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Rencontre au clair de lune [Tom & Alys]
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MessageSujet: Rencontre au clair de lune [Tom & Alys] Jeu 3 Mai - 18:22

18 janvier 2021,
Tard dans la nuit ou tôt le matin


Elle avançait toujours tout droit, ne sachant pas réellement ce qui la poussait à se balader dans un lieu pareil à une heure aussi avancée. Cape rabattue sur le visage pour se réchauffer, elle marchait d'un bon pas pour ne pas se transformer en statue de glace mais aussi parce qu'elle ne tenait pas tellement à traîner trop longtemps au même endroit : elle ne voulait pas tomber sur une acromentule. Baguette serrée dans sa main gauche, la sorcière n'avait pas pris la peine de s'éclairer d'un Lumos. La lune laissait deviner les obstacles au sol et un surplus de luminosité ne la rendrait que trop repérable. Elle prenait garde à ne pas faire trop de bruit mais elle ne pouvait empêcher la neige de crisser à chacun de ses pas. Elle se disait que tant qu'elle ne se vautrait pas misérablement contre un arbre, son niveau de discrétion restait suffisamment élevé.

A chaque souffle, un nuage sortait de sa bouche. Elle tremblait un peu de froid, foutu hiver interminable. Certes, ce n'était que janvier mais Alys aurait volontiers accéléré le temps d'un claquement de doigt pour se retrouver en été. Elle tourna sur la gauche, elle connaissait un peu la forêt pour s'y être rendue assez régulièrement. Lorsqu'elle était encore élève, lors de ses dernières années, notamment. Pour prendre l'air, loin des gens qui la prenaient un peu trop pour la dernière des quiches. Elle tombait sur des centaures parfois et discutait étoiles avec eux. Depuis qu'elle était devenue professeure, elle avait repris les excursions dont elle revenait en début de soirée, des brindilles plein les cheveux. Elle ne s'y était cependant jamais risqué de nuit. Sauf ce soir, mais ce soir...

Plus tôt dans la journée, elle avait tiré les cartes. Un jeu de tarot marseillais usé au point que l'on devait presque deviner les arcanes. Elle avait posé la question qui revenait quasi chaque mois : qui allait remporter le match de Quidditch du 20 opposant deux équipes de Quidditch de quatrième rang pour communiquer les résultats à son frère qui s'empresserait de parier. Neuf fois sur dix, il gagnait. Il était également à noter que huit fois sur dix, l'équipe A remportait la victoire. Là encore, le jeu la déclarait vainqueur mais avec des difficultés en milieu de match : une embrouille avec l'arbitre, un accrochage du genre. A l'issue du tirage, elle ne rangea cependant pas les cartes, continuant à les battre, posant tout et n'importe quoi comme question. Souvent, la mort revenait alors elle demanda si elle allait pas la croiser. Depuis que des gens étaient sortis bien vivants de leur cercueil, l'atout tombait quasi à chaque fois.

Les revenants l'embêtaient d'ailleurs, ça bouleversait un peu trop le temps pour la clarté des prédictions. Déjà que c'était rarement évident, là, il lui fallait des heures pour décrypter ce qu'elle avait dés que c'était pas l'exercice bateau. Un coup à prendre certainement, cela commençait à lui paraître plus limpide qu'au début des résurrections. En 2019, c'était le flou artistique total, troisième œil ou pas, le plus simple horoscope devenait irréalisable. Il y avait eu du progrès mais la foutue arcane sans nom était toujours au rendez-vous. Rageant. Foutus morts qui brouillaient tout. Apparemment, elle en croiserait un : la belle affaire, il y en avait déjà deux dans les rangs du personnel de Poudlard. Et pourtant, cela lui tournait dans la tête, l’empêchant de fermer l’œil après une soirée de bâclage de correction de copies.

Elle avait donc enfilé ses vieilles bottes, pris sa cape et sa baguette (pour une fois qu'elle ne l'égarait pas) et s'était retrouvée à la lisière de la forêt interdite sans même s'en rendre compte. Wow. Elle avait hésité quelques instants avant de s'y engouffrer. De toute façon, maintenant qu'elle y était, autant aller jusqu'au bout pour voir ce qui la taraudait. Comme ça, elle pourrait de nouveau dormir tranquillement. Et le danger dans tout ça ? N'y pensons pas, mémoire sélective, inconscience toute Alysienne, roule ma poule et d'un bon pas. Mais vrai qu'elle commençait à flipper là, au milieu des ombres et des arbres. Les bruits se faisaient de plus en plus rares, elle sursautait quasi à chaque hululement de chouette. Resserrant sa prise au tour de sa baguette, elle continuait pourtant, avançant comme au pif. Cependant, elle ne fut pas si surprise que ça quand il y eut comme des bruits de pas non loin d'elle. Peu rassurée, oui par contre.

"Qui va là ?" La voix tremblotait peut-être un peu. Le cœur était passé à la vitesse supérieure et les yeux s'étaient plissés pour mieux voir entre les ombres.
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MessageSujet: Re: Rencontre au clair de lune [Tom & Alys] Sam 5 Mai - 18:47


Si les astres étaient immobiles, le temps et l'espace n'existeraient plus. ▬ Maurice Marterlinck


Spoiler:
 

18 janvier 2021 ;

Aujourd’hui était un jour particulier. Froid et gouverné par la neige. Mais particulier, car en fin d’après-midi j’étais sortis de ma planque en ruine perdue au beau milieu des marais, et avais transplané. Transplané depuis une zone perdue de l’Est de l’Angleterre, jusqu’à la cabane hurlante, non loin de Pré-au-Lard. Elle n’avait décidément pas changé même après toutes ces années, toujours autant abandonnée, autant en ruine. Vide, et habitée à la fois. Vide de vies, mais habitée par  un vent glacial. Une atmosphère hivernale régnait ici, comme à l’accoutumé, surtout en pleine saison d’hiver.
C’est baguette dans la main que je pris le chemin du tunnel, d’un pas lent, et à chacun de mes pas, le sol, dur et gelé comme de la glace, envoyait une puissante décharge de froid sur mes pieds nus, jusqu’à ce que ces derniers ne se mettent à se réchauffer instantanément pour s’habituer au contact frigorifique du sol. Bien qu’il n’était pas bien difficile de trouver son chemin, étant donné que le tunnel formait une ligne droite, j’étais néanmoins quelques peu nostalgique, ayant déjà emprunté ce passage pendant ma scolarité pour me rendre à la cabane hurlante quand il était définitivement impossible d’être seul et tranquille dans l’enceinte du château.

J’eus à marcher quelques bonnes minutes, avant de finalement pouvoir sentir le courant d’air signifiant que j’étais proche de la sortie, cette dernière libérant comme un vent sibérien qui venait me fouetter le visage, et la robe. Et finalement je la voyais, enchevêtrée entre la roche, la terre, et les racines du saule cogneur. Ni une ni deux, je prenais appuis de mes mains sur les racines les plus solides et frigorifiées pour me hisser à l’extérieur en partie, afin de lancer un sortilège à l’arbre fou et au fétichisme si particulier que de vouloir écraser quiconque s’approche trop près de lui, imprudemment. Je prenais appuis ensuite sur mes pieds, et ma longue et haute, fine silhouette s’extirpait intégralement de l’ouverture à la base du grand arbre. Cette silhouette, seyant plus que parfaitement dans ce décor enneigé, couvert d’un léger manteau de brume. Je me fondais presque dans le paysage, tel une statue entre le gothique, et le baroque.

Je regardais tout autour de moi, levais la tête et prenais une profonde inspiration. Puis mon regard se posait sur la petite chaumière où vivait Hagrid. Ce stupide demi-géant, il me semble que cette mégère de Bellatrix m’avait raconté avoir brûlé cette cabane après que Dumbledore ait été tué par Severus. Ce grand pigeon dont je m’étais servis pour couvrir mes méfaits lors de ma scolarité vis à vis de la chambre des secrets, des différentes agressions, en plus de la mort de Myrtle. Peut-être devrais-je penser à le remercier pour m’avoir été si utile, même si c’était contre sa volonté. Un rire mauvais s’échappa de mes lèvres, libérant en même temps un souffle glacé par l’humidité et le froid présent dans l’air, secouant lentement la tête de gauche à droite comme si j’essayais de me dire non à moi-même. Serais-je devenu bon ? Peut-être ... Je prenais la direction de la cabane, même si mon regard pesait sur végétation peu accueillante de la forêt interdite.

Cependant, un souffle sifflait entre mes lèvres, en même temps que ma langue stridulait quelques paroles faibles et basses en fourchelang. Tandis que je passais tel une ombre fantomatique devant ses fenêtres, allant jusqu’à la lisière de la forêt, d’innombrables serpents s’en dégagèrent, rampant lentement sur le sol avant de me contourner pour finalement tous s’agglutiner en cercle tout autour de la cabane de Hagrid. Et ils allaient rester ainsi jusqu’à ce que ce dernier tente de les passer, tel était mon ordre en fourchelang. Je lâchais un faible perçant et mauvais tout en disparaissant dans la forêt, ne laissant de mon passage que les traces de mes pieds dans la petite épaisseur de neige qui recouvrait le sol. Devenir bon et offrir des récompenses peut-être, devenir gentil, jamais ... Être méchant était bien trop plaisant.

Pourquoi me promener dans la forêt interdite ? J’avais mes raisons, des raisons que ne regardaient que moi. Je fis une marche plutôt longue, me contentant de la lumière de l’astre lunaire qui se reflétait sur la couleur blanche de la neige, me permettant de voir suffisamment devant moi même si ça n’allait pas plus loin qu’un mètre. Un léger vent tel un blizzard passait, faisant vibrer et craquer les branchages des arbres sous son passage, mais il n’y avait pas âmes qui vivent. Mais très vite, de très faibles bruissements se faisaient entendre dans la fine couche de flocons. Me stoppant afin de me retourner, je pouvais voir une acromentule relativement grande mais pourtant encore jeune à en juger sur certains signes distinctifs et physiques. Elle ressemblait vaguement à l’acromentule de ce stupide Hagrid que j’ai fais fuir lors de sa deuxième année de Poudlard. Et je ne me suis jamais réellement demandé où est-ce qu’elle avait bien pu se réfugier, mais pour ce type de créatures la forêt interdite pouvait en effet paraître comme un bon choix, ces bestioles se reproduisent à une vitesse fulgurante et se retrouvaient ainsi généralement en très grand nombres, ce qui faisait l’une de leurs forces, car elles étaient bien plus grandes et virulentes que de simples araignées.

Ce spécimen était pourtant seul ... Elle s’était alors ou perdue, éloignée des siens ... Ou elle jouait le rôle de l’éclaireur, en vue de trouver une proie suffisamment intéressante pour nourrir le plus grand nombres de ces créatures. Elle s’était immobilisée à ma vue, d’autant plus en constatant que je l’avais remarqué, et me fixait de ses nombreux yeux brillants et noirs. Et parfois, elle claquait ses mandibules dans un rythme régulier mais qui n’avait clairement pas l’intention de me faire peur ou reculer. Peut-être un signal pour en attirer d’autres. J’aurais presque hésité à dire que ces créatures pouvaient être intelligentes, et peut-être était-ce le cas ; mais elles n’étaient pas chanceuses, mais alors pas du tout.

Elles furent rapidement nombreuses, et elles dégageaient d’avantage de confiance en elles et se montraient plus, menaçante à mon encontre. Stupides arachnides. Mais comment auraient-elles pu savoir ? Savoir que, tandis que je levais ma baguette pour la tenir fermement et droite devant moi dans leur direction, qu’à l’instar du Basilic : J’étais également l’un de leurs pires cauchemars. Et ma langue, laissa siffler ma voix dans un rictus vide de remords.

« Aragna Exime. »

Un violent éclair de couleur blanche, difforme, s’extirpa de ma baguette, se tordant à plusieurs reprises avant de toucher l’une des acromentules qui se regroupaient devant moi, et cette dernière vint de se raidir presque instantanément dans la position caractéristique que les arachnides embrassent dans la mort. Comment pouvaient-elles savoir, que lors de ma scolarité à Poudlard, j’avais créé ce sortilège dont l’utilité ne tendait qu’à retirer la vie de ces insectes, encore une fois, stupides ? Dans un rire malsain, dangereux, malfaisant, morbide, corrompu par le pouvoir, et macabre ; je secouais ma baguette, ne reprenant même plus la peine de prononcer la formule de mon sortilège alors que je lançais plusieurs éclairs mortels sur plusieurs acromentules tout en m’avançant vers elles. Elles, qui reculaient, conscientes maintenant du danger que je représentais réellement. Conscientes de qui était réellement la proie, et qui était le chasseur. Il ne fallut pas beaucoup de temps avant qu’elles ne firent toutes demi-tour, pour celles qui n’avaient pas été touchées par un sort perdu dans la masse qu’elles formaient en tout cas. Elles pliaient sous l’avalanche que je faisais pleuvoir sur leurs vies faibles et misérables. Si insignifiantes. Cela faisait tellement longtemps que je ne m’étais pas resservi de ce sortilège de ma création, qui maintenant datait. Un frisson de mort reposait tout autour de moi et autour de la ma baguette.

Dans un soupir empli de dédain, je reprenais ma marche, et je balisais un peu l’endroit, la zone dans laquelle je finis même par tourner en rond. J’avais beaucoup d’intérêts à rendre cette zone, plus sûre, plongée dans une atmosphère suffisamment repoussante pour la faune de la forêt interdite pour des plans futurs. J’ignorais combien de temps s’était déroulé, entre mon départ, le moment où je me suis enfoncé dans la forêt, et maintenant, après avoir chassé les stupides arachnides qui avaient pensé que j’étais une proie, tandis que dégageais quelques plantes malheureuses de la couche de neige pour leur insuffler de la magie, pure, et noire, pour les renforcer, et pour qu’elles dégagent une aura souillée par ce type de magie. Beaucoup de créatures, d’organismes vivants de la nature fuyaient naturellement la magie noire pour ne pas se faire corrompre. D’autres au contraire s’en approchaient d’avantage mais elles étaient en minorité flagrante face aux fuyardes.

"Qui va là ?"

Une voix ? Féminine, et tremblante. Je me tournais dans la direction de cette voix qui venait d’un peu plus loin, et je mis à me déplacer dans la direction de cette dernière, voletant que très légèrement au-dessus de la neige pour produire aucun bruit, et me glissant entre les ombres, et les arbres. Avec lenteur, je me rapprochais, et au loin je commençais à pouvoir distinguer une ombre entre la végétation peu accueillante de la forêt. Je pouvais voir à la posture de cette silhouette que cette personne tenait quelque chose en main, et brandissait cette dernière devant elle, probablement une baguette car peu de gens oseraient s’aventurer dans ces bois sans sa précieuse baguette ... Les sorciers de ce temps étaient bien trop dépendants de cet accessoire ... Et étaient bien incapables de se défendre sans, mais comme s’ils l’avaient. La baguette n’était rien d’autre qu’un catalyseur pour permettre aux sorciers de bas étages d’apprivoiser leur magie avec plus d’aisance, grâce aux composants des baguettes qui réagissaient à la magie. Certes, certain grands sorciers, mages ou enchanteurs faisaient usages d’un catalyseur, mais il s’agissait rarement de simple catalyseur, mais plutôt des reliques, qui ne répondaient qu’à eux, qu’à leur magie, qu’à leur noyau.

Je fis alors brusquement irruption hors des ombres et reposais pieds au sol, m’enfonçant légèrement dans la neige, et posais lourdement mon regard sur l’imprudente qui avait jugé que c’était une bonne idée, que de se promener seule et à cette heure dans la forêt, bien qu’il n’y avait pas réellement d’heure pour se promener en ces lieux. Baguette fermement tenue entre mes doigts et avec évidence pour montrer que j’étais armé, et que je n’hésiterais pas à un seul instant à en faire usage.

« C’est la Mort, très chère, qui vient à vous, s’il vous vient à l’esprit ne serait-ce qu’un seul instant l’idée de faire usage de votre baguette. »

 

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MessageSujet: Re: Rencontre au clair de lune [Tom & Alys] Dim 6 Mai - 22:49
Il y avait quelque chose, elle ne la voyait pas, elle ne l'entendait plus, mais elle le sentait. Une présence qui faisait froid dans le dos et Alys, qui claquait déjà des dents à cause du temps, avaient les mains qui tremblaient de plus belle. Elle serrait sa baguette à s'en faire blanchir les articulations, dans sa tête, elle cherchait des formules toutes latines qui seraient pertinentes à balancer. Rien ne venait réellement à part les basiques de chez basiques et la vague envie de fuir. Puis fuir face à quoi d'abord ? Un vague sentiment que sa question avait atterri dans les oreilles de ce qui rodait ? Pourquoi ne l'avait-elle pas fermée ? Puis qu'est-ce qu'elle foutait là au milieu de la nuit ? Hein Alys ? Elle avait encore raté une occasion de rester au chaud dans son lit.

Et elle était là, à scruter la nuit comme une idiote, à se rêver nyctalope et à ne discerner que les ombres des arbres qui s'étaient faits menaçants. Elle en était à se demander s'ils ne pouvaient pas s'animer comme le saule cogneur. Cela expliquerait que leurs branches aient l'air à deux doigts de s'abattre sur elle ou peut-être était-ce un effet du à la lumière de la lune ? Il fallait qu'elle calme son imagination. Il ne devait rien y avoir dans cette forêt, à part une rouquine qui croyait entendre des pas. Elle se détendit imperceptiblement, baissant sa baguette de quelques centimètres. Avant d'étouffer un hurlement. Là, des deux arbres juste devant elle, avait surgi une silhouette. Et la silhouette parla, annonçant qu'elle était la mort.

Elle eut un rire nerveux. Un de ces rires qui éclataient dans les moments les plus inopportuns et qui faisaient monter les larmes aux yeux. Et l'Arcane Treize qui revenait, qui revenait. Puis elle qui, comme une idiote, ne s'était pas plus méfiée que ça de son envie soudaine de forêt. Pourtant, elle était très bien placée pour savoir qu'il fallait se méfier de ce genre de pulsions, que c'était toujours des coups du Destin qui montrait ses grandes dents. Un jour, elle se ferait bouffer toute crue. Elle pria pour que ce ne soit pas cette nuit et elle baissa sa baguette. Les apparitions qui lui intimaient de ne pas faire de magie, elle les écoutait. Instinct de survie, très certainement, et Alys s'y fiait bien volontiers. Le rire mourut aussi brusquement qu'il était apparu. Elle savait pourquoi le tirage ne lui était pas sorti de la tête malgré les heures qui s'étaient écoulées. Elle s'essuya le coin des paupières, il était largement temps de reprendre du début. De détailler l'apparition.

Un homme ? Grand, fin, presque comme l'ombre des arbres. Pas beau. Très pertinent comme observation ça, Alys, félicitation. Puis dans la pénombre, c'était dur d'en distinguer tous les traits. Mais il avait une baguette dans la main et puait le danger. Elle le contemplait avec des yeux plus si effrayés que ça. A quoi bon trembloter quand on voyait le monstre sous le lit ? Cela avait toujours été ça avec la rouquine, comme devant les films d'horreur, elle passait sa vie à sursauter dans la première partie, celle où il y avait les portes qui claquaient et les courants d'air qui sortaient de nulle part et après, quand l'esprit prenait possession de la plus innocente de la fratrie qui s'était bêtement installée dans la maison hantée, elle n'avait plus peur. C'était pareil là, elle tremblait toujours mais plus que de froid. Seulement il y avait un monde entre ne plus être effrayée et être totalement détendue. Son cœur ne battait absolument pas à un rythme normal et tout son corps était prêt à détaler. Pas de la peur, de la survie.

"Qui êtes vous ?" Au fond, elle se doutait un peu de la réponse. Elle se demandait si elle ne pouvait pas proposer qu'ils fassent comme si rien ne s'était passé : elle repartirait de son côte et l'autre ferait de même et elles oublieraient. Ce serait beau, ce serait tellement facile aussi. De ses lèvres sortait la buée typique de la saison et Alys l'aurait volontiers échangée avec les volutes de fumée d'une cigarette. Mais le timing n'était pas forcément le bon pour s'en griller une. Ouais, elle se doutait qu'on ne tombait pas sur un enfant de cœur dans une forêt interdite en pleine nuit et qu'il n'y avait pas mille sorciers dépourvus de nez. Et si elle n'avait suivi que vaguement l'actualité, trop occupée à prédire ce qui viendrait après, elle savait également que ce n'était pas de très bonne augure de croiser ce personnage. Clair qu'elle ne tenterait pas de lancer un sort : elle n'avait quasi aucune chance. Et tout en calculant sa probabilité de revoir le soleil se lever, elle recula de quelques pas. "Que faites-vous là ?" Si près du château ? Oh, elle se doutait qu'elle n'aurait pas de réponses, puis elle même ne savait pas trop ce qu'elle foutait sous la neige, à faire face à un homme qui sortait des ombres sans même faire crisser la neige sous ses pieds. Mais il fallait bien meubler le silence, elle n'avait jamais été douée pour jouer au chien de faïence.
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MessageSujet: Re: Rencontre au clair de lune [Tom & Alys] Mer 9 Mai - 20:03


Si les astres étaient immobiles, le temps et l'espace n'existeraient plus. ▬ Maurice Marterlinck


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18 janvier 2021 ;

Je n’eus qu’un rire particulièrement nerveux comme réponse. Ce genre de rires auxquels des larmes pouvaient rapidement s’ajouter parce que la situation ne se prêtait en aucun cas au rire, mais que le mental chavirait. Sirius Black avait exprimé le même rire en plein milieu de son procès alors que la sentence à son encontre venait d’être prononcée ; un rire fou, nerveux, déchirant pour celui qui l’exprime comme pour ceux qui observent. Comment peut-on rire dans une telle situation vient-on à se demander. Les humains ont toujours été et seront toujours incapables de faire la différence entre un rire emprunt de joie et un qui n’est que souffrance alors que le sujet bascule dans la folie.
Je n’avais aucun mal à scruter ses pensées également, les legilimens et occlumens se faisaient rares de nos jours, bien qu’ils l’ont toujours été.

Cette dernière pensait à l’arcane treize et qu’il revenait, encore et encore. Une voyante ? Pendant quelques secondes j’avais hésité à quitter son esprit avant de basculer moi-même dans la folie par précaution, l’esprit de Dementia était déjà assez farfelue comme ça et suffisamment pour que je ne m’y risque pas réellement mais ce n’était pas pour autant que je voulais plonger dans la folie d’une autre voyante qui pourrait être aussi perchée mentalement parlant qu’elle. Cependant son esprit semblait plus ordonné et moins tendancieux à une extravagance mentale éparpillée sur tout et rien en même temps, contrairement à Dementia dont l’esprit ferait pâlir le labyrinthe de Minos. D’ailleurs cette jeune fille vint baisser sa baguette, elle n’avait visiblement pas l’intention de risquer sa vie sur un sortilège malencontreux. Au moins elle était capable de discernement.

Son esprit commença alors à faire le détail de la situation afin de retrouver des repères rationnels et éviter de commettre la bourde qui lui coûterait la vie, probablement. En effet j’étais bien un homme, même si mon physique se prêtait d’avantage à un démon. Grand ? Oui. Fin comme l’ombre des arbres, certainement. Mais le ‘’pas beau’’ était ... Particulier, surtout l’autoflagellation mentale dont elle fit preuve en s’applaudissant elle-même pour cette remarque pertinente. Peut-être devrais-je lui dire que je maîtrisais la magie de l’esprit et que je pouvais ainsi lire en elle comme dans un livre ... Ses yeux ne dégageaient plus une réelle crainte d’un autre côté, une fois la grosse frayeur passée la demoiselle pensait d’avantage à sa survie et essayait ainsi de ne pas céder à la peur pour être capable d’agir intelligemment, sans être pour autant détendue.

"Qui êtes vous ?"

Elle posa la question même si elle s’était déjà persuadée de la réponse que je pourrais lui donner, mais l’esprit humain, même quand on essayait de se calmer faisait preuve d’irrationalité en posant des questions même lorsque l’on en connaît déjà la réponse. Elle se demandait si elle pouvait se permettre de proposer que l’on fasse comme si de rien n’était, chacun partant de son côté et retournant à ses affaires. Beau et facile, comme elle vint le penser en même temps que moi. Beaucoup trop beau et beaucoup trop facile surtout quand on me connaît, même simplement au travers de ma réputation. Elle pensait également au fait de fumer, pour remplacer la buée qui s’échappait de ses lèvres par la fumée générée par une cigarette ; probablement que cela lui permettrait de se détendre, en tout cas c’est ce que beaucoup de personnes recherchaient dans le fait de fumer. Un enfant de cœur, en effet j’étais loin d’en être un, par contre je ne comprenais pas pourquoi les gens faisaient une fixation sur l’absence de nez sur mon visage, comme si c’était la chose la plus importante depuis ma résurrection au cours du tournoi des trois sorciers. Ce n’était qu’un choix esthétique, une caractéristique similaire aux reptiles que sont les serpents, et aussi, pourquoi s’encombrer avec un nez quand on peut se contenter de deux fentes comme ces derniers ?

"Que faites-vous là ?"

Elle complétait sa phrase mentalement, se demandant plus précisément ce que je faisais si près de Poudlard, après avoir fait quelques pas en arrière. Un soupir vint s’échapper de mes propres lèvres tandis que je fis quelques pas dans la neige qui firent crisser le tapis de flocons sous mon poids avant de flotter très légèrement au-dessus du sol et de la neige, ne faisant plus aucun bruit comme lorsque j’avais surgis des arbres ; me dirigeant dans sa direction. En effet tout le monde ne faisait pas de bruit en marchant dans la neige, car tout le monde ne prenait pas forcément la peine de marcher. Qu’il s’agisse d’un choix esthétique, d’une preuve de fainéantise, ou autre. Je m’arrêtais finalement à quelques mètres d’elle, trois mètres probablement et je me mis à l’observer de plus près. Une rousse. Décidément, entre Lily Evans Potter et maintenant cette femme j’avais vu beaucoup de chevelures de cette couleur de feu ces derniers jours. Il ne manquerait plus que cette femme soit de près ou de loin liée aux Weasley et je pourrais dire avoir atteint le comble de la rousseur. Je me mis à souffler longuement avant de reprendre la parole.

« Vous savez déjà qui je suis, aussi bien je ne juge pas nécessaire que de prendre la peine de me présenter moi-même, d’autant plus que la politesse aurait décidé que vous vous présentiez avant de me demander de décliner mon identité, même si vous en avez déjà conscience. Miss ... Irvine. Sachez d’ailleurs que ce que je fais en ces bois ne regarde que moi, d’autant plus que vous êtes également ici, au même endroit, à la même heure, et que je pourrais tout aussi bien vous retourner la question. »

Je ne pus m’empêcher de laisser siffler un faible rire, après avoir exposé de manière ouverte que je connaissais son nom de famille, l’un des désavantages lorsque l’on se trouve face à un legilimens sans maîtriser l’occlumentie, se voyant ainsi forcée que de ne pas avoir d’intimité au point que tous vos souvenirs et toutes vos pensées se retrouvent mis à nu contre votre volonté. D’ailleurs, je me permis de faire irruption une nouvelle fois dans son esprit afin d’y laisser sonner l’écho de ma propre pensée, afin de reprendre la parole directement dans sa tête : « Je vous inviterais d’ailleurs à oser dire de vive voix ce que vous pensez, je pourrais me montrer plus clément à défaut de coller à vos préférences en terme de ‘’beauté’’. »

Je laissais ma voix psychique résonner ainsi en écho dans son esprit tandis que je quittais à nouveau celui-ci, me mettant à tourner en rond autour d’elle, baguette toujours à la main même baissée vers le sol, et marquant toujours cette distance d’au moins trois mètres qui nous séparait. Non sans afficher un rictus mauvais sur mon visage qui se trouvait parfois éclairé par la lune tandis que je me déplaçais.

« Alors ? Allez-y, présentez-vous, dites-moi ce que vous faites dans pareil endroit à pareille heure, ce n’est pas parce que vos pensées n’ont aucun secret pour moi que vous devez en perdre vos manières. Je veux vous entendre me donner une bonne raison que de vous laisser partir comme s’il ne s’était rien passé, comme vous vous êtes mise à l’espérer intérieurement. »

 

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MessageSujet: Re: Rencontre au clair de lune [Tom & Alys] Sam 12 Mai - 17:02
Reculer n'avait servi à rien, le mage noir ne semblait pas connaître la notion de distance de sécurité à maintenir face à un truc dangereux. Certainement parce qu'Alys ne devait pas lui sembler bien dangereuse. Elle le contemplait de ses yeux bleus écarquillés, il se déplaçait comme un fantôme. Peut-être était-ce un des attributs des ressuscités que d'adopter le comportement des ectoplasmes, cela restait dans le thème. Elle se demanda jusqu'à quel point il allait s'avancer au lieu de lui répondre. S'il pouvait passer à côté d'elle, la dépasser et disparaître parmi les arbres, ce serait sympathique sinon. Mais non, il se posa à trois mètres de la rouquine qui pronostiquait sur le type de sauce avec laquelle elle se ferait manger.

Il prit la parole, enfin, ne faisant que confirmer ce qu'elle savait déjà. Elle avait la guigne au point que sa première sortie nocturne en forêt débouche sur un tête à tête avec Lord Voldemort qui ne se sentait pas obligé de lui répondre sur ses motifs d'errance si près du château. Jusque là, rien d'étonnant. Qu'il connaisse son nom l'était beaucoup plus mais explicable par tout un tas de raisons : espionnage pour faire du repérage, espionnage pour préparer le terrain, espionnage pour voir qui on pouvait embaucher,... On ne s'improvisait pas futur maître du monde - parce qu'il voulait plus ou moins devenir maître du monde Vous-savez-qui, non ? - sans service de renseignement en béton. Elle tiqua quand même un peu parce qu'à sa place, elle ne se serait pas penchée sur le cas de la paumée de service. Ouais, pourquoi il l'aurait fait ? C'était peut-être autre chose... Définitivement bizarre. Puis le rire, ça n'avait rien de rassurant, surtout qu'il n'y avait rien de drôle. A moins qu'elle n'ait raté une blague. Elle sourit nerveusement. Ouais, fallait qu'elle s'arrange pour disparaître, foutues protections anti-transplanage.

Et voilà que dans sa tête, il y avait une voix. Cela n'avait rien d'inhabituel en soit, Alys en avait toujours entendu. Des murmures qui lui soufflaient à sa conscience qui se cognait parfois la tête contre l'intérieur de sa boite crânienne. Mais là, c'était quand même la voix du gars qui était en face d'elle, en mode télépathie et elle évoquait des choses que la sorcière n'aurait jamais prononcé à voix haute. Voilà qu'elle rougissait. D'habitude, elle ne laissait pas savoir aux gens qu'elle les trouvait moches, surtout que les hommes étaient rarement beaux à ses yeux. C'était embarrassant, très embarrassant. Problématique aussi parce qu'Alys et la franchise, cela faisait environ cinquante-sept mille alors avoir quelqu'un dans sa tête, c'était un peu le pire truc qui pouvait lui arriver. Surtout avec la myriade de questions débiles qui lui étaient venues instantanément. En tête du palmarès : si je chantonne une musique, est-ce qu'il l'aura dans la tête ?. Et voilà qu'il lui tournait autour, comme un prédateur narguant sa proie alors qu'elle luttait pour ne pas penser à tous les moments embarrassants de sa vie. Elle n'avait, par ailleurs, pas résisté à la tentation de fredonner mentalement le refrain de Yellow submarine. C'était comme quand on voulait penser à rien, plus on essayait, plus on échouait. Elle hocha la tête, message reçu, elle était dans la merde jusqu'au cou.

Voilà qu'il débutait son interrogatoire, reprenant les questions d'Alys - questions auxquelles il ne s'était pas donné la peine de répondre - alors qu'il devait déjà avoir les réponses. Elle trouva ça un peu gonflé, elle regretta de l'avoir formulé dans son esprit, elle se demanda également si l'insolence inconsciente et juste pensée était motif de torture. Ouais, on avait dit essayer de survivre, pas tester les limites de la patience télépathique du mage noir. Il fallait répondre d'ailleurs, saisir la chance, qui lui semblait bien vaine, de se voir laisser partir. "Alys Irvine. Je suis là à cause de..." D'une pulsion ? D'une volonté d'expliquer pourquoi son tirage lui était resté dans la tête ? Parce qu'elle avait bêtement fait une insomnie et qu'elle s'était dite que c'était une bonne idée de quitter le château ? Ou parce que la Moïra l'avait appelé et qu'elle obéissait à la Moïra comme tous les autres êtres. Elle s'était un peu perdue dans ses réflexions, en face d'elle, un tronc avait une bosse bizarre. Cela ressemblait à une sorte de champignon, avec un énorme chapeau... Le sorcier repassa dans son champ de vision, il devait avoir le tournis à force, non ? Elle haussa les épaules, elle ne savait pas trop ce qu'elle foutait là, elle voyait pas trop pourquoi il la laisserait repartir. Mais elle ne voyait pas trop non plus pourquoi il ne le ferait pas. Ce n'était, après tout, pas très utile de tuer une sorcière bonne à faire les horoscopes des journaux de troisième catégorie, ça faisait juste de la mauvaise publicité.

"Si vous me laissez partir, je ne dirai à personne que je vous ai croisé ?" Du "promis, j'le dis pas à maman", c'était un peu nul - surtout que personne ne la croirait si elle disait qu'elle avait croisé Voldemort au détour d'un chemin et qu'il l'avait laissé filer après un brin de causette - mais elle ne savait pas trop quoi proposer d'autre. A part que la tuer serait juste une perte d'énergie et de temps parce qu'elle ne valait pas grand chose. Oui, elle avait une énorme estime d'elle-même.
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MessageSujet: Re: Rencontre au clair de lune [Tom & Alys] Ven 25 Mai - 18:37


Si les astres étaient immobiles, le temps et l'espace n'existeraient plus. ▬ Maurice Marterlinck


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18 janvier 2021 ;

"Alys Irvine. Je suis là à cause de…"

Elle avait commencé à se présenter, avant de se stopper net. Elle était incapable de dire précisément pourquoi elle se trouvait actuellement, ou ce qui l’avait poussé à venir ici, dans la forêt interdite, à une telle heure. Le don de voyance poussait souvent ceux qui en étaient doués à commettre des choses parfois inexplicables, parfois insensées, parfois aléatoires. Et ce sans raisons particulières et apparentes. Elle s’était mise à penser qu’un arbre ressemblait à un champignon avec un énorme chapeau, avant de se demander si je n’allais pas finir par avoir le vertige, à force de lui tourner autour. Et pour elle, il n’était pas particulièrement utile de tuer une sorcière qui s’occupait des horoscopes.

"Si vous me laissez partir, je ne dirai à personne que je vous ai croisé ?"

Je vins ralentir le mouvement, mais je continuais de lui tourner autour. Cependant, je ne le faisais plus en planant, je marchais, enfonçant légèrement mes pieds nus dans la neige qui faisait ainsi craquer cette dernière sous mon poids. Elle se dénigrait, trouvait que la tuer serait une perte de temps et d’énergie, et que personne n’irait la croire si elle disait m’avoir croisé dans pareil endroit. Je m’étais mis à soupirer quelques instants, relevant la tête pour fixer la lune qui se cachait derrière la cimes des arbres. Et je venais même reprendre la parole de vive voix.

« Commencez déjà par ne pas chanter une chanson des Beatles, si ce n’est peut-être vous rassurer cela ne vous avancera à rien. Je ne peux avoir l’esprit tourmenté par une chanson si je ne l’aime pas particulièrement, et je ne suis pas le genre de personne à aimer perdre mon temps à en écouter. Qui plus est, les magies de l’esprit nécessitent une concentration et une maîtrise élevées sur son propre mental. Rogue vous dirait la même chose si vous essayeriez de lui mettre une chanson en tête pendant qu’il fait usage de la légilimancie sur vous. »

Et connaître le nom d’un groupe dont je n’avais rien à faire n’y changerait rien et ne permettait pas généralement de se torturer l’esprit avec une mélodie s’y répétant en boucle. Mais la voyance, pour moi, était un type de magie complètement opposé à la magie de l’esprit, comme la légilimancie, et l’occlumancie. Ces magies que je maîtrisais sont contrôlables, logiques et simples à comprendre. La voyance n’était pas une magie que l’on peut contrôler, mais seulement interpréter. C’est elle, qui a un véritable pouvoir sur votre esprit, et non l’inverse.
Mais maintenant, qu’allais-je pouvoir faire d’elle ? Cette jeune femme ne semblait pas réellement comprendre ce qui pouvait se jouer suite à notre rencontre imprévue. Elle avait beau se persuader qu’en ayant la volonté de devenir maître du monde et que j’avais un bon réseau d’espionnage et d’information, que je ne pourrais rien tirer d’elle. Et que de toute façon, je pouvais très bien la laisser partir car personne n’irait la croire sur ce qu’il s’était passée, que personne n’irait croire une voyante complètement timbrée. Non, elle ne se rendait vraiment pas compte qu’elle méritait bien plus de crédit que cela. Avais-je cependant besoin de le lui expliquer ? Pas particulièrement.

« Et n’allez pas croire que d’obtenir des informations sur vous serait inutile, vous avez beau essayer de ne pas penser à des choses embarrassantes vous n’avez pas l’entraînement nécessaire pour fermer votre esprit, et ne pas penser à ces choses-là ne m’empêche pas de fouiller vos souvenirs. Vous êtes une professeur, et un professeur peut toujours être intéressant, Miss Irvine. Aussi, n’allez pas croire que l’on vous prendrait pour une folle si vous veniez à dire que vous m’aviez croisé ici. Surtout dans des temps pareils, les autorités et le Ministère seraient bien plus enclin à vous croire, et sous Veritaserum ils seraient bien forcés de vous croire. »

Finalement je lui avais expliqué, même si j’ignorais bien pourquoi au fond. Mais dans le fond justement, cela avait également un sens. Car j’étais loin de lui mentir au final. Par les temps qui courent, il était évident que si un professeur venait à raconter qu’il avait croisé Lord Voldemort dans la forêt interdite, non loin de Poudlard, le Ministère et les Aurors ne prendraient aucunement le risque de ne pas y prêter attention, et l’interrogeraient sous Veritaserum, ou grâce à la légilimancie. Et un professeur peut toujours être une source intéressante et non négligeable d’informations, aussi bien sur lui-même pour le faire chanter, sur son lieu de travail, sur ce qu’il sait. Et il était surtout plus facile de corrompre quelqu’un en le connaissant sur le bout des doigts. Ou de lui promettre quelque chose qu’il cherche, ou espère. Même si cette Alys Irvine ne semblait pas particulièrement puissante, elle ne n’était pas à l’heure actuelle seulement. La magie était une chose qui se travaille, qui s’améliore et se perfectionne à force de l’utiliser et de la perfectionner. Les plus grands voyants et voyantes étaient capables de grandes prouesses grâce aux troisième œil, grâce à leurs interprétations et taux de compréhension vis à vis de ce qu’ils voyaient.

Mais je parlais bien des plus grands. Des plus puissants et des plus expérimentés. Mais la grandeur et l’expérience n’étaient pas des choses avec lesquelles on venait à la vie. Ces choses s’obtenaient au prix d’un dur labeur, de longues années, de décennies d’études. N’importe qui en était capable. Et Dementia était une personne bien trop logique et rationnelle pour accepter un don totalement opposé à ces principes. Je n’étais pas moins rationnel qu’elle, mais je prêtais d’avantage de crédit et d’importance à la voyance. Grâce au don de voyance de Dementia j’avais rencontré Merlin Solilhac et il s’était révélé être une personne intéressante et pouvant se montrer utile.
Avoir dans mes rangs quelqu’un qui faisait usage de ce don pourrait s’avérer utile si cette personne était prête à l’étudier en profondeur pour faire évoluer cette capacité. Qui plus est un professeur, cela me permettrait en même temps de garder un œil sur Poudlard et les agissements de certains, comme le jeune Caecus Avery. Et même sa cousine, Circe Dione. Ces deux élèves étaient à surveiller car avec du potentiel, un potentiel qu’il valait mieux éviter de gâcher. Et depuis que Rogue n’était plus réellement sous mes ordres, il allait bien me falloir un nouveau médiateur, intermédiaire, au sein même de l’école pour ces deux élèves, dont un qui portait déjà ma marque. Ces deux-là, et un autre ...

Oui, cette jeune femme pouvait peut-être se rendre utile, et son comportement était très loin de celui que les mangemorts habituels arboraient. Personne n’irait la soupçonner, tant qu’elle n’allait pas crier sur tous les toits qu’elle en était devenue une, ou ne montrait pas son tatouage. Peut-être n’allais-je pas la marquer ... Mais si je voulais qu’elle garde un œil sur Caecus, ou qu’elle lui passe des messages de ma part, il allait bien lui falloir une preuve de ce qu’elle lui avancerait. Plutôt que de réfléchir tout seul, en vain, à ces questions, il valait mieux demander à l’intéressée directement. Je m’arrêtais alors, et me rapprochais d’elle pour lui faire face, à moins d’un mètre maintenant.

« Dîtes-moi, Mademoiselle Irvine, seriez-vous intéressée à l’idée de devenir mangemorte ? »

 

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MessageSujet: Re: Rencontre au clair de lune [Tom & Alys] Dim 10 Juin - 21:53
Il tournait encore, un véritable petit poisson rouge dans son bocal et elle était là, les bras ballants, sa baguette lui glissait presque des doigts. Elle aurait du lui sortir une meilleure excuse, mentir un coup, sauf qu'il l'aurait su alors cela n'aurait pas servi à grand chose. Elle commençait réellement à avoir froid, à rester là, quasi immobile dans la neige. Elle n'écoutait le mage noir plus que d'une oreille. Il avait soupiré, elle faisait souvent soupirer les gens, la neige crissait sous les pas de l'homme à intervalle régulier, presque une musique. Il connaissait les Beatles d'ailleurs et Alys se sentit rougir. Embarrassant d'avoir les pensées passées au scanner. Elle retenta de penser à rien, elle finit par bloquer sur la vision de sa collègue la prof de vol en train de lui sourire, elle arrêta là la tentative. Elle recommença plutôt à écouter. Bon, on lui faisait la leçon, comme quoi on pouvait pas mettre des chansons dans la tête du Seigneur des Ténèbres parce que c'était pas un amateur de musique mais plutôt de concentration intense. Ah, la concentration, grand ennemi numéro un d'Alys très certainement. Elle nota quand même l'information sur Rogue, cela ne l'étonnait d'ailleurs pas particulièrement.

Elle frissonna, cela commençait à durer et elle allait finir par y perdre des doigts. Les arbres faisaient comme des ombres chinoises sur la lune, elle trouva cela joli. En arrière-plan, il continuait sa litanie, elle avait totalement décroché, trop occupée à déceler des formes sur l'astre, à songer au temps qu'il ferait demain. Toujours aussi froid certainement, mais il ne neigerait sans doute pas. Ça, elle pouvait le répéter sans avoir du mal à être crue, suffisait de regarder le ciel sans aucun nuage. Même pas besoin d'utiliser du Veritaserum. Quelle idée d'ailleurs cette potion puis ce n'était pas illégal, même pour le ministère, d'en donner ? De toute façon, il y avait plus facile pour obtenir des informations : la bonne et vieille torture, à l'ancienne. Efficacité prouvée, même les innocents crachaient le morceau, à quoi bon se fouler à faire une potion dans ces conditions ? Ah, peut-être parce qu'on avait un coupable à la fin mais pas la vérité. C'était important la vérité aux yeux du commun des mortels. Pour elle, pas tant que ça. On pouvait difficilement trouver La Vérité lorsque l'on passait son temps à entrevoir des vérités possibles, probables, éventuellement envisageables. Compliqué. Alys, tu dérives...

Reconcentration, énième reconcentration plutôt. Ne pas se focaliser sur une musique, sur l'absence de nez, sur les ombres des arbres et sur les crissements de neige. Se focaliser sur le mage noir, se demander s'il avait enfin le tournis, s'il n'avait pas froid aux pieds lui, arrêter de se poser des questions idiotes. On avait dit survivre. Il faisait super froid, elle avait oublié le froid toute plongée dans ses réflexions, voilà qu'il revenait en force. Elle rangea sa baguette dans la poche de sa cape, souffla dans ses mains. Foutue neige, foutue température négative, foutue saison, foutue rencontre, foutue insomnie. La prochaine fois, elle se prendrait une potion de sommeil sans rêve, ça lui éviterait de partir en vadrouille ou encore de faire des songes trop angoissants qui seraient fiévreusement notés dans le carnet à rêve. Ouep, faudrait demander de ces potions à son collègue le potioniste. Ou peut-être à Alya, elle faisait moins peur Alya et les fioles seraient en provenance direct de Ste Mangouste, gage qu'elles étaient assez corsées pour envoyer les accoutumés dans le coaltar direct. Oh, elle avait de nouveau dérivé. Oh, une étrange proposition parvint à ses oreilles tandis qu'elle redescendait sur terre.

Elle planta ses yeux dans ceux de l'homme, plus que surprise. Elle rêvait ou quoi ? Il venait sérieusement de lui proposer de rejoindre ses rangs ? "Pourquoi faire ?" Oui, là, elle ne voyait aucun avantage à l'être. Elle était arrivée à Poudlard peu après la bataille finale alors elle en avait entendu parler des mangemorts et de leur idéologie. Elle, ça ne l'intéressait pas trop trop les histoires de pureté du sang, la quête du pouvoir et autres projets du genre. Après, elle n'avait peut-être, voir très certainement, pas tout saisi. Ça lui semblait assez futile ces histoires en réalité par rapport à ce qu'elle voyait ou ce qu'elle avait pu voir. Puis même, pourquoi lui proposer à elle ? Il trouvait les professeurs intéressants, certes, mais Alys était un peu dans le bas de la chaîne alimentaire des professeurs avec son expérience proche du zéro et sa pédagogie de derrière les fagots. Puis elle était très très fiable comme nana. Elle sourit, le sourire un peu crispé de celle qui se voulait un minimum flattée par une telle proposition mais que ça dépassait carrément. "Je ne crois pas avoir le sang pur..." Elle n'avait même pas demandé à sa mère si ses grands-parents maternels étaient sorciers, son père avait disparu avant qu'elle ne soit née, bonjour les relations filiales, alors pour le pedigree sanguin, s'adresser à l'être omniscient du coin. Mais Voldemort, c'était pas le gars fils de cracmolle et de moldu ? Souvenirs lointains de cours d'histoire, ah oui, c'était ça. Léger sourire, les cours d'histoire de la magie, cela remontait à loin... Avec le fantôme là, sûr qu'il avait connu la guerre des gobelins. Ou la révolte, ou peut-être qu'il y en avait plusieurs, ou peut-être qu'elle s'en fichait un peu, ou peut-être que... Ah oui, on lui avait proposé de devenir mangemorte. SURVIVRE. "Mais je vous remercie de me l'avoir proposé." Mouais.
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MessageSujet: Re: Rencontre au clair de lune [Tom & Alys] Mer 27 Juin - 20:03


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18 janvier 2021 ;

"Pourquoi faire ?"

Une question comme seule réponse, et une réponse à laquelle j’étais habitué depuis mon retour, et même avant, lorsque je proposais à quelqu’un de me rejoindre sans faire usage d’une quelconque forme de pressions, physiques ou psychologiques, ou magiques. Une question sensée en somme. Et puis, elle était incapable de percevoir mes pensées, elle ne pouvait donc pas suivre mon raisonnement à moins de le lui énoncer très clairement, et de vive voix. Cependant, la jeune femme semblait avoir froid, et l’épreuve de ce dernier sur son corps lui revenait souvent à l’esprit entre deux tergiversations qui commençaient à gagner en ampleur et en fréquence.
Un sourire quelque peu crispé et flatté se dessinait sur son visage pour agrémenter sa réaction suite à ma proposition, avant qu’elle ne rouvre la bouche tout en libérant un épais nuage d’air chaud dans l’air frigorifique qui régnait tout autour de nous.

"Je ne crois pas avoir le sang pur ..."

D’une certaine manière, les sorciers et sorcières de sang-pur se faisaient plutôt rare de nos jours. Certains ont compris que pérenniser la pureté de leur sang en n’acceptant que des alliances avec d’autres familles de sang pur ou entre les membres d’une même famille n’était pas une solution. Enfin, si, en quelque sorte ; une solution pour atteindre la ruine plus rapidement, et pour alourdir la chute qu’ils subiront à ce moment-là. Encore, si les sang-purs acceptaient des liaisons avec des familles avec un sang tout aussi pur mais d’un pays autre que l’Angleterre, ou faisaient au moins semblant d’y penser, ils pourraient en effet et véritablement conserver ce statut dont ils faisaient tant les éloges.

"Mais je vous remercie de me l'avoir proposé."

Elle ne se rend évidemment pas compte de tout ce qui pourrait se jouer en fonction de sa réponse, étant donné qu’elle n’a pas conscience de ce dont elle serait capable, que ce soit sous mon aile, et à l’avenir. Ainsi que ce qu’elle pourrait déjà faire pour me rendre service, et rendre service à ce monde pathétique.
Je croisais mes doigts pour joindre mes mains entre elles, le temps d’une rapide réflexion. Je décidais de quitter son esprit pour le moment, peut-être y retournerais-je plus tard. Une longue minute de silence, puis une seconde, et même une troisième ; s’installèrent entre nous deux pendant que je réfléchissais à ce que j’allais bien pouvoir lui dire, comment, et dans quel ordre.

Finalement, je séparais mes mains ; avec ma main droite que je tendais sur le côté, je fis se rassembler et voleter des branchages et autres morceaux de bois pour venir les faire se disposer entre nous deux, et de ma main gauche, je me saisissais de ma baguette, et d’une simple pensée je fis s’échapper de cette dernière quelques étincelles pour que le tas de petit bois prennent feu.

« Réchauffez-vous, et prenez place, Miss Irvine, nous avons visiblement des choses à nous dire. »

D’un mouvement de baguette, et en me concentrant suffisamment, je fis se rassembler des racines derrière Alys Irvine pour qu’elles s’assemblent et forment de quoi s’asseoir au sec, et non dans la neige, face au feu, et je fis de même derrière moi. Je rangeais ma baguette une énième fois, et d’un mouvement de main, je l’invitais à nouveau à prendre place tandis que je m’asseyais moi-même. Il était important que de lui répondre et surtout, de paraître convainquant. Avant tout, je me devais d’instaurer une forme de confiance entre nous pour qu’elle soit d’avantage apte à m’écouter et à reconsidérer sa réponse à ma proposition.

« Que vous soyez de sang pur ou non n’a pas de réelle importance Miss Irvine. Vous êtes visiblement au courant, l’ayant vu dans votre tête, mais je ne le suis pas moi-même. Sachez cependant que ma génitrice n’étant pas Cracmol, seulement faible, affaiblie par les tendances consanguines de cette branche de ma famille qui était de sang pur. Vous me demanderez alors peut-être, pourquoi est-ce que je défends les idéaux des sang purs sans en être un moi-même ; cependant, à aucun moment de ma vie, que ce soit depuis mon retour, où avant ma mort il y a vingt-et-un ans, je n’ai dis défendre les droits de ces derniers. Ils se sont rangés à mes côtés, parce que j’ai visé les moldus, et les sorciers. Les premiers sang purs qui m’ont rejoint avaient surtout peur que je m’en prenne également à eux. La consanguinité pour pérenniser une pseudo pureté du sang est l’idée la plus stupide que notre société magique ait pu avoir. Et l’histoire a su montrer à plusieurs reprises que les sang mêlés étaient souvent doués de talents et d’une magie supérieure à des purs. Le métissage n’est pas à prendre à la légère, il peut en découler des choses bien plus puissantes et dangereuses que n’importe quelle famille de sang pur. Si vraiment, j’étais du côté des sang purs, et contre tout le reste, je ne me fatiguerais pas à vous parler, encore moins à vous proposer de me rejoindre. A l’origine, je n’ai qu’un seul allié, ma propre personne. Ils ont beau dire que je leur fais confiance, ils ont tout faux. Ce qu’ils veulent n’améliorera pas le système et le monde magique, ni celui des moldus. Et nous retournerions au Moyen-Age s’ils prenaient le pouvoir sur le reste du monde. Nous pourrions même retomber dans l’âge de pierre. »

Je détournais mes yeux des siens pour poser mon regard sur les faibles flammes qui s’extirpaient du tas de bois, fixant les braises crépitantes et les étincelles qui s’en échappaient. Une chose après l’autre, je devais également marquer des temps pour la laisser réfléchir et revoir mes mots dans son esprit pour les comprendre et lire entre les lignes. Le simple fait d’exprimer mon point de vue vis à vis des statuts accordés par la valeur et la pureté du sang et de ma position à ce sujet, devrait déjà instaurer un minimum de confort entre nous, un confort dans lequel elle serait plus propice à m’écouter.

« Et vous me demandez pourquoi faire ? Que croyez-vous que cherche, Miss Irvine ? Pensez-vous vraiment que je veux plonger le monde dans la ruine ? Qu’aurais-je à en tirer si nous retournions à un âge de pierre où les sang purs seraient aux commandes, même moi, je serais privé de liberté, privé de tout, au même titre que tous les autres sorciers, et les moldus. La magie régresserait et les sang purs disparaîtront. Je n’aspire pas à un avenir si médiocre. Je me suis battu, et je me suis démarqué pour être vu, reconnu. Je veux me hisser vers le haut, et plus encore, tirer ce monde pathétique lui aussi vers le haut. Nous sommes capables de tant de choses, mais nous n’osons rien, ne tentons rien ; et nous punissons ceux qui osent tenter des choses nouvelles, grandes, parfois dangereuses. Quel est l’intérêt d’être capable, si nous n’osons pas, et freinons le progrès, l’évolution ? La magie est grande, et peut aller encore au-delà ; et à son image, nous le pouvons également. Vous demanderais-je de tuer des opposants ? Non. Je n’ai pas besoin de partisans juste bons à jeter des impardonnables sans même réfléchir aux nombreuses utilisations possibles de ces sortilèges, et je n’ai pas besoin de partisans pourvu d’Horcruxes, se retrouvant donc avec un potentiel divisé et limité. Des partisans doués d’un cerveau, d’intelligence, de bon sens, sont bien plus importants et même efficaces. Vous pouvez être capable de grandes choses avec votre don, Miss Irvine. Et même sans ce dernier, vous pourriez accomplir de grandes choses. Et je serais amené à vous demander un service, si vous décidiez finalement d’accepter ma proposition. Alors je vous le redemande ; Alys Irvine, accepteriez-vous de devenir mangemorte ? »

 

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MessageSujet: Re: Rencontre au clair de lune [Tom & Alys] Sam 30 Juin - 17:26
Elle n'était toujours pas morte et elle trouvait cela beau quelque part. Parce qu'elle cherchait tout de même, avec ses réflexions mentales à la con et ses escapades nocturnes par moins trente. Puis elle n'acceptait pas non plus directement les propositions du danger fatal du moment. Non, il fallait qu'elle pose des questions sur le pourquoi du comment qui n'avaient droit pour réponse qu'à un grand silence absolument pas rassurant. Sourire un peu gêné de la rouquine. Un jour, elle arrêterait les sourires à toutes les occasions, elle devait avoir l'air un peu bête à sourire non stop. Elle retint le rire nerveux, les secondes défilaient sans un bruit, elle se perdit de nouveau dans la contemplation des étoiles. Elle aimait bien les étoiles, on pouvait y lire l'avenir à la centaure, c'était nettement moins imprévisible que les rêves. Elle avait presque envie de s'allonger par terre pour les regarder sans se tordre le cou, puis de s'endormir dans le froid, puis... Crever ? Arf, autant continuer à agacer le mage noir à ce rythme...

Mage noir qui se révéla... attentionné ? Oh wait, c'était un peu louche ça, le feu allumé, les sièges préparés. Il devait vraiment avoir envie de la recruter, pas rassurant. Et pourtant, Alys ne pouvait s'empêcher d'être un peu reconnaissante parce qu'elle ne sentait plus ses doigts et que la thermogenèse active ne suffisait plus à la réchauffer totalement. Elle s'assit donc, air qui se voulait attentif peint sur le visage. Elle se connaissait assez pour savoir qu'elle ne pourrait donner que l'illusion de l'être. Elle n'avait jamais été foutu d'écouter entièrement un long discours, ça craignait un peu, non ? Au moins, prêter attention au début. Discours sur le sang-pur, sur la consanguinité, sur sa position à lui. Les yeux d'Alys étaient vissés sur le visage de l'homme, regard un peu vide. Suivre, suivre, suivre. Oh, un hululement de chouette au loin. Elle hochait la tête à intervalle plus ou moins régulier, elle ne raccrocha réellement qu'aux derniers mots. Age de pierre, elle aimait bien l'expression et vrai que les sang-pur ne prônaient pas la nouveauté. Du coup, elle était globalement d'accord avec les propos ? Oui. Non. Peut-être. Le feu faisait de jolies flammes, on pouvait lire l'avenir dedans aussi. Faudrait qu'elle s'entraîne, la pyromancie n'était pas son domaine de prédilection mais cela devait être intéressant. Prochaine nuit où elle n'arriverait pas à dormir, elle ferait ça plutôt que partir en vadrouille.

La voix de Voldemort s'éleva de nouveau. Alys gigota légèrement sur son siège de racines. Il attaquait le vif du sujet, elle faisait des cercles dans la neige avec le bout de ses pieds, regard perdu dans les flammes. Il y avait la lychnomancie aussi, c'était un peu pareil que la pyro... Un peu plus basé sur la vision, pas besoin d'avoir de troisième oeil, juste bien décrire, un coup à s'endormir devant le feu de cheminée, ou la bougie. Moins drôle avec les bougies cependant, moins de flammes, moins de challenge, moins de... Et l'homme continuait son discours, il parlait utopie, avenir radieux, évolution mais n'exposait aucun moyen concret. Démagogue identifié. La rousse releva la tête quand les paroles dérivèrent sur elle. Il savait pour son don, soit, il avait du l'apprendre en fouillant ses pensées mais qu'il pense que même sans, elle était capable de grandes choses, cela la faisait un peu rire. Intérieurement et nerveusement. Ouais, de graaandes choses, comme se vautrer sur un collègue avec une tasse de café bouillant à la main et ne pas être capable de se concentrer plus de dix secondes. Elle sourit, encore un sourire. Il avait un service à demander, il ne voulait pas lui faire faire tuer des gens, il demandait à la place d'ordonner. Bizarre pour le bonhomme qui avait tué x personnes de tout âge sans montrer le moindre regret.

n∈[1,100]

if n < 26:
 

=> else :
Louche, c'était hyper louche. Elle ne le sentait pas, il n'avait rien dit de concret à part des fabulations quant à l'utilité d'Alys Irvine. Elle ne voyait toujours pas d'intérêt à le rejoindre. Elle, tant qu'on la laissait buller dans son coin, elle se fichait bien de ce qui se passait autour. Son sourire vira crispé. "Concrètement, c'est quoi votre plan ? Et j'en tire quoi ?" Et toujours cette impression que plus elle posait des questions plus elle risquait d'agacer le mage noir. Il allait la coller sous impero et elle serait bien obligée d'accepter.

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Totales et Absolues.
MessageSujet: Re: Rencontre au clair de lune [Tom & Alys] Sam 30 Juin - 17:34
Choix multiple : Alys deviendra-t-elle mangemorte ou Tom va-t-il devoir creuser encore ?



Résultat : 36

Eh bah Lord Voldemort fait un piètre recruteur, approfondi encore voldsanspif.
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MessageSujet: Re: Rencontre au clair de lune [Tom & Alys]
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Rencontre au clair de lune [Tom & Alys]
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