] Dim 20 Mai - 16:20

ft. Moi et seulement moi

"Plus puissant, plus vite."


Un jet de magie vint directement sortir de la baguette de Connor. Filant à travers l’air dans le même bruit qu’un arc électrique. Crépitant avec véhémence avant de percuter le mannequin non loin. L’objet explosa aussitôt dans une déflagration modérée qui fit grimacer le brun. L’écho violent qui l’accompagna résonnant à travers la grande salle vide, laissant un sifflement désagréable dans ses oreilles qui s’estompa rapidement alors qu’il se massait sur les tragus.
La déception reprit possession progressivement de ses traits, alors qu’il jugeait d’un regard dur les débris qu’il avait provoqués à travers la pièce – les rangeant en un tas dans un coin d’un geste de baguette. Non sans soupirer avant de se pincer les lèvres.

Cela faisait depuis le début de son entrainement qu’il s’essayait au sort d’explosion. Sa préceptrice ayant jugé utile de lui faire apprendre une grande variété de sorts. Lui indiquant bien qu’en duel – notamment clandestin contre des Mangemorts –, les sorts directement dirigés contre l’ennemi n’étaient pas l’unique possibilité qu’il avait. Loin de là. Il était même parfois plus judicieux de se servir des éléments environnants. Pour retarder, blesser ou mettre tout bonnement hors d’état de nuire l’adversaire. Il avait donc été tout naturel, en suivant cette logique, qu’elle décide de débuter l’entrainement du jeune homme en s’intéressant au sort Confringo.
Et ce, bien que ce dernier soit au programme des Septièmes Années en Défense Contre les Forces du Mal. Mais Connor n’allait pas râler contre ce choix. Au contraire, il estimait que le revoir hors du contexte des cours était une bonne chose.

En effet, selon lui l’enseignement de cette matière – dont pourtant il aurait grandement besoin plus tard, et il en avait pleinement conscience – n’était pas tenu de façon assez poussée à son gout. Tout comme à l’image de toutes les unités scolaires de Poudlard : tout restait trop conventionnel et théorique.
Selon le jeune homme la Défense Contre les Forces du mal ne les entrainait pas vraiment au danger réel qui les attendait dehors. A avoir les vrais réflexes et les bonnes manières de penser lors d’un combat. Un enseignement à son avis bien trop scolaire qui ne leur permettait aucunement de vraiment s’améliorer. Comment pouvait-il tenir tête à un vrai mangemort un poil expérimenté avec cette matière pour seule préparation aux combats ?

A vrai dire, il avait surtout compris cette lacune dans cet enseignement lorsqu’il avait été face à l’Avery. Ayant pu juger que malgré son bon niveau dans la matière de défense, mais aussi par l’année de plus qu’il avait sur le blond, ce dernier s’était tout de même avéré meilleur. Lui mettant une claque monumentale. Laissant son égo complètement écorché par cette lamentable défaite où il n’avait réussi à sauver que sa mémoire.
Le souvenir lui piqua la gorge ; il devait vraiment s’améliorer. Ne plus s’abaisser à simplement compter sur ses cours – qui s’étaient avérés complètement inutiles en plus. Il devait s’entrainer. Surtout qu’il n’ignorait pas que l’Avery avait surement obtenu son niveau de part lui-même dans un entrainement très certainement annexe – surement prodigué par ses mangemorts de parents ou proches.

Il serra ses doigts autour de sa baguette. Vert en imaginant des gens capables d’élever leurs enfants de manière à en faire de futurs soldats. Des héritiers maudits par leur nom, transportant une magie qui s’atténuait dans leur sang au fil des générations par leurs idées qui les poussaient à la consanguinité.
Et dire que l’inceste avait été toujours considéré comme une pratique interdite par la plupart des peuples – mêmes indigènes moldus. Il trouvait ça ridicule et incroyablement ironique de retrouver ceux qui se proclamaient d’une race supérieure et plus évoluée se rabaisser à cette pratique par soi-disant protectionnisme. Sans juger des effets que cela engendrait sur leur propre descendance. Avec des progénitures qui comptaient de plus en plus d’enfants handicapés –avec clairement des neurones en moins – ou pire pour eux : des cracmols.

Vraiment, ces gens représentaient à eux-seuls le cancer de la société. Suivant un homme aux envies de servitude dans une guerre qui n’avait ni queue ni tête. Il grimaça. Il ne pouvait les laisser gagner. Il devait se battre contre leur avancée. Au prix de sa vie s’il le fallait. Et pour ce, il devait devenir plus puissant.

Il jugea de son regard céruléen les débris qu’il avait entassés, plissant des yeux sous son mécontentement. Une once de déception qui brillait au fond de ses prunelles. Malgré, au début de sa prise en main du sortilège, une amélioration notable dans la puissance de la déflagration qu’il produisait, il avait remarqué depuis une semaine qu’aucune nouvelle progression n’était à noter. Soudainement impatient et frustré par ce manque évident de résultat. Ce n’était pas comme ça qu’il allait gagner en puissance.
Il entendit résonner dans sa tête la voix de Daphne lui répéter : « Concentre-toi mieux », ce qui n’améliora clairement rien quant à son ressenti. Se passant une main rageuse dans les cheveux qu’il ébouriffa sous sa frustration. Ses dents triturant ses lèvres, alors qu’il cherchait à relativiser.

De ses iris bleutés, il observa un instant les paumes des mains, commençant juste à se demander si cela ne provenait pas de la nature de sa magie. La source en lui. Peut-être le flux ne filait pas correctement à travers son corps ? Ou bien avait-il une connexion incomplète avec sa baguette ? Et si cette dernière était incapable de lui offrir la puissance recherchée ?
Mais il se ravisa sur ce dernier point. Non, l’objet ne l’avait jamais trahi. Il pouvait en être certain. L’estimant comme sa meilleure alliée chaque jour depuis qu’il l’avait achetée avant sa rentrée en 1ère année. Se souvenant, de ce jour-là dans une légère nostalgie en longeant des pupilles le bâton de bois clair.

Il revit le vendeur au teint cireux, ses yeux translucides et fatigués, lui indiquer la nature de chaque composante de l’objet. Appuyant bien sur la puissance qu’elle représentait – de par sa taille et son cœur en ventricule de dragon -, mais aussi sur son caractère. Diagnostiquant ce dernier comme similaire à l’enfant qu’était Connor à l’époque, pourtant sans le connaitre. Jugeant la petite brune d’une force de caractère non négligeable ainsi que d’une grande loyauté. Ce à quoi sa mère avait acquiescé très fière malgré l’exaspération de son fils, tout en lui caressant la tête affectueusement.

Mais il avait bien fallu avouer que ce vieil homme avait raison. La preuve en était le Patronus du jeune sorcier. S’étant avéré être un Saint Bernard. Un maudit clebs qui avait beaucoup vexé au départ le capitaine de l’équipe de Quidditch lorsqu’il l’avait pour la toute première fois incanté avec réussite. Lui qui s’imaginait déjà en tigre, lion ou ours, s’était retrouvé tout penaud face à ce chien baveur. Causant les fous rires de ses camarades autour de lui.
Ce n’est qu’après qu’il avait fait le parallèle entre sa nature profonde et celle du canidé : protecteur, bienveillant et loyal envers ceux qu’il considérait ses proches – maitres dans le cas du chien. Bien qu’il mettait un point d’honneur à refuser d’accepter la moindre similitude entre lui et le côté salivant de l’animal.

Il fit quelques pas dans la pièce vide. Le bruit de chaque enjambée se répercutant sur les murs vierges de la pièce. Constatant alors d’un regard critique la marque noire qu’il avait laissée sur le sol, là où le mannequin d’entrainement se trouvait plus tôt. Il s’accroupit tout près, puis passa lentement ses doigts sur la suie qui jonchait le carrelage. Se retrouvant aussitôt avec le bout des mains recouverts de noir qu’il jugea un instant avec rancœur. Examinant ce résultat de sa propre magie ; sa propre essence. Insatisfait par lui-même.
Il avait évalué le cercle d’environ un mètre de diamètre. Il grogna, la mâchoire serrée ; il devait en produire un du double.

Après tout, le but de ce sort était les dégâts et surtout débris qu’il propulsait de part et d’autres de la pièce. S’il n’arrivait pas à donner assez de puissance à l’explosion, jamais il ne réussirait à blesser qui que ce soit lors d’un combat. A ce constat il se releva avec puissance. Ses traits tendus, alors qu’il essuyait le bout de ses doigts distraitement sur son pantalon d’uniforme. L’air ombrageux.
Puis il se tourna dans un geste brusque vers la table derrière laquelle siégeaient trois autres mannequins. Levant d’un geste agile du poignet sa baguette, il fit léviter l’un d’eux. L’approchant de sa position par magie avant de l’empoigner lorsqu’il fut à son niveau pour le placer à l’endroit exact là où son prédécesseur trônait plus tôt. Puis repartit à sa position de visée avec empressement.

Les pieds joints, reprenant place là où il s’était tenu plus tôt. La baguette en main prête à sévir. Il fronça un instant des sourcils, observant à sa future victime. Commençant à critiquer la pertinence d’un tel exercice. En fait, il fut surtout soudainement gêné par le caractère statique de sa cible. Trouvant d’un coup ce pauvre mannequin tout seul au milieu de cette pièce complètement ridicule. Il savait que les adversaires ne lui feraient pas le privilège dans un combat de rester en plan au même endroit.
Il se mordit l’intérieur de sa joue en grognant. Constatant sur le moment qu’avoir un précepteur ne servait pas qu’à donner des conseils, mais qu’il pouvait aussi mouvoir les cibles. Laissant Connor ne se concentrer que sur l’impact de son sort. Un plus véritablement non négligeable tout de même.

Baissant la tête, le jeune sorcier soupira. Les entrainements en solitaire, vraiment ça craignait. Et ce même s’il pouvait se concentrer plus sur la puissance prodiguée à chaque sortilège lancé. Il ne trouvait pas ça finalement si productif comme exercice. Autant presque qu’un maudit cours de Défense Contre les Forces du Mal.

Soupirant, il chercha pendant un instant un moyen de pallier à ce problème d’immobilité de ses cibles. Peut-être pouvait-il juste utiliser autre chose que ces foutus mannequin. Quelque chose de mobile cette fois-ci, comme des cognards.
Il examina cette solution en penchant la tête sur le côté. Le regard s’attardant sur l’ensemble de la pièce qui lui faisait face. Le souci en utilisant des cognards était de pouvoir les faire rentrer dans la salle, et les y relâcher sans qu’ils ne défoncent tous les murs. Ce qui aurait surement alarmé dans un premier temps de la présence de cette pièce – censée être secrète -, mais aussi de ce qu’il faisait à l’intérieur. Balançant la tête vers la gauche puis la droite, il finit par prendre une mine résignée. Non. Il ne pouvait pas s’en servir comme ça. Ces saletés de balles étaient bien trop véhémentes pour qu’il puisse leur faire la moindre confiance. Ça aurait été un risque inconscient et inconsidéré.

Ou alors, s’il voulait vraiment s’en servir comme cible, il lui fallait changer de lieu d’entrainement. Il pinça son menton entre son pouce et son indexe, prenant en considération cette nouvelle possibilité. Mais le risque de se faire voir cette fois-ci était bien trop important. Ressentant les avertissements et menaces de leur directrice lorsqu’elle avait découvert le PRISM comme une épée de Damoclès au-dessus de sa tête. Et bien que l’Irlandais n’en avait fait partie, il connaissait assez la vieille McGonagall pour savoir comment elle jugerait de ses entrainements en dehors de l’activité des cours. Ou plutôt comment elle les interprèterait dans son libre arbitre – bien qu’en soit, elle n’aurait pas vraiment tort.
Car oui il se préparait à combattre. Sachant que peut-être il aurait à le faire à l’intérieur même de l’enceinte de l’école avant la fin de l’année – comme il l’avait déjà fait contre Avery.

Et dire qu’il estimait énormément sa directrice pour sa puissance et force de caractère. Mais le jeune brun ne supportait pas ses dernières positions. L’estimant user un peu trop de ses prérogatives d’autorité pour plonger les élèves dans une atmosphère bien trop lourde. Les obligeant à se concentrer plus sur leurs études, et ne prendre pas part aux choses qui se passaient dehors. Comme si ça ne les regardait pas. Ne considérant aucunement leurs craintes vis-à-vis de familles, là dehors ; en probable danger chaque jour. Ni que leur avenir dépendait aussi de l’issue de cette guerre. C’était les pousser à porter des œillères. Ignorant délibérément que cette inactivité pouvait juste les rendre plus incontrôlables que ce qu’ils n’étaient. Tout en ne prenant aucunement leurs droits en compte.

Certes ce choix, McGonagall l’avait pris dans une volonté de les protéger. Les pousser à faire ce qu’ils étaient censés faire : être des adolescents. Et étudier, qui plus est. Pourtant l’Irlandais voyait cette décision comme hypocrite. Après tout, qui à l’heure actuelle pouvait assurer qu’ils étaient capables de se concentrer sur quoi que ce soit avec les évènements récents ? Pourquoi les forcer à tout ignorer. Les contraindre à faire les autruches. Les pousser à ignorer qu’ils étaient eux aussi concernés par cette guerre qu’elle cherchait à leur cacher. A cette dernière pensée, il eut un rire cynique.
Tout ce qu’il se passait dehors, les poussait à grandir trop vite. C’était malheureux. Mais c’était un fait, alors qu’on arrête de les voir comme de vulgaires enfants puisqu’ils ne l’étaient plus.

Surtout après Décembre dernier. Et leurs morts à déplorer ; ces deux professeurs et Brodie. Le cœur du brun se serra à la remémoration de son défunt camarade. Le cœur lourd en se rappelant ce visage qui avait disparu du paysage.

L’ancien Capitaine des Poufsouffle et lui avaient le même âge. Tous deux très sportifs et doués en Quidditch, Connor l’avait toujours connu et reconnu. Le voyant auparavant comme un rival avec lequel il ne cessait de se chamailler dès qu’ils se croisaient dans les couloirs. Tous deux ayant acquis le titre de Capitaine de leurs équipes respectives en même temps. Se jurant dès qu’ils venaient à s’apercevoir de donner un raclée à l’autre avec ce rictus amical et moqueur.
Le seul de ses adversaires que Connor avait considéré un peu plus comme un ami qu’un ennemi. L’unique autre joueur qu’il avait pensé aussi prometteur que lui. Cette figure jaune et noire qui avait réussie à le faire redouter la rencontre de leurs équipes respectives. Celui qui lui posait à chaque fois un vrai challenge. Mais qui avait disparu. Laissant sa vie derrière lui, pour partir de ce monde. Arrachée sous la baguette d’un de ces enfoirés tatoués au bras au cerveau moisi par des idées aussi développés que celles d’un escargot.

Les poings complètement fermés, il sentit cette volonté de vengeance de nouveau le gagner. Non, en effet, il ne pouvait risquer le renvoi. Pas maintenant. Surtout en considérant de plus la présence de l’autre Avery qui trainait.
Il revit son visage en mémoire, l’estomac se nouant. Il l’imaginait déjà surement accompagné d’une armée de chiens comme lui à l’intérieur du château. En effet, Connor en était persuadé : le blond n’était pas le seul à avoir la langue devenue trop rugueuse à force d’avoir lécher les fesses de leur Seigneur de pacotille. Tous des malades qui mettaient en danger tous leurs camarades chaque jour passant. Et contre qui le personnel ne se levait pas.

Souvent, le brun avait voulu hurler lors des discours de remontrances ou de rappel de McGonagall qu’elle n’avait qu’à organiser des descentes dans les dortoirs. De forcer chaque élève à dévoiler ses avants bras. Et d’envoyer à Azkaban tous ceux à la peau marquée.
Au moins les gens seraient fixés, et la tension dans les couloirs s’évanouirait – pour une part du moins, ne changeant rien quant au danger dehors que la famille de chacun pouvait confronter à tout moment. Mais il s’était toujours retenu. Ne voulant pas risquer de laisser Avery lui glisser entre lui. C’était lui qui lui referait la face. Personne d’autre.

Finalement il se résigna à ne pas utiliser de cognard. Même si sa position dans l’équipe de Quidditch de Gryffondor lui permettait d’avoir facilement accès à ces saletés. Il avait tout à fait conscience que le manque de certaines balles se ferait vite remarquer. Après tout, Mademoiselle O’Tayth veillait au grain.
Quoi que le lion aurait toujours pu s‘arranger pour faire porter le chapeau à l’un des joueurs d’un des équipes adversaire. Faisant une pierre deux coups en se débarrassant par exemple d’un joueur un peu trop performant à son gout. Rosier par exemple. Connor n’appréciait pas ce garçon. Surtout depuis le dernier cours de Métamorphose où il avait eu le plaisir d’observer l’intérêt que portait sa batteuse à ce vert et argent –enfin, batteuse, à savoir puisqu’elle ne venait plus aux entrainements.
Mais il secoua la tête, en claquant sa langue sur son palais. Siobhán avait un vrai probable avec ces Sangs Purs de Serpentard.

Après toutes ces divergences mentales, finalement Connor se résigna à abandonner définitivement l’idée des cognards en extérieur. En plus Rosier était plutôt bon joueur. Bon, pas du niveau de Brodie ni du Rouge et Or, mais face auquel le jeune Irlandais avait envie de se mesurer. L’écraser, même. L’amener perdant devant ceux qui portaient ses couleurs. Et l’humilier devant Siobhán. La jalousie parlant encore dans son cœur tiraillait.
En plus il fallait aussi considérer le risque de se faire attraper. Où la sanction qu’il encourait serait surement pire que le renvoie – ça il pouvait en être sûr. Craignant soudainement plus le professeur de vol que la directrice s’il s’adonnait à ces agissements. En plus le risque n’était pas de zéro, même s’il prenait ses dispositions et faisait attention. Loin de là.

Surtout, il se méfiait de son professeur de Défense Contre les Forces du Mal. Persuadé depuis le dernier cours que ce dernier avait pu lire dans ses pensées. Relevant plusieurs fois les pensées du brun, non sans afficher sur son visage un sourire satisfait qui donna au lion un haut-le-cœur. Ce mec était vraiment un enfoiré. Est-ce qu’au moins il avait au moins le droit de s’immiscer comme ça dans sa tête ? Mais il secoua sa tête. Bien sûr que non il n’en avait aucun droit !
Son titre de professeur lui ordonnait même de ne jamais tenter de pénétrer ainsi dans l’esprit de ses élèves. Ce mec était un connard fini. Il n’y avait pas d’autre description possible aux yeux du brun. C’est alors qu’il se jura de se venger dès qu’il en aurait l’occasion. Diverses façons s’offrirent aussitôt à lui.

Peut-être pouvait-il penser des choses complètement stupides ou juste un peu trop osées pour déstabiliser l’autre Chauve-souris. Et le pousser à arrêter de s’aventurer dans sa tête. Il y avait aussi l’option « insulter en boucle l’enseignant » qui lui plut beaucoup. Trouvant par-là divers moyens qu’il jugea aussi d’une certaine manière libérateurs. Enfin il pourrait dire à ce con ce qu’il pensait vraiment de lui.
Se demandant en parallèle si l’enseignant pouvait lui retirer des points pour ça. Non, puisqu’il n’avait rien à faire dans ses pensées à la base. Quoi que… On parlait de Rogue là. Connor sut aussitôt que l’enseignant ne se priverait pas de lui en retirer pour le moindre prétexte qu’il trouverait s’il s’adonnait à ce type de vengeance. Après tout, il était capable du pire. Connor l’avait vu dans ses yeux, ce plaisir qu’il prenait à le rabaisser sans arrêt. Cet homme n’avait aucun scrupule.

Remonté, bien comme il fallait sur ces dernières pensées, le jeune Stevens imagina soudainement la silhouette de son professeur à la place du mannequin. La volonté soudaine de lui faire mal lui tailladant le ventre. Il allait l’exploser.
Il leva la main. Et incanta à nouveau :

«
Confringo ! »









Défis Réussis du Pack Gallion:
 

▿ ⬘ ▴ ◈ ▾ ⬙ ▵

A soldier on my own
Imma ready for the fight, and fate. Let the games begin. Waiting for the last round's call. Keep on running this shit. Imma be the kid for the win.

Spoiler:
 
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MessageSujet: Re: Entrainement en solitaire. [Rp Solo] Jeu 7 Juin - 18:19
Sort lancé confringo


Résultat : 49

Le sort réussi, mais c'est une faible réussite à ras du culcul, un peu plus et c'était l'échec.

Point xp: 6XP
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MessageSujet: Re: Entrainement en solitaire. [Rp Solo] Sam 16 Juin - 18:38

ft. Moi et seulement moi

"Plus puissant, plus vite."


A croire qu’il commençait véritablement à se déconcentrer sous son agacement puisque le précédent sort ne lui offrit pas une plus grande réussite que celui d’avant. Le laissant bougonner par la même occasion quelques insultes dans sa barbe alors qu’il balayait à nouveau d’un geste sec de sa baguette les débris environnants qu’il venait de causer. Les assemblant à ce du premier mannequin explosé.

L’Irlandais se massa quand même pendant quelques secondes les tragus comme pour se déboucher les oreilles suite à la déflagration, l’une d’elles sifflant fortement encore la minute qui suivit. Désagréablement. Ce qui lui arracha une grimace mais il ne s’en contraria pas. Son exaspération étant déjà trop portée sur son incapacité à donner une plus grosse explosion. Il commençait à perdre patience plus les jours avançaient. La volonté de vraiment devenir puissant lui paraissant devenir une véritable nécessité. Surtout en ce moment où chaque matin il déjeunait avec l’un des exemplaires de la Gazette du Sorcier sous les yeux. Découvrant en même temps qu’il enfournait ses œufs brouillés dans son bec les affreuses nouvelles véhiculée sur le papier.

Les temps derniers étaient affreux. Il en avait malheureusement pris conscience, et ce peut être même trop tard. Mettant de côté, depuis, sa jeunesse comme prêt à se lancer dans un pari fou. Beaucoup n’auraient pas compris cette volonté, mais il savait que jamais il ne pourrait supporter être mis à l’écart des combats. Et attendre que d’autres se battent pour lui, pour sa famille ; pour échapper à ce progressif nuage noir prêt en un violent orage à leur ôter tous leurs droits et leurs libertés. Vivre sous le joug de ce maudit Mage Noir revenu de sous Terre pour exercer une terreur constante sur la communauté magique, il savait qu’il en serait incapable. Peu docile de nature. Tout comme il lui serait impossible d’accepter un tel sort pour ceux qu’il aimait. Après tout, évoluer chaque jour avec la menace d’une mort potentielle sur la tête n’était pas vraiment ce qu’on pouvait appeler « vivre ».

Il soupira à cette constatation. Prêt à reprendre son entrainement à nouveau mais soudainement arrêté dans son élan lorsqu’il crut percevoir un léger tremblement de la porte de la salle qui le fit tressaillir. S’attendant presque de la voir être poussée. Craintif à l’idée d’être découvert, les menaces de la Directrice lui pesant sur l’estomac alors que ses doigts se contractaient sur sa baguette. Il ne pouvait être chassé de Poudlard, pas maintenant.
Fort heureusement, ce ne fut qu’une impression puisque rien ne se passa. Lui laissant quand même le temps d’imaginer pendant quelques minutes, apeuré, divers scénarios. Voyant en pensée un pauvre malheureux débouler dans la pièce qu’il aurait été dans l’obligation d’Oublietter – si par chance il réussissait son sort bien entendu.

Ou pire : la vieille McGonagall, avec son air pincé et sévère qui n’aurait voulu comprendre les vrais motifs de sa motivation s’il avait dû s’expliquer. De toutes façons, cette femme avait connu les deux guerres, prête à faire face à la troisième, et n’en avait pas appris grand-chose, commençait-il à croire. Car bon, fallait quand même se rappeler de qui avait terrassé Voldemort la dernière fois, et où. Et de qui était ses soutiens premiers, soit ses camarades.
L’hypocrisie de l’ex-Auror le dégoutant alors que pourtant, il avait toujours profondément respecté la vieille femme. Car oui, pour lui elle était juste hypocrite à vouloir les tenir hors des conflits alors que ceux-ci même s’inviter dans les couloirs du château. Les Masqués n’étaient pas des enfants de cœur, et savoir que tous ses camarades et lui-même avaient tous à vivre avec leurs présences non loin le révulsait. Surtout qu’il en connaissait un dorénavant... De ce fait, pour lui au final, c’était comme si leur directrice ne considérait par leurs peurs, leurs craintes, leurs propres existence dans cette communauté magique et ses problèmes – qui les touchaient quand même eux-aussi bon sang !

Et après mûres réflexions, au fond, il sut que même si elle était venue à débarquer ici pour voir ce qu’il s’y tramait, il aurait aussi eu à tenter de l’Oublietter, elle-aussi. S’étranglant à cette idée mais n’y voyant pas d’autres alternatives. Il aurait préféré être renvoyé pour outrage à professeur que pour s’être entrainé dans l’objectif de rejoindre cette guerre.

Puis, après tout, était-elle la plus à craindre dorénavant dans l’école ? Ça il n’en était pas sûr. En effet, le jeune sorcier n’ignorait pas la présence dernière de quelques Aurors qui rôdaient dans les couloirs depuis Janvier dernier. Bien qu’ils fussent en plus grand effectif la nuit, il en rodait toujours un ou deux dans la journée à travers Poudlard.
Il eut léger sourire triste pour eux. Ces pauvres gars, aux facultés qu’on avait affinées avec précision suite à une longue et ardue formation, se retrouvaient maintenant coincés dans le rôle de babysitteurs.

Alors oui, certes, ils étaient présents pour la sécurité des élèves, mais ils auraient été plus utiles aux yeux du brun sur le front. A combattre. Après tout, on les avait entrainés à ça. Et Connor, sur ce point, était intransigeant. Même s’il savait et reconnaissait entièrement leur utilité en ces lieux suite aux évènements et derniers meurtres perpétués au sein du château – il y avait perdu un ami après tout… -, il n’oubliait pas que tant qu’ils étaient ici, ils n’étaient pas en train de faire avancer les choses et affaiblir le camp adverse. Ce qui aurait surement permis d’éviter que d’autres attaques se répètent, justement.

Mais le jeune sorcier se doutait bien que cette protection avait aussi une dimension rassurante pour les élèves, et surtout aussi leurs parents. Dont le premier n’était autre que le Directeur du Bureau des Aurors. Le fameux garçon qui a survécu, ayant terrassé deux fois Voldemort à son actif. Cela faisait joli sur le CV. Surtout pour un Auror.
Mais depuis, Potter avait grandi, et était devenu un homme et un père, surement inquiet lui aussi.

Si l’on rajoutait en plus les premières attaques sur sa fille, Lily, perpétuées sur elle seulement parce que la fillette portait son nom de famille, le brun se doutait bien que ce père de famille voulait mettre ses enfants et leurs camarades en sécurité.  Après tout, Brodie aurait pu être n’importe lequel d’entre eux. Tous devaient se sentir concernés. Et cette pensée serra le cœur de l’Irlandais. On ne savait dorénavant quel sort l’avenir pouvait réserver à chacun ; le pire étant en plus devenu une probabilité un peu trop importante.

En revanche, ce dernier point l’effrayait de moins en moins. Formant son esprit depuis qu’il avait pris sa décision à devoir rendre son tablier surement plus tôt que ce qui aurait dû être prévu. De ce choix, il en avait parlé avec ses parents, lors des vacances de février, au retour son père d’Amérique où il avait dû lui annoncer les derniers évènements concernant sa mère. Ce fut d’ailleurs la première fois qu’il vit les prunelles de son géniteur se teindre d’une véritable peur mais aussi une certaine – et regrettable - impuissance. Soudainement choqué de voir le visage de celui qui l’avait toujours élevé - et qu’il voyait comme leur protecteur - dépeindre ce que le jeune lion ressentait lui-même au fond de son cœur.

Et alors, ce fut ainsi qu’il ne put ce soir-là contenir sa frustration plus longtemps. Dévoilant devant son paternelle et sa génitrice – cette dernière encore beaucoup trop chamboulée -, sa colère contre ce que cette femme avait eu à vivre, ces temps beaucoup trop sombres qui leur tombaient dessus injustement. Il leur avait même avoué ne pas pouvoir tenir debout plus longtemps sans faire quoi que ce soit ; déclarant ainsi son souhait de se battre pour leurs libertés alors que ces derniers discutaient avec un peu trop de sérieux de partir vivre de l’autre côté de l’Atlantique. C’était pour le mieux, lui indiquèrent-ils. Mais non, pour lui c’était juste une fuite. Même s’il comprenait que le couple de quarantenaire ne pourrait plus vivre une fois de plus les atrocités qui avaient bercées leur adolescence. Ils n’en avaient plus la force.

S’en était suivie une longue dispute, mêlant inquiétude et hébétement de toutes parts. Les larmes de sa mère venant joncher ce méli-mélo sentimental alors que les deux hommes de sa vie essayaient chacun de convaincre l’autre de son choix. Le père voulait que Connor les suive en Amérique, mais pour le jeune sorcier, il en était hors de question. On ne le chasserait pas de son propre pays, de sa propre maison. On ne l’enverrait pas à l’autre bout du monde, en souhaitant aux autres un bon courage. Non, il en était hors de question.

De plus, il se révoltait face à l’inquiétude de ceux qui lui avaient donné la vie. Trouvant qu’ils étaient bien hypocrites soudainement – eux-aussi -, sachant que c’était eux qui lui avaient appris à se battre pour ce en quoi il croyait. Ils avaient même eu l’ambition qu’il devienne Auror à la fin de ses études. Chose qu’il n’avait pas oublié de leur mentionner – petite remarque par ailleurs qui teinta le visage de son père dans un camaïeu appréciable de rouge tandis que sa voix se perdaient dans des tons toujours plus hauts. Mais il n’avait rien à faire, les deux Irlandais refusaient de céder l’un à la décision de l’autre. Ce qui s’en était fini par un superbe « Vas dans ta chambre ! Je ne veux plus te voir ! » auquel le Rouge et Or avait acquiescé sèchement pour ne plus en ressortir avant le lendemain midi.

D’ailleurs, il avait accepté de parler à son père seulement lorsque sa mère était venue l’en implorer. Lui signifiant, la tristesse dans la voix, qu’elle n’avait pas envie de voir sa famille se déchirer à cette période-là, ce à quoi il avait concédé. Mais il ne pouvait s’empêcher de trouver le revirement dans les pensées de ses parents quant à son avenir complètement insupportable.

En effet, durant toute l’année dernière, ils n’avaient jamais cessé de le pousser à prendre un panel de cours pour lui ouvrir la future possible carrière d’Auror – le forçant à continuer les Potions, matière dont il avait horreur, et encore plus dernièrement avec Rogue et ses cheveux gras. Lui répétant à longueur de journée - et même dans leurs lettres quand ils lui écrivaient  - qu’ils étaient fiers d’avoir un fils si intelligent qui aurait pu faire un formidable Auror s’il s’en donnait les moyens. Le courage étant déjà encré dans ses veines, il lui manquait plus que la formation, lui avaient-ils joyeusement indiqué. Ce à quoi il reniflait avec dédain par ailleurs.

Mais à l’époque, le retour du Lord Noir n’était pas encore connu, ni même au programme. Les pensées de tout un à chacun ne voulant même pas imaginer une telle chose tant elle aurait pu paraitre abominable. Mais depuis l’annonce de sa résurrection ainsi que les rassemblements de ses ex-fidèles – et nouveaux -, Connor avait noté une disparition instantanée de la volonté de ses parents à faire de lui un gardien de la paix. Surement avaient-ils dû peser le véritable danger qu’une telle position entrainerait pour leur fils, notamment dans les temps qui approchaient à grands pas.

Ce changement soudain dans leur esprit avait beaucoup arrangé le jeune homme au départ, lui qui en avait assez de se disputer avec eux au sujet de son avenir les années précédentes. En effet, il s’en moquait bien de devenir Auror lui à l’époque. L’esprit tourné vers une seule idée – et illusion selon d’autres – de se lancer dans une grande sportive. Surement son plus grand rêve, persuadé qu’il réussirait haut la main. Ce fantasme qui revenait encore à l’heure actuelle le hanter, bien qu’il ait pris sa décision de rejoindre l’Ordre et donc d’y renoncer.

Car, après tout, il savait dorénavant que jamais il ne pourrait devenir joueur professionnel. La guerre étant là, il se devait de se battre, pas aller jouer sur son balai. Surtout, il avait fini par prendre conscience que jamais il ne pourrait conjuguer habilement des entrainements sportifs professionnels avec ses futurs engagements pour la résistance. Ces emplois du temps étant bien trop chargés et imprévisible pour qu’il puisse s’adonner pleinement à l’un ni à l’autre. Et il détestait faire les choses à moitié.

Ce fut d’ailleurs l’un des aspects les plus difficiles qui l’avait beaucoup turlupiné lors de sa prise de décision. Rayé ce rêve d’enfance, sacrifier ce qu’il avait toujours voulu. Une première pour cet ancien enfant gâté. Mais au final, se consolant en sachant pertinemment que s’il ne se joignait pas aux forces du camp pour la liberté, il ne pourrait de toute manière profiter pleinement de sa carrière.
Après tout, le Quidditch était une occasion où se réunissaient des milliers de sorciers. Lieu propice pour les attaques meurtrières de masse de la part des Mangemorts. S’ils voulaient toucher gros et étaient un peu malins, ils savaient où ils devaient se rendre.

Le père de Connor, qui lui-même travaillait au ministère, avait appris à son fils que le Département des Sports Magiques commençaient à mettre en place divers plans de sécurité tous plus poussés les uns que les autres pour chaque rencontre. Cherchant même parfois à refreiner et diminuer le nombre de rencontres, afin de limiter au maximum les risques.
Ce que le jeune lion finissait par trouver malheureux, convaincu que ce sport auquel il tenait tant devait être justement un moyen de communion, et non représenter un tel danger pour tous ses adorateurs. N’acceptant pas de voir sa passion – et exutoire - être ternie ainsi par des esprits malades capables de vraiment n’importe quoi. Car, en effet, pour lui, le Quidditch représentait une part de sa vie, et qu’il soit entaché de la sorte le rendait fou. Ce magnifique sport ne devait pas rimer avec danger, merde !... ou du moins pas pour les spectateurs ! s’insurgeait-il.

D’ailleurs, en parlant de Quidditch, il se souvint dans un bref instant de retour à la réalité qu’il devait avoir un entrainement ce soir. Louchant sur sa montre, il s’assura de ne pas se montrer en retard – il lui restait bien vingt minutes, ça allait. C’était le minimum qu’il pouvait faire pour ses joueurs, ne se permettant aucun écarts depuis la fameuse soirée, où ses histoires avec sa batteuse avait privé leur équipe de l’un de leurs meilleurs éléments.

En effet, depuis ce refus et sa dernière confrontation avec la jeune femme, cette dernière n’avait jamais remis les pieds sur le terrain d’entrainement. Ses joueurs n’avaient jamais posé de questions – à vrai dire ils n’en avaient pas besoin, sachant très bien ce qu’ils passaient -, mais cette situation ne cessait de donner une once de culpabilité au grand brun. L’envie aussi qu’elle revienne dans l’équipe lui tailladant le ventre. Trop habitué depuis toutes ces années à voir cette petite silhouette à ses côtés dans les airs. Sans elle ce n’était décidemment pas pareil…

Pourtant, il se garda d’invoquer le moindre espoir stupide de la voir ce soir les rejoindre. Ça n’arriverait surement plus jamais, avait-il fini par croire.
A vrai dire, il ne se faisait aucune illusion sachant très bien qu’ils ne s’étaient pas reparlés si ce n’était pour s’engueuler dans le couloir lorsqu’il lui avait appris pour l’Avery. S’évitant soigneusement l’un et l’autre après cet épisode désastreux. Mais la retombée de cette rancune commençant à s’effondrer sur lui. Le laissant seul avec de nouveau ce sentiment de manque des bêtises et la naïveté de la brunette.

Elle n’avait même pas été le voir lorsqu’il avait été envoyé à l’infirmerie suite à sa mise sous Imperium - qui lui avait bien fait vomir toutes ses tripes, soi-dit en passant. Pourtant ce n’était pas comme si ce fut un secret, puisque la nouvelle avait rapidement fait le tour de leur maison, se retrouvant accueilli, après avoir eu tous les soins de la part de la nouvelle – et sexy – infirmière, Mademoiselle Selwyn, par diverses moqueries – et gestes affectueux de la part des filles de sa maison à sa plus grande joie.

N’empêchant pas que le souvenir de cette expérience le fasse tout de même grimacer, se souvenant de son réveil difficile alors que ses jambes s’étaient dérobées sous lui. La conscience revenant avec trop de vigueur, le laissant en proie à cette sensation très désagréable de blackout. La seule chose qui lui avait parue claire fut la sensation de sa tête comprimée dans un étau. Bourdonnant avec véhémence alors qu’une voix lointaine s’évanouissait dans son esprit. Ne le laissant capter que certains échos qu’il oublia très vite, l’attention captée par tous ces regards noirs que ses camarades lui renvoyaient. La nausée nouant sa gorge aussitôt.

Il lui avait fallu beaucoup de temps pour comprendre ce qu’il lui était arrivé, aidé par l’étrange Poufsouffle qui l’avait conduit jusqu’à l’infirmerie suite à ça. Pourtant, malgré ses sens tout déboussolés – ainsi que sa conscience -, il avait pu retenir une chose très importante : Rogue s’était trahi. Affirmant qu’il y avait bien un sort sur la plume, contrairement à ce que pensait le jeune homme avant de toucher le maudit objet. Or, jamais le jeune lion n’avait dit à voix haute son projet  - par fierté que s’il avait eu raison, de pouvoir allégrement rabaisser l’enseignant.

Et cette conclusion le fit serrer un peu plus ses doigts sur sa baguette. Connard… ragea-t-il intérieurement. Cet enfoiré se permettait de rentrer dans sa tête, lisait sans gêne ses pensées comme dans un livre ouvert ; comme s’il avait tous les droits !
Les dents serrées, il jaugea de nouveau sur l’un des mannequins d’entrainement. La colère remontant. Il rêvait bien de mettre à cette vieille Chauve-souris son pied au cul. Comme pour l’Avery d’ailleurs. Jugeant son aversion pour les deux de la même puissance. Mais avant d’y arriver, il devait redevenir plus puissant.

«
Maudits Serpentards de merde, pesta-t-il, la mâchoire contractée. »

L’esprit revenant se concentrer entièrement sur son entrainement, encouragé par ce désir violent de vengeance contre ces deux-là.
Ainsi, il commença à replacer un mannequin à l’endroit où se tenaient ses frères avant – détruits dorénavant. Prêt à de nouveau lancer un Confringo, il leva le bras, le poignet souple. Fixant avec un regard perçant sa cible, essayant de se doter de toute la volonté possible dont il était capable… mais fut bien à court finalement de cette dernière. Ce sort commençait à un peu trop l’agacer.

Se ravisant alors, il ne perdit pourtant pas son désir d’user des quelques dizaines de minutes qui lui restaient pour lancer encore deux ou trois sorts. Revisitant en pensée les sorts indiqués par Daphne, sur lesquels elle souhaitait s’attarder pendant leur entrainement, il n’eut pour seul choix que de se pencher sur deux sorts à conjurer : Salveo Malefica ou Ventus.
Pourtant le choix fut vite fait aux yeux du jeune homme. En effet, le premier étant un sort de protection, il lui parut légèrement absurde de s’y entrainer seul sans que personne ne lui lance de sorts. Vraiment les entrainements à plusieurs, c’était quand même plus simple !

Alors, il se retourna vers le sort qui lui restait – mais avec lequel il n’avait pas de grande affinité. La magie élémentaire et lui faisant en général deux… Pourtant, il se tint à faire cet effort :

«
Ventus ! finit-il par invoquer. »









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MessageSujet: Re: Entrainement en solitaire. [Rp Solo] Mar 19 Juin - 16:56
Résultat des dés:
 

*Une brise relativement puissante et sauvage quitte la baguette de Monsieur Stvens, cependant, le plaisir est de courte durée car le sens du vent s'inverse et vient entailler la main gauche de ce dernier au travers de quelques fines coupures éparses ; avant que le sortilège ne prenne fin de lui-même.*

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MessageSujet: Re: Entrainement en solitaire. [Rp Solo] Sam 23 Juin - 17:14

ft. Moi et seulement moi

"Plus puissant, plus vite."


La baguette braquée devant lui, il sentit un début de brise venir s’élancer vers l’avant. Lui donnant entière satisfaction pendant l’instant d’une seconde où il crut vraiment réussir le sortilège – qu’il ne maitrisait absolument pas pourtant. Et auquel il ne s’était aussi jamais exercé à vrai dire ; foutue magie élémentaire.
Mais bien sûr, les choses étaient trop belles pour être vraies. Ainsi il eut tout bon plaisir de constater le sort se retourner contre lui perfidement. Lui entaillant aussitôt dans le déferlement venteux la main qui tenait sa baguette – et qui lâcha cette dernière en même temps. Traçant au travers de sa peau diverses fines coupures qui s’éparpillèrent le long de ses doigts et sa paume. Parfois même sur les ampoules qu’il se faisait à force d’aller taper dans les cognards – activité à laquelle il s’adonnait de plus en plus fréquemment le soir pour extérioriser le mélange émotionnel qui sévissait contre son âme chaque jour. La douleur instantanée le fit grimacer, alors qu’il ramena sa main à son torse, l’englobant de son homologue droit

Et merde… Il jugea de ses blessures, bien que superficielles, qui le piquèrent. Notamment celles directement ciblées sur les plaies qu’il s’était infligé les jours précédents et qui ainsi se ré-ouvrirent sournoisement. Et dire que certaines venaient à peine de commencer à cicatriser. Il grinça des dents avant d’abaisser les épaules en signe de résignation. Ça allait être super pratique pour son entrainement dans une demi-heure ça. Mais bon, tant pis. C’était les risques qu’il avait décidés d’accepter. Quelques petites coupures par ailleurs, ce n’était pas la mer à boire. Sa langue claqua sur son palais, le son résonnant dans la pièce vide où il s’était isolé.

Ainsi, il ne dramatisa pas plus contre ce nouvel échec qu’il essuyait, bien qu’il fut grandement agacé. Le jugeant comme un rappel envers les efforts qu’il lui restait encore à déployer s’il se voulait efficace à la fin de l’année pour rejoindre au combat ceux qui défendaient la liberté de leur communauté.

Mais ne s’embarrassa pas plus de l’injure physique. A vrai dire c’était surtout que les blessures étaient un peu son lot quotidien. Ayant déjà même vu bien pire, notamment avec le Quidditch qui restait tout de même un sport relativement dangereux. Surtout au poste qu’il occupait. Il se savait même sur le terrain être l’un des premiers joueurs que les adversaires tentaient de mettre hors-jeu, représentant pour son équipe cette figure qui appelait à la réunion autant que celui qui savait remotiver les troupes en cas d’efforts infructueux.
Car, oui, le jeune homme pouvait développer un véritable esprit de leader. Devenant sur le moment, quand on parlait de la majorité, entièrement responsable. Surement la raison pour laquelle l’idée de la mort qui ne se déliait pas des conflits dehors ne pouvait le stopper – le refreinant quand même par moments. On doit tous mourir un jour, alors autant faire quelque chose d’utile avant, avait-il même clamé à ses parents.

Il se permit quand même de divaguer mentalement sur les diverses blessures dont il avait écopées jusqu’ici. L’esprit s’arrêtant notamment sur la superbe fracture récente qu’il avait supportée toute la maudite soirée. Fête qui, soit dit en passant, lui avait réduit le cœur en miette dès le lendemain. Tombé de son petit nuage en moins d’une journée. Comme le torse gonflé de fierté et d’enthousiasme percé sans préavis par une aiguille de vérité ; une aiguille de rappel.
Ne te fais pas d’illusions, elle ne veut pas de toi.

L’amertume se propageant à nouveau dans son être tandis que les souvenirs surgissaient de ce placard mental dans lequel il les avait cachés. Cette vision de cette petite infirmière honoraire appliquant sa pommade, boudeuse en lui quémandant de faire plus attention à lui. Comme si son sort l’avait vraiment inquiété ce soir-là.
Il avait découvert la jeune femme sous tant de nouveaux aspects insoupçonnés mais qui tous eurent vite fait de faire chavirer un peu plus son âme dans cette obsession pour elle. Tendre et protectrice tantôt, puis revêtant un masque mutin et incroyablement séducteur. Une petite lionne qui n’avait pas la langue dans sa poche. Auprès de laquelle il n’avait jamais eu besoin de s’embarrasser à jouer les protecteurs ou les confidents. Elle était bien assez indépendante même pour se défendre seule – lui arrachant des éclats de rire quand elle venait à sortir les griffes. Elle était parfaite pour lui.

Ses yeux se fermèrent alors que la lame remonta dans son cœur. Une douleur lancinante la suivant de près. Conscient que malgré tous ses efforts et toute sa peine, il ne pouvait jamais cesser de lui pardonner. L’adorant toujours plus comme se complaisant en se rappelant cette proximité d’un soir avec délicatesse. Ses rires et ses sourires éclairant certains jours sa mine morose pour un peu plus le poignarder par son absence. Pièges sournois qu’étaient les attirances adolescentes. La maturité n’ayant pas encore pris rendez-vous pour le pousser à se sortir volontairement de ce mauvais pas.

Mais le plus déprimant dans cette histoire restait le fait qu’il avait fini dans cette relation à attacher la silhouette de la jeune femme à tant de choses dans sa vie, que la lacune de sa présence quotidienne dorénavant pouvait se traduire par chaque petit geste au moindre instant.
Tout d’abord durant leurs entrainements de Quidditch, où elle ne venait même plus. Le gardant encore plus honteux, comme si sa présence allait au-delà de la passion que la brunette portait à ce sport – engouement vigoureux qu’ils avaient en commun par ailleurs, déclencheur du premier intérêt qu’il lui réserva.

Puis, il y avait aussi les fenêtres du troisième étage devant lesquelles il passait chaque jour. Ces endroits perchés où ils s’étaient fréquemment arrêtés tous les deux dans le passé, s’asseyant à l’écart tout en discutant entre deux lancers de bombabouses auxquels elle procédait du haut du perchoir. Ses yeux pétillant un peu plus alors que des cris offusqués fusaient plus bas. La mine réjouie qui rayonnait et réchauffait le visage du jeune homme, avant qu’elle ne lui pose toutes une série de questions toutes les plus stupides et inutiles les unes que les autres – dont certaines embarrassantes par moments. Mais auxquelles il s’appliquait à répondre, tout en se moquant affectueusement d’elle.
Ils avaient toujours été proches, lui-même prenant la peine à s’avancer vers elle pour permettre leur proximité. L’esprit raffolant de sa candeur et sa naïveté. Mais aussi de son inconscience.

Même les sorties à Pré-au-Lard n’avaient pas été épargnées. Les années précédentes retrouvant régulièrement ses verres à moitié vides, si ce n'était totalement, quand il avait le malheur de s’absenter une minute – aux toilettes ou autre. La jeune femme placée sur la chaise lui faisant face. Cette flamme mutine dans ses prunelles qu’elle ne quittait pas lorsqu’il l’accusait de le rembourser. Une vraie plaie… mais qui le fit sourire tendrement.

Même la bière n’avait plus le même gout. Un comble pour cet Irlandais qui dorénavant redoutait d’une certaine façon les prochaines soirées post-victoire qu’il serait bien obligé d’organiser. Et d’y participer. Ils avaient beaucoup trop habitués leurs compères pour arrêter du jour au lendemain, même lors des pires périodes comme ce fut le cas en Janvier où ils avaient tout de même procédé à la dernière même. Comme pour réconforter les autres dans la continuité de la vie malgré les évènements atroces du début d’année. Rapportant une certaine joie et gaieté à leurs vies estudiantines. Ne pas laisser Poudlard rimer dans leur tête à tous aux mots meurtres et attaques.
Quoi qu’après mûre réflexion, il savait que s’il se prenait un cognard cette fois-ci, il ne ferait pas le malin et irait se faire soigner dans la foulée. Peut-être même accueillant son handicap momentané comme une délivrance ; un bonne excuse pour filer. Un rictus narquois longeant ses lèvres. Il aurait dû le faire déjà la dernière fois…

En revanche, tous ces éléments restaient moindre comparés à la vive contraction qui tordait son ventre ces maudits matins où les elfes de maison en cuisine avaient décidé de les gâter avec des éclairs au chocolat. Le narguant directement par leur mise en évidence sur la table. A peine réveillé, leur faisant face alors qu’ils immisçaient par leur simple vue la remontée de moments qu’il préférait conserver loin de sa conscience.

«
C’est pas comme ça que tu vas plaire à quelqu’un ! »

Ces mots qu’il avait lui-même prononcés lui revenant à la figure dans ce mensonge éhonté. Taquinant la jeune femme quant à sa prestance dans ces dégustations tout à fait glamour. Pelotonnée dans une des grands fauteuils de la salle commune, le chocolat autour de la bouche. Survêtement et pull surdimensionné par rapport à son petit gabarit sur le dos. Mais dont les orbes bleus trahissaient toute sa gourmandise, le plaisir que ces moments si simples pouvaient lui transférer. Le faisant craquer.

Etrange de se dire qu’avec elle, il avait appris à regarder à travers ses défauts. Les creuser pour y découvrir une certaine beauté – brute mais pure. Si honnête qu’elle en rendait les autres filles superficielles à le rendre malade. Le seul à avoir pu vraiment comprendre l’esprit de cette petite lionne si sauvage mais affreusement attendrissante, qui l’avait harponnée à sa plus grande surprise. Elle était vraie, si vivante.
Et il devait la sortir de son esprit à jamais.

Un soupir plus las s’extirpa entre ses lèvres, récupérant sa baguette au sol en observant sa main sur laquelle perlaient à divers endroits quelques gouttes de sang. Les essuyant négligemment sur son pantalon alors qu’il entendait au loin la voix de sa mère – couturière de son état – lui hurler dessus pour cette offense portée au vêtement. Mais bon, un petit Récurvite une fois rentré au dortoir et tout irait pour le mieux. Haussant les épaules, il habilla pourtant son visage pré-adulte d’un air boudeur qu’il ne quitta pas. Ses souvenirs d’enfant et des remontrances de sa propre génitrice le sortant de sa triste évasion du côté d’une petite brunette. Une certaine part puérile dont il n’avait pu se défaire dans sa relation avec cette mère, le sauvant de justesse en cet instant de sa peine.

Par ailleurs, il conserva cet air boudeur en revenant sur son échec précédent. Décidément ce n’était pas un jour glorieux dans ses réussites magiques pour qu’il puisse vraiment constater une prise de niveau quelconque à la fin de la journée. Le caractère peu productif de l’entrainement lui alourdissant légèrement le ventre. L’impatience commençant à pointer vicieusement le bout de son nez. Il sut qu’avec le peu de temps qu’il lui restait, il pouvait encore s’exercer à deux sorts. Mais auparavant, il ne se retint pas plus longtemps pour pester contre cette maudite magie élémentaire avec laquelle il n’était vraiment pas copain visiblement.

Enfin, ce n’était pas vrai dans la globalité de la discipline puisque le grand brun éprouvait, pour une raison qui lui restait encore obscure, une certaine affinité avec l’un des éléments : le feu. Cette puissance dont la dualité à la fois réconfortante et destructrice le fascinait. Signe de toutes passions, qu’elles soient une ivresse tendre tout comme un terrible caprice. Impétueux et intolérant, sous la volonté duquel on devait se plier. Brisant l’adversité dans ses brasiers, témoins et acteurs de son manque de docilité. Lié aussi à la vigueur ou l’essence de vie. La douce chaleur qui venait englober les corps, prenant place face à la morsure du froid ; allégorie de la mort.
Toute cette poésie, derrière laquelle une similitude avec son propre tempérament se dégageait, que le brun ne pouvait lui-même ignorer. Le caractère définit en tout et pour tout dans la vigueur des émotions qu’il venait à ressentir dans un instant donné ; la violence restant identique, que ses sentiments soient bons ou mauvais.

Pourtant, malgré cette conscience, il n’avait toujours pas voulu s’attarder sur l’art de la maitrise de cette grandeur de la nature. La magie qui la gouvernait lui ayant toujours semblé particulièrement difficile et épuisante. Donnant lieux aux pires catastrophes lorsqu’on venait à se rater dans son domptage. Il s’avéra d’ailleurs plutôt chanceux face à son échec du Ventus. Même si moralement parlant, ce dernier semblait juste un peu plus lui faire serrer les dents. Ainsi que baisser les bras pendant un instant. Peut-être qu’une légère pause de quelques minutes ne serait pas du luxe.
Ainsi, il opta en faveur de cette dernière idée. L’espoir d’abaisser, en soufflant un peu, son agacement. Ça ne servait à rien de se braquer bêtement sur ces sorts, ça ne l’aiderait aucunement dans sa progression de leur apprentissage. Au contraire.

Revenant alors à l’unique table dont la salle s’était pourvue dans sa demande, il se permit de s’asseoir à sa surface plane. Le regard retrouvant le livre qu’il y avait posé un peu plus tôt. Son petit voisin inanimé sur l’instant. Le blason de l’école revenant le narguer dans divers mouvements où les animaux semblaient avoir capté l’intérêt qu’il leur portait. Les uns jouant avec les autres comme dans une sorte d’unité qu’aurait surement toujours dû former l’école. Un sourire triste venant répondre à ce constat. Les choses étaient loin d’être aussi parfaites en ce moment…

Il se permit à nouveau un retour dans le temps à l’aide de sa mémoire. S’arrêtant sur l’épisode de la découverte du petit recueil étrange. Trainé à la suite d’une bête course-poursuite dans cette aile désertée du château dont l’ambiance à  la fois oppressante et mystique l’envahit rien qu’à la remémoration. L’endroit semblant avoir été gardé de tout changement. Mis à l’abandon même des soins des elfes de maison. Comme écarté volontairement de toute vie. D’ailleurs, il se doutait que seuls devaient s’y promener les fantômes au vu de la quantité de poussière qui l’avait fait tousser dans son voyage. Un endroit intenable pour le moindre sorcier.

En parlant de ces derniers, parfois il repensait à Peeves. Cette saleté d’esprit frappeur qui l’avait mené jusqu’à cette découverte. Disparu aussitôt quand il avait été face à l’entrée de l’une des salles. Laissant le jeune homme isolé du reste du château. Dans une solitude qui ne l’avait nullement dérangé, l’esprit très vite interpelé par la présence du livret. Et son contenu par la suite.
D’ailleurs, jamais Connor ne s’était attardé à interpeler l’être fantomatique quant à l’objet après coup. Ni même sur sa nature mesquine et joueuse qu’il se doutait non étrangère à cet esprit du chao. Il avait simplement gardé son trésor en secret. Se contentant les jours où il voulait du calme à revenir dans l’endroit reculé. Au calme. Une bulle où il se sentait protégé de tout intrus.

Surtout dernièrement, où rien n’allait. Outre ses problèmes personnels, le jeune lion ne pouvait décemment plus supporter la désunion qui les frappait tous. Pourtant s’étant alliés le temps des recherches d’Adria – dont la culpabilité ne l’avait toujours pas quitté -, les troupes s’étaient ensuite très vite redispersées. Ces absences qui pesaient dans leurs rangs n’arrangeant rien à l’ambiance globale.
Certains observant la foule en se demandant qui serait le prochain, tandis que d’autres s’armaient d’agressivité. Une atmosphère tendue et malsaine, dans laquelle il ne reconnaissait plus l’école qu’il avait chérie. Ce lieu où il avait rencontré multiple personnes merveilleuses – et d’autres un peu moins. Ce théâtre de son adolescence souillé par des événements bien trop sombres et un futur qui ne semblait pas plus brillant les jours passant. Surtout après tout ce qui les avait frappés depuis ce début d’année. Evènements effrayant autant qu’éreintant. De là les rendre presque tous fous. Ce n’était pas comme qu’il voulait passer ses derniers mois de tranquillité, avant de lui-même prendre part aux hostilités.

Le regard perdu quant à ses aspirations futures il réempoigna le bouquin, pour de nouveau le parcourir distraitement. Les phrases inscrites, il aurait pu chacune les citer tant il les avait étudiées durant l’année. Parfois même plus que ses propres Aspics au désespoir de ses professeurs. L’idée du jeu de piste auquel il convierait tous ses camarades lui revenant en tête progressivement.
Après tout, cela faisait un moment qu’il était en possession de l’ouvrage. Ayant déjà bien profité de ses quelques mois pour lui-même en faire un léger tour. Signant derrière certaines phrases, avec beaucoup de fierté. Il était rentré dans le club des Enchanteurs Détraqués.

Enfin, mérite qui pour être honnête, ne put être possible en l’absence de multiples efforts qu’il avait dû déployer. Ayant même passé tout Novembre et Décembre dernier, penché sur les réussites diverses de ces paris apposés par de purs inconnus. S’occupant comme il pouvait les idées avant le début de la saison de Quidditch. Comme pour oublier la déchéance de sa communauté.

Mais finalement, il restait encore en ce début Dévrier bloquer face à certaines missions nébuleuses malgré toute sa volonté. Dont « 58- Guetteur des Eaux, son gardien la tient écartée dans les profondeurs du domaine. », ou encore « 76 – Si ta langue fourche, elle s’ouvrira à toi. ». Du charabia qu’il en savait déchiffrer. Il n’y avait pas à dire, certaines énigmes étaient plus difficiles que d’autres…
Ainsi, il en était venu à considérer, avec vigueur dès fin décembre, le puzzle géant afin de le proposer à toute l’école à la rentrée des vacances de Noël. Bercé par l’espoir un peu fou de calmer aussi les tensions en les rapprochant tous autour d’un objectif commun.

Projet qu’il s’était vu devoir avorter avec les attaques portées début janvier. Non repris avec la disparition d’Adria survenue peu de temps après, où tous n’avaient plus eu le cœur à faire la moindre recherche dans le château. S’y étant bien assez donnés lors des battues différentes.
Mais rien ne s’améliorait. Le déchirement entre chacun prenait de l’ampleur. L’ambiance s’empoisonnant de crainte. Dénaturant l’esprit même de l’école qui criait à l’union sur son blason. Il souffla un instant. Il était peut-être temps de tout reprendre en main en effet. Amorcer finalement ce projet, l’organiser. Rameuter les troupes autour d’un but commun. Sa casquette de leader de nouveau reposée sur son crâne, déterminé.

Il reposa finalement le bouquin à côté de lui, les yeux louchant à nouveau sur sa montre. Plus que dix minutes. Décidant ainsi de la fin de sa pause. Il se releva, revenant aux choses sérieuses. Maintenant la question était : sur quel sort allait-il s’attarder ?
Gardant en tête le Confringo, il jaugea de son envie de réincanter ce dernier sur lequel il s’entrainait depuis un moment. Même avec Daphne. Mais la lassitude vint dégouter son cœur à cette perspective. Prenant cette sensation comme un indice – et surtout une possible perturbation à son entrainement – il se ravisa. Après tout s’entrainer sur un sort qui nous sortait par les yeux n’invoquait pas la plus profonde concentration. Ni assez de volonté pour correctement réussir l’exercice.

Alors il revint sur le Ventus. Malgré que la magie élémentaire elle aussi l’agaçait, il n’avait pas le choix. Prêt à faire encore quelques efforts pour ce sort – sa patience à son égard n’étant pas épuisée contrairement au cas de son frère. Surtout qu’il ne pouvait ignorer la puissance que possédait le sortilège. Chose qui lui saurait surement très utile à l’avenir. La maitriser n’était donc pas qu’un bonus, mais là aussi une nécessité sous laquelle il devait se plier.
Il reprit de ce fait place, face à la pièce vide. Les morceaux de mannequins explosés dans un coin qu’il ignora. Louchant une dernière fois sur sa main précédemment blessée, il pria pour ne pas répéter l’expérience avant de se moquer de lui-même intérieurement. Les prières ne t’aideront pas, tu ne peux compter sur les dieux mais seulement sur toi, se morigéna-t-il lui-même. La confiance revenant dans son être, portée par son égo, il brandit sa baguette face à lui.

Et d’une voix claire et précise, l’esprit tourné vers la puissance de l’air qu’il espérait pouvoir enfin dompter il prononça :

«
Ventus ! »









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MessageSujet: Re: Entrainement en solitaire. [Rp Solo] Sam 23 Juin - 17:16
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*La magie se concentre d'avantage que précédemment, commençant par une légère brise qui se transforme rapidement en une bourrasque de vent qui quitte la baguette de Monsieur Stevens. Le sort ne se retourne pas contre lui et Connor contrôle au mieux possible le sortilège en limitant autant que possible les dégâts autour de lui*

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MessageSujet: Re: Entrainement en solitaire. [Rp Solo] Lun 2 Juil - 22:23

ft. Moi et seulement moi

"Plus puissant, plus vite."


A croire la patience finissait par payer, après tout on ne disait pas que la persévérance était la clef de tout pour rien. Du moins c’est que se répéta le jeune homme après avoir senti devant lui à nouveau une légère brise s’élever, fondre dans le reste de la salle qui lui faisait face où dans sa foulée elle gagna en tempérament et en force. Comme si le les divers vents provenant de sa baguette venaient à se conjuguer, mûrir les uns les autres en se nourrissant de leurs puissance chacun pour ne former qu’une unité d’énergie. Les rafales résultantes créées répondant à chaque mouvement du lion. Venant à s’entrechoquer sur les murs, tout en le gardant protéger comme s’il se trouvait dans l’œil du cyclone. Un calme apaisant y régnant alors qu’autour de lui n’était que bourrasques qu’il aurait pu, s’il en avait eu la volonté, rendre plus virulentes.

Spectateur de cette réussite à laquelle il ne croyait plus, il ne réprima pas le sourire qui vint sur ses lèvres. Suffisant mais comblé d’avoir pu enfin maitriser une branche de la magie qui n’était pourtant pas de celle avec lesquelles il avait des facilités. Tout au contraire même. Un mélange de fierté et d’excitation s’éleva dans sa poitrine face à ce pouvoir devant lequel il s’émerveilla comme un enfant devant ses cadeaux de Noël. Bien qu’il n’était pas à douter qu’au premier échec prochain sur ce même sort il ressentirait tout l’inverse, le mot Ventus viendrait simplement à son entente l’agacer ; et surement pesterait-il à nouveau.

Jugeant ainsi d’un nouvel œil les pouvoirs qu’il venait de frôler du bout des doigts, il fit une liste dans sa tête de toutes ses branches de la magie sur lequel il avait pour espoir de pouvoir se pencher, et de les étudier. La Magie Elémentaire gagnant subitement quelques rangs dans ses ordres de priorités. Pourtant, conservant en tête de tout l’Occlumancie. Cette magie de l’esprit qui occultait à tout Legilimens sa faculté à pénétrer l’esprit d’un autre pour y lire sans remord pensées et souvenirs qu’il y trouverait ; un don dont il commençait à entrevoir une nécessité primordiale – parfois oubliant la difficulté à parvenir à le maitriser.

En effet, le grand brun n’était pas sans se rappeler sa dernière mauvaise aventure qui l’avait trainée à l’infirmerie après un certain cours de Défense Contre les Forces du Mal - en ayant sur le chemin bien entendu relâcher tout le contenu de son estomac sur les pieds du Poufsouffle qui avait été nommé par Rogue pour l’accompagner. Finalité qui évidement avait vite fait le tour de l’école, les autres s’en rendant hilares. Ce qui avait finalement ainsi rendu le jeune homme bien plus amer envers son cher professeur qui avait lui-même eu l’audace de le coller après ça. Ainsi que de retirer cinquante points à sa maison – chose que beaucoup lui avaient reproché peu après.
Mais comme si Connor en avait quelque chose à faire de ces maudits point. La honte, mais surtout la colère remontant au souvenir de cette expérience particulièrement désagréable. Il avait été sous Imperium, merde ! Il prit un air boudeur non volontaire à cette pensée, mâchouillant l’intérieur de sa joue en grognant. C’était lui la victime dans cette histoire, fallait pas l’oublier.

Son regard s’abaissa sur ses mains, regardant ces fautives comme pour les accuser d’un crime dont il n’avait eu conscience. Désemparé encore face à l’absence de tout souvenir de ce maudit moment. Il avait, en l’expérimentant, compris la véritable dangerosité de ce sortilège.
En effet, après son dur réveil, il se rappela de cet atroce sentiment d’avoir été assommé violemment. Pire qu’un coup de massue sur la tête. Un gout de terre dans la bouche, cette dernière devenue subitement devenue pâteuse. L’esprit complètement confus qui reprenait ses fonctions avec difficultés, implorant seulement sur l’instant au lion de se tenir le crâne lorsqu’il ouvrit les yeux. En première image qui le frappa : une vue sur ses camarades qui se relevaient difficilement, se massant pour certains les endroits endoloris par leur chute dont l’Irlandais n’avait même pas eu conscience. Il remarqua juste que la plupart d’entre eux furent ses amis, ce qui dénota grandement avec les yeux méfiants et parfois meurtriers qu’ils posèrent sur sa propre personne. Le décontenançant encore un peu plus.

Il eut même aussi beaucoup de mal à bouger ses membres. Comme si toute coordination entre chacun de ses muscles s’était envolée. Le laissant reprendre conscience de la maitrise de son corps avec une difficulté qui le perturba. Et l’effraya quelque peu au passage. Ainsi, il avait examiné, comme actuellement, ses mains. Cet impression d’être soudainement étranger à son corps l’emporta, comme une reconnexion difficile qu’il avait eu beaucoup de mal à refaire.

En parallèle résonnait dans sa tête une voix grave semblant s’évanouir dans des chuchotis qu’il ne perçut pas tant ils étaient faibles. Devenus finalement de vagues échos perçant parmi le bourdonnement qui lui infligeant un mal de crane atroce. C’est alors qu’il fut pris de vertiges, la gorge sciée par cette désagréable sensation que quelque chose s’y tenait au fond. Prête à être régurgitée durant les prochaines minutes, alors qu’il se laissait faire docilement – un peu trop d’ailleurs - auprès de ce camarade jaune et noir qui avait été mandaté pour l’aider à se relever. Ce qu’il fit difficilement. A l’image en fait de chacun de ses gestes en somme.

La voix de Rogue retentit dans un discours cinglant et méprisant pendant ce temps. Etrangement d’ailleurs elle parut sur l’instant au jeune homme comme la seule chose qu’il sembla ne pas prendre pour étrangère. Avec cette sensation qu'elle avait été là, à l’accompagner quelques minutes plus tôt. Il en avait même froncé les sourcils avant d’être rattrapé dans sa lucidité par ses tournis qui prirent dans leur danse désagréable son estomac. La langue tirée dans le fond de sa bouche, ce qui lui ôta aussitôt toute capacité à penser clairement.
Ainsi, désorienté avec sa propre enveloppe charnelle, il apprit, comme le reste de sa classe, qu’il avait été quelques minutes plus tôt sous l’emprise du sortilège Imperium. Blanc. Sueurs froides. Rire cynique. Comme si ça pouvait lui arriver à lui ? Mais face au désarroi de son propre corps qui semblait séparé de son âme, il dut faire face à l’évidence. Avec horreur.

En y repensant, il se rendit compte à quel point cet Impardonnable était redoutable. Ayant été lui-même en l’espace d’une demi-seconde évincé de son propre corps. Celui avec lequel il n’était qu’un tout depuis déjà dix-sept ans et demi. Ce dernier agissant à la volonté d’un autre après avoir à peine touché la plume de malheur. Il n’avait même pas eu conscience de l’ordre qu’on lui avait donné – ni avant, ni après. Il sentit sa gorge se serrer sous l’absence du moindre souvenir. Un gros black-out où il n’avait pas pu s’empêcher d’attaquer ses propres amis. Non maitre subitement de son corps, ni de sa propre magie, tous deux maintenant possession d’un tiers qui pouvait en faire ce qu’il voulait sans qu’on ne puisse remonter à son identité. Laissant juste les mains de sa victime souillées par les méfaits qu’un autre lui avait dictés.

C’est d’ailleurs ainsi qu’il se rendit compte avec des frisons dérangeants dans le dos que le Stupefix n’avait été qu’un cadeau comparé à ce qu’il aurait pu véritablement faire. Cette pensée le hantant avec vigueur, se rendant compte que même sans le vouloir sa nature humaine avait ses propres failles contre lequel la prudence n’était que le seul rempart auquel il pouvait s’accrocher. La force d’esprit ne jouant en rien là-dedans.
Un danger qu’il allait devoir éviter une fois qu’il se serait engagé dans les combats. Après tout les Mangemorts n’étaient pas des enfants de cœur, les Impardonnables siégeant régulièrement dans leurs habitudes.

Dans cet océan de doutes et de confusion, le jeune avait pourtant avait conservé le peu de force qu’il lui était resté pour pouvoir s’accrocher à une seule moquerie de Rogue dans son ton autoritaire et dédaigneux à propos de l’audace du Gryffondor, mais aussi, et surtout de sa bêtise pour avoir cru que cette plume n’était marquée d’aucun maléfice.

«
Erreur, connard, déclara-t-il dans la salle vide, le sourire vengeur et menaçant sur les lèvres. »

Car, en effet, après coup quand Connor avait été emmené à l’infirmerie, le jeune lion s’était perdu à ressasser ces quelques mots en boucle dans la tête tandis que la nouvelle infirmière lui faisait ingurgiter diverses potions pour annuler le sortilège et lui permettre de recouvrir plus vite sa santé. Et possession de son corps. Le désordre causé dans le lien qui recouvrait lentement le perturbant beaucoup trop.

Mais incapable de râler. D’une physique. Mais surtout mentalement. L’intérêt uniquement porté sur le fait que Rogue avait énoncé que le rouge et or pensait dur comme fer que la plume ne comportait aucun risque. Chose qui en soit était vraie –absolument – mais que Connor n’avait jamais énoncé à voix haut, dans le but de ridiculiser, s’il eut raison, Rogue dans son cours.
Il avait même les jours suivant été s’enquérir auprès de ses camarades de classe à ce sujet. Leur demandant dans de faux prétextes ce qu’il avait dit très exactement juste avant de laisser emporter par cette plume – lorsque son conscient était encore rattaché à son corps. Et comme il s’en était douté, rien n’en ressorti si ce ne fut qu’il était doté durant cet exercice d’un sourire – soi-disant complètement stupide – avant de toucher l’objet maudit et que le spectacle que tout le monde ne cessait de relater ne commence. Conservant Connor dans ses profonds doute ; Rogue était rentré dans sa tête.

Inconscient du don de Legimencie de son enseignant jusqu’ici, et n’en ayant pas totalement certitude – bien qu’il penchait dans cette direction aux vues des coïncidences multiples qui portaient à un fort doute -, l’Irlandais était depuis déterminé à se porter sur diverses études sur les magie de l’esprit. La rage contre son professeur le poussant à se montrer plus studieux que d’ordinaire. A la surprise de ses camarades. C’était ainsi, après des heures de recherches – et l’aide du jeune bibliothécaire qui l’avait guidé avec un regard légèrement amusé – que Connor avait découvert la branche de l’Occlumancie. Cherchant depuis à s’entrainer comme il le pouvait sur sa concentration, qui c’était indiqué dans les bouquins. Chose difficile pour lui par ailleurs, mais à laquelle il s’y tenait. Déterminé.
Rogue n’avait rien à faire dans sa tête, merde ! Décidé aussi en apprenant dans ses recherches que le contact visuel était un tremplin à ces intrusions de ne plus jamais croiser les yeux sombres de cette affreuse fouine aux allures de Chauve-Souris. Salaud… ragea-t-il en serrant les dents.

Il s’avéra, en parallèle au fil de ses recherches, que le jeune lion avait aussi ciblé autre urgence l’appelant à la nécessité de cet apprentissage. Prenant conscience que certains Legilimens pouvaient se trouver dans les rangs du Lord Noir. Et qu’il pourrait à l’avenir vendre ses frères et sœurs d’armes – tout comme ses proches – sans le vouloir s’il tombait dans leurs mains à l’heure actuelle. Cette nouvelle possibilité l’effrayant grandement.
Tant de choses lui restaient à faire avec si peu de temps pour se préparer, jugea-t-il qu’il s’en sentit par avance fatigué. Mais il n’avait pas le choix. La décision était prise, et il comptait bien ne pas être un poids dans cette résistance. Se montrer le plus fiable et utile possible pour défendre ce en quoi il croyait. Cet avenir auquel il espérait au fond de son cœur pouvoir assister un jour donné. La mort restant cette crainte qui le suivait comme une ombre. Mais face à laquelle il avait choisi de ne pas fuir.

Laissant le regard embraser la pièce, là où la bourrasque avait finie pas s’évanouir dans sa déconcentration passagère, il eut un soupir. Ne pouvant s’empêcher dans ce moment où il se faisait face de relâcher soudainement toute cet épuisement qui l’occupait dernièrement. Ces différentes pressions que même son caractère ne savaient adoucir, ni même ses larges épaules soutenir. Tout d’abord d’ordre mental, entre la menace de dehors, celle à l’intérieur du château qui s’était définie dernièrement par Avery – et il ne devait pas être seul, grinça des dents le lion-, ses problèmes avec Siobhán, la disparition d’Adria, ainsi que les conséquences que ces deux derniers éléments infligeaient sur l’équipe, il commençait à se sentir écrasé. Non sans parler des divers deuils qui avaient entachés le mois dernier. L’envie d’une profonde bouffée d’air frais devenant une urgence pour ce le jeune homme. Ce qui bien sûr n’était pas permis par l’ambiance générale environnante qui l’étouffait dans les couloirs.

Ses poings se serrèrent, pour l’un sur sa baguette, alors que l’autre attraper un pan de son pantalon dans sa frustration ; il fallait que tout ça cesse. Retrouver une unité et apaiser les tensions. Il en avait marre chaque jour d’assister à des disputes, des menaces et les regards en travers que ses camarades s’envoyaient. Comme-ci ce n’était pas ce qui allait l’attendre pour les prochaines années de sa vie. Se sentant soudainement dans un univers hostile bien loin du Poudlard joyeux et gay qu’il avait connu avant où seul les remontrances de McGonagall étaient à redouter. Ces souvenirs d’ailleurs, il finissait par croire qu’il les avait inventé tant ils étaient éloignés de leur nouvelle réalité.

D’ailleurs Connor n’ignorait pas être le seul à finir par perdre toute vitalité avec une telle atmosphère. Il voyait ses congénères eux-mêmes devenir irritables, et stressés à force d’encaisser et d’évoluer dans un tel méli-mélo infâme. Et encore, ils n’avaient pas entamé la dernière marche vers les examens. A cette pensée il roula des yeux, imaginant par avance certains péter complètement des câbles sous ce quota abusif de tensions qu’ils supportaient tous difficilement en temps normal. Des sanglots aux burnouts qui s’étaient déroulées sans un appuie de la guerre les années précédentes, mais qui cette année allaient se montrer bien plus impressionnants. Et effrayant en quelque sort. Ça, il n’en doutait pas.

Le regard revenant sur le livre comme s’enfonçant un peu plus dans l’idée qu’il était peut-être la résolution à tous ses problèmes. Ou plutôt, ceux de la totalité de ceux de l’école. Cette impression devenant beaucoup trop récurrente pour finir par ne pas s’immiscer totalement dans son esprit. Accompagné de l’image de l’esprit farceur dont la silhouette vint se peindre dans ses pensées, avec son faciès grotesque. Pour une fois que ce dernier allait se montrer utile pour le bien de la communauté. Il sourit, amusé à cette idée qui tranchait tant de l’avis général sur ce Poltergeist.
Oui, la décision était prise : il allait lancer ce puzzle géant. Convoquer tout le monde. Les rassembler. C’était quasiment devenu vital, exagéra son esprit bien emporté soudainement.

Mais il se reprit dans son élan lorsque ses yeux convergèrent à nouveau sur sa montre à son poignet pour juger du temps qu’il lui restait avant l’entrainement. Et soupira en voyant qu’il en était presque l’heure. Se morigénant d’une certaine manière de se perdre autant dans sa propre tête une fois seul.
Pourtant, il ne put s’empêcher, même en pensant au Quidditch, de sentir son cœur s’alourdir désagréablement. Chose qui ne lui était pas habituelle, surtout lorsqu’on connaissait l’amour qu’il portait à ce sport. S’étant vu même définir tout son avenir dessus jusqu’à dernièrement. Mais en ce moment, plus rien n’allait. Et l’équipe n’était pas plus sauvegardée que la plupart des autres aspects de sa vie.

En effet, le cas Siobhán mis de côté – auquel il ne se sentait pas capable encore de faire face encore -, l’équipe des Rouge et Or se voyait à nouveau affaiblie avec la disparition – pas des moindres – de leur dernière attrapeuse en date : O’neill. Venant à édenter les rangs sans crier gare, et perturber l’unité que les joueurs avaient jusqu’alors représentés. Les attaquants au sein même de leur rang. Et bien que le Capitaine se sentait affreusement mal et coupable de cette disparition – il était le dernier à l’avoir vu après tout, et sur le terrain de Quidditch qui plus est -, il s’était vu dans l’obligation de devoir rapidement trouver une solution. Avec la sensation d’être certainement le pire des connards de vouloir aussi rapidement la remplacer. Mais il n’avait pas le choix. Il s’était promis de ramener la coupe cette année. Sa maison comptait sur lui. De plus, ils venaient d’entamer la saison de Quidditch. Il ne pouvait perdre de temps maintenant.

S’efforçant même pendant sa recherche d’un remplaçant à conserver en place les entrainements. Beaucoup râlaient, considérant ça inutile puisqu’en l’état actuel l’équipe des Gryffondor ne pouvait pas jouer. Mais Connor s’était tenu à organiser encore des entrainements. Partant même depuis le début du principe que c’était plus un devoir qu’autre chose. Comme pour conserver la vie sur la terreur et la mort. Observant à travers ce sport qu’il aimait tant un nouveau moyen de rassemblement des gens. Un divertissement dont ils avaient besoin pour tous alléger leur cœur dans ces temps froids et difficiles. Il était de même pour les soirées, raison pour laquelle ils n’avaient pas annulé leur soirée post-victoire mi-Janvier malgré leur deuil à tous. Dans l’unique volonté d’oublier pendant un instant ce qui se tramait. Décompresser. Ramener tout un chacun à cette vie estudiantine dont tous rêvaient mais qu’on leur avait injustement retirée. Ces petits plaisirs qu’ils devaient tous conserver pour se rappeler que cette vie n’avait pas à leur apporter que ces moments froids d’angoisse auxquels ils étaient confrontés un peu trop souvent ces derniers temps. Une décision bien sage et surement inattendue venant de la part d’une personne telle qu’était le jeune Gryffondor.
Mais il avait une âme de leader, il ne fallait pas l’oublier. Pensant pour la communauté dans certains moments où il se sentait dans l’âme d’un chevalier blanc.

Alors, sur ces bonnes résolutions, il s’empressa de recueillir ses affaires – qu’il n’avait pas tant éparpillées, ayant juste sorti le livre qu’il rangea cette fois-ci dans son sac. Comme pour le cacher de tous, le conserver hors de porter des regardes curieux. L’esprit devenu malin tourné vers ce petit jeu de piste qu’il s’était décidé à faire. Il allait en pleuvoir des défis.
Ainsi, il hissa son sac sur une épaule, retenant les lanières de glisser de sa main libre, l’autre encore occupée de sa baguette, puis se dirigea en grande enjambées vers la sortie.
Non sans lancer un dernier regard derrière lui, jugeant des mannequins qui restaient, intacts, dressaient derrière la table. Et comme pour clôturer un spectacle, cette envie de toujours tout scénariser, de s’offrir une bonne sortir, il sera sa baguette de ses doigts et visa :

«
Confringo ! »

Puis partit de la salle. Prêt à aller enfiler sa tenue de Quidditch et se faire mordre la peau pendant deux heures par ce froid glacial écossais qui sévissait dehors.









Défis Réussis du Pack Gallion:
 

▿ ⬘ ▴ ◈ ▾ ⬙ ▵

A soldier on my own
Imma ready for the fight, and fate. Let the games begin. Waiting for the last round's call. Keep on running this shit. Imma be the kid for the win.

Spoiler:
 
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Nature du Sang : Pureté Divine
Métier/Etudes : Vous pourrir la vie, et parfois vous récompenser.
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Nombre de Gallions : 129
Parchemins écrits : 35
Totales et Absolues.
MessageSujet: Re: Entrainement en solitaire. [Rp Solo] Lun 2 Juil - 22:38
Résultat des dés:
 

*Les mannequins visés par Monsieur Stevens le fixe de leur regard inanimé, avant d'exploser subitement en de milliers de petits morceaux, non sans grâce, tout en produisant le son d'une explosion puissante, précise et parfaite. Monsieur Stevens ne peut ressentir qu'une extrême fierté, même s'il peut être amené à regretté que ce ne fut pas Monsieur Caecus à la place des pantins, ou que des élèves de sa maison eussent été là pour observer son sortilège plus que parfaitement maîtrisé*

Exp gagné = 10xp
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MessageSujet: Re: Entrainement en solitaire. [Rp Solo]
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Entrainement en solitaire. [Rp Solo]
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