Comme un goût de Philtre de Confusion [ft. Siobhán O. Sullivan]
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MessageSujet: Comme un goût de Philtre de Confusion [ft. Siobhán O. Sullivan] Mar 27 Fév - 18:29

ft. Siobhán O. Sullivan

"Ça va être une bonne soirée, je le sens...!"


Les garçons de 7ème année avaient toujours été connus comme particulièrement désorganisés : leur dortoir était un véritable dépotoir où jonchait sur le sol caleçons, habits, livres aux feuilles arrachées et on en passait ; leur trousse inexistante, à un point tel que plusieurs de leurs camarades leurs reprochaient une dette d’environ 5 plumes chacun depuis le début de l’année, sans compter les encriers ; leurs cours pour la plupart incomplets, perdant tous sans savoir comment la plupart de leurs cahiers – surement sur le sol de leur chambre en plus. En revanche, s’il y avait bien un événement pour lequel ils étaient capables de se montrer plus organisés que le meilleur organisateur de mariage de tout le Royaume-Uni, c’était bien les fêtes post-victoire de Quidditch de Gryffondor.

En effet, cela faisait deux ans que les garçons avaient décidé de se mettre au défi d’organiser pour chaque victoire une fête dont tout le monde se souviendrait – même les élèves des autres maisons, par jalousie quant à eux. Etait-ce car depuis ce temps, le Capitaine de l’équipe était l’un d’eux ? Tout le monde l’ignorait. Et à vrai dire personne ne voulait y être mêlé, de peur que si un jour des représailles des professeurs fusent, il n’y ait qu’eux qui soient montrés du doigt.

Etant six, ils avaient finalisé au fil du temps un plan ingénieux pour pouvoir célébrer la victoire d’une manière encore plus mémorable que la précédente. Personne mis à part eux ne savait vraiment qui avait quel rôle, mais toujours à chaque rentrée du stade, les élèves de Gryffondor trouvaient la salle commune habillée de différentes pancartes et banderoles clamant leur gloire. Chaque table et guéridon était débarrassé de tout ce qui l’encombrait, laissant place à différents snacks qu’ils avaient réussis à voler dans les cuisines du château. Un placard était même pour l’occasion réfrigéré et rempli à ras-bord de bières au beurre alcoolisées. Et, cerise sur la gâteau, un grand buffet était dressé derrière un des canapés du coin cheminé, où trônait fièrement le fameux punch spéciale « pâtée qu’on leur mis » - en général la boisson la plus traitre que l’on pouvait trouver dans la pièce dont la recette était simple mais efficace : ½ de jus divers d’agrumes + ½ Whisky pur feu. Un bon petit remontant pouvant bien vous anesthésiez la gorge.

Bien entendu, par conscience d’âme et non envie de s’attirer de graves ennuis, les premières, deuxièmes et troisièmes années étaient dans l’incapacité de pouvoir se servir de n’importe quelle boisson alcoolisée, ces dernières étant protégées par un sort de limite d’âge les contraignant à une poussée virulente d’acné dès qu’ils désobéissaient à la règle. Et à vrai dire, chaque année, il n’y en avait jamais plus d’un qui commettait la faute.  Les garçons de 7ème année avait même pensé à leur mettre à disposition des bières au beurre cette fois-ci non alcoolisées mais sur lesquelles ils n’avaient pu s’empêcher d’écrire fièrement : « Désolée mais l’alcool c’est une histoire de grand ! ».

De ce fait, comme à l’accoutumée, lorsque ce jour-là les Gryffondor rentrèrent dans leur salle commune, ils furent accueillis par un rock entrainant, un feu vrombissant et une ambiance de fête qui les excita aussitôt. Tous se mirent à se servir en boisson, tout en partageant avec entrain les souvenirs qu’ils avaient du match un peu plus tôt. Les gens faisaient des grands signes de bras, des rires fusaient. Un brouhaha entrainant s’installa dans la salle, surplombant quasiment la musique.

La fête venait de débuter quand Connor entra dans la salle. Lui et ses joueurs – du moins la plupart des membres masculins - avaient pris pour habitude après un match de directement partir se laver avant de se joindre à la fête. Surtout en hiver, lorsqu’ils avaient bien besoin de se réchauffer, notamment leurs  doigts et orteils bleuis par le froid. Après tout, jouer au Quidditch avait aussi ses désavantages. Et peine furent-ils entrés qu’on les acclama en héros.

Le match de cet après-midi contre les Serdaigles avait été relativement sans appel. En effet, malheureusement cette année, l’équipe de la maison bleue avait beaucoup de mal avec ses joueurs, pour la plupart étant inexpérimentés – les anciens et bons joueurs ayant obtenu leurs diplômes l’an passé. La victoire que Gryffondor avait imposée était écrasante. Notamment grâce à leur nouvelle attrapeuse, ils avaient pu finaliser le score non pas des moindre de 230 à 30. Mais tout de même, Serdaigle pouvait se vanter d’avoir pu amocher le capitaine Gryffondor, qui comme à son habitude en faisant diverses pirouettes pour amuser la galerie s’était pris un méchant cognard dans l’épaule. Et malheureusement, le point faible de Connor était sa résistance sur le terrain. Heureusement pour lui, Adria s’était ménagée pour attraper le vif d’or dans la foulée. Mais ça, bien sûr, jamais Connor ne le reconnaitrait. Fierté quand tu nous tiens…

«
Tout de même, Sullivan aurait pu faire l’effort d’être là et de t’éviter de le prendre, s’exaspéra un de ses amis, Tremlett, alors que Connor fit une moue de douleur lorsque des élèves vinrent le féliciter d’une tape dans l’épaule.
- Je sais pas. Franchement cette année les Serdaigles la jouent encore plus mauvaise que les Serpentards… grogna Connor alors qu’il essayait de masser l’endroit endoloris.
- Et à l'infirmerie, ils ne pouvaient pas t’arranger ça ?
- Je ne suis pas allé les voir, sous les gros yeux de son ami, Connor se sentit obligé d’ajouter en le pointant d’un doigt accusateur : Quoi ? C’est un coup à se retrouver coincé à l’infirmerie toute la soirée-
- Et à avoir mal toute la soirée, l’interrompit l’autre Gryffondor. Sans parler du sale bleu qui va virer au pourpre dégueulasse que tu vas trouver demain matin.
- Laisse à demain, ce qui est à demain justement. Quant à ce soir, t’inquiète la bière va tout arranger, fanfaronna-t-il, un sourire victorieux sur les lèvres tout en volant la bière que tenait entre ses mains Tremlett. »

Il laissa alors son ami sur ses mots, souriant de manière arrogante tandis que ce dernier lui offrait une mine des plus exaspérées, ce qui provoqua juste un rire moqueur chez Connor. Il sillonna alors la salle, s’arrêtant de temps à autre avec ceux qui l’interpellaient ou le félicitaient. Pour beaucoup il leur fit le spectacle, mimant comme il pouvait ses actions sur la terre ferme, éclatant de rire avec ses interlocuteurs fascinés. Il en faisait toujours des caisses dès qu’il gagnait, et n’en était jamais pour le moins du monde embarrassé.

Et comme souvent, très vite, les gens se mirent à l’acclamer, créant un cercle autour de lui. Nourrissant son égo, il se permit de monter sur une chaise, un grand sourire charmeur sur le visage. Il leva les bras, tournant sur lui-même comme pour laisser à tout un chacun le plaisir d’apercevoir cet air de triomphe sur son visage, puis il clama :

«
Serdaigle peut aller se rhabiller mes amis ! »

Un puissant grondement satisfait suivit son acclamation puis il rajouta en pointant son attrapeuse du doigt dans l’assemblée :

«
Laissez-moi vous présentez, mesdames, messieurs, la dame de la soirée ! »

Le visage d’Adria s’empourpra et ses yeux s’écarquillèrent alors que tout le monde l’acclama. Sa gêne fit rire la plupart ses collègues de l’équipe de Quidditch, dont le premier fut Connor.

«
Allez viens là, lui intima-t-il en redescendant de sa chaise. »

Il s’approcha d’elle. Des gens tapèrent sur les tables comme pour faire des roulements de tambours, tandis que Connor et l’un de ses joueurs décidèrent d’un regard complice d’attraper la jeune brune et de la soulever. Posant une de ses fesses sur une épaule de chaque garçon – Connor ayant fait en sorte que ce ne soit pas celle qu’il avait endommagée -, elle trôna là dans les airs, tandis que tout le monde l’applaudissait. Les gens les sifflèrent, crièrent, les acclamèrent de plus belles, tous excités et fiévreux par cette victoire, tandis que la jeune fille riait, suivit des joueurs – dont Connor bien évidement.
Cela dura bien deux minutes après laquelle, le joueur et Connor reposèrent la jeune fille.

«
Hé beh O’neill, va falloir penser à un régime je crois ! feignit Connor moqueur, ce qui lui attira une tape légère derrière la tête de la jeune fille qui ne put tout de même s’empêcher de rire. »

Riant tous les deux, ils virent la foule qui les entourait se dissiper, allant pour la plupart se resservir – ou re-resservir pour certains – en alcool. Connor laissa une dernière tape amicale sur l’épaule de la brune puis divagua vers ses amis tandis qu’elle partait dans la direction de Nauela et d’autres filles de leur année. Il croisa le regard de sa cousine – très très très éloignée -, et lui fit un salut militaire totalement exagéré en signe de coucou ce qui fit rire cette dernière et lui l’amusa encore plus. Il était parti pour une belle soirée, pressentait-il.

Ce fut à ce moment qu’il l’aperçut, ses cheveux aux fines boucles emmêlés dans un désordre qui lui allait divinement bien. Son visage adorable qui sembla scruter la foule, avec retenue mais envie. Elle semblait débraillée, constata-t-il. Il eut soudainement envie d’aller vérifier en dehors du dortoir si dans les couloirs avoisinants ne se trouvait pas une saloperie d’Avery, lui aussi débraillé et sifflotant comme un bienheureux. Mais il se restreint, ce n’était pas le moment pour gâcher sa soirée. Il devait se changer les esprits. Pourtant il chercha à rencontrer le regard de Siobhán, mais elle sembla ne pas l’avoir vu, ou plus certainement l’ignorer. Elle s'évanouit dans la foule de gens - chose facile vue sa taille. Il resta alors là, sondant la foule à la recherche de quelques mèches rebelles de cheveux bouclés lorsque l’un de ses amis vint lui taper sur son épaule valide.

«
Tiens un petit verre pour soigner ton bobo au cœur.
Connor tourna la tête vers son ami qui ne s’avéra être nulle autre que Dodderidge - un autre 7ème année comme Stevenson, Tremlett et lui. Il regarda son ami de haut en bas, jaugeant dubitativement le verre marronâtre qu’il lui tendait.
- C’est sans poison, garanti ! répondit son ami, amusé. Quoi que… Tout dépend, c’est Tremlett qui l’a fait.
Connor refusa en repoussant le verre, mais sourit. Visiblement le petit tacle habile envers Tremlett lui redonna un peu de joie. Il but une gorgée de sa bière puis riposta :
- Dis-moi, Dodderidge, quand est-ce que tu penses à t’occuper de tes affaires avant de fourrer ton nez dans les miennes ?
- Oh mais ne t’inquiète pas, mes affaires se portent plutôt bien, sifflota l’autre, un sourire sauvage sur la bouche. »

Il avait appris depuis peu l’attirance que ressentait Connor pour Siobhán. A vrai dire, depuis leur dernière altercation, Connor était revenu au dortoir, l’ombre de lui-même. Il avait alors lâché son sac à ses amis, qui bien sûr s’amusèrent beaucoup de l’histoire. Il fallait l’avouer, tous crurent au départ que Connor plaisantait. Siobhán était très loin du genre de filles avec lesquelles ils avaient vu leur ami durant ces sept dernières années à Poudlard. Mais ils comprirent très vite, rien qu’en voyant comment il essayait de gérer ses émotions ce jour-là, qu’il était tout à fait sérieux.

«
Ha ouais ? rétorqua Connor sur un air de défi.
Son regard se posa dans la foule, sur une personne bien précise. Dodderidge suivit où l’attention de son ami était portée puis souffla sachant très bien ce qui allait suivre.

- Toujours là à observer de loin mon attrapeuse je me trompe ? se moqua Connor. Ça va, ton cœur n’a pas eu trop bobo quand on l’a porté ? l’imita-t-il avec une voix tout à fait caricaturale.
Il se permit même de lui pincer la joue comme on le faisait à un enfant. Amusé, Dodderidge se pris au jeu de la chamaillerie avec son ami. Après tous les deux garçons avaient depuis la première année toujours eu de ce type de relation ; une sorte de rivalité masculine et complètement idiote.

- En attendant ce n’est pas moi qui me suis fait jeter dans un placard à balais, riposta Dodderidge en prenant une gorgée l’air de rien, dans le verre à la base pour Connor.

La tête du Capitaine de Gryffondor tourna tellement vite vers le visage de son ami que Dodderidge crut qu’elle allait se dévisser du reste de son corps. Ils s’observèrent tous les deux, muettement, se défiant. Connor répliqua alors :


- N’empêche tu vas les chercher dans le bac à sable on dirait.
Il fut accueilli par le rire moqueur de Dodderidge.
- C’est tout ce que tu as dans le ventre Stevens ? En plus, d’une, je pense que niveau féminité, Dodderidge mima des ronds partant du haut de sa poitrine pour arriver juste au-dessus de son ventre, elle est plus garnie que Sullivan. Et de deux, il n’y a qu’elle et moi pour en décider.
Connor choisit de ne pas rebondir sur l’attaque sur le corps de Siobhán. Après tout, Dodderidge n’émettait qu’un fait. Puis, il avait déjà eu à faire à ses railleries depuis qu’il avait avoué à ses amis ce qu’il ressentait pour sa batteuse. Mais maintenant, il l’assumait. Peut-être bien qu’il aimait les œufs au plat, et alors ?
- Et ses parents, à Adria, tu ne penses pas qu’ils auront leur mot à dire sur ce que tu voudrais faire ? En imaginant que tu en aies la moindre occasion, hein, ce qui n'est pas dit.
- A ta place j’éviterais ce sujet, parce que tout ce que tu murmures dans ton sommeil, je suis pas sûr que les parents de Sullivan rêveraient d’entendre ce que tu voudrais lui faire. »

Connor rougit un peu à l’accusation. Très bien, si c’était des coups bas que voulait Dodderidge, il allait en avoir.

«
Tu sais quoi ?... le menaça avec une étincelle pétillante dans le regard – Dodderidge sut à ce moment qu’il n’aurait pas dû le provoquer à ce point. Connor prit une légère inspiration et cria : O’neill ! »

Son ami prit un air offusqué alors que Connor souleva ses sourcils à intervalles réguliers dans un geste de défi. Dodderidge eut à peine le temps de le menacer avec de gros yeux déclarant muettement : « Tu ne vas pas faire ça, Stevens…? » que la brune débarqua, visiblement un peu joyeuse avec sa bière à la main en chantonna un adorable :

«
Oui ?
Et Connor ne perdit pas de temps dans sa vengeance :
- Alors O’neill, voici Dodderidge, déclara-t-il de manière faussement polie en pointant successivement du doigt les concernés alors que la jeune fille hocha la tête, visiblement amusée par l’incongruité de la situation ; et encore, elle avait pas tout vu. O’neill, la fille sur laquelle tu craques depuis quoi… le début de l’année non ? présenta-t-il faussement Adria à Dodderidge. Et O’neill, cette fois-ci il s’adressa à elle, la regardant dans les yeux, voici Dodderidge, un trou du cul qui matte le tien à chaque fois que tu passes à côté de lui. Le cul dans sa globalité hein, pas le trou. »

Il se tourna alors vers Dodderidge, ce dernier rouge comme un piment – de colère et de honte surement - et mima un air trop surpris, la bouche ouverte, posant sa main devant en lui soufflant : « Han ! Il a pas fait ça ! ». Puis éclata de rire. La tête de Dodderidge était juste un merveilleux spectacle pour lui. Et sur ce, Connor partit vers ses amis, laissant les deux jeunes gens derrière lui totalement embarrassés.



Rp Adria. ~:
 










Défis Réussis du Pack Gallion:
 

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MessageSujet: Re: Comme un goût de Philtre de Confusion [ft. Siobhán O. Sullivan] Mer 28 Fév - 11:01
Let's Dance !
Ft. Connor


Bien couverte de la tête au pied, t'es entrée sur le terrain de QUidditch confiante, avec la rage au ventre. Tu sais que vous allez gagner, de toute façon y'a pas moyen de perdre. Ta précieuse batte dans les mains, tes yeux occupé à fixé le terrain, chaque mouvement des cognards qui peuvent bien venir à toute vitesse vers toi, t'auras jamais peur. Un bon coup de Lucille dedans, le tour est jouer. Oui, tu as nommé ta batte Lucille. Il y a deux ans, tu as lu ce que les moldus appellent des Comics, enfin tu crois, on t'en a présenté un avec un fou furieux qui avait entourer sa batte de barbeler et appelé sa batte Lucille. Bon, t'es pas aller jusque-là, mais juste le prénom, ça te faisait plaisir. Mais revenons au match. Alors que tu remarques que la match est rondement mené par Gryffondor, tu tentes de protéger tes coéquipiers près des buts, frappant et fracassant un peu violement certains Serdaigle. C'était le jeu, ma pauvre Lucille. Mais en fin de match, alors que t'es à l'autre bout du terrain à protéger les fesses d'Adria, tu vois le cognard toucher Connor à l'épaule sans que ton jumeau batteur ne puisse faire quoi que ce soit. Tu sais pas pourquoi tu te mets à t'énerver, à voir rouge, à maudire celui qui n'a pas fait son boulot. Et puis, qu'est-ce qu'il avait a faire l'idiot sur son balai au lieu de faire attention celui là aussi ? Tes rêveries sont stopper par le coup de siffler final. Gryffondor l'emporte Tu lèves les bras dans le ciel, mais cela ne t'empêchera pas d'aller râler sur l'autre batteur.  

Posant le pied à terre, tu guettes un moment que tous les autres Gryffondor soit partit pour le chopper. Après tout, ça pourrait paraître louche, même toi tu le conçois. Poussant le batteur contre la rembarde en bois, lâchant ton balai par terre et pointant ta batte. "- La prochaine fois, fait mieux ton job, je peux pas être partout sur le terrain." Tu le vois rouler des yeux, après tout t'as une tête de moins que lui, t'es frêle et en plus t'es une fille. Mais il le sait, il ne doit pas te sous-estimer. "- Relax Sullivan, on a gagné. Il a rien ton prince charmant." What ? Tes yeux s'écarquillent tout seul, alors que tu sers plus la batte sur son torse. "- Je m'en tape de qui a été touché, j'veux que personne ne soit touché, Et si la prochaine fois j'te vois te la toucher sur ton balai au lieu d'aider, j'te défonce, t'as compris ?" Pour montrer que tu blagues pas, tu frappes avec ta batte sur la rembarde à côté, l'explosant en plusieurs morceaux. "- C'est qu'un aperçut..." Bon, il va te falloir une nouvelle Lucille on dirait. Tu vas te changer dans les vestiaires, après tout, t'as quelques amis à aller retrouver.  

Tu le sais, ce soir, ça sera la fête dans la salle commune. Mais t'es absolument pas sûre de vouloir y aller. A dire vrai, t'as juste la trouille de croiser Connor, que l'histoire avec le batteur ce soit déjà ébruité. Après tout, tu l'as quand même bien menacé, il t'as un peu traité de folle. Depuis le placard, t'as pas cherché à lui reparler, t'as fais l'effort de l'écouter pendant le match, c'était déjà ça. Mais ça, c'est juste parce que tu refuses de perdre. En parlant de refuser de perdre, qu'Est-ce que tu fous à 18h, dans le bureau de Mr Rusard ? T'es tout simplement à la recherche des fusées explosives et des potions douteuses que tes camarades se sont fait confisqué. T'as fais le pari que tu y arriverais sans te faire chopper, là tu as récupérer ce que tu devais prendre, mais t'es encore là à fouiller. Le bureau regorge de chose intéressante, comme des frisbee mordants, ou encore des cigarettes moldus. T'es même pas sûre que Rusard sache ce que c'est. Malheureusement pour toi, la personne qui faisait le guet t'as lâchement abandonné, te laissant en proie au concierge qui entre en fracas dans la pièce que t'as complètement retournée. Te mordillant la lèvre, seulement un Merde s'échappe de ta bouche alors qu'il essaye de te courser derrière le bureau et que toi, tu t'enfuis en grimpant dessus, accrochant ta chemise à un tiroir, ce qui la déchire, laissant apparaitre un morceau de ton ventre. De toute façon, ça servait à rien de fuir, t'es bien trop connu des services de colles et du concierge pour ça.  

Après avoir récupérer presque tout ce que tu avais piquer, il a été décidé que tu serais collée une semaine à partir de Lundi. Une fleur de ton directeur de maison parce que t'as contribué à la victoire des Gryffondors. Grimaçant largement, tu retrouves le groupe qui t'as laissé tomber. "- Vous êtes vraiment pas cool, t'aurais au moins pu me prévenir." "- Alors, t'as récupéré ce qu'il faut ?" "- J'ai qu'une fusée et une potion, normal vu que j'me suis fait chopper par ta faute !" Tu sors la fiole et la montre au Poufsouffle que tu nommes Smith, que tu connais depuis la première année. "- Allez, faut que tu boives une goutte de ça, c'est ton gage." "- Mais c'est quoi ce truc, y'a rien écrit ?" "- T'es devenue une chochotte, Sullivan ?" Jamais ! Tu grimaces, ouvrant la fiole. Mais au lieu de boire une goutte, t'avales la fiole. "- Non, pas toute la fio... Raaah Sio, ça craint !" "- Pourquoi, c'est quoi ? Du poison ? Ca avait bon goût pourtant." "- Non, t'es bête, j'te filerais pas du poison. Non, c'est... Je préfère même pas te le dire. Mais tu vas me promettre de rentrer à ta salle commune, d'aller te coucher. Sinon je sais pas ce qu'il va se passer." "- Mais sérieux, ça va là, qu'Est-ce que c'était ?" "- File j'te dis ! Moi en tout cas, j'me barre !" "- T'es vraiment pas cool Smith !" Que tu gueules alors qu'il s'éloigne, que toi tu observes tes doigts en se demandant ce qu'il va t'arriver.  

Remontant deux par deux les escaliers, tu joues avec ta chemise déchiré, décidant de ne plus penser à la potion que t'as bu. Après tout, il a surement juste voulu te faire peur. Passant la porte de la salle commune des Gryffons, tu vois que la fête bats déjà son plein, toi t'arrives avec tes cheveux en vrac, ta chemise qui dévoile un peu trop, au point que t'essais de cacher ça comme tu peux avec tes mains. Le cacher ? Depuis quand tu te soucis de ce que les autres peuvent voir ? Te servant une Bierraubeurre, ton regard se pose sur le capitaine de ton équipe un instant, un fin soupire s'échappant de tes lèvres sans que tu puisses le contrôler. Prise d'un vertige un peu violent, tu tiens ta tête, alors que tu te poses près du canapé, près de Nauela. Nauela que t'observes un moment, après l'avoir saluer évidement. Nau que tu te mets à trouver trop stylé, toi la fille garçon. Tu baisses les yeux sur ta propre tenue, observant les autres filles une boule dans le ventre grandissante. Tu hésites avant d'aller vers la demoiselle en te grattant le crâne. "- J'ai un gros service à te demander, tu veux bien qu'on en parle en haut, s'il te plait ?" Un sourire un peu gênée s'affiche sur ton visage, ça te ressemble pas beaucoup.  C'est comme ça que t'embarques Nau et ta Bieraubeurre dans ton dortoir, laissant les autres en plan un petit moment.  

Ou plutôt un long moment. Parce qu'il aura fallut une petite heure pour te rendre ce fameux service. Qu'il aura fallut l'aide d'Adria en prime, il faut avouer qu'il y a du boulot sur toi. Elles sont descendues avant toi, gardant pour elle la surprise, pendant que tu t'observes encore un petit moment. Tu finis ta Bierraubeurre en fermant les yeux, comme si elle allait te redonner du courage. Tu ressemblerais presque à quelque chose, pour la première fois. Et les cheveux lisses, t'avais jamais osé. C'est à se demander pourquoi tu fais ça. Ou plutôt pour qui. Mais dans ta tête, ça te paraitrait presque normal. D'ailleurs, t'étais bien docile avec Nauela et Adria, tu les as laissé faire, sans vraiment bouger. Tu souffles un coup, avant de sortir du dortoir. Tu fais tout pour ne pas paraître hésitante, pour avancer avec la tête bien droite, comme si t'allais conquérir le monde avec ton fin sourire en coin. Sourire qui peut pas s'empêcher de s'agrandir quand tu vois Connor au loin. C'était incontrôlable, comme si tout ce que tu faisais était dicté par une autre toi. Mais une toi que t'apprécies tout de même au final. Tu sens un courant d'air froid sur tes jambes, quelle idée de mettre une robe courte et bustier en plus. C'était une idée d'Adria, après tout c'est sa robe. Tant pis, une fois en bas, tu ne peux plus reculer. Après tout, tous le monde t'observes comme si t'étais un dragon. "- Il y a un problème ?" Que tu demandes d'une voix un peu trop douce pour être totalement toi. Ce qui interpelle un peu plus la populace, mais toi, tu te diriges vers les boissons –t'es un peu à sec. Frôlant au passage Connor, alors que bon, il y avait de l'espace à côté, t'aurais put largement l'esquiver. A croire que tu l'as fais exprès. Après t'être servit, tu vas te poser près du rebord de la fenêtre, entourée de quelques Gryffondors, restant étrangement silencieuse, sirotant ta bieraubeurre en fixant le beau brun au loin, sans vraiment de retenue. De quoi décontenancer les filles qui t'entoures. "- Sio, t'es malade ?" Tu hausses les épaules en souriant. "- Non, ça va très bien. La vue me plait bien en tout cas." T'observes des haussement de sourcils, après tout, sous la confusion, tu viens bien de dire l'impensable, que le Gryffondor te plait. Mais assez doucement pour que juste toi et ton groupe l'entende. Et au moment où juste ton regard croise celui de Connor – enfin, tu le cherchais aussi, il faut l'avouer – tu lui envoie un clin d'œil discret, mais plein de sous-entendu. La fête ne faisait que commencer...      

by Epilucial





Sio la fille:
 

Pour Nau et Adria:
 

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MessageSujet: Re: Comme un goût de Philtre de Confusion [ft. Siobhán O. Sullivan] Mer 28 Fév - 18:31

ft. Siobhán O. Sullivan

"Ça va être une bonne soirée, je le sens...!"


Connor continua sa soirée avec ses amis. Ils s’étaient installés sur les canapés en face du feu – leur endroit favori. Au programme : remémoration de vieux souvenirs – depuis sept ans ils en avaient emmagasinés pas mal – et alcool en continu. Tremlett avait déclaré qu’aucun verre ne resterait vide et y prêta une attention particulière.
De plus, il s’avéra que Dodderidge les rejoint assez rapidement.

«
Hé beh, t’es si mauvais que ça ? l’accueillit Connor, un grand sourire goguenard sur les lèvres. T’es restée avec elle genre quoi ? Cinq minutes à tout casser ?
Tous les garçons se mirent à rire, sauf Dodderidge bien entendu qui le fusilla du regard.
- Avec la présentation que tu lui as faite c’est pas étonnant, tenta-t-il de se défendre, mais ses mots se noyèrent dans le rire de ses interlocuteurs qui ne s’étaient toujours pas calmés. On dirait une bande de singe… souffla-t-il, agacé.
Il se laissa tomber sur un siège en face du canapé où siégeaient Tremlett et Connor. Voyant le calme revenir parmi ses amis. Il pointa un doigt accusateur sur Connor et rajouta :

- Tout ça grâce à ta dulcinée en plus ! J’ai pas compris : O’neill était là, on parlait tranquillement et d’un coup une autre nana,… la blonde là avec qui elle traine tout le temps-
- La cousine de Stevens ? Nauela ? intervint Stevenson qui était assis sur un pouf non loin.
- Depuis quand t’as une cousine toi ? s’enquit Dodderidge en haussant un sourcils à l’encontre de Connor.
- Laisse. Une très longue histoire, balaya Connor d’un geste de la main.
Il reprit aussitôt un peu de retenue ; Dodderidge allait dire un truc sur Siobhán et comme toujours quand la discussion en venait à elle, il devenait soudainement très attentif.

- Continue, intima-t-il en prenant une gorgée de bière ; son regard insistant sur Dodderidge. »

Les autres le remarquèrent, mais ne le soulignèrent aucunement. Ils avaient dépassé depuis longtemps leur quota de blagues sur Siobhán et Connor pour au moins la fin du mois. Et n’étaient pourtant au courant que depuis la semaine précédente.

«
Rien de plus, rétorqua Dodderidge en haussant nonchalamment les épaules. Ta cousine, Nutella ou je sais pas quoi-
- Nauela ! Le Nutella c’est un truc de moldus, rectifia rapidement Stevenson à nouveau.
- Tu vas arrêter de me couper, oui ? s’exaspéra Dodderidge, en lui faisant les gros yeux.
Stevenson sembla ne pas apprécier la remarque. Il se dandina sur son pouf, agacé ; ses lèvres pincées et closes, ce qui amusa Tremlett et Connor qui partagèrent un regard complice.

- Bref, comme j’essayais de le dire, reprit Dodderidge, ignorant l’attitude de ses amis, O’neill est partie en suivant ta cousine qui elle-même suivait Sullivan. C’est tout ! »

Connor haussa un sourcil, un peu déçu de la banalité de que venait dire Dodderidge. Il hocha la tête tout en s’enfonçant dans le dossier du canapé. La douleur dans son épaule le lança mais il resta impassible en sondant la bouteille de bière au beurre dans ses mains. Bientôt l’alcool ferait ses effets, et tout serait oublié. Tout...
Son esprit s’envola dans un placard à balais l’instant d’une seconde. Mais il le ramena de force en claquant sa langue sur son palais. Il ne pouvait s’empêcher de penser à elle, à ce moment où ils avaient été si proches, où elle l’avait encore rejeté… Elle l’obsédait. Et le frustrait tellement.

Il balaya la pièce du regard tout de même à la recherche de Siobhán. Mais ni elle, ni O’neill ou Nauela n’avait refait surface. Il opta alors de se consoler en se chamaillant avec ses amis, parfois rejoignant les membres de son équipe ou à d’autres personnes qu’il côtoyait de temps en temps – comme ses camarades de classe, filles, à qui lui et sa troupe ne faisait pas toujours la vie facile. Et il ne fut pas le seul de ses amis à un peu divaguer à travers la foule. Certains, comme Dodderidge ou Tremlett, se firent entrainer sur la piste de danse que les élèves avaient improvisée.

Une heure passa alors sans encombre, tous s’amusant. Connor en était déjà à sa quatrième bière, et en train de rigoler avec un de ses poursuiveurs – les deux avaient en commun le Quidditch et le fait d’être de vraies têtes brûlées – quand il se fit légèrement pousser dans le dos. Fronçant les sourcils pour voir qui venait de la frôler, il tomba sur une jolie cambrure enveloppée dans une belle robe de satin violet, dévoilant de jolies formes qui lui rappelèrent vaguement quelqu’un – et qu’il apprécia. La silhouette s’évapora à travers la foule tout aussi furtivement qu’elle l’avait touché.

Et elle l’intrigua soudainement. Un carré lisse, un silhouette toute menue, une démarche à la fois féline et assurée... Il ne se souvenait pas avoir déjà vu chez les Gryffondors une fille correspondant à tout ça. Mais il n’eut pas le temps de s’approcher pour élucider le mystère de l’identité de cette inconnue que Tremlett arriva vers lui, les yeux exorbités. Il posa une main fraternelle sur l’épaule valide de Connor et lui souffla alors que ce dernier buvait une gorgée :

«
Mec ! Je crois pas que je vais dire ça un jour mais- enfin- il tenta de se reprendre, les mots se bousculant trop vite dans sa tête. Là, à l’instant, j’étais en bas des escaliers avec Cordelia et là je te vois descendre une bombe et je- je-
- Je crois pas que c’était pas trop le moment pour regarder ailleurs Tremlett, le coupa Connor moqueur en tapant dans le dos de son ami.
Il prit une gorgée de bière. Tandis que ce dernier le regarda fixement dans les yeux.

- Non ! Non ! Tu ne comprends pas ! La bombe : c’était Sullivan ! »

Connor accueillit l’information avec une surprise non feinte. Il en avala même de travers sa bière, la recrachant quasiment par le nez. Il toussa bien pendant dix secondes, reprenant un peu contenance. Ce qui fit éclater de rire ses deux compères, spectateurs de l’action. Mais il n’eut le temps de réagir une fois ayant retrouvé la capacité – et s’étant séché -, que Dodderidge refit lui aussi surface à travers la foule, les interpellant avec un sourire à la fois amusé et satisfait :

«
Vous n’allez jamais croire qui je viens de croiser au buffet ! chantonna-t-il avec une expression mi-goguenarde mi-surprise.
On aurait dit une commère ayant appris le dernier gossip croustillant de l’année.

- On est d’accord hein ? Le canon c’est bien Sullivan hein ? s’enquit Tremlett qui brisa l’effet de surprise de Dodderidge.
Ce dernier n’en tint pas compte, trop ravi par la situation.

- Une Sullivan comme j’aimerais bien la voir tous les jours, ouais, acquiesça Dodderidge, dévoilant quasiment ses molaires dans un sourire légèrement sauvage.
Sa remarque fut accueillie par un regard noir de Connor qui intensifia son sourire.

- Elle est partie à côté de la fenêtre, indiqua-t-il quand même. »

Il pointa l’endroit d’un geste du menton. Ses trois interlocuteurs – même le poursuiveur ayant assisté à tout l’échange et aussi curieux que les autres, connaissant bien Siobhán – se penchèrent un peu pour l’apercevoir. Le cœur du jeune Stevens rata un battement lorsqu’il la vit.

L’image lui sembla surréaliste. Elle se tenait là, à la fois plus femme et sauvage qu’elle n’était d’habitude. Ses traits avaient été mis en valeur habilement avec du maquillage – sans faire trop ! -, et son corps parfaitement moulé dans cette robe… qu’il reconnut immédiatement. Alors c’était elle l’inconnue à la cambrure qu’il avait appréciée. La constatation lui arracha un sourire. Il n’y avait bien qu’elle pour lui faire de l’effet alors.

Soudain leurs regards se croisèrent. Il fut captivé par ses grands yeux de biches, qu’il eut la sensation d’être seul avec elle pendant une seconde dans la pièce. Comme si tout s’était évaporé, il n’y avait qu’elle et lui. Elle lui adressa un léger clin d’œil qui l’électrisa. Des milliers de papillons virevoltèrent au creux de son estomac.
Il faisait très chaud ici, non ? se demanda-t-il. Il se racla la gorge, desserrant avec un doigt le col de son pull de Quidditch qu’il eut l’impression de s’être soudainement resserrée sur sa gorge. Et il n’attendit pas plus et alla dans sa direction.

Il entendit ses amis derrière lui se moquer. « Notre bébé grandit ! » les entendit-il rire, mais ne riposta pas. Il était bien trop obnubilé par elle. Elle n’avait cessé de soutenir son regard dès que leurs yeux s’étaient croisés, le mettant en total confiance. Il oublia ses rejets, leur dernière altercation ; il oublia sa frustration et sa colère. Seuls les papillons restèrent, et semblaient avoir doublé en quantité. Arrivé face à elle, il ne put s’empêche de l’observer de haut en bas d’un regard appréciateur. Elle était juste… waouh ! Il se surprit à trouver sa gorge asséché. Heureusement pour lui, et l’alcool aidant, il réussit à retrouver un peu la voix.

«
Hé bien Sio, il semblerait que tu fasses tourner la tête de plus d’un type ce soir… »

Il ne put s’empêcher de lui offrir un de ses plus beaux sourires ; honnête, chaleureux, et surtout celui d’un homme complètement sous son charme. Ses joues rosirent légèrement. Il ne sut pourquoi mais les gens semblèrent les observer, d’un regard en coin, mais il s’en moqua. Il n’y avait, pour lui, qu’elle.  Il préféra plutôt s’approcher un peu plus d’elle. Il ne pouvait détacher son regard de son visage.

«
Il va falloir que je remercie O’neill et Nauela je crois. Il fit une légère pause, et déclara, sans vouloir faire le beau parleur, mais surtout comme quelqu’un qui constatait un fait : Tu es ... »

Il ne finit pas sa phrase, mais son air amplement séduit et satisfait suffisait amplement comme adjectif.









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MessageSujet: Re: Comme un goût de Philtre de Confusion [ft. Siobhán O. Sullivan] Jeu 1 Mar - 10:51
Let's Dance !
Ft. Connor


Alors que tu descends les marches doucement, telle Cendrillon qui fait attention avec sa robe et ses chaussures dont tes marraines les bonnes fées t'ont fait don, t'entends déjà que les voix près de l'escalier se font plus basse, comme s'il ne fallait pas que t'entende ce qu'il se disait. Ça te fait encore plus sourire, l'effet que tu veux faire sur les autres, surtout sur un en particulier, fonctionne. Les regards tournés sur toi, en temps normal tu aurais agressé tout le monde, mais là tu te contentes juste de sourire, de vivre ta petite vie en ne te souciant pas de ce qu'il se raconte. C'est une leçon que tu ferais bien de retenir pour l'après soirée. Mais pour l'heure, la potion que t'as avalé fout ton cerveau à l'envers, te dictant une conduite totalement inattendu et qui ne te ressemble pas. Bon tu dois l'avouer, les filles n'ont pas abusé avec toi, elles ne t'ont pas non plus trop maquillé, la robe que tu portes est tellement légère que t'as l'impression de ne rien porter et au niveau des chaussures, même s'il y a un talon, tu fais juste un peu plus attention. C'est comme si t'avais fait ça toute ta vie.

Observant la salle à partir de ta fenêtre, ton regard finit par se poser sur le beau Connor, t'arrachant un sourire malgré toi. Le philtre te fait totalement oublier cette peur qui t'avais prise dans le placard, cette même peur qui a fait que tu lui as coller une droite dans le ventre. Non, là c'est plutôt toi qui lui fait les yeux doux, oubliant le reste autour de toi. "- Mais vraiment, Sio, tu m'étonnes tous les jours depuis six ans. Et je sais pas ce que tu as en tête là, mais j'ai hâte de voir. J'suis sûre qu'il y'a un mâle là-dessous." "- Peut-être. Peut-être pas. J'ai juste eu envie de changement." "- Arrête ton char, tu l'manges des yeux depuis cinq minutes" Les gens sont bizarres. Ils font des remarques quand tu ressembles à un garçon et dès lors qu'il y a un changement, ils font des remarques aussi. Tu les vois tous regarder, murmurer, peut-être rigoler, tu finis par hausser les épaules en reposant tes yeux sur le jeune homme. "- Au moins j'fais un peu d'effet." "- Un peu ? Sérieusement, j'crève de jalousie quand j'te vois." "- Pardon ?" "- Bah oui, j'te savais pas aussi bonne." "- T'es conne toi, vraiment." Tu files une petite droite à l'épaule de la fille, comme si certaines choses ne s'effaceraient jamais.  

Et soudain, tu le vois bouger, venir vers toi, amplifiant la sensation de chaleur dans ton ventre. "- Sur ceux les filles, j'vous dis bonne soirée." Tu te décales légèrement du groupe, t'appuyant sur le rebord de la fenêtre, gardant un doux sourire que tu n'abordes que très peu ces derniers temps avec lui. A croire que le philtre fait ressortir ce dont tu as vraiment envie tout au fond de toi. Les doigts croisés sur ton verre, tu sens son regard qui glisse sur toi, ne pouvant empêcher le rouge sur tes joues de s'afficher. Peu habitué à ces émotions, même en total confusion, tu te demandes comment il peut réussir à te mettre dans tout tes états sans n'avoir rien fait encore. Bon, tu dois aussi avouer que tu viens de finir ton deuxième verre et que ton petit gabarit fait que l'alcool monte vite, très vite. Ce qui peut être à ton avantage.  

Remontant ton regard sur lui, en penchant la tête sur le côté, son sourire fait cogner ton petit cœur un peu plus fort, tu ne pouvais pas douter de son honnêteté, ni même de son air conquis. Les yeux pétillants de malice, tu baisses un instant la tête, avant de rigoler de ce même rire qui te caractérise en général. Un peu fort, mais pas du tout moqueur, plein d'honnêteté et d'amusement. "- Arrête, je vais finir complètement rouge." Que t'ajoutes en te faisant du vent avec ta main. Tu dois l'avouer, tu as chaud, très chaud, pourtant, mis à part ta robe et ta culotte, tu n'as rien de plus. Tu te sens observer de part et d'autre de la pièce, comme si le fait que vous vous reparliez comme ça, l'air de rien était le sujet de gossip de la soirée, après ta métamorphose en princesse. Mais pourtant, tu laisses courir, trop occupé avec les beaux yeux du jeune homme devant toi.  

Il se rapproche un peu plus, tu laisses faire, mais tu vas pas rester passive trop longtemps. Non, ce ne serait pas toi. Malgré ta tête qui tourne, t'as une idée en tête, un but, tu ne partiras pas de cette soirée sans en avoir mis plein la vue à Connor –tout en profitant toi aussi, parce que tu dois avouer qu'au final, la situation te plait beaucoup. "-Laisse les regarder..." Séparant le peu d'espace qu'il restait entre vous, en glissant discrètement une main sur sa taille, tu te mets sur la pointes des pieds pour lui souffler juste quelques mots à l'oreilles. "-… Le seul qui m'intéresse, il est là, devant moi. " Le ton charmeur mais doux, tu restes un instant contre lui, t'imprégnant de son odeur, puis tu te recules doucement, l'air de rien, gardant ce sourire qui a bien décider de ne pas te quitter depuis cinq bonnes minutes. Laissant à nouveau glisser ta main, tu attrapes la sienne, en montrant ton gobelet vide. "- Je suis à sec, j'gouterais bien le punch, tu m'accompagnes ?" Cette question n'amenait pas de réponse en vérité, puisque tu tiens sa main, et que délicatement tu l'invites à te suivre. De toute façon, il n'aurait jamais pu dire non surtout vue la façon que t'as de le dévorer des yeux. Cette façon que tu as de faire les choses l'air de rien à de quoi déstabiliser, toi-même tu en viens à te demander quel sera ta prochaine idée.  

Une fois au buffet, tu finis par récupérer ta main, à regret, mais pour te servir c'est plus pratique. "- Bon, je te préviens, je ne tiens absolument pas l'alcool et ceci..." Tu montres le verre que tu as un peu trop remplit. "-… Est mon troisième verre. Si je ne tiens plus débout, tu me retiendras, n'est-ce pas ?" T'es pas à l'abri de trébucher par mégarde dans ses bras. Relevant la tête, avec un sourire qui en disait long sur ton innocence, tu lèves ton verre comme pour trinquer et tu bois une gorgée qui te picote un peu la gorge. Ce qui te fait grimacer discrètement. Tu recules un peu en le tirant par le pull pour que Connor te suive, afin de ne pas gêner l'accès au buffet. Et surtout pour qu'il reste près de toi. "- Ton épaule, ça va mieux ? T'as été à l'infirmerie ?" Après tout, t'as vraiment eu un accès de rage sur le terrain quand t'avais vu la scène. Et sans l'avouer, t'as été inquiète, on peut le dire.     

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MessageSujet: Re: Comme un goût de Philtre de Confusion [ft. Siobhán O. Sullivan] Jeu 1 Mar - 17:16

ft. Siobhán O. Sullivan

"Ça va être une bonne soirée, je le sens...!"


Les regards inquisiteurs se posèrent sur eux. Et il eut envie de répondre que c’était déjà fait quand elle l’intima de s’en moquer. Et ce depuis bien longtemps. Son attention était entièrement ciblée sur une seule personne à peine l’avait-il aperçu ; Elle. Il ne cessait de l’observer avec ses yeux conquis. A l’accoutumée il la trouvait déjà très belle. Mais ce soir elle était juste sublime. Tellement qu’il en oubliait même les regards masculins en biais sur Siobhán qui d’ordinaire l’aurait agacés. Il était bien trop captivé par le regard de la jeune fille. Celui-là même qui quelques jours auparavant le défendait de s’approcher. Au contraire, ce soir il semblait même le défier de ne pas oser.

Il se laissa faire quand elle posa une main sur sa taille, bien que surpris – agréablement surpris même. Les papillons dans son ventre s’excitèrent tandis qu’il essaya d’oublier les battements frénétiques de son cœur. Pendant l’instant d’une seconde il sentit ce doux parfum sucré d’agrumes et se laissa porter par le son de sa voix. Comme dans un songe. Il rougit en l’entendant parler mais garda quand même un peu de retenue, puis lança un regard de côté sur son visage lorsqu’elle se décolla – à son plus grand regret. Il n’en croyait pas ses oreilles. Avait-elle vraiment dit ce qu’il venait d’entendre ? Etait-elle sérieuse ..? Il scruta ses traits fins, n’arrivant à décider s’il rêvait ou si tout ceci était bien la réalité. Elle ne tourna aucunement le regard, comme pour répondre à l’affirmatif à sa question muette, lui souriant de plus belle. Son cœur soudainement fit des loopings. Sa poitrine se gonfla d’espoir et une chaleur l’envahit. Chaleureuse, agréable, totalement enivrante.

La tension de séduction entre eux s’intensifia. Il eut même l’impression qu’en parallèle une autre s’installa, mais cette fois-ci une d’un attrait un peu plus charnel. Il tenta de garder la tête aussi froide que la situation lui permettait s’imaginant que cela ne venait que de lui, de cette attraction dont il ne pouvait se défaire et de son esprit un peu embrumé par l’alcool. En parlant de ça d’ailleurs, elle voulut prendre un verre. Du punch. Connor n’eut pas le courage de refuser, bien qu’il fût complément réticent à ce qu’elle y touche. Il connaissait Tremlett et la recette de la boisson. Et en général il ne souhaitait à aucun de ses proches d’y toucher. Mais il se tut, bien trop subjugué par la jeune femme qui lui faisait face et l’atmosphère qui s’était soudainement propagée entre eux.

Il sentit son corps être parcourut de frissons quand elle glissa sa main dans la sienne. Ses joues rosirent légèrement. Il eut à nouveau très chaud. Il se laissa guider à travers la pièce, tout en ne s’empêchant pas d’apprécier la vue qu’elle lui offrait. Ses épaules étaient découvertes et il nota l’absence de brettelles à cet endroit, comprenant qu’elle ne portait pas de soutien-gorge. Il sentit une région un peu plus au sud de son estomac s’échauffer mais essaya de garder son sang froid. Doucement Connor, se disait-il. L’alcool avait vraiment la capacité de décupler les sensations qu’il ressentait. Et l’obsession qu’il avait pour elle. Il trouva sa démarche incroyablement sexy dans cette robe qui laissait entrevoir ses jambes. Non pas qu'il n'était pas habitué à les voir - vu que la jeune fille portait un uniforme avec une jupe - mais le rendu n'était pas le même. Ici, chaque partie de son corps était épousée avec perfection dans ce satin lilas. Il se rappela de quand il l’avait vu plus tôt, sans savoir que c’était elle, et ne put s’empêcher de sourire en se remémorant déjà l’effet qu’elle lui avait fait. Même inconsciemment il était toujours attiré par elle.

Arrivés à hauteur du buffet, il la laissa se servir, lâchant sa main à regret. Et il ne réussit pas à s’empêcher un petit sourire moqueur quand elle lui montra la quantité qu’elle avait mise dans son verre alors qu’elle venait expressément de lui avouer qu’elle ne tenait pas l’alcool. C’était bien du Siobhán tout craché. Il se dit alors qu’il fallait intervenir, même si cela signifiait ne pas avoir à la retenir dans ses bras quand elle ne saurait plus marcher. Ils se reculèrent du buffet, ou du moins elle l’entraina un peu plus loin pour en laisser aux autres l’accès, et enfin il plongea son regard dans celui de la jeune fille. Elle semblait pétiller et fit chavirer à nouveau son cœur.

«
Bien que cette fin ne me déplairait pas, annonça-t-il en s’approchant un peu d’elle. On va plutôt faire comme ça. »

Il retira le verre des mains de la jeune fille, qu’il remplaça de son autre main avec sa bouteille de bière à demi-pleine. Durant l’échange, elle observa ses mains ne réagissant pas. Connor savait qu’en règle générale Siobhán n’aimait pas être empêchée de faire ce qu’elle désirait, il glissa alors l’index de sa main libre sous le menton de la jeune fille, relevant sa tête pour qu’elle ne regarde que lui. Il plongea alors dans son regard. Un tourbillon l’emporta, il se senti prit de vertiges. Sa gorge sembla sèche mais ne voulant nullement la vexer il s’expliqua :

«
Je préfère que cette soirée ne se termine pas trop tôt… »

Il ne put dès lors décrocher de son regard, se doutant que ses joues devaient à nouveau se colorer. Il se sentit à nouveau un peu trop sous l’effet de la tension qui régnait entre eux. Il faisait chaud, trop chaud.
Il s’écarta alors un peu et retira son pull tout en grimaçant quand il dû lever le bras dont l’épaule avait été touchée. Un cognard après tout ce n’était pas rien… La jeune fille ne tarda pas à le questionner au sujet de sa blessure tandis qu'il posait son pull non loin au dessus d'un placard pour éviter qu'il ne se fasse tâcher durant la soirée. Il prit alors un air incertain et ne fit même pas attention au fait que son t-shirt ne tombait pas bien sur son ventre, laissant entre-apercevoir les abdominaux qu’il avait entretenus en s’entrainant.

«
Ça va. Enfin je crois… »

Il tira un peu sur le col de son t-shirt et observa la zone endolorie qui commençait à tendre vers une couleur bleu/mauve. Il ne put retenir une expression qui décriait clairement que ce qu’il avait n’était clairement pas très beau. Et merde…. Tremlett avait raison - même sur la couleur. Il replaça son vêtement faisant comme si de rien n’était. Au moins, là-dedans il y avait une bonne nouvelle : vue le comparatif couleur de la zone/douleur qu’il ressentait, l’alcool avait déjà commencé à bien l’anesthésier.

«
Je pense que j’irais voir demain à l’infirmerie. Et puis franchement, à tous les coups si j’y étais allé ce soir on m’aurait gardé là-bas pour la soirée. »

Il la regarda à nouveau et lui sourit, pensant qu’il avait bien fait. Cette soirée il l’avait sentie prometteuse, et visiblement elle l’était même plus que ce qu’il pouvait s’imaginer. Alors au diable son épaule ; il s’en occuperait plus tard. Mais elle ne sembla pas convaincue. Surement avait-elle entrevu la couleur de sa peau quand il avait jeté un œil à sa blessure, ou peut être juste son expression avait-elle suffi à la mettre au parfum de ce qu’il en était vraiment. Ok, il fallait noyer le poisson et vite.

«
Au pire des cas je pourrais toujours demander un bisou magique à quelqu’un dans la soirée, tenta-t-il avec un sourire enjôleur. »

Son regard se fit plus insistant. Il constata alors qu’en effet l’alcool faisait bien son effet. Il se sentait plus à l’aise avec elle, se permettant quelques blagues enjôleuses. Son assurance revenait. Tant mieux. Il reprit une gorgée qui lui arracha une grimace à lui aussi. Il leva son verre à niveau de ses yeux, scrutant avec suspicions le liquide.

«
Tremlett s’est lâché sur le punch on dirait. »

Puis constata d’un regard au-dessus de Siobhán qu’elle gênait le passage de quelqu’un. Par réflexe, il passa son bras autour de la taille de la jeune fille et la ramena vers lui pour libérer la place. Ils entendirent un merci, puis la personne s’éloigna vers le buffet.

«
Les gens alors… Ce n’est pas comme s’il y avait toute la place du monde derrière moi, soupira-t-il. »

Il ne lâcha tout de même pas la jeune fille. Son corps chauffait contre le sien tandis que la parfum d'agrumes l'envahissait à nouveau.









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MessageSujet: Re: Comme un goût de Philtre de Confusion [ft. Siobhán O. Sullivan] Ven 2 Mar - 14:08
Let's Dance !
Ft. Connor


Tu sais pas ce qu'ils ont mis dans ce punch, mais tu grimaces largement, pas totalement sûre de pouvoir finir ton verre. Mais même apprêter comme tu l'es, tu n'es pas une chochotte, tu vas pas te laisser avoir par un verre. Au pire tu finiras par rouler par terre en montrant ta culotte. Non, non, c'est pas vraiment imaginable en vérité. C'est pour ça que, quand Connor échange vos verre, une partie de toi que tu ne montres pas s'en sent rassuré. Mais il y a cette autre partie toujours présente, qui à envie de faire ce qu'elle veut, même boire ce punch immonde. "- Mais mon verre !" tu prends une moue boudeuse, mais pas celle que t'as l'habitude de prendre quand il est là en général. Quelque chose de plus mignon et auquel personne ne pourrait croire. Tu le laisses faire quand il remonte ton regard vers le sien, sentant ta gorge se serrer doucement, ta respiration se faisant un peu trop rapide. Le simple fait qu'il glisse son doigt sous ton menton te provoque des frissons, que même là tu ne sais pas expliquer. L'écoutant doucement, tu ne peux pas faire autrement que de plonger ton regard dans le sien. Les vertiges te reprennent, mais cette fois, tu le sais, ce n'est pas dû à la potion. Tu te mordilles la lèvre doucement, bon tu lui pardonneras cette fois."- Tu as de la chance d'être mignon..." Qu'tu lances doucement en roulant des yeux. Mignon, c'était à mille lieu de ce que tu pensais réellement, mais tu ne vas pas non plus faire trop d'éloges. Pour le moment. Ton sourire revient, baissant un peu la tête quand il s'éloigne. Dommage, t'étais pas si mal proche de lui.

Tu perds pas une miette du spectacle qu'il t'offre, buvant une gorgée doucement. Il grimace, tu as la réponse à ta question, il n'a pas dû aller à l'infirmerie. Enfin, tu le laisses terminer d'enlever son pull et alors que tu buvais toujours tranquillement tu remarques que son t-shirt laisse apparaître les formes que t'as souvent imaginé -en secret. Tu te sens rougir, tu sens ton ventre se tordre, puis tu sens la bieraubeurre passer par le mauvais trou, provoquant une quinte de toux que tu n'arrives pas à contrôler. "- Pardon, j'ai eu la tête ailleurs pendant un instant." Profitant de dire ça pour remettre le t-shirt du jeune homme en place, délicatement, frôlant juste un instant sa peau. "- La vue était très plaisante, mais j'ai pas envie que d'autres voient..." Ton sourire redevient charmeur, tu dois pourtant être encore complètement rouge. Tu assumes, de toutes façon en dix minutes, tu as réussis à exprimer tout ce que t'as pas réussis à dire pendant des mois auparavant. C'était beaucoup plus simple, ton cerveau te dicte cette conduite à adopter, ce que tu dois faire, même si c'est le flou total, tu écoutes ce qu'on te dit de faire.

Tu profites du moment où il tire sur le col du t-shirt pour essayer d'observer, mais tu ne vois pas grand-chose. Malgré les talons, tu restes minuscule. Alors tu te fis à sa tête qui dis clairement que c'est pas très beau à voir. "- T'es sûre de ça ?" Tu fais une petite moue qui indique clairement que tu ne le crois pas. "- Dis pas ça juste pour me rassurer." Tes yeux se posent sur lui un instant, avant de lui accorder le fait que s'il avait été à l'infirmerie cette après-midi, il y serait resté. Et ça, ça aurait été dommage, vraiment. "- Bon, je te l'accorde, ça aurait vraiment été dommage que tu ne sois pas là ce soir." Un sourire franc s'afficha sur ton visage, suivit d'un petit rire. "- T'sais, j'ai essayé de venir pour t'éviter le cognard, mais j'étais trop loin, puis MacLeoid était plus près que moi, il se la touchait un peu je crois." MacLeoid, ton collègue batteur, celui à qui tu as failli exploser la tête ce midi. D'un air tout aussi amusé, tu penches la tête sur le côté en l'observant, finissant par dire. "- Mais à l'avenir, évite de faire n'importe quoi pour faire l'intéressant ! Ce serait dommage d'abîmer ce si beau visage" Tu lances ça en rigolant, plaçant ta main près de son visage, saisissant ses joues avec tes doigts pour secouer doucement sa tête, finissant par le lâcher en laissant glisser ta main le long de sa joue. Et il surenchérit en parlant de bisou magique, tu hausses un sourcil en souriant. "- Je sais pas, si tu es sage, il se pourrait bien que t'en ai un..." Le ton tout aussi enjôleur que lui, tu mordilles ton gobelet alors que tu ne le lâches pas du regard. Tu ne sais pas ce qu'il t'arrive, mais cette soirée te fait du bien, de retrouver la jeune homme te fais chaud au cœur, comme si tout ce qui avait put se produire avant n'existait plus dans ta petite tête. Oh il y avait bien une voix, une toute petite voix dans ta tête qui te soufflait que ce n'était pas bien, mais tu l'oublis celle-là pour la soirée. Tu veux juste en profiter.

Tu ne peux qu'être d'accord, Tremlett s'est lâché sur le punch. Une gorgée à suffit pour te dégoutter de la boisson. "- J'avoue, c'est pas super comme boisson en vérité. Autant boire un bon whisky pur feu nature" Soudain, tu sens qu'il passe son bras autour de toi pour te ramener à lui sans comprendre ce qu'il se passe. Mais tu le laisse faire, levant juste les yeux vers lui, laissant passer ton bras autour de son cou, la sensation de chaleur se propageant partout dans ton corps quand tu le sens contre toi. Tu ne l'écoutes qu'à moitié, tes doigts glissant doucement sur sa nuque. "- Faut pas leur en vouloir. Et puis, on n'est pas bien là ?" Tu parles doucement, il n'y a que lui qui peut t'entendre. De toute façon, tu es si proche de lui que même un murmure, il l'aurait entendu. Comme s'il n'y avait plus que lui et toi dans la pièce, comme si tout autour de vous, il n'y avait que du brouillard. Tes yeux ne pouvant plus se détourner de lui, tes pensées s'emmêlent alors que tu as cette sensation que ta tête veut se rapprocher de la sienne, prise d'un magnétisme incontrôlable.

Tout était parfait, oui, jusqu'à ce que... "- Stevens, Sullivan, c'est pas l'heure des câlins, ramenez vos fesses par-là, c'est l'heure du Quidditch Pong." C'est là que tu sors de ton cocon, pour tourner la tête vers Tremlett qui hurle pour que vous veniez. Tu laisses échapper un soupire qu'il peut clairement sentir contre son torse, laissant juste échapper un petit. "- Dommage..." Avant de t'éloigner doucement, mais de garder ton bras sur sa taille pour aller vers le dit Quidditch Pong. Ca ne pourra que faire baisser la tension entre vous deux, pour mieux faire remonter plus tard. Non mais à quoi tu penses"- Han, c'est Sympa ce truc." T'es nulle à ce genre de jeu, mais t'as une idée, tu ne peux pas t'empêcher de sourire d'un air amusé. "- J'ai une idée pour pimenter un peu tout ça. On va jouer l'un contre l'autre, le premier qui met la balle dans le gobelet à gagner, non seulement le perdant boit le verre cul-sec, mais se voit dans l'obligation de réaliser un gage du gagnant." Les yeux pétillant de malice, tu regardes Connor avec un grand sourire. "- Deal ?" Tu tends la main comme pour passer le marché avec lui. Oh, il verrait assez vite que si t'es douée avec une batte, quand il faut faire dans la précision, faut pas t'en demander trop...   

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MessageSujet: Re: Comme un goût de Philtre de Confusion [ft. Siobhán O. Sullivan] Ven 2 Mar - 22:36

ft. Siobhán O. Sullivan

"Ça va être une bonne soirée, je le sens...!"


Il fut subjugué par ô combien Siobhán se laissait aller avec lui. Il sentait sa poitrine grandir alors qu’ils se tournaient autour. Il n’y avait pas à dire, toute cette parade c’était mieux que ce qu’il avait pu imaginer. Mieux qu’avant quand ils se chamaillaient, mieux que tout ce que ses amis lui avaient raconté de leurs propres expériences. Il se rendit compte de l’influence de la jeune fille sur son humeur et ses émotions. Elle avait le pouvoir de faire la pluie et le beau temps avec son moral. Et lui faisait ressentir des sensations qu’il n’avait jusqu’alors jamais connues avec ce degré de puissance. Il sut dès lors qu’il ne suffirait de pas beaucoup de temps pour tomber amoureux de la jeune fille si les choses venaient à se concrétiser. Quoi que… il n’y avait visiblement plus besoin de si.

Quoi que si justement en fait ! Ne pars pas trop gagnant Connor, se répétait-il. Mais il ne pouvait s’empêcher de ressentir tous ces vertiges dès que leurs regards se rencontraient. Il eut l’impression qu’une force surhumaine venait à les attirer sans arrêt. Il savait qu’à peine il la toucherait, ses doigts ne pourraient plus se décoller d’elle. Il ne voudrait plus la laisser partir. C’était comme… magique. Une volonté irrationnelle et supérieure à son être.

Il comprit aussi la chance qu’il avait d’être arrogant. Car à ce moment c’est tout ce qui le retenait, tout ce qui lui permettait de lui parler et de ne pas bafouiller comme un vulgaire gamin face à la plus jolie fille de l'école. Quoi que, l’alcool avait sa part à jouer dans tout ça. Et il sut que sans tout ce cocktail-là, jamais il n’aurait pu lui sortir une  parole intelligible. Surtout lorsqu’elle remit son t-shirt en place.
Son corps se réchauffa à nouveau alors qu’elle ajoutait à son geste un petit compliment sur son physique. En vérité, il crut au départ avoir halluciné bien qu'il ressentait une vive chaleur là où ses doigts avait frôler la peau de son ventre. Siobhán avait vraiment fait et dit cela ?... mais son sourire charmeur emporta tout soupçon. Et le fit encore ressentir tous ces papillons et leur danse frénétique. Si tu veux tu n’as qu’à demander et tout est à toi, voulut-il lui dire. Mais les mots restèrent coincé dans sa gorge tant elle le laissait sans voix. Il se doutait qu’il devait la regarder avec un air béat. Un air qui décrivait tout ce qu’il ressentait. Elle le faisait fondre, elle le faisait vibrer ; trop d’effets pour tous les interpréter. Et encore, elle n’avait fait que lui parler.

Sauvagement, il entendit son lui-intérieur rugir. Il remercia le ciel de ne pas avoir été seul avec elle en cet instant, car il ne savait s’il aurait pu résister à l’envie de l’embrasser, autrement. Il voulait attendre qu’ils soient que tous les deux pour retenter sa chance. Il voulait que ce soit intime, que ce soit leur souvenir ; rien qu’à eux. Il se découvrit alors un côté romantique qu’il avait jusqu’ici cru inexistant. Mon dieu, mais qu’est-ce qu’elle te fait Connor ?

Ainsi il ravala ses impulsions. Mais il sentait la tension entre eux qui revenait sans cesse, toujours plus forte, plus magnétique, plus brûlante. Un grand sourire sauvage prit possession de ses lèvres. Et il ne se retira pas lorsqu’elle fit la remarque sur son homologue batteur.

«
Que veux-tu, c’est difficile de trouver deux bons batteurs ces derniers temps, déclara-t-il en instant sur le deux avec un air de rien mais tout de même encore électrisé par l’ambiance. »

Il fit une moue boudeuse pourtant quand elle lui reprocha d’avoir été fautif dans son accident, d’avoir fait l’inconscient.

«
Il fallait bien quelqu’un pour faire le spectacle, déclara-t-il arrogamment. Tu as vu comme moi l’équipe de Serdaigle jouer cette année : une catastrophe ! »

Mais il comprit qu’elle s’était inquiétée. Il lui sourit pour la rassurer, se retenant encore dans la serrer contre lui comme il pouvait. Elle était vraiment trop mignonne.

«
Ne t’en fais pas pour moi. Je ne me suis jamais senti aussi bien que ce soir, ajouta-t-il . »

Ce qui en soit n’était pas un mensonge. Il se sentait transporté par un flot d’ivresses. Et le pire dans tout ça c’est que ce n’était pas l’alcool qui lui faisait cet effet.

A nouveau elle l’électrisa. Il sentit son corps se réchauffer lorsqu’elle répondit affirmatif pour le bisou magique. S’il n’avait pas été impressionné par ses grands yeux il aurait surement répondu : « Ça tombe bien, j’ai très mal aux lèvres aussi, si tu peux fixer ça au passage ». Mais il se retient. Petits pas, par petits pas.

Pourtant il oublia toute convenance lorsqu’elle ne se détacha pas de lui alors qu’il laissait aux autres de la place pour passer. Cette odeur d’agrumes l’hypnotisa. Il se sentit faillir, comme sous l’emprise d’un sort puissant. Il essaya de ne pas faire attention aux battements frénétiques de son cœur, ni aux fourmis qui traversèrent son corps en entier. Et ce encore plus lorsqu’elle passa son bras autour de sa nuque, le faisant baisser le regard vers elle. Les  caresses qu'elle effectuait sur sa nuque lui prodiguèrent de violents frissons. Il n’entendit que vaguement ce qu’elle lui souffla, trop concentré sur leur proximité. Oh que oui, il était bien là.

Il sentait son souffle sur sa peau. Ses yeux étaient si près. Il revit ses quelques taches de rousseur qu’elle avait sur le nez et sourit. Complètement charmé. Son bras avec lequel il l’avait ramené contre lui la serra un peu plus fort. Ne pars pas, je t’en prie. L’autre, dont la main tenait encore son verre, se colla de l’autre côté de sa taille. Il ne pouvait plus décoller son regard céruléen du sien. Il plongeait littéralement dans cet abime bleu qu’elle lui offrait. Du moins, il sentit ses yeux se fermer légèrement, tout doucement alors qu’il commença à réduire l'espace qui les séparait. Tous ses sens se concentrèrent sur une chose ; ses lèvres. Peintes de rouge. Ses lèvres, si appétissantes. Il voulait à nouveau y gouter. Tellement fort. Oubliant tout romantisme. A vrai dire, il avait surtout oublié le reste du monde.

Il n’y avait qu’elle et lui ; qu’eux. Que ses papillons qui dansaient dans son ventre, les frissons que sa respiration pulsait à travers son corps. Son cœur s’emballant toujours plus, toujours trop. La chaleur montait, dans son dos, dans son ventre. De toutes ses entrailles, il ne voulait que ça. Il en rêvait tant. Et il était là, à quelques centimètres de ce qu’il désirait tant. Tellement proche...

«
Stevens ! Sullivan ! »

Il rouvrit les yeux. La bulle autour d’eux éclata. Brutalement. Il fut complètement désorienté. Sorti de ce rêve si intense, si délicat. Il serra le poing tellement fort sur son verre qu’il crut le briser. C’est pas vrai… Il tourna la tête, furax, vers son ami qu’il foudroya du regard. Si ses yeux pouvaient tuer, il n’aurait pas donné cher de la peau de Tremlett. Son corps serait déjà là, gisant sur tapis de la salle commune avec le visage tordu dans une douleur si intense que même sa chère Cordelia ne pourrait le reconnaitre. Mais ce n’était pas le cas. Et Tremlett sembla juste un peu plus le narguer avec son air idiot face à la réaction de Connor.
Pourtant il se calma un peu lorsqu’il entendit la jeune fille soupirer un « Dommage » qui renvoya son cœur faire des loopings. Il loucha un peu vers elle, dardant à nouveau ses yeux céruléens sur les lèvres rouges de la brune. Oh que oui, c’était dommage.

Elle ne se dégagea pas de lui pourtant, quoi que s’éloignant à son regret mais gardant un contact entre eux ; son bras autour de sa taille. Il garda lui aussi le sien autour celle de la brune, ne voulant pas qu’elle s’éloigne. Ou plutôt ne le voulant plus. Il garda quand même un peu de déception sur le visage mais la laissa l’entrainer vers la table de jeu. Quoi qu’il l‘aurait bien envoyé bouler ce maudit Quidditch Pong sur le mur et en revenir là où on l’avait interrompu.

Mais son aigreur se dissipa lorsqu’il l’entendit s’enthousiasmer devant le jeu, ne pouvant s’empêcher de sourire de nouveau. Elle était tellement mignonne par moment qu’il se demandait encore comment tout le monde ne pouvait pas voir combien elle était spéciale. Combien elle vallait cent fois plus que toutes les autres filles sur lesquelles les autres bavaient. Quoi que, tant mieux. S’il était le seul à avoir du gout il n’allait pas se plaindre. Elle était à lui…

Il ne comprit que devant les airs moqueurs des personnes autour de la tablée qu’il devait afficher une expression complétement attendrie et séduite. Il leur répondit muettement par un regard plein d’autorité mais les autres pouffèrent juste plus fort entre leurs mains. Vous êtes vraiment cons, pensa-t-il dégouté d’avoir perdu toute forme d’autorité.

Mais quand ses yeux se reposèrent sur Siobhán, il révisa ses émotions : Tant pis, elle le méritait. Il l’écouta le défier, un sourire grandissant sur les lèvres. N’était-elle pas au courant que Connor était un véritable lanceur aguerri, et ce avec n’importe quelle balle. Que ce soit sur la terre ferme ou sur un balai. Quoi qu’il se doutait quand même qu’elle en avait conscience. Elle ne partait pas vainqueur. Et il la laissa faire, trop concentré sur la malice dans son regard.

«
Deal, acquiesça-t-il en serrant la main qu’elle lui avait avancée. »

Ses lèvres s’écartèrent en une expression goguenarde et joueuse. Elle allait voir. Il la laissa prendre place de l’autre côté de la table, juste à côté de son homologue préféré, MacLeoid. Ce dernier tendit à la jeune fille un souafle miniaturisé.
Quant à Connor il passa derrière Tremlett lui murmurant :

«
Je te jure la prochaine fois que je te vois avec Cordelia tu vas le regretter.
- Oh c’est bon, ce n’est que partie remise après tout. Tu as juste à gagner je te rappelle. »

Tremlett accompagna ses mots avec un sublime sourire et un clin d’œil mais ne reçut pour seule réponse qu’une tape derrière la tête. Le capitaine de l’équipe se tint prêt face à Siobhán. De là où il était, il pouvait la détailler. Comme en début de soirée. Elle était magnifique. Même plus qu'avant avec cette expression taquine sur le visage.

Elle leva la main, faisant mine de se concentrer puis effectua un premier tir… qui rata. Connor récupéra au vol la petite balle. Les spectateurs qui s’étaient tenus en haleine exprimèrent leur déception par de puissants « Oooooooh ! » ce qui la fit encore plus rire. Connor resta observateur de la scène, ne pouvant décrocher les yeux de la jeune fille. Elle était si belle, si pétillante. S’il avait pu il aurait suspendu le temps à jamais pour vivre ce moment à l’infini. Mais sentant l’excitation redescendre, et les regards se poser sur lui, il se racla la gorge qui s’était faite sèche.
Il toussota un peu dans son poing. Ses joues le brûlaient.

«
Bon allez, je te fais cadeau d’un nouveau tir si tu veux, lui proposa-t-il voulant reprendre un peu de contenance. »

Mais comme il s’en doutait elle refusa.

«
Très bien, tu veux jouer la fierté ? Pourtant on sait tous les deux Sio que t’es mauvaise perdante. »

Il entendit Tremlett dans son dos dire à voix basse : « Et pas toi peut être ? », mais il l’ignora. Elle acquiesça une nouvelle fois pour confirmer son refus précédent. Il haussa un sourcil. Faisait-elle exprès ? Savait-elle qu’il allait gagné ?
Il leva le poignet, imitant caricaturalement la jeune fille se concentrer. Puis tira. La balle passa dans les cercles au milieu de la table avec succès, puis vint directement finir sa trajectoire dans l’un des gobelets face à elle.

La foule de spectateurs s’excita à nouveau alors que Connor et Siobhán partagèrent un regard complice. Et il fut surpris de voir au milieu de l’océan bleu de ses iris la malice briller. Encore plus ardemment qu’avant. L’as-tu fait exprès ?

Il rougit un peu, mais se put se résoudre à détourner le regard. A lui de réclamer son dû.
Il fit le tour de la table de manière nonchalante, laissant ainsi la place à d'autres joueurs qui ne tardèrent pas à s'installer. Elle aussi se décala, le verre qu'elle était censée boire à la main. Il s'arrêta à sa hauteur, faisant semblant de s'intéresser aux échanges que leurs remplaçants avaient déjà entamés. Puis il passa une main autour de sa taille et la ramena contre lui.

«
Je veux mon bisou magique, souffla-t-il à son oreille. »

Il ne put s'empêcher du bout du pouce de dessiner de lentes arabesques sur le satin violet juste au dessus de ses hanches.









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MessageSujet: Re: Comme un goût de Philtre de Confusion [ft. Siobhán O. Sullivan] Lun 5 Mar - 17:52
Let's Dance !
Ft. Connor


Secouant la tête, tu dois avouer que ton coéquipier batteur, il a eu du mal à te suivre. Tu ne veuxt pas non plus te vanter, après tout, tu as cette hyperactivité en temps normal qui te fait courir -plutôt voler – partout. "- Prochain match on verra bien, mais t'étonnes pas si je casse à nouveau ma batte par sa faute." Ah oui, tu ne lui avais pas dit que t'avais encore fait des tiennes, en le menaçant. Mais bon, i lle saura bien assez tôt et il te prend déjà assez pour une bourrine comme ça. C'est pas ton but ce soir.  
Tu finis par hausser les épaules, obligé d'être d'accord avec lui en ce qui concerne les pauvres Serdaigles. Ils n'avaient eu aucune chance conte Gryffondor, le match avait été plat, il n'avait pas eu tort de faire un peu le rigolo. Mais bon, de la à l'admettre à haute voix. "- Mouai, j'suis vaguement convaincu, c'est pas une raison pour faire des frayeurs aux autres." A moi plutôt.Mais il te prie de ne pas t'inquiéter pour lui, qu'il n'avait jamais été mieux que ce soir. Tu vas finir par ne plus pouvoir rougir tellement ton teint est vif. Mais tu peux toujours avoir l'excuse de la chaleur de la pièce, de l'alcool qui te monte à la tête. Avoue plutôt que c'est lui en face qui te fait ça Oui, certes et en temps normal, tu n'aurais jamais été en accord avec toi-même aussi vite. Mais ce soir, t'as cette impression de lâcher prise -mêlée à toute cette confusion. Même ce sourire sur tes lèvres, autant charmeur que franc, tu ne l'expliques pas, comme cette envie irreprécible de voler ses lèvres, là, tout de suite.  

Mais tu te retiens, ce ne serait pas amusant sinon. Quoi de mieux que de tourner un peu autour du pot avant d'entamer le miel à l'intérieur. Pourtant, à force de tourner, de frôler, de charmer, toi-même t'en viens à te perdre pendant ces quelques secondes dans ses bras. Secondes qui passent au ralentis, électrisante, le cœur battant à tout rompre, semblant près à sortir de ta poitrine. C'était même trop violent comme émotion pour toi, cette sensation que tout se dérobe autour de vous, que plus rien n'existe, ignorant jusqu'à ta propre conscience qui pourtant te hurlait quelques temps avant de prendre ton temps. Son parfum te prend au nez, te donne de nouveau cette sensation étrange dans ton ventre, te donne des frissons jusque dans les orteils. Si seulement personne n'était venue vous déranger. Si seulement le monde tout entier ne semblait pas vouloir empêcher ce moment.    

Mais ce n'était pas le monde, c'était Tremlett et son stupide Quidditch Pong. Mais non, en fait, c'était parfait ! Un peu de challenge, une petite coupure dans toutes ces émotions dignes des montagnes russes.  Tu sens les regards posés sur vous, comme si ça jugeait, ou si ça rigolait. Les gens sont franchement étranges, mais ce soir, tu t'en balances. Le plus important, il est à tes côtés, tu ne le laisseras pas filer.  
Tu sais ce que tu fais quand tu lances ce fameux deal. Tu sais que t'es pas douée pour faire dans la délicatesse. Observant tous ceux qui t'observes avec le même regard malicieux, tu finis par poser ton regard sur Connor à l'autre bout de la table, laissant ton verre de côté avant d'attraper la balle que te tends MacLeoid, balançant toujours ce même regard noir qui signifiait que t'vaais pas oublié pour cette après-midi. Tu lances une fois dans ta main avant de rire doucement. Par Merlin, qu's tu encore dans la tête ? Merlin ne voudrait pas être témoin de tes pensées, crois-moi. "- J'croyais que c'était pas ton prince charmant, Sullivan ?" Haussement de sourcil, tu regardes un instant le batteur qui venait d'te marmonner ça, avec un air indescriptible sur le visage. "- J'crois que j'aurais vraiment du te l'éclater sur la tronche, ma batte, ça nous aurait fait des vacances ce soir..." Après lui avoir offert un magnifique majeur, tu reposes ton regard comme si de rien n'était sur Connor, reprenant un doux sourire. T'es flippante, parfois.  

Le regard fixant les gobelet en face, tu te concentres sur l'objectif, en te mordillant la lèvre, cherchant à viser le gobelet. Mais bon, quand on ne sait pas faire autrement que d'être violente, la balle file droit dans les mains du jeune homme en face après le rebond, sans même toucher un seul verre. Une fausse moue déçue sur le visage, t'es pourtant plus que ravie, ne pouvant empêcher un sourire de se dessiner sur le coin de tes lèvres. Et là, il te fais cadeau d'un nouveau tir, ce qui te laisse sans voix un moment. Ca tu t'y attendais pas. Mais tu finis par secouer la tête négativement. "- J'suis mauvaise perdante, mais je ne suis pas une tricheuse non plus. C'est les règles, même si je dois perdre." T'entends un rire derrière toi, provenant encore de ce stupide batteur. "- Quoi encore ?" "- Je vois déjà la table voler sous ta colère. Comme ta batte cette après-midi." Un fin soupire file de ta bouche, reposant ton regard sur Connor en haussant les épaules. "- Promis je casserais rien." Tu lèves les mains comme pour promettre en souriant d'un air un peu coupable, voyant les regards surpris se tourner vers toi. Tu le sais que parfois, tes réactions sont légèrement excessive. "- Allez, la foule s'impatiente." Tu l'observes faire, il t'imite, et en temps normal, ça t'aurais un peu vexé. Mais là, tu rigoles doucement, tu vois certains regards te fixer d'un air étrange. A croire que t'es vraiment pas toi-même ce soir, laissant les autres perplexes. Tant pis pour eux. Toi tu t'amuses, tu passes peut-être la meilleure soirée de ta vie. Et le jeune homme en face de toi n'y est pas pour rien.  
Il gagne, tu hausses les épaules. Cela fait partie du plan Comme si t'avais vraiment un plan, en vérité tu fais au feeling. Tes yeux croisent les siens, gardant ton sourire malicieux alors que t'attrapes le verre où la balle flotte. "- Tu l'as fais exprès Sullivan, tu t'laisses pas faire si facilement d'habitude..." Pour la première fois, tu adresses un sourire complice à ton coéquipier, lui lançant la balle pour qu'il la rattrape, laissant l'autre faire un "O" avec sa bouche, t'éloignant pour retrouver le prince charmant comme aurait dit MacLeoid.  

Tu te retrouves donc avec le verre que t'es censé boire cul-sec. Grimaçant, tu te dis qu'un pari est un pari, tu fermes les yeux pour boire le fond du verre. Heureusement qu'il n'était pas remplit. "- C'était plus très frais." Tu poses le verre sur le côté, avant de te retourner vers lui. Et il ne faut pas plus de quelques secondes avant qu'il te ramènes vers lui, sa main glissant sur toi et te ramenant à lui sans que tu n'émettes une opposition. Après tout, même si t'admettras jamais que tu l'as fais exprès de perdre, tu fais un peu tout pour te retrouver contre lui ce soir. Il glisse ces mots à ton oreilles, mots qui te font rougir doucement, mais sourire de plus belle. T'en étais presque persuadée qu'il te demanderait ça, mais la demande te fait rougir quand même. Tu frissonnes doucement en sentant ses doigts au-dessus de tes hanches, appréciant juste ce simple contact.

Te lovant doucement contre lui en lui faisant face, tu te permets juste de tirer sur le col de son t-shirt pour regarder son épaule. Tu as la gorge qui se noue un peu en voyant l'étendu des dégâts. Un énorme bleue qui tire également sur le violet noir, tu te demandes même comment il fait pour pas avoir plus mal. "- Aoutch, ça doit faire mal." Qu'tu peux pas te retenir de dire doucement en posant ton autre main sur son bras. Tu ne lui laisses pas trop le temps de réagir que tu te mets sur le pointe des pieds, approchant tes lèvres de son épaule, déposant un doux baiser juste à côté de sa blessure, près du cou. Tu ne souhaites pas non plus lui faire mal. Soufflant doucement sur sa peau, tu murmures doucement : "- Je suis pas sûre que... qu'un ça suffise en vérité.". Aussitôt dit, tu lâches son t-shirt, déposant un second baiser au creux de son cou, fermant un moment les yeux, tentant de garder une certaine retenue ce qui devenait compliqué même pour toi. Remontant encore une fois tes lèvres sur sa mâchoire pour y déposer un troisième baiser, tu sens ton cœur cogner encore plus fort alors que ta main glisse le long de sa taille, te rapprochant encore plus de lui. T'as finis de le faire languir le pauvre ? Non, pas vraiment, même si ça te fais languir toi par la même occasion. Et alors que tu glisses un dernier baiser sur sa joue, tu glisses doucement vers son oreille. "- Tu penses qu'il t'en faut encore un ?" Tentant de calmer ton cœur qui s'emballe et les vertiges qui te prennent, tes doigts se crispent doucement dans son dos, comme pour rappeler leurs présences. Ton regard se décide à plonger dans le sien, ne pouvant à nouveau t'en détacher. Mais en aucun cas tu ne feras le premier pas.    

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MessageSujet: Re: Comme un goût de Philtre de Confusion [ft. Siobhán O. Sullivan] Mar 6 Mar - 20:23

ft. Siobhán O. Sullivan

"Ça va être une bonne soirée, je le sens...!"


Elle ne le repoussa. Connor en fut ravi ainsi que soulagé, la voyant même un peu plus se blottir contre lui. Il la laissa faire, un grand sourire sur les lèvres. Ses bras l’accueillir avec un plaisir qu’il ne dissimula aucunement. Il avait tellement rêvé qu’elle fasse ça un jour. D’elle-même. Et même si elle n’avait pas accepté encore son gage, elle n’avait rien dit contre. Ce qui était positif venant de Siobhán, qu’il savait très démonstrative quand elle ne voulait pas faire quelque chose - l’ayant appris à ses dépens.
Mais il lui fallait quand même avouer qu’il ne pensait pas vraiment qu’elle prendrait le défi à la lettre. Pas ici en tout cas, au milieu de tous ces gens qui les observaient comme des animaux en cage.

Mais il sentit quand même le tissu de son t-shirt être tiré vers le côté droit – côté qu’il avait blessé. Il baissa un regard étonné vers elle, rougissant légèrement, mais appréciant cette forme de familiarité entre eux. La voir se permettre de le toucher, comme si cela avait toujours été normal, lui parut complètement irréaliste le temps d’une seconde. Il eut encore cette impression de rêver. Tout se passait comme ce qu’il avait toujours voulu. C’était bien trop beau pour être réel.

Elle observa les dégâts tandis qu’un peu d’appréhension montait en lui. Il ferma les yeux, s’attendant à une leçon de morale. Il savait que ce qu’il avait n’était pas vraiment anodin, et même si l’alcool anesthésiait pour une part, sa douleur restait éveillée. Mais encore le surprenant elle se contenta juste de quelques mots. Nouveau soulagement.
Il rouvrit alors les yeux, et rencontra de façon abrupte les regards extérieurs qu’il avait tendance à oublier ce soir. Même s’il avait totalement conscience qu’on les observait de temps à autre il ne s’attendait pas à être carrément étudier. Tous détournèrent les yeux en voyant qu’il les avait repérés. Il eut pourtant le temps de déceler la nature des pensées générales. Et rien de très bienveillant n’en ressortait.

Trop occupé par ces idiots qui se jouaient juges de ses actions ou de celles de Siobhán, il ne remarqua pas que cette dernière s’était mise sur la pointe de ses pieds. Et sursauta, sentant une pression, toute douce, sur sa clavicule droite. Il… il n’avait pas rêvé hein ? Ses yeux se baissèrent vers elle à toute vitesse, et bien qu’il ne pouvait observer de là où il que ses cheveux, il chercha à déterminer s’il n’était pas pris d’hallucination. Elle avait vraiment fait ça ? A nouveau il se sentit rougir et elle n’améliora rien à ses tournis en murmurant ces paroles qu’il n’aurait même pas pu s’imaginer l’entendre dire. Tout son corps s’échauffa, et elle recommença dans son cou cette fois. Il sentait son souffle contre sa peau. Parcouru de frisson, il ne put contrôler sa respiration. Rapide. Il se sentait comme essoufflé. Un tourbillon d’émotions le prit de court.

Et parmi ce flot qui le submergeait il distingua une région particulière, au sud de son estomac, se réveiller. Merde…  Subitement gêné par leur proximité, il n’arriva pourtant pas à se décider de l’éloigner. Elle était bien là. Quoi qu’il chercha quand même à moins la serrer contre son bassin. Mais la laisser partir ? Impossible. Il avait trouvé sa place légitime, comme elle la sienne. Tout ça paraissait tellement naturel qu’il se demandait si la nature ne les avait pas fait pour que leurs corps soient si proches. Cela expliquerait le magnétisme qui les poussait l’un vers l’autre sans arrêt. Comme des aimants humains. Lui le Nord, elle le Sud.
Et puis, ô Merlin, qu’est-ce qu’elle était sexy ! Il découvrait cette partie plus mutine de Siobhán, avec délice bien qu’elle le mettait dans une position délicate. Son corps vibrait, ses sens anesthésiés par la présence de la jeune fille. Elle le rendait légèrement fou. Elle et son odeur. Elle et sa peau. Elle et ses baisers.

Continue, voulait-il lui susurrer, n’attend plus, viens… Ses lèvres criaient après les siennes. Il se reprit à nouveau de la serrer un peu plus contre lui. La sensation de ses courbes contre son torse n’aurait fait qu’accentuer l’effet qu’elle avait déjà amorcé. Il crut perdre l’esprit, laissant ses sens primitifs l’emporter quand elle finit la course de ses baisers sur sa joue. Et alors elle lui susurra des mots qui le firent frissonner. Et dire qu’il n’avait qu’à tourner la tête... La pression dans sa tête ne faisait qu’augmenter. Une seule chose l’obsédait à ce moment : l’embrasser.

Connor caressa son visage du bout des doigts, et finalement installa sa joue dans sa main, rapprochant doucement leurs visages. Elle aussi était si rouge. Il se demandait si elle ressentait son cœur tambouriner contre sa cage thoracique. Il posa son front contre le sien, bougeant lentement la tête comme ne pouvant la laisser statique. Il s’y déroulait une trop grande confrontation entre ses désirs et sa raison qu’il se sentait imploser sous sa pression intérieure. Trop de vertiges le surpassaient, trop de frissons le parcouraient, trop d’envies le dévorait. Il sentit le bout de son nez venir caresser celui de la jeune fille. Le contact lui arracha un sublime sourire. Son regard loucha à nouveau sur ses lèvres. Mais il se força leur résister, fermant à nouveau les yeux pour échapper à ces tentatrices. Il respirait vite. Et ressentir leurs respirations mêlées n’arrangea rien. Les tourbillons reprirent, encore plus fort que la fois précédente. Ses entrailles chauffèrent. L’odeur d’agrumes était devenue omniprésente. Il n’arrivait plus à penser de manière cohérente.

Si seulement elle savait ce que ça pouvait lui couter de se retenir. Son corps entier brûlait de désir. Prendre ses lèvres contre les siennes. Une envie avide d’y regoûter. De pouvoir à nouveau tout savourer voracement. Et la sentir lui répondre cette fois-ci. Elle était là au bord de ses lèvres. Il était à deux doigts de craquer.

«
Non Sio, pas ici, souffla-t-il le cœur au bord des lèvres. »

Mais il refusa de faire ça, là, au beau milieu de tout le monde. Il avait vu les regards loucher sur eux quand elle posait ses baisers. Et il refusait d’entendre les jugements à voix haute qu’il avait su lire dans les prunelles de certains. Ce n’était pas l’image qu’il voulait que leurs camarades aient d’elle. Après tous les ragots touchaient moins le garçon que la fille en règle générale – et aussi ce que tous pouvaient penser de lui lui passait milles kilomètres au-dessus de la tête. Mais elle, il voulait la protéger.
Il voulait aussi conserver ce souvenir rien qu’à eux. Ce qu’il se passait entre Connor et elle ne les regardait pas.

Il se détacha lentement d’elle, faisant glisser sa main qui était sur sa joue le long du bras de la brune. Avec délicatesse. Il ne se savait même pas capable d’autant de douceur. Surtout lorsqu’il ressentait de tels désirs voraces pour elle. Elle avait un pouvoir sur lui qui le surprenait. Il rouvrit les yeux, doucement et fit face à la jeune fille. Il sut déceler l’envie chez elle aussi. Elle semblait autant à bout de souffle que ce qu’il n’était. Ses joues avaient pris une sublime couleur rosâtre. Il la trouva encore plus belle que ce qu’elle n’était. Ses yeux brillaient tant et le troublèrent à nouveau. Une chaleur intérieure le redévora. Il récupéra sa main dans la sienne tandis que l’autre bras la gardait près de lui. Son cœur se mit à battre plus vite. L’envie ne le lâchait décidément pas. Et son corps avait bien fini par se réveiller…

«
Connor, s’il te plait. »

Il releva la tête à contre cœur. Se détachant du regard de Siobhán pour rencontrer celui d’une Cordelia contrariée. Les yeux noirs de l’intruse passèrent de l’un à l’autre, lourds de sens. Connor eut la sensation que leur proximité lui déplaisait. Mais il se garda de dire quoi que ce soit. Cordelia était une fille particulière. Et son avis ne lui avait jamais importé. Enfin, il se retenait surtout par respect pour Tremlett qu'il savait être le punching-ball récurrent de la brune. Elle arqua un sourcil puis posa une main sur une de ses hanches.

«
Il n’y a plus de bière tu peux aller en chercher ? »

Sa voix était sèche et désagréable. Son regard quant à lui se fit sans appel, et elle n’attendit même pas qu’il lui réponde qu’elle tourna les talons et disparut. Il haussa un sourcil mais ne dit rien. Il n’avait jamais vraiment apprécié Cordelia. Même si elle partageait ses classes chaque année et jouait avec Tremlett depuis déjà quelque temps.

Il soupira, puis ses pupilles convergèrent vers Siobhán qui n’avait rien loupé de l’échange. Il lui offrit le plus beau sourire dont il fut capable, toujours plus séduit que jamais. Mais il dû relâcher la main de la jeune fille et la délivrer de sa prise. Avec beaucoup de regrets. Mais peut être que ce petit tour au calme en haut lui ferait du bien. Lui permettrait d’au moins physiquement se calmer.

«
Je reviens tout de suite, murmura-t-il. »

Sa voix s’était faite plus grave. Il la dévorait du regard avec envie. Mais se résolut à partir après avoir quand même cédé à lui replacer quelques mèches derrière l’oreille.

Passant à côté des escaliers qui permettaient de monter au dortoir des garçons il fut arrêté par Dodderidge.
«
La Vipère a encore frappé, j’ai vu.
Connor sourit, partageant avec Dodderidge l’avis qu’il avait sur la copine de Tremlett.
- Qu’est-ce qu’elle voulait ? rajouta l’Anglais.
- Que je rapporte de la bière. On a encore un fût qui traîne là-haut non ?
Dodderidge hocha la tête puis croisa le regard bleu-vert de Connor.
- Si tu veux je m’en charge. Tu avais l’air de plutôt bien t’amuser.
Le sourire qu’il lui adressa porta tellement de sous-entendus que Connor en rigola légèrement. Mais d’un rire embarrassé. Dodderidge fut surpris. Il ne l’avait jamais vu comme ça. L’Irlandais détourna finalement le regard, toujours gêné, et passa une main nerveuse dans ses cheveux.
- Non laisse ça tombe bien. Il fallait que… il fit une pause, passant une main sur son visage. Que je me calme je crois. »
Dodderidge examina un instant le profil du brun et explosa de rire. Mais il n’ajouta rien à son ami, se contentant plutôt de deux frappes dans son dos.

Et Connor n’attendit pas plus. Il monta les marches quatre à quatre. Il sentait encore tout son corps qui bouillonnait au souvenir de minutes précédentes. Encore aux prises de la morsure de ce désir ardent. Les fourmis repassaient à travers chacun de ses muscles. Elle lui faisait tellement d’effets que ça en devenait presque ridicule. Et flippant.

Jamais une fille n’avait eu aussi rapidement un effet sur lui. Ou du moins sans engager de gestes sur certaines régions ciblées du jeune homme. Tous ses sens étaient aux aguets. Il la revit mentalement se mordre la lèvre, l’observer avec ce regard mutin qu’il avait découvert ce soir chez elle. Il ressentait là où elle avait posé ses baisers une vive chaleur. A nouveau il eut chaud. Et merde… c’était pas comme ça qu’il allait se calmer !

Il entra dans son dortoir, n’oubliant pas de fermer la porte derrière lui. Il fallait réduire la pression. Il devait se contrôler. Il s’adossa à la porte lourdement et repensa à la dernière heure qu’il venait de passer. C’était juste incroyable ce qui lui arrivait. Majestueux et en même tellement puissant. Elle électrisait chaque petite partie de son être…. Justement, chaque partie… Il se prit le visage dans ses mains, l’embarras s’empara de lui. Et dire qu’elle avait peut-être sentit sa masculinité se manifester..! Il était si gêné à cette idée. Mais merde quoi ! Il n’était pourtant plus un gamin qui s’excitait à la moindre caresse. Mais avec elle, son corps réagissait mille fois plus puissamment. Merlin, cette fille l’avait ensorcelé, c’était pas possible !
Il refit sa soirée dans sa tête. Il l’avait trouvé en moins d’une heure incroyablement belle, tellement mignonne, puis sexy à s’en damner. Ça n’allait vraiment plus chez lui.
Pourtant, face à ces constations il sourit.

«
Oh Merlin… Elle aura ma peau un jour… »

Il souffla encore, une ou deux minutes. Sentant ses émotions redescendre – ainsi qu’autre chose –  puis se redressa. Il se dirigea directement vers le placard de Tremlett où ils avaient placé le fût de bière. Il tenta alors de soulever l’objet une fois devant lui. Mais une vive douleur le lança dans son épaule droite. Il faillit tourner de l’œil, ne s’attendant pas à cette souffrance, et se rattrapa lourdement contre la porte en bois de l’armoire. Merde c’était quoi ça encore ?... Il posa une main sur son épaule.

Ok, s’il voulait être en état de retourner en bas, il fallait peut être prendre les choses en main. Il se souvint de la pommade analgésique que lui avait donnée Strauss la dernière fois qu’il était passé à l’infirmerie - avant la disparition de ce dernier d'ailleurs. Il avait gardé le soin, se souvint-il. Elle devait être dans sa table de nuit. Il retira son t-shirt, en faisant attention précautionneusement au passage du tissu sur l’endroit endoloris, alors qu’il s’approchait du meuble. Il ouvrit le tiroir et après avoir fouillé dans le désordre qu’il rencontra – ces fous les conneries qu’il pouvait bien amasser - il trouva le petit pot en verre à moitié plein dans lequel était emprisonné un cataplasme vert clair.
Il ne fit même pas attention à la porte qui s’était ouverte lentement.









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MessageSujet: Re: Comme un goût de Philtre de Confusion [ft. Siobhán O. Sullivan] Jeu 8 Mar - 16:38
Let's Dance !
Ft. Connor


La tension est tellement palpable entre vous, que n'importe qui aurait pu la ressentir dans cette pièce. Mais ça a été plus fort que toi, t'avais pas prévue de déposer plus d'un baiser. Tu as fais ça au feeling, comme si ça avait été plus fort que toi. Non pas que tu t'es sentie obligé, mais telle un papillon attiré par la flamme, tes lèvres appelait la peau du gryffondor, en redemandant encore plus, toujours plus. Son odeur t'hypnotise, t'électrise, tes sens semblent décupler à ses côtés, comme incapable de réagir de façon censé. Il n'y avait que lui, rien que lui, pourtant tu fais tout pour résister. Même en sentant l'effet que tu lui fais, mais ça ne te gêne pas le moins du monde, te rendant encore plus folle au contraire. Sauf que toi ça se voit un peu moins, miss.  
Tu fermes les yeux, pour ne pas craquer à ton tour, pour ne pas flancher. Mais tu ressens les frissons en sentant son souffle sur ta peau, doux et chaud. L'envie de le serrer contre toi encore plus te prend, mais t'essais d'écouter ta raison encore un instant. Pas ici... Des mots qui te font un peu mal, qui te torde l'estomac, mais il a totalement raison, ce ne serait pas correct de faire ça ici. Pas à la vue de tous, même si au final, tu sais que ça va jaser, que ça jase déjà.  

Même s'il se détache, tu sais qu'il te faudra un moment pour que cette tension redescende. Rien qu'en le regardant, tu as cette envie soudaine, envie qui ne t'as jamais prise auparavant –ou plutôt qui était inconsciente – de capturer ses lèvres, de ne plus le lâcher. Cette sensation ne te quitte pas, te mets à bout de souffle, comme si tout ton corps avait été soumis à un effort incroyable. Ton cœur semble taper tellement fort, que tu te mets à croire qu'il veut juste sortir de ta poitrine. Et lui qui semble dans le même état que toi, t'arrives même pas à mettre de mot pour l'justifier. Faut-il vraiment le justifier ? T'arrives pas a t'en empêcher, te mordiller la lèvre comme si t'avais fait une bêtise dont en vérité tu es fière. Serrant ses doigts entre les tiens un peu plus fort, juste être là comme ça, près de lui, te donnait cette impression d'être à la bonne place.  

Mais toutes bonnes choses à une fin, et en entendant la voix de l'autre Gryffonne, tu n'peux retenir une grimace. Cette fille était l'archétype des fifilles que tu frappes pour le plaisir. Allons bon, elle peut pas demander à quelqu'un d'autre. Tu balances un regard des plus noirs, surtout quand elle prit une pose de prostipute. Ta tête se balance en arrière toute seule en la secouant comme si tu ne cautionnais pas sa façon d'être. T'attends qu'elle est tourné les talons avant de grimacer à nouveau, puis de reprendre ton visage normal et souriant pour Connor. T'as bien compris qu'il allait rendre ce petit service à la poufiasse de service, faisant une petite moue triste, comme si ça pouvait le convaincre de revenir plus vite. "- Ne me fais pas trop attendre." Les yeux brillants, tu le laisses s'échapper à regret, mais tu le sait, il te reviendra bien vite.  

T'as besoin de te calmer, de souffler un moment. Trop entreprenante pour ton propre bien, tu ne sais pas trop comment t'en es arrivé là. Mais tout ton corps, ton cœur et même ton esprit te pousse à faire tout pour le rendre fou, mais te rendant folle toi-même par la même occasion. Foutu cercle vicieux. Les vertiges toujours présent, tu profites de l'absence de Connor pour t'appuyer contre le mur, observant les personnes autour de toi avec un air un peu accusateur. Te rendant compte qu'absolument quoi que tu fasses, les gens jugeront toujours. Voilà pourquoi, en général, tu préfères la présence des animaux fantastiques plutôt que des personnes. Surtout la Cordélia là, cette saleté était pire qu'un Veracrasse. Tu parles, même ces bestioles ont plus de dignité qu'elle. T'en viens à rire toute seule de ta connerie, quitte à passer une folle qui rigole toute seule. Après tout, c'est déjà pour ce que tu passes, une folle qui sait pas trop ce qu'elle veut, tantôt rejetant, tantôt draguant Connor.  

Si tu te poses toujours autant de question, tu finis par trouver qu'il met du temps en haut. Trop de temps. De toute façon, tu commences à te sentir seule, le verre que tu as du boire cul sec tapant maintenant dans ton cerveau, rendant ton jugement encore moins cohérent qu'auparavant. Mais alors que t'allais remonter, t'entends une voix féminine derrière toi, plutôt un son strident qui te casse les oreilles. "- Elle va le rejoindre j'y crois pas." Connasse. Qu'est-ce que ça pouvait lui faire ce que tu fais – ou ne fais pas. "- Et sinon, tu veux bien te mêler de ton cul, j'crois qu'il y a assez à faire tellement il prend d'la place dans la pièce." N'entendant que le bruit étouffé de sa réponse, tournant le dos en lui adressant ton majeur, tu décides de passer par les toilettes pour te rafraîchir un petit peu. Tu te fixes un instant en faisant une moue, l'air de te poser cette fameuse question à toi-même : Et maintenant, je fais quoi ? Replaçant ton bustier correctement, tu finis par hausser les épaules, comme pour toutes réponses. Tu es passé par tellement d'émotion en moins d'une heure, que tu ne sais plus tellement par quel bout les prendre. Une chose est sûre : tu as montré à tout le monde que t'étais pas si indifférente, non pire, que t'étais complètement mordue. Si seulement t'étais pas sous l'influence de ce stupide philtre...

Mais ça, tu le sais pas, tu te rends même pas compte que le réveil de demain sera plus que douloureux, pas seulement sur le plan physique. Pour l'heure, tu décides d'en profiter, d'avoir tes peurs qui se sont comme qui dirait envolé pour te faire enjôleuse -voir allumeuse selon les murmures de certain. De toute façon, c'est pas comme si ça pouvait t'atteindre. Ce soir, rien ne t'atteint, sauf l'odeur de Connor qui te reste encore dans le nez, dans la tête, dont tu as l'impression qu'elle a imprégné jusqu'à ta robe, ta peau. Décidant que t'avais attendu assez longtemps et te demandant s'il ne lui était pas arrivé un truc quand il a Prit le fut. Tu as vu l'état de son épaule, sait-on jamais qu'il est voulu le porter à la main au lieu d'utiliser la magie. Pris dans l'ivresse, t'es la mieux placé pour savoir que l'on peut faire n'importe quoi.  

Jetant un coup d'œil dans la salle commune, confirmant le fait qu'il n'y était pas, tu te diriges vers le dortoir des garçon de septième année, ton ventre se tordant en te demandant toujours si c'était une bonne idée. Déjà que tu as été plus que tenter en bas, qui sait ce qu'il pourrait ce passer ici, dans l'intimité ? Arrête de te poser autant de question, vas juste voir. Curiosité, quand tu nous prend. Tu frappes doucement à la porte, mais t'as pas de réponse, comme s'il n'était pas là. Ou plutôt qu'il ne t'entendant pas. Tout doucement, tu ouvres la porte, ne sachant pas où se trouvait le lit du jeune homme dans la pièce. En même temps, t'es jamais allée dans un dortoir de garçon -même si t'avoueras avoir squatter la salle commune des Jaunes une fois."- Connor, t'es là ? Tout va bien ?" Que tu demandes en poussant la porte sans la fermer. Sauf que la tu le vois, il est torse nu, ça te surprend tellement que tu sursautes en retournant vers la porte... Et en te coinçant le doigt en la fermant sans faire exprès. Si t'es complètement rouge, tu sais pas trop si c'est à cause de la douleur ou à cause de la vision de rêve que tu viens de t'infliger. En tout cas, un flot d'injures sortent de ta bouche doucement, mais bon, puisqu'il n'y a pas un bruit, il peut clairement t'entendre insulter la mère de la porte, alors que tu sers ton doigt dans ton autre main. "- J'te jure que si j'avais pas peur de m'tuer le pied, cette porte serait déjà morte." Que tu dis en grognant presque. Puis tu te rends enfin compte d'où tu es, comme si ça refaisait une étincelle dans ta petite tête. Mais n'osant pas te retourner vers lui. "- Tu mettais un peu de temps, j'voulais voir si ça allait... " Tu tournes quand même un peu la tête. "- Tu veux que... euh... que..." Vas-y Sio, c'est pas la mer à boire, au pire il dira non. "-.. .Que je t'aide ? Non, parce que ça va jusque dans le dos et... Non pas que j'ai regardé, enfin si, mais... Bref..." Toi qui l'allumais dix minutes auparavant, tu te retrouves à rougir et bégayer pour de la bouse, bravo ! Secouant la tête, tu finis par te retourner vers lui, avec un joli sourire qui trone au milieu de ton teint rouge. Après tout, c'est juste lui passer de la crème pour qu'il ne souffre plus, t'arriveras à te contrôler. Ou pas..    

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MessageSujet: Re: Comme un goût de Philtre de Confusion [ft. Siobhán O. Sullivan] Sam 10 Mar - 14:32

ft. Siobhán O. Sullivan

"Ça va être une bonne soirée, je le sens...!"


La plaie lui faisait mal et il observa un instant sa blessure du coin de l’œil. Non du caleçon de Merlin, c’était vraiment moche… Connor savait déjà qu’il allait devoir être arrêté pendant quelques temps le Quidditch. Il soupira.

«
Saloperies de Serdaigle… grogna-t-il. »

Cependant l’image de Sio se mordillant les lèvres annihila tous ses remords. Il la revit avec sa moue triste quand il était parti. Elle avait bien failli le retenir en plus. Mais il avait dû y aller sans quoi jamais il n’aurait pu se décoller d’elle. Et bien qu’il s’était calmé, il ressentait encore tous ces papillons virevoltaient dans le creux de son estomac. Le regard pétillant de la jeune fille. Rien que le souvenir de cette envie partagée le rendit affreusement heureux. Lui qui n’avait attendu que ça depuis leur retrouvailles dans ce placard à balais.
Alors après mûre réflexion, deux semaines de Quidditch suspendues pour cette soirée, c’était loin d’être un énorme sacrifice. Il y gagnait totalement au change.
En y repensant, cette soirée lui apportait même plus qu’un moment physique et cette connexion intense avec la Gryffonne. Il avait découvert tout un nouveau pan de sa personnalité.

Avant elle apparaissait toujours comme son amie, la fille avec laquelle il faisait des blagues, celle qui lui tapait dans l’épaule pour lui dire bonjour et qui venait l’embêter ou avec qui il se chamaillait dès qu’ils se croisaient. Elle était drôle malgré elle. Extrêmement expressive pouvant sourire et d’un coup se mettre à bouder. Les gens disaient d’elle qu’elle parlait trop fort, ce qui était vrai, mais elle restait droite dans ses bottes. Quand il voyait Tremlett avec Cordelia, il plaignait son ami, toujours en proie à un reproche de merde. Au moins Siobhán n’était pas une pimbêche.
Certains pouvaient lui reprocher d’être vulgaire. Certes, ça ne faisait pas très fille mais au moins elle le faisait rire. Il se souvenait la première fois qu’elle l’avait envoyé chier. Il n’avait su que dire, observant ce petit bout de femme du haut de son mètre cinquante lui tenir tête. Et c’était là que tout avait débuté.
Il pouvait partager bien plus avec elle qu'avec la plupart des autres filles qui se contentaient de l’observer des tribunes en applaudissant bêtement lors des matchs. Qui lui parlaient de leurs problèmes entre copines ou leurs notes. Siobhán n’était pas comme ça. Avec elle il pouvait discuter. Il savait déjà que si un jour il l’invitait à un match de Quidditch, elle serait partante et crierait même plus que lui – ce qui mentalement l’avait toujours beaucoup amusé. Elle osait même jouer au Quidditch-Pong avec lui et le défier.

Au fond il adorait cette fille. Même lorsqu’il la retrouvait complètement débraillée dans la salle commune à s’empiffrer d’éclairs au chocolat. Même lorsqu’elle grimpait partout – quoi que le fait de montrer sa culotte à tout le monde par la même occasion lui plaisait moins. Le fait de la voir insulter ceux qui la gênaient sans être le moins du monde embarrassée de se montrer cash. Et bien que cette fille-là, déjà, il la trouvait extrêmement attirante ; ce soir il avait fait face à une Siobhán plus séductrice. Terriblement sexy dans cette robe. Ravageuse apprêtée comme elle était – tant bien même que plusieurs garçons l’avaient regardé, alors que beaucoup d’entre eux la disaient sans charme d’habitude.
Connor avait découvert son côté femme. Cette part où elle osait se montrer mutine, très entreprenante. Incroyablement tactile aussi avec lui. Elle avait le don de pouvoir lui faire ressentir les choses d’une façon plus puissante. Il aurait pu jurer même d’avoir lu dans son regard qu’elle avait pleinement conscience de tout ce qu’elle lui faisait. Et qu’elle en était satisfaite. Ce manque de gêne la rendait encore plus attirante.

La voix de Siobhán le sortit de son analyse. Il se tourna vers elle, un peu surpris de la voir ici. Non pas qu’il en était dérangé, loin de là. Mais il avait tant de fois imaginé un jour la voir entrer ici, la voir appartenir à la pièce de manière naturelle, que la réalité lui sembla étrange. A vrai dire, il n’avait jamais visualisé sa présence dans les lieux dans ces circonstances.

La sensation se dissipa très vite lorsque la jeune fille prit un fard soudainement à peine après avoir vu le jeune homme. Il sourit légèrement la voyant revenir sur ses pas, surement embarrassée – en déduit-il - et s’amusa du spectacle qu’elle lui donna avec la porte. L’action fut tellement inédite et inattendue qu’il ne put se retenir de rire. Quand il disait qu’elle était drôle malgré elle.
Avant même qu’il puisse reprendre un peu son calme, elle justifia sa venue. Il l’écouta calmement toujours autant amusé.

Il fut quand même légèrement étonné qu’elle n’ose pas le regarder. C’était bien elle qui jouait il y avait quelques minutes dans le cou du brun, non ? Quand elle eut enfin le courage de relever les yeux vers lui, il ne put s’empêcher de noter ses joues encore un peu rouges. Il l’a trouva adorable. Il ne put s’empêcher d’accueillir son regard avec un air mutin.

«
Et bien, si on m’avait dit que tu étais aussi sensible au torse d’un mec, je ne l’aurais pas cru, s’amusa-t-il. T’es pas censé avoir deux frères en plus ? »

Au fond, la voir aussi troublée gonfla sa poitrine de contentement. Il sentit à nouveau ce magnétisme entre elle et lui. Cette force qui le poussait vers elle. Moins forte, comme encore endormie. Mais toujours présente, prête à croitre à tout moment.
Pourtant observant la jeune fille encore hésiter en sa direction, les joues peintes d’un rouge –quoi qu’un peu plus édulcoré- il ne voulut pas l’embarrasser plus.

«
Allez viens-là, petite infirmière. »

Il s’assit sur son lit, tapotant sur la place à côté de lui. Arrivée à sa hauteur il plongea son regard dans les deux pupilles de la jeune fille. Il tenta de ne pas céder aux frissons qui le parcoururent. Ses mains vinrent cueillir celle de le jeune fille avec douceur.

«
Tu viens ici quand tu veux tu sais, déclara-t-il le plus honnêtement du monde. »

Son regard se baissa sur les mains de la jeune fille, plus précisément sur celle qu’elle avait coincée précédemment dans la porte. Il caressa ses paumes du bout des pouces, appréciant cette intimité entre eux.

«
Ca va au moins ? Tu ne t’es pas trop fait mal ? »

A l’évocation de l’incident de la porte il ne put retenir malgré lui un sourire taquin. Il garda pourtant ses mouvements sur les mains de la jeune fille mais dû en lâcher une pour attraper le petit pot en verre qu’il lui présenta.

«
C’est un truc qu’il me reste de mon dernier passage à l’infirmerie, expliqua-t-il. Analgésique. Pas magique mais bon, ça devrait le faire pour ce soir. »

Il essaya de garder un air des plus détachés quant à sa blessure. Il ne voulait pas qu’elle s’inquiète, ni avoir un sermon. Il garda pour lui aussi son petit début de malaise aussi.
Il releva la tête rencontrant ses deux grands yeux. Même s’il s’était calmé, les papillons s’agitèrent encore.









Petit Connor tout content:
 

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MessageSujet: Re: Comme un goût de Philtre de Confusion [ft. Siobhán O. Sullivan] Mar 13 Mar - 15:49
Let's Dance !
Ft. Connor


Tu ne le retiens pas, ce rougissement quand tu vois Connor torse nu. Tu ne les retiens pas non plus, tes doigts qui se prennent dans la porte, claquant ton pouce dans celle-ci. Et alors que tu secoues ta main dans tous les sens et que t'oses pas posé les yeux sur lui, n'arrivant pas à te remettre de ta surprise, tu l'entends réfuter d'un air amusé. Mais pas seulement. T'hausses un sourcil à sa réflexion qui te laisse un instant sans voix. Oui, tu as deux frères que tu as vu torses nus mille fois, bon Nemo ressemble à une crevette, mais Lothar a une carrure à faire palir n'importe qui. Quoi que t'as vu Teagan aussi, pourtant, ça ne t'as pas fais ça non plus. Là, c'était Connor, c'était pas du tout pareil. Tu ressens de nouveau cette sensation dans ton bas ventre, celle que tu as mis un petit temps à faire disparaître cinq minutes auparavant. Tu finis par te retourner en lâchant une petite moue. "- Je t'avouerais que je regarde pas mes frère de la même façon que je te regarde toi. C'est pas du tout pareil !" Et heureusement ! Ce serait totalement glauque. "- Et je ne suis pas sensible, je suis surprise." Même là, impossible de ne pas croire le contraire vu le teint de ta peau. Tu pinces doucement tes lèvres, alors que tu sers toujours ta main dans l'autre. Ça passera, tu le sais, tu en as vu de bien pire. MAis bordel, ça fait mal !    

Levant les yeux au ciel, te demandant pourquoi t'es venu ici, tu finis par t'avancer doucement vers le lit, t'asseyant sur le bord, avec ton premier problème de la soirée : comment t'assoir sans que la robe ne remonte pas trop haut sur tes cuisses ? Hésitante en observant le lit, t'essais de tenir le pan de ta robe discrètement pour ne pas non plus dévoiler ta culotte. Genre, il l'a vu quand tu étais sur l'étagère, mais là ça te gène. C'est pas tant qu'il voit ta culotte que la longueur de ta robe qui te dérange, c'est aussi ne pas pouvoir te mettre à ton aise correctement. Alors pendant quelques secondes, tu te tortilles, finissant par croiser les jambes, dévoilant très certainement le temps d'une ou deux secondes ce que tu tentais vainement de cacher. C'était bien la peine de faire tout ça, elle remonte quand même en haut de tes cuisses.. Ce n'est pas parce que tu es confuse que tu dois tout dévoiler, tout de même !

Remontant finalement ton regard vers Connor, tu lui adresses un doux sourire quand il attrape tes mains, que tu serres doucement à son contact. "- Je m'en rappellerais." Que tu dis en soufflant doucement. Si tu as réussi à te calmer un peu, tu n'es pas loin de recraquer encore une fois. Tu secoues délicatement la tête négativement, ta surprise t'avais valut une belle douleur sur le coup, mais elle se dissipait déjà. Peut-être que la proximité avec le jeune homme était aidante, l'alcool également. "- J'ai connu pire je pense. Je suis déjà tombé de plusieurs arbres, balais et j'ai déjà croisé des bêtes plus féroces. Alors ce n'est pas une petite porte qui va me vaincre !" Un sourire doux et franc s'affiche clairement sur tes lèvres, profitant un moment des petits mouvements que Connor faisait sur tes doigts.

Il finit par lâcher une de tes mains, attrapant le pot que tu récupères. Par réflexe, tu te mets à sentir, juste par curiosité. "- T'es sûre que ça se conserve ? Non pas que tu t'abîmes encore plus." Mais à l'œil et au nez, ça a l'air d'aller. Récupérant ta seconde main pour la plonger dans le pot de crème, tu reposes le pot sur la table de nuit, puis tes yeux se placent sur sa blessure en grimaçant. "- Je vais essayé de pas te faire plus mal, mais tu franchement... Tu vas me promettre de faire plus attention à toi." Non parce que s'il a dans sa commode une crème pour calmer les douleurs, c'est qu'il doit se blesser assez souvent. Déposant délicatement tes doigts sur sa clavicule, tu les laisses glisser en formant de petits cercles, te déplaçant doucement vers son omoplate, tentant de cacher sur ton visage le fait que ça soit vraiment pas très beau. Heureusement, t'as une vision périphérique de son torse qui te laisse le rouge aux joues. Ou alors c'est juste parce que t'as étrangement chaud, que tu ne comprends pas pourquoi.  

Rêveuse alors que tu continues de faire pénétrer la pommade sur sa peau, ce petit sourire qui ne te quitte pas d'un pouce, tu finis par juste continuer de passer tes doigts sur sa peau, les laissant glisser comme si c'était la chose la plus normal du monde. D'être la à ses côtés, à prendre un peu soin de lui. Comme si c'était normal pour toi de faire preuve de proximité, de pouvoir toucher quelqu'un sans être mal à l'aise ou gênée. Déposant un baisé délicat sur son épaule, et laissant une trace de ton passage par là, tu relèves les yeux vers lui, plongeant ton regard dans le sien. "- Voilà, monsieur le blessé." Tu ressens ce même sentiments qu'en bas, cette petite flamme qui s'éveille dans ton bas ventre, qui te réchauffe d'un coup alors que tu ne fais que l'observer. Séparant le peu d'espace qui pouvait vous séparer, alors que tes doigts dessines toujours ces cercles dans son dos, tu laisses glisser ton autre main sur sa joue. Par tout les caleçons de Merlin, comment se faisait-il qu'il te fasse cette effet là comme ça ce soir ? C'est la que tu te penches doucement vers lui, déposant un doux et léger baiser sur sa joue, à la commissure des lèvres. Remontant juste les yeux sans pouvoir vraiment te détacher de son regard. Comme si c'était plus fort que toi, vitale de vouloir à tout prix le sentir près de toi.     

by Epilucial





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MessageSujet: Re: Comme un goût de Philtre de Confusion [ft. Siobhán O. Sullivan] Jeu 15 Mar - 19:31

ft. Siobhán O. Sullivan

"Ça va être une bonne soirée, je le sens...!"


Connor ne put s’empêcher de sourire de manière goguenarde face à sa gêne. En réalité, contrairement à elle qui semblait embarrassée de le retrouver ainsi, lui s’en moquait. Non pas de manière arrogante toutefois. Il savait certes qu’il n’avait rien à envier aux autres garçons en règle générale, mais cette absence d’embarras venait surtout du fait qu’il ne considérait pas qu’en le voyant torse-nu elle entrait dans une sphère plus intime entre eux. Beaucoup de gens l’avait déjà vu comme ça. Rien que l’été quand il allait se baigner avec ses amis, une bonne centaine d’inconnus avaient pu le voir ainsi. Pour lui cela n’équivalait à un maillot de bain.
Quoi qu’à y réfléchir, s’il voyait Siobhán en maillot de bain, ce revenait à la voir avec autant de tissu qu’en sous-vêtements... A cette réflexion il ne put contrôler la diffusion d’un peu de rouge sur ses joues.

En parallèle, il nota le fait qu’elle avait clairement avoué qu’elle le regardait d’une manière différente que ses frères - ce qui en soit ne voulait pas dire grand-chose mais restait un bon point tout de même. Cependant il s’empêcha de le souligner à haute voix. Il s’était déjà bien assez moqué d’elle comme ça.

Enfin, ce fut ce qu’il crut, car il ne put s’empêcher une mine railleuse lorsqu’elle se tortilla pour s’asseoir à ses côtés. Petite mine qu’il ne garda que jusqu’au moment où il aperçut sa culotte ce qui l’embarrassa légèrement. Il détourna le regard, mal à l’aise soudainement, tout en frottant le dessous du nez avec la tranche de son indexe.

«
Ça se voit que tu n’as pas trop l’habitude des robes moulantes, la railla-t-il voulant reprendre un peu de contenance. »

Et ce ne serait pas une mauvaise idée qu’elle en porte plus, ajouta-t-il mentalement pour lui-même. Siobhán était certes menue, mais ses formes étaient tout de même présentes. Et pouvoir détailler chacune d’elle aussi distinctement que ce soir faisait beaucoup d’effet au garçon. Il avait souvent entendu lors de discussions entre mecs – notamment avec ses joueurs de Quidditch - certains dire d’elle qu’elle manquait de seins, ou même de cul. Ce contre quoi Connor n’avait jamais rétorqué son désaccord – gardant pour lui ses pensées personnelles. Enfin, en matière de filles il ne les gardait que lorsque ça la concernait, elle. Pourtant, c’était à ces moments qu’il avait noté que ce que les autres n’avaient pas compris c’est que tout était là en réalité chez elle. Certes pas extrêmement volumineux. Mais il n’y avait pas rien ! Juste que le tout était caché sous des vêtements bien trop grands et une tenue débraillée pour la plupart du temps. En plus Siobhán avait l’énorme avantage d’être extrêmement bien proportionnée.
Et ce soir, le Capitaine se plaisait – comme déplaisait à son côté jaloux – de voir toutes ces mêmes personnes être confrontées à leur ignorance, regardant la petite batteuse avec un œil tout nouveau – et un peu trop insistant sur certaines parties à son gout. Quoi qu’il pouvait bien parler…

Assise à côté de lui, le brun fut envahi par une nuée de douceur due à l’intimité de leur moment. Il aimait pouvoir la toucher quand il voulait sans avoir peur qu’elle le rejette. Il avait envie de se montrer tendre avec elle. Elle semblait même apprécier aux vues des doux regards qu’elle lui offrait. Ce qui fit cogner un peu plus fort son cœur dans sa poitrine. Il était bien ici.
Il rencontrait ce soir une Siobhán sous différents aspects. Il fut agréablement surpris de découvrir, à nouveau, un nouveau pan de sa personnalité : la Siobhán protectrice et douce – elle qu’il connaissait plutôt vive, tête en l’air, garçon manqué et bagarreuse. Il sourit, repensant au fait que Nemo avait déjà fait allusion à sa sœur dans ces termes là, mais pour Connor ça n’avait été qu’un mythe. Pourtant, visiblement la légende était vraie.

Il commençait à se demander s’il l’avait vraiment bien connu. Il la voyait calme et douce, après l’avoir vue entreprenante et sexy – et elle savait comment faire pour le rendre fou, de là à se demander si vraiment elle n’avait aucune expérience avec les garçons. Elle semblait s’ouvrir et se laisser aller avec lui. Comme un peu plus domestiquée. Les papillons se réveillèrent doucement dans son estomac. Ils furent accompagnés par une envie de la serrer dans ses bras qui naquit dans sa poitrine, mais il se contint préférant l’écouter dans sa tirade. Il répondit à son doux sourire, complètement charmé mais ne pouvant se défaire de cet amusement soudain que provoquait leur retour à leur synergie d’avant – avant qu’il ne l’embrasse pour la première fois.

«
Siobhán l’aventurière hein ? se moqua-t-il à nouveau mais avec une voix plus tendre. »

Il se laissa porter à travers l’abime bleu de ses yeux. Elle ne pouvait pas savoir combien il se sentait soulagé d’être à nouveau proche d’elle. Bien que les évènements en ce début de soirée lui semblaient aller drôlement vite.
Il adorait être là, pouvoir profiter de sa présence. Il se sentait terriblement mieux.

Pourtant il n’en oubliait pas sa mission première : se soigner. Son micro-malaise était une expérience qu’il ne voulait pas retenter, et encore moins en la présence de la brune que ce soit maintenant ou plus tard dans la soirée si un con venait à avoir l’idée lumineuse de lui frapper dans l’épaule. Il cligna des yeux lorsqu’elle lui prit le petit pot en verre des mains mais la laissa faire docilement.
Et le fait de la voir renifler le cataplasme lui arracha un léger rire.

«
Tu sais que c’est un très mauvais réflexe que tu as là ? Si ça n’avait pas été toi, je t’aurais surement donné un petit cou sur la tête pour que ton nez plonge direct dedans, annonça-t-il. »

Il gardait cette expression heureuse sur le visage. Elle le rendait tellement bien qu’il ne pouvait s’empêcher de sourire à en voir ses molaires. Avec en plus ce regard séduit sur elle qu’il ne pouvait quitter depuis qu’elle était dans son champ de vision. Au final elle avait bien fait de monter le voir. Il prit quand même une moue amusée quand elle le défia de se refaire mal. Il balaya ses mots d’un geste de la main puis pointa un doigt accusateur vers elle.

«
Tu es très mal placée pour parler. De nous deux, je pense m’être moins attiré de problèmes que toi. »

En complément, il se garda de dire qu’il avait récupéré cette pommade à la suite de leur rencontre dans le placard à balais. Il ne voulait pas lui avouer qu’après l’avoir réceptionnée, et s’être bousillé le dos contre le mur, il avait eu la sublime surprise d’observer l’apparition d’un bel hématome le soir-même. En vérité il n’osait pas encore faire allusion à ce dernier tête à tête qu’il avait eu avec elle. Cela lui semblait beaucoup trop hasardeux, même s’il avait encore la satisfaction d’avoir été honnête avec elle.

Après avoir récupérer une noisette du produit du bout de ses doigts, elle se pencha vers sa blessure pour le lui appliquer. Il se laissa faire, la regardant s’occuper de lui avec une légère impression d’irréel. Son corps frissonna au contact de ses doigts avec la zone endolorie. Il ne sut vraiment si c’était l’effet qu’elle lui faisait ou le froid de la pommade qui atténuait sa douleur. Les mouvements qu’elle effectua se firent doux et lents, le laissant en proie à nouveau à cette chaleur grandissant à travers son corps.
Il sentait le rouge monter sur son visage, et essayait de fixer ses mains. Mais bien sûr son regard ne tint pas en place et oscilla entre le visage de la brune et l’endroit où elle appliquait le soin. Puis finalement il se bloqua sur elle.

Il la réinspecta comme subjugué. Elle était selon lui très belle. Il savait qu’il ne pouvait se montrer objectif partant du principe qu’il l’avait toujours trouvé très mignonne. Le fait que ses cheveux, normalement désordonnés en de fines boucles vaporeuses autour de son visage, soient lisses ce soir-là lui donnait un air plus séducteur. Ses grands yeux qui lui paraissaient bien plus profonds que d’habitude et plus pétillant encore. Et surtout, il adorait pouvoir distinguer les légères tâches de rousseurs sur son nez qu’il trouvait absolument adorables.

La tension remonta petit à petit. Sa gorge se noua. Il sentit les papillons de son estomac commencer une danse de plus en plus frénétique. Les battements de son cœur semblèrent résonner au niveau de ses tempes. Mais là où il se sentit affreusement piégé par le charme de l’Irlandaise fut lorsque ses yeux s’accrochèrent à ses lèvres. Il ne remarqua qu’à demi qu’elle était un peu rouge ou qu’elle grimaçait, son regard trop emporté à partir de ce moment.
Son imagination le perdit à travers tant de souvenirs. Il repensa aux précédentes fois où ils avaient failli s’embrasser durant l’heure précédente. Avec un certain délice tandis que les fourmis recommencèrent à le parcourir de haut en bas.

Il cligna des yeux quand elle s’avança un peu plus vers lui, le sortant de sa rêverie. Il la laissa déposer un baiser sur son épaule, son corps parcouru à nouveau de frissons. Il trouva d’ailleurs extrêmement sexy de pouvoir observer la trace rouge de ses lèvres sur sa peau lorsqu’elle se décala. Merlin, elle recommençait..!
La chaleur qui l’habitait devint plus vive lorsqu’elle décida de remonter sa tête vers la sienne. Il sentit encore ses caresses, si douces dans son dos et sursauta légèrement quand elle prit sa joue dans sa main.

Des tourbillons l’emportèrent alors que son cœur n’arrêtait pas de faire des loopings. Il ferma les yeux lorsqu’elle déposa un nouveau baiser, quasiment au bord de ses lèvres. Son estomac se noua. Il se sentit à bout de souffle, la respiration saccadée. Toute cette passion qui l’avait dévorée en bas dans la salle commune se réveilla. Ces envies de l’embrasser qu’il avait refoulées par deux fois se conjuguèrent et l’envahirent violemment. Elle voulait le tuer de désir.

Elle se dégagea légèrement restant à quelques centimètres de son visage. Leurs souffles se mélangèrent. Il ne put s’empêcher de trouver cette proximité étouffante tant il implosait à l’intérieur. Ses pensées n’étaient plus claires, ou du moins une seule réussissait à faire taire toutes les autres : Embrasse-la.
Il ne voulait pas qu’elle s’éloigne plus. Il n’avait qu’une envie : craquer. Comme il le faisait toujours avec elle... Il rouvrit les yeux, les gardant à demi clos, et rencontra ceux de Siobhán. Elle semblait ne pas en mener plus large que lui. Les joues rosies, la respiration rapide. Il ne l’avait jamais vu aussi attirante. En proie à nouveau à de vigoureux vertiges, il loucha encore une fois sur sa bouche. Si tentante. Et à portée de lèvres. Puis sa pensée s’éclaira : qu’est-ce qui le retenait maintenant ?

Il prit délicatement le menton de la jeune fille entre son pouce et son index, et la ramena lentement vers lui. Ses yeux se fermèrent doucement lorsqu’il sentit son souffle devenir de plus en plus dense contre sa peau. Puis il ressentit le contact de ses lèvres contre les siennes. Douces, sucrées. Envahi par ces nouvelles émotions qui le submergèrent, il lui offrit le plus tendre baiser qu’il pouvait. Allant chercher au fond de lui tout ce qu’il pouvait lui donner comme douceur et tendresse. Et fut le plus heureux des hommes quand il la sentit lui répondre. Qu’est-ce qu’il en avait rêvé de ce moment…

Il la laissa se décaler légèrement au bout de quelques secondes, reprenant son souffle tout comme elle. Mais pas plus de deux secondes puisqu’il revint à elle. Cette fois-ci plus affamé par son désir. Ses joues le brûlaient. Il se sentait complètement soumis à une pression intérieur et ne pensait qu’à une chose : recommencer, encore et encore.
Ses doigts se détachèrent de son menton pour glisser à travers ses cheveux et prendre prise sur sa nuque. L’autre main vint la tenir fermement à la taille. Il ne voulait pas qu’elle parte. Il sentait son corps s’échauffer alors qu’il approfondissait les baisers, se sentant sous l’emprise de cette passion dévorante. Il l’attira un peu plus vers lui, autant qu’il le pouvait.

Tout son corps n’arrêtait pas de vibrer. Son bas-ventre s’échauffait petit à petit alors qu’il se laissait aller à ses désirs qu’il avait beaucoup trop refoulés jusqu’à présent. Il fut emporté par la morsure ardente de son ivresse. Et était complètement ravi qu’elle tienne la cadence, même qu’elle y réponde avec autant de passion que ce qu’il lui donnait. Son cœur frappait si fort dans poitrine qu’il crut qu’elle l’entendait, mais il n’en pouvait plus. Il laissait enfin les commandes à son ardeur et c’était tellement mieux que ce qu’il avait bien pu imaginer.
Mais il voulait gouter à plus. Il se détacha légèrement, pour descendre dans son cou. Y déposant des baisers, toujours aussi fiévreux. Il sentait les mains de la brune, parcourant sa peau et ce contact l’émerveilla. Le rendant complètement fou. Elle était tellement enivrante, c’était à se demander si elle n’avait pas mis quelque chose dans son verre.

Il ne voulait plus se détacher d’elle, la serrant plus contre lui et grognant contre cette position qui les empêchait d’être plus proches. Il l’aurait bien porté  pour la mettre sur ses genoux mais une sonnette d’alarme retentit dans tête alors qu’il commençait à mordiller sa peau dans son cou.
Il ne devait pas aller trop vite. Pas qu’il se laisse emporter complètement par ses instincts. Il ralentit alors, se détachant légèrement d’elle à contre cœur.

Jamais aucune fille ne lui avait fait ça. Jamais on ne l’avait électrisé de cette manière. Jamais personne n’avait su le rendre autant en proie à tous ses désirs. Il tenta de reprendre contenance, son torse se soulevant lourdement à chaque fois qu’il cherchait à reprendre son souffle mais quand il recroisa son regard il ne put s’empêcher de redéposer un baiser sur ses lèvres. Plus doux cette fois-ci, voulant se retenir comme le pouvait. Et il se détacha, posant délicatement son front contre le sien. Il caressa du bout des doigts l'une de ses joues, l'autre main dessinant à nouveau des arabesques sur sa taille.
Ses yeux se fermèrent lentement. Il savait qu’il ne fallait pas qu’il la regarde sans quoi il allait recommencer.

«
Wow… furent les seuls mots qu’il put souffler, à bout de souffle, un grand sourire sur les lèvres. »

Il essaya de retrouver une respiration normale, tout en se détachant d’elle. Il passa une main dans ses cheveux, et ses yeux rencontrèrent son reflet dans le miroir qui avait était accroché sur l'une des portes de l’armoire de Tremlett qui lui faisait face. Il observa un instant son image, en fronçant les sourcils. Puis grogna.
Il venait de se rendre compte qu’il avait du rouge à lèvres partout autour de la bouche. Mais l’ironie de la situation, et la béatitude qu’il ressentait à ce moment, lui arrachèrent un léger rire.

«
Super, grâce à toi je ressemble à un clown maintenant. »

Il se tourna vers elle, venant lui donner une petite tape d’un doigt sur le bout du nez. Ses lèvres s’élargirent en un sourire émerveillé, la regardant une nouvelle fois. Elle était tellement belle. Les joues rosies, les cheveux emmêlés, le rouge ayant aussi bavé autour de sa bouche. Il ne l’avait jamais vu aussi merveilleuse qu’à ce moment-là. Il la serra un peu plus contre son torse tout sourire, la dévorant d’un regard complètement séduit.

«
Quoi qu’il en reste encore on dirait… murmura-t-il en se penchant à nouveau sur ses lèvres avec un grand sourire. »

Il plaça ses doigts libres sous son menton pour qu'elle relève la tête - les autres jouant encore sur sa taille. Et il l’embrassa à nouveau, plus tendrement.









"Wow...":
 

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MessageSujet: Re: Comme un goût de Philtre de Confusion [ft. Siobhán O. Sullivan] Lun 19 Mar - 14:13
Let's Dance !
Ft. Connor


Il se moque, mais gentiment, avec une voix tendre. Tu ne te vexe pas, loin de là, tu gardes ton doux sourire, en relevant ton regard."- Un jour, je te raconterais mes grandes aventures." Tu as matière à raconter, surtout l'époque où tu n'étais pas en Irlande et que tu as visiter le monde avec tes yeux d'enfant hyperactive et turbulente.  Epoque qui te manque, te retrouver confiné ici te rendait certain jour folle. Mais d'autre comme ce soir, tu voyais Poudlard d'un bon œil. "- T'aurais pas osé faire ça !" Il aurait pu, tu en aurais rigolé, mais pas sans une petite et douce vengeance de ta part. Après tout, on peut s'amuser d'un rien avec toi.  

Il n'avait pas franchement tort, de vous deux, t'es peut-être celle qui prend le plus de risque inutile. Pour cause, tu n'as pas cette notion de danger, tu n'as jamais vraiment eut peur. Sauf avec Connor dans ce placard. Comme si se retrouver face à un lion dans la savane était beaucoup moins impressionnant que de faire face à des sentiments naissant. Le réèl danger, tu ne le vois pas, comme tu ne te rends même pas compte de ce qu'il se passe à l'extérieur. Tout ça te dépasse et ceux malgré tout ce que Caecus a déjà pu te raconter sur sa famille. T'es même pas sûre que même avec le danger en fasse tu te rendes vraiment compte de l'ampleur qu'il prend.  

Mais pour l'heure, tu lui adresses juste un sourire amusé, baissant doucement la tête. "- Je ne vois absolument pas de quoi tu parles." L'air innocent sur ton visage ne te vas absolument pas à ce moment là. Non parce que personne ne pourrait croire que toi, tu n'es pas intrépide. Ce n'est pas parce que tu es calme le temps d'une soirée que tu vas l'être toute ta vie. En vérité, tu as besoin de grands espaces pour évoluer, pour vivre, dans la nature en communion avec les animaux fantastiques. Voilà un rêve que tu vois réalisable. Mais en attendant, tu as encore une année et demi à tirer, ne te rendant toujours pas compte que lui, en face, partira à la fin de l'année. Ca ne veux pas se graver dans ton crâne ça.  

Quand tu déposes ce baiser au coin de ses lèvres, tu n'as qu'une envie, c'est craquer. Ton ventre se tort, sentant son souffle sur ta peau, sentant tes sens s'aiguiser, ses caresses à travers ta robe, son odeur qui titille tes narines et te donne cette envie de plus. Tes doigts sur sa joue glisse dans sa nuque alors que le peu de distance qui vous sépare semble te rendre encore plus folle qu'avant. Tu restes pourtant dans la retenue, à bout de souffle, comme si l'envie allait finir par te tuer toi aussi. Tu ne sais pas ce qui te retient à ce moment, puisque vous n'êtes que tout les deux, à l'abris des regards les plus indiscrets. Tes yeux posés sur le visage du jeune comme détail chacun de ses traits, comme si tu voulais mémoriser ce moment, le marquer dans ta mémoire. Il semblait dans le même état que toi, en proie à ce même désir qui par deux fois t'avais pris plus tôt dans la soirée. Par Merlin, ton cœur semble vouloir sortir de ta poitrine tellement il frappe de plus en plus fort à chaque seconde. Comme un message sous-entendu pour te demander ce que tu attends.  

Tu sursautes doucement en sentant ses doigts sur ton menton. Ta respiration se fait saccader sur sa peau alors que tes yeux se clorent doucement au fur et mesure de ton avancé. Tu les sens enfin, ses lèvres contre les tiennes, douce, surprise par une telle tendresse, mais ce n'est pas pour te déplaire. Tout ton corps fut pris d'un frisson, t'électrisant alors que délicatement, tu lui rends son baiser, tes doigts glissant doucement dans sa nuque. Cette sensation dans ton ventre ne faisait que s'accentuer alors que tu ne sembles pas avoir envie de quitter ses lèvres.  

Tu te décales juste un instant pour reprendre ton souffle, rouvrant les yeux l'espace de ces deux secondes de répits pour le revoir revenir à toi. Plus passionné, plus affamé, sans pour autant être trop sauvage. La chaleur envahit tout corps alors que tes lèvres semblent vouloir le dévorer, que tes doigts remontent dans ses cheveux semblant ne pas vouloir le laisser s'échapper. Il n'est qu'à toi à ce moment, rien qu'à toi, cette idée te plait. Tu t'étonnes toi-même de ressentir autant d'émotion d'un seul coup, toute cette passion que tu avais du refouler tant de fois, explosant d'un seul coup alors que tu cherches à ne plus laisser d'espace entre lui et toi. C'était tout nouveau, c'était tellement agréable que tu n'as qu'un espoir : que ce moment ne s'arrête pas

Tu te sens incontrôlable, comme si tes lèvres ne pourrait jamais assez se satisfaire des siennes, que tes mains ne pourraient pas s'arrêter de parcourir sa peau, comme grisé par tout ce mélange, découvrant toutes ces sensations comme jamais auparavant. Complètement subjugué, ton corps tremble sous ses baisers, ses caresses, n'aspirant qu'à rester contre lui, sentir son corps proche du sien, persuadée qu'il peut sentir tout l'effet qu'il te fait. Alors Sio, tu ne penses plus que tu as une petite grippe ? Non, là tu le ressens bien, tu te rends totalement compte que c'est lui qui te fais ça, que c'est lui qui à le pouvoir de te mettre dans un état pareil. Et même au fin fond de ta confusion, tu te rends compte qu'il n'y aura sûrement que lui pour te faire cet effet.  

Il se détache de tes lèvres pour descendre dans ton cou, découvrant encore de nouvelles sensations. Tu penches la tête pour lui laisser l'accès, les yeux clos, tes doigts s'amusant toujours dans son dos, ta respiration de plus en plus rapide. Gardant les yeux clos en profitant des baisers du jeune homme, tu as toi aussi vouloir le serrer plus contre toi, bien que cette position vous bloques. Ce qui n'était probablement pas plus mal dans un sens. Tu ne sais pas vraiment si c'est parce que tu étais ignorante de toutes ces sensations ou si c'était juste Connor qui te met dans tous tes états. MAis c'était le cadet de tes soucis. Tu sens alors ses dents mordiller doucement ta peau, tu te surprends juste à crisper les doigts dans son dos, comme pour le griffer doucement, un léger son d'appréciation sortant tout seul de ta bouche. Ce qui fut ta propre alarme pour te dire qu'il ne fallait pas que ça dérape tout de suite. Ils avaient le temps.  

Restant à bout de souffle, tu le laisse se détacher de toi, avec une petite moue de déception. Mais toi-même tu te dis qu'il ne fallait pas y aller trop vite. Tu sembles tout de même troublée, surprise de toute cette passion qui t'as animé pendant ce baiser, comme si tu ne t'en savais pas capable. C'est surtout que tu l'as refoulée tout ce temps, que tu t'es juste laissée aller pour la première fois. Ce qui, tu dois l'avouer, était vraiment agréable. Faudra songer à le faire plus souvent. Tu retrouves un doux sourire quand il dépose un doux baiser sur tes lèvres, laissant à nouveau tes doigts chatouiller sa nuque doucement. Tu gardes les yeux clos, plus pour t'aider à retrouver ton souffle qu'autre chose. Mais ton cœur lui, ne se calme pas. Il continue de battre dans un rythme effréné.  

Tu te sens baigné dans la béatitude, tu n'aurais voulu te retrouver pour rien au monde ailleurs. Son simple Wow t'arraches un doux rire amusé, mais il avait raison. Tu bouges légèrement la tête, restant contre son front encore un petit moment. Tu le laisses se détacher, mais tu gardes tes bras autour de lui, comme pour l'empêcher de partir trop loin. Observant les dégats de ton rouge à lèvres sur sa bouche, son cou, son épaule, bref partout où tu as posé tes lèvres, un léger rire s'échappe de ta bouche. "- Mais un clown sexy !" Que tu laisses échapper en tirant la langue d'un air un peu gamin. T'es persuadée que tu ne ressembles pas à grand-chose toit non plus, mais t'oses pas tellement te regarder. Non, ce que tu as sous les yeux est beaucoup plus intéressant et à le don de t'émerveiller malgré toi. C'est que tu deviendrais sentimentale.

Ce sourire ne te quitte pas, surtout quand tu sens cette petite tape sur le bout du nez. Amusée, conquise, charmée et surtout charmeuse sans vraiment le vouloir. Quoi que, c'est un peu toi qui a poussé à cette situation non déplaisante. Tes doigts glissent sur sa joue alors que tu te perds dans le bleu de ses yeux un instant. Même avec tout ce rouge qui a déteint sur sa bouche, tu ne peux t'en empêcher, de le trouver beau. C'est peut-être même la première fois que tu te l'avoues à toi-même. Tu ne l'empêches pas de revenir à toi, au contraire, laissant tes doigts sur sa joue alors que tendrement tu poses ses lèvres sur les siennes, restant douce pour ne pas non plus succomber à nouveau à cette passion qui te dévorait. Mais même tendrement, il fait battre ton petit cœur, le fait s'affoler doucement. Prolongeant doucement le baiser, tu te glisses à nouveau contre lui, dans une délicatesse que toi même tu ne te connaissais pas. Tu as juste envie de rester là avec lui, profiter de sa présence, d'être dans ses bras, bercé par des baisers et des câlins. Pour une qui n'aime pas la proximité, c'est un bon gros pas en avant. Tu le vois comme irrésistible à ce moment, incapable de pouvoir faire autre chose que de la garder contre toi.  

Tu finis par mordiller doucement sa lèvre, avant de te détacher un instant, le souffle toujours un peu court, tes doigts continuant leur chemin sur sa peau. Tu déposes un baiser sur sa joue, reposant ta tête contre la sienne doucement. "- Je pourrais très vite ne plus me passer de tes baisers." Tu laisses échapper ça dans un murmure, alors que tu laisses ton nez caresser le sien, comme pour un bisou esquimau, un doux sourire au bout des lèvres. Mais la réalité revient au galop dans ta tête songeant que peut-être, cela faisait un petit moment que vous étiez là. "- Faudrait peut-être que..." Tu fixes la porte avec une petite moue, avant de regarder à nouveau Connor, oubliant à nouveau la fête en bas en marmonnant juste "- Oh, et puis finalement non." Avant de te rapprocher doucement, de capturer ses lèvres délicatement, comme pour profiter de lui encore un peu avant de devoir retourner à la fête. Après tout, la seule personne qui comptait à cette fête, c'était lui.  

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MessageSujet: Re: Comme un goût de Philtre de Confusion [ft. Siobhán O. Sullivan] Mar 20 Mar - 15:46

ft. Siobhán O. Sullivan

"Ça va être une bonne soirée, je le sens...!"


Décrire ce sentiment qui l’englobait aurait pu être tout bonnement impossible pour le jeune Stevens. Trop emporté dans ce flux d’émotions. En parallèle soulagé de sortir de ces années d’attirance qu’il croyait à sens unique. Perdu aussi dans les bras de la jeune fille qu’il ne voulait plus quitter. Enivré par son odeur sucrée. Il aimait pouvoir la sentir lui répondre positivement à ses attentes. Revenant elle aussi à lui quand il ne le faisait pas. Il en vibrait véritablement de tout son corps.
La béatitude dans laquelle chacun de leurs baisers le transportait, le foudroyait instantanément. Il se délectait de pouvoir la tenir contre lui, de déposer ses lèvres contre les siennes. Comme si ce droit pour lequel il s’était acharné avec patience lui était enfin remis.

Tout ceci était complètement incomparable avec ce qu’il avait vécu et rendait ses anciennes expériences légèrement fades et terriblement maladroites. Avec elle tout était simple, dicté par son corps et ses sens. Non par sa pensée. Il ressentait qu’il avait envie de la tenir dans ses bras, de ne pas s’écarter de son corps, de capter ses lèvres dès qu’elles le quittaient. Il ne se devait pas d’être doux, il le devenait de lui-même. Inconsciemment.

Il se contint aussi de ne pas la dévorer lorsqu’il l’entendit soupirer d’aise quand il jouait avec sa peau. Frissonnant à ce son qu’il aurait voulu entendre encore et encore. Satisfait de pouvoir lui arracher ces soupirs. Surement avait-elle dû le sentir sourire contre sa peau. Elle recommençait à le rendre fiévreux. Physiquement il se sentait à nouveau s’éveiller. Mais il se contint.
Prends ton temps. Tu n’es pas un ado en manque.

Pourtant, il ne pouvait s’empêcher de brûler contre elle. Surement que l’alcool, et toutes ces semaines où il subissait ce manque qu’elle lui avait imposé le rendaient avide. Malgré tout il essayait de se détacher de cette fougue, rendant leurs baisers plus doux. Mais à chaque fois, elle l’électrisait. Laissant son instinct physique charger de nouveau. Surtout quand elle le qualifia de sexy.

«
Oh tu ne t’es pas vu… avait-il soufflé proche de ses lèvres avant de les reprendre en otage, tendrement. »

Même lui n’avait aucune conscience qu’elle pouvait devenir séduisante à ce point. C’était à s’en damner. Il fut terriblement heureux en pensant avoir été le seul à avoir le privilège de la voir comme ça. La petite sauvage, comme les autres pouvaient l’appeler, savait affreusement bien maitriser ses charmes quand elle le voulait. Elle lui faisait tourner la tête. Grimper son ardeur qu’il maintenait en état de contrôle avec tant de mal. Il sentait son cœur exploser. Tambouriner dans sa poitrine.
Ne lâchant pas sa bouche de la sienne, ses mains commencèrent à lentement parcourir le satin de sa robe. Il sentait le contact de sa silhouette contre la peau nue de son torse. Ses doigts perdus sur sa nuque. Ne pouvant se retenir de soupirer d’aise dès qu’ils se lâchaient.

Elle répondait aussi avec douceur, ce qui le surprenait. Mais il crut ne pas pouvoir garder la tête froide quand elle lui mordit la lèvre. Elle ne rendait pas les choses faciles. Cette tendresse il la conserva avec peine. Il voulait tellement tout lui donner pourtant…

Mais il ne fut pas mécontent de ne pas laisser aux commandes son instinct animal, profitant de ces moments qui possédaient une certaine magie. Et dire qu’elle ne savait pas combien sa douceur, même dans ce bisou esquimau pouvait le faire fondre. Il ne s’était jamais montré aussi guimauve. Mais avec elle ça en était naturel. Il ne voulait pas être trop rapide. Il voulait profiter. Lentement.

Quand elle se dégagea, regardant en direction de la porte, il ne put décoller ses yeux d’elle. Priant pour qu’elle ne brise rien. Restons-là… Et il fut ravi lorsqu’elle se ravisa dans une moue qui lui arracha un sublime sourire. Si adorable. Il l’aurait dévoré. Et elle reprit les baisers. Oh Merlin, lui aussi ne pouvait plus s’en passer. Mais il savait qu’il n’avait aucun besoin de lui dire à voix haute. Elle le savait.
Il en était aussi bien incapable tant elle le rendait sans voix. Et quasiment sans souffle.

Entre deux baisers il se permettait de se détacher légèrement, regardant dans ses yeux. Elle le transportait tellement ailleurs. Elle savait comment échauffer tous ses sens. Le rendait bien plus sensible. Il se laissait se perdre contre elle, les mains encore dans ses cheveux, bercé par son odeur. Comme dans un monde où tout ce qui les entourait était suspendu. Il ne pouvait plus se détacher d’elle. Voulant rester à jamais comme ça ; contre elle.

Mais il s’impatienta à nouveau de cette position qu’il estimait trop éloignée. Elle devait venir, encore un peu plus près. Leurs jambes les gênaient. Il ne pouvait la serrer tout contre son torse. Entourer sa taille de ses bras. Sentir chacune de ses courbes contre les siennes. Dommage, maintenant qu’il savait qu’elles s’épousaient avec perfection…
Alors, il posa ses deux mains sur sa taille, la hissant par-dessus lui. Tant pis pour la pudeur ou si sa robe remontait. Il voulait qu’elle soit un peu plus contre lui.

Lorsqu’elle fut à califourchon sur ses cuisses, ses mains vinrent se poser dans sa descente de rein ; la pressant un peu plus contre lui. Venant annihiler les quelques centimètres qui les séparaient. Ne détachant pas ses lèvres des siennes. A tes risques et périls… l'avertit une petite voix dans sa tête. Mais il s’en moqua. Il ne pensait qu’à la rapprocher. Ses sens s’échauffant encore un peu.
Il se détacha de ses lèvres pour rouvrir lentement les yeux, croisant les siens. Ses doigts remontèrent sur sa joue, la caressant. Merlin, cette position… il n’allait peut être pas se contrôler éternellement en effet.

«
Reste contre-moi… susurra-t-il comme une prière, le souffle court. »

Mais ce ne fut pas elle qui brisa leur magie. En effet, il put distinguer des voix monter dans couloir derrière la porte. Il cligna des yeux, surpris. Sorti de transe. Comme une douche froide, il fut ramené à la réalité. C’est vrai, ils n’étaient pas seuls…
La discussion qui se faisait dehors devenait de plus en plus intelligible, annonçant que ses acteurs se rapprochaient. Il se décrocha des yeux de la brune à regret, encore la main sur son visage, elle par-dessus lui, et tourna par réflexe la tête vers la porte. Siobhán aussi sembla aux aguets.

«
C’est quoi ton problème Graham ? purent-ils distinguer.
La voix de Cordelia… Connor grogna. Cette fille alors, elle n’allait pas le laisser tranquille. La voix du garçon cité ne tarda pas à répondre :

- Et toi ? Pourquoi t’es obligée d’aller les voir hein ? C’est quoi ton problème sérieux ? siffla Dodderidge en appuyant bien sur le « ton ».Encore, si c’était Tremlett je comprendrais mais là c’est pas tes affaires.
Il y eut un léger silence. Connor pouvait très bien imaginer l’air colérique qu’avait dû envoyer la brune à son ami. Mais celui-ci y était immunisé depuis longtemps, ne cachant pas qu’il ne l’aimait pas quand elle s’adressait à lui.
- Oh et puis merde. Tu sais quoi ? Je vais aller te le chercher ton putain de fût si c’est ça ton soucis ! Quoi qu’au fond je paris que c’est qu’un prétexte. Allez, pousse-toi connasse. »
Connor ne put retenir un léger rire. Il pouvait ressentir d’ici la satisfaction de Dodderidge suite à cet échange. Et la partagea d’une certaine façon.

Et même s’ils allaient tout de même être dérangés, le brun remercia mentalement l’Anglais pour être intervenu. Il se demandait comment il aurait réagi si Cordelia les avait surpris. Surtout dans cette position. Non pas qu’il en avait honte, mais il connaissait l’imagination débordante de cette fille - ainsi que sa langue de vipère - et ne voulait même pas imaginer ce qu’elle aurait pu raconter sur eux si elle était montée sans être interceptée. Ou plutôt sur Siobhán qu’elle ne semblait pas apprécier…

Entendant les pas se rapprocher, le brun posa son regard sur celui de l’Irlandaise, constatant qu'elle avait encore du rouge autour de la bouche. Même s’il avait totalement conscience que tout le monde se doutait de ce à quoi ils étaient occupés – quoi que certains pouvaient même exagérer leur véritable occupation-, il voulut quand même garder pour lui cette vision d’elle.
A moi... pensa-t-il.

Il attrapa sa baguette sur sa table de chevet et la pointa sur son visage.

«
Ne bouge pas. Evanesco. »

Un léger sifflement sortit de sa baguette, et aussitôt de légères fumées s’émanèrent de la peau de la jeune fille puis s’évaporèrent. Le rouge avait disparu. Et comme si elle avait très bien compris qu’il en avait fini, elle revint se poser à ses côtés sur le lit. Quittant ce perchoir qui les avait réunis. Pendant de temps il procéda à la même chose sur son visage à l’aide de son reflet dans le miroir face à lui. Pourtant il se refusa d’ôter les traces qui subsistaient dans son cou et sur sa blessure. Comme pour garder une marque de son passage. Il trouvait ça terriblement sexy.
Il descendit le regard vers elle et sourit.

«
Remets ta robe aussi, lui murmura-t-il en tirant sur le satin sur ses cuisses. »
Alors qu’elle s’y affairait, il se pencha pour déposer un baiser sa joue, se délectant encore une fois de cette proximité qui s’était établie entre eux. Et de cette odeur… Merlin qu’il ne pourrait plus s’en passer.
Puis il se redressa, lui offrant un doux sourire amusé ; et charmé. Les pas, dans la cage d’escalier, se faisaient un peu plus forts quoi que lents. Dodderidge leur laissait du temps.
Il la réinspecta avec délice, et bloqua sur ses cheveux qu’il avait emmêlés dans sa fougue. Zut…

«
Par contre pour les cheveux je ne suis pas très doué, avoua Connor à voix basse en tentant tout de même de passer une main à travers quelques mèches. »

Il grimaça quand ses doigts se bloquèrent dans un nœud, maladroit soudainement. Mais il ne put se retenir de rire. Recroisant les pupilles pétillantes de la jeune fille, il fut reprit de ces tourbillons enivrants. Sa poitrine se gonfla de ce bien être que cette nouvelle relation établissait en lui. Il pouvait se permettre tant de nouvelles choses que ça le rendait fiévreux.

«
Désolé si je t’ai fait mal… s’excusa-t-il, en venant frotter son nez contre le sien, toujours avec un sourire charmé. »

Non en effet, il n’était pas doué mais il fut trop tard pour qu’elle eut le temps de fixer quelle mèche que ce soit. Deux petits tocs résonnèrent sur la porte.

Connor s’écarta rapidement alors que Dodderidge ouvrait la porte. Malheureusement, le geste ne fut pas assez rapide pour que l’Anglais ne puisse le noter.
L’intrus roula des yeux en soupirant. Même s’il devait s’attendre à un tel spectacle, il ne pouvait s’empêcher de leur offrir une expression moqueuse. Et en jaugeant de la tenue de l’Irlandais – encore torse-nu – et de l’état des cheveux de la brune, il se massa les tempes.

«
Putain, heureusement que c’est pas l’autre folle qui est montée. »

Ce que Connor approuva avec ferveur intérieurement.
L’anglais ne tarda pas plus à s’avancer dans la pièce, fermant la porte derrière lui comme pour éviter les regards indiscrets qui auraient pu le suivre.

«
Désolé du dérangement mais salope n°1 avait envie de vous sortir de votre anti-soirée. »









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MessageSujet: Re: Comme un goût de Philtre de Confusion [ft. Siobhán O. Sullivan] Ven 23 Mar - 22:59
Let's Dance !
Ft. Connor


Tu ne te rends pas la tâche facile, mais tout te parait naturel, comme si tes gestes n'étaient guidés par rien d'autre que cette passion qui t'anime en sa présence. L'alcool aidant à diminuer ta timidité, tes doigts ne se privent pas de parcourir sa peau, doucement, chaque touché te provoquant des frissons agréables le long du dos. Le sentir contre toi te réchauffe encore un peu plus, même si le satin de ta robe ne te permet que de sentir ses courbes, pas sa peau, à regrets. Il valait peut-être mieux dans un sens, pour ne pas te rendre folle d'avantage. Perdu sur ses lèvres, tu profites de chaque petite pause pour l'observer, tes doigts glissant doucement sur sa joue. Par Merlin, il était magnifique. Comment tu as pu te retenir tout ce temps ?  

Plongeant doucement ton regard dans le sien, reprenant ton souffle doucement, tu te trouves tout de même tellement niaise. Mais il n'y a personne d'autre que lui pour le voir, personne d'autre que lui qui aurait droit à toute cette attention ou pour qui tu pourrais ressentir autant d'émotion en même temps. Ça te perturbe, ça te trouble, mais ça ne te déplait pas pour autant. Te laisser aller ainsi dans ses bras, contre lui, c'était inimaginable encore il y a quelques... heures. Tu ne te rends même pas compte que tout ceci est presque illogique, tellement tu apprécies ce que tu vies, ce que tu ressens. Te voir capable d'être aussi douce et délicate, alors que tu es du genre brute épaisse.  

La raison te pousse à vouloir stopper pendant une seconde ce moment. Raison qui est bien vite dépassé par cette passion qui t'enivre plus que la bière ce soir, tu dois l'avouer. Parce que dès que tu recroises son regard, tu ne peux pas résister à la tentation, cette foutue tentation à laquelle tu as tenue bon pendant des semaines auparavant. Comme si en une soirée, tout pouvait être oublié. Ce soir, tu ne vois que lui, tu ne veux qu'être à ses côtés, profiter de ses lèvres dont tu pourrais finir addict. Profitant de ce moment pour te rattraper de toutes les fois où tu n'as pas su ce que tu ressentais, prétextant avoir la crève ou la grippe alors que tu ne faisais que ressentir qu'il te plaisait. Comme si la confusion te faisait voir très clair.  

Suspendu à ses lèvres en laissant le temps en suspens pendant ce moment volé, tu tentes de garder la tête froide en sentant son souffle et son odeur contre toi. Mais c'était difficile de ne pas se perdre, de ne pas rester raisonnable, de ne pas se laisser aller au vice. Il y avait encore vos jambes qui t'empêches d'être complètement contre lui. Comme s'il lisait dans tes pensées, tu sens soudain ses mains sur ta taille, alors qu'il te hisse sur lui. Tremblant légèrement, rougissant à cause de cette position totalement indécente qui remontait ta robe un peu trop haut à ton goût.  

Mais une fois totalement contre lui, c'était le cadet de tes soucis. Ses mains te poussant totalement vers lui, laissant échapper un soupire contre ses lèvres en le sentant tout contre toi, tu laisses glisser tes mains le long de son dos, ne pouvant t'empêcher de répondre un peu plus fiévreusement au baiser. A croire que même toi, tu n'allais pas pouvoir te retenir à ce rythme. Mais tout en lui t'échauffes, ses caresses, ses regards posé sur toi. Tu découvres chaque secondes de nouvelles sensation que tu ne connaissais pas avant, que tu te surprend à éprouver.  

Il se détache, tu ouvres délicatement les yeux, restant tout contre lui alors que tes mains profite encore de son dos, remontant encore vers sa nuque. A quelques centimètre de son visage, il te susurre de rester contre lui, cette sensation de chaleur s'amplifiant dans ton ventre. Tu te mordilles la lèvre doucement. Il allait avoir ta peau à ce rythme, tu n'avais même pas envie de lui en empêcher. Rien que cette pensée te donne quelques frissons, te pressant un peu plus contre lui, sentant vos souffles se mêler, contractant légèrement ton ventre.  

Et alors que tu te rapprochait encore de ses lèvres pour les capturer une énième fois, tu relèves la tête un peu trop rapidement en entendant des voix dans le couloir. Tu ne bouges pas, tes doigts bougeant plus par réflexe dans sa nuque qu'autre chose, fronçant les sourcils en observant la porte. Bordel et on dit que je suis la plus bruyante... Baissant les yeux pour croiser le regard du jeune homme, tu hausses les épaules en tendant l'oreille. Et quand tu reconnais les vois, tu peux pas t'empêcher de fixer la porte, comme si tu t'attendais à voir l'autre idiote la passer.  

Ce fut un soupire un peu exaspéré qui sortit de tes lèvres en imaginant l'autre avec son air colérique et supérieur. Merlin savait que tu n'aimais pas ce genre de fille et que tu en as frappé à la pelle juste parce qu'elle respirait. Si tu n'avais pas à ce point l'envie de rester là, tu aurais probablement enfoncé ton talon dans son crâne, comme dans les films moldus. Ce qu iaurait put être très drôle en soit. Des envies de meurtre, vraiment ? Mais au fil de l'échange, et entendant le léger rire de Connor, tu détends un peu ton visage, puisque tu sais que ce n'est pas elle qui va venir vous déranger. Après tout, tu ne l'apprécies guère cette idiote et elle te le rends pas mal.  

Dans ton esprit, ça ne percute pas très vite, encore sur un petit nuage, avec cette impression de flotter doucement malgré la tension qui était redescendu d'un coup en entendant l'échange dehors. Alors tu le laisses faire, ne bouge pas d'un poil en l'observant. Forcément ton rouge à du baver de partout, même si tu sais que tous les gryffondors de la salle commune savent ce que vous faisiez, ce n'était pas là peine de leur mettre sous les yeux.  Personne n'avait besoin de savoir, et tu n'as nullement envie d'être le sujet des commérages du lendemain. "- Merci." Avec une pointe de regret, tu quittes ta place, te remettant à ses côtés en l'observant faire. Tu remarques bien qu'il a laissé deux marques de tes baisers et bien que tu ne semblais pas si timide en les déposant, le rouge te monte aux joues doucement.  

Tu sens qu'il tire sur ta robe en te disant de la remettre en place. "- Han Bouse d'Hippogriffe, je m'y habituerais jamais je crois !" Que tu laisses échapper en riant doucement et en tirant sur cette robe, tenant en même temps le bustier pour ne pas qu'il s'effondre. Il aurait tout vu, t'imagines ?  Oui, tu l'imagines, et t'en souris même à cette pensée. T'es même pas sûre que ça t'aurais dérangé. Sourire qui s'agrandit à son baiser sur la joue, alors que tes doigts effleurent sa joue un instant. Satisfaite de ta soirée qui ne fait que commencer, satisfaite de ce qui pourrait s'offrir à toi.  

Tu relèves la tête, lui adressant un doux sourire on ne peut plus charmeur et charmé. Tu lèves les yeux quand il passe ses doigts dans tes cheveux emmêler, grimaçant largement en sentant un nœud. "- Fais attention..." Que tu laisses échapper doucement en riant. Tu n'es pas non plus une chochotte, tu abuses un peu pour le faire rire. En vérité, ce n'était pas grave, ça valait largement le coup de se faire des nœuds au vue de tout ce qu'il s'était passé. "- Ça fait juste un peu mal ! Mais ce n'est pas grave, tu es pardonné déjà." Ce contact te donne de nouveau frisson, alors que tu lui adresses un sourire malicieux.

Mais t'as pas le temps de plus, il se recule alors que la porte s'ouvre doucement, et que tu te retrouves avec ta mèche de cheveux à la main. Tu poses tes yeux sur le nouvel intrus, roulant des yeux vers le ciel en voyant son expression, toujours aussi souriante. T'entreprend tranquillement de défaire tes nœuds, remerciant intérieurement tous les anciens sorciers que ce ne soit pas l'autre idiote qui soit monté. Mais tu peux pas t'empêcher de dire en riant : "- J'aurais su l'accueillir à ma manière." Lâchant ta mèche, tu fais craquer ton poing dans ton autre main, alors que tu tires la langue d'un air amusé. "- Quoi que j'ai pas vraiment la tenue adéquate pour ça." Tu fais une moue, observant tes jambes et tes talons. Non, pour une bagarre, ça n'aurait franchement pas été le top.

Gardant ton envie de rire, tu pinces un moment les lèvres. "- On ne faisait rien de bien méchant, n'est-ce pas ?" Même toi, tu n'es pas crédible. Surtout avec ce sourire faussement innocent qui ne trompe personne, surtout pas Connor en face de toi. Au final tes yeux se reposent sur son épaule, non tu ne t'arrêtera pas de t'inquiéter. Comme si c'était une nouvelle nature que tu te découvrais ce soir. "- Ça va un peu mieux d'ailleurs ?" Tu demandes ça délicatement, serrant tes doigts entre eux sur tes jambes. Tu sais que vous allez devoir descendre dans pas longtemps, mais tu veux être sûre qu'il va bien. Toujours avec ton doux sourire plein de malice.  

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MessageSujet: Re: Comme un goût de Philtre de Confusion [ft. Siobhán O. Sullivan] Mer 28 Mar - 10:52

ft. Siobhán O. Sullivan

"Ça va être une bonne soirée, je le sens...!"


Malgré la présence de Dodderidge, le brun ne pouvait s’empêcher de garder les yeux sur elle. Même s’il s’était dégagé de la chaleur de son corps, il ressentait encore celle qui l’enivrait au creux de son ventre. Remontant le long de son corps alors qu’il ne pouvait détourner les yeux de ceux de l’Irlandaise. Ses vertiges s’étaient calmés, mais il n’aurait pas craché sur l’offre si elle s’était proposée de les activer à nouveau. Pourtant il se félicita avec un peu de recul à ce qu’on les ait interrompus. Il savait très bien qu’il devait y aller petit à petit. Après tout, il était son premier… copain ? Pouvait-il dire ça aussi tôt ? Surement que non, mais il était le premier à sa connaissance à être allé aussi loin avec elle. Autant ne pas griller des étapes.

Et même si elle n’était pas sa première, pour lui, il avait l’impression d’une certaine façon de tout redécouvrir. Contrairement aux autres – enfin, aux trois autres qu’il avait connues ; il n’en avait pas eu des dizaines non plus -, elle était la première avec qui il se sentait complètement sous charme. Il savait qu’elle, il pourrait l’aimer ; c’était même une évidence. Rien que croiser son regard le faisait rire. On aurait dit un idiot.

Et dire que cela faisait un an et demi qu’il avait pris véritablement conscience de la puissance de cette attirance qu’il ressentait – avant croyant juste que ce n’était qu’un coup de cœur passager. Un an et demi à l’observer, se rapprocher d’elle, se découvrant mourir de jalousie dès qu’elle accordait la moindre attention à un autre. Un an et demi où il avait refusé l’idée de voir une autre fille aussi.
A vrai dire c’étaient ses anciennes copines qui lui avaient fait ouvrir les yeux sur la brune et lui. Chacune d’entre elles ayant fait une remarque acerbe sur elle – chose qu’il n’avait jamais tolérée. Finissant aussi pour toutes à se méfier des instants qu’il passait avec l’Irlandaise.
Mais en cet instant précis, il les bénissait – toutes ou presque – pour lui avoir fait ouvrir les yeux.

A force de juste s’abimer les yeux à la fixer, Connor se doutait qu’il devait la dévorer du regard avec un air d’imbécile heureux. Mais Merlin, qu’est-ce qu’il avait attendu ce moment. Il l’avait tenu contre lui. L’avait même embrassé. A en perdre le souffle. Rien que pouvoir lui reparler le rendait si content. Alors retrouver leur ancienne dynamique, et y ajouter tous ces plus… C’était mieux que ce qu’il aurait pu demander en début de soirée.
Il avait l’impression d’imploser, son cœur battant toujours aussi vite. Il se sentait vivant et libéré.

Il laissa échapper un rire lorsqu’elle fit la dure, ne pouvant plus se retenir. Encore un peu sous l’influence de cette tension entre eux. La voir détailler sa tenue ainsi l’amusa encore plus.

«
Si le prix à payer pour que tu portes ce genre de robe c’est d’aller moi-même lui botter le cul, je signe quand tu veux. »

Il se mit à rire en entendant Dodderidge faire semblant de vomir. Mais en soit, il était tout à fait sérieux. Malgré son air niais. Au diable cette garce de Cordelia. Tant pis pour Tremlett pour une fois. Il se voulait égoïste.
Si elle n’avait pas été là, surement se serait-il tourné vers l’Anglais pour faire admettre même à ce dernier que la petite sauvage n’était pas tant sans charme que ça. Rien que cette soirée, sa jauge de popularité auprès des garçons avait explosé. De là à en évincer la plupart des filles sur lesquelles tous s’accordaient à dire qu’elles étaient super mignonnes en général.

Mais au fond, en y repensant, même si elle n’avait pas été là, il se serait surement gardé de ce genre de commentaire. Siobhán était à lui, et à personne d’autre. Il se refusait à l’idée qu’on puisse la regarder avec désir, avoir envie de la toucher ; la moindre tentation qu’elle pouvait offrir aux autres le révulsait.
En fait, il ne savait plus vraiment où se positionner. Soumis entre le dilemme d’être fier d’avoir un tel petit bout de femme à son bras et de le montrer à tout monde – rien que par plaisir de les voir envieux – et la jalousie que ces regards auraient suscités.

Il rougit légèrement, se sentant bête de penser déjà comme ça, alors que les choses ne faisaient que débuter. Mais il avait attendu tant de temps chaque événement cette soirée qu’il ne se sentait absolument pas étranger à la situation – les ayant imaginés déjà tant de fois.
Alors il changea de fusil d’épaules, bien que les joues un peu rouges :

«
N’empêche des nanas en tallons qui se battent, je suis sûr c’est le genre d’émissions que les moldus ont déjà dû inventer, siffla-t-il quand même appréciateur à l’idée.
- C’est certain, répondit l’Anglais derrière lui qui s’était avancé dans la pièce vers le placard de Tremlett. »

Mais ce dernier soupira à la remarque de Siobhán qui suivit, alors que Connor ne pouvait s’empêcher d’afficher un grand sourire et de se contenir de rire surtout en croisant son regard. Les dernières minutes repassèrent dans son esprit, alors qu’il scrutait à nouveau son visage. L’envie de recommencer lui tarauda le ventre. Mais il se contint. Dodderidge avait déjà été sympa de venir s’interposer face à Cordelia – même si Connor se doutait qu’il avait pris un certain plaisir à confronter l’autre garce. Il n’allait pas lui infliger ses papillonnages avec Siobhán.
Quoi qu’en soit elle n’avait pas tort. Tout était restait innocent. Enfin innocent pour combien de temps si on ne les avait pas arrêtés…

Il toussa légèrement à ce souvenir, le regard soudainement fuyant, se contentant de glisser sa main sur celle de de la jeune fille, caressant sa peau du bout des doigts. Ce contact le fit frissonner. Il ne voulait plus la lâcher.

Pourtant, il ramena ses yeux à elle quand elle se ré-enquit au sujet de son épaule. Il la trouva absolument adorable, totalement satisfait par cette attention qu’elle lui portait. Et lui sourit à nouveau, en retirant sa main de la sienne pour masser la zone endoloris.
Certes il avait encore un peu mal, mais il se sentait tellement heureux qu’il s’en moquait complètement ; son esprit était tourné complètement ailleurs.

«
Comme je l’ai dit : la bière va arranger ça. T’inquiète pas va. »

Mais il se doutait très bien que dès le lendemain, il passerait illico à l’infirmerie.
Pourtant, pour évincer toute nouvelle inquiétude possible, il détourna son attention en lui donnant à nouveau un petit coup sur le nez. Sa réaction - fermer les yeux et se contenir de ne pas reculer - eut la peau de ses dernières convictions. Elle était vraiment trop adorable pour qu’il reste loin d’elle, et ne la prenne pas dans ses bras. Et il craqua.
Il se pencha vers elle, tenant à nouveau l’une de ses joues dans un de ses mains. A deux doigts de l’embrasser. Il sentait son souffle à nouveau sur ses lèvres, et ne pensa plus à la présence de son ami. Qu’à elle et à ses lèvres sucrées. Erreur. Il reçut de plein fouet dans la figure son t-shirt qu’il avait laissé au sol. Le tout accompagné d’un sublime :

«
Putain mais attendez que je sois plus là. Merde ! »

Il se mit à rire, retirant le tissu de son visage alors que l’Anglais sortait le fût du placard. Il se replaça droit sur le lit, dépliant son t-shirt qui était désormais en boule.
Dodderidge quant à lui croisa le regard intrigué de Siobhán qui visiblement ne comprenait pas pourquoi il portait le fût pour le placer à un mètre du placard, et lui indiqua :

«
Ne jamais faire léviter un truc hors de ce placard, le tout en pointant du doigt l’armoire de Tremlett.
Ce à quoi Connor acquiesça en enfilant à nouveau son t-shirt.

- Y a des choses qui en sont sorties une fois par mégarde, on préfère les oublier, ajouta l’Irlandais.
Les deux garçons partagèrent un regard complice, soudainement un rictus moqueur sur le visage.

- Elle est trop jeune hein ? demanda amusé Dodderidge.
- Elle est trop jeune, confirma Connor, rigolant tout en captant le poing que Siobhán s’apprêtait à lui donner dans l’épaule. »

Il se tourna vers elle, attrapant son second bras qu’elle tentait d’abattre sur lui – elle aussi toute amusée.

«
Y a un truc sur lequel il va falloir que t’y fasse, je suis plus fort que toi. C’est un fait, la nargua-t-il. »

Il la regarda se débattre de sa prise tandis que Dodderidge partait de la chambre en faisant léviter derrière lui le fût. Ce dernier affichait une mine à la fois exaspéré mais content aussi au spectacle que les deux Gryffons lui offraient. C’était la première fois qu’il voyait Connor aussi content.
En passant la porte, il nota quand même une dernière petite chose :

«
Vous devriez vous dépêcher de redescendre si vous voulez pas qu’il ne vous reste que punch. La bière ne va pas durer éternellement. »

Et il n’attendit pas plus pour s’éclipser.
Connor se tourna alors vers la brune ; lui offrant un superbe sourire.

«
On va devoir y retourner nan ? J’ai ma place de champion de Quidditch-Pong à défendre. »

Il la détailla une dernière fois avec ce regard charmé, lâchant un de ses poignets pour venir replacer quelques-unes de ses mèches derrière son oreille. Une de ses mains vint caresser la joue de la jeune fille alors que l’autre captait les doigts de Siobhán. Puis il se leva, l’emportant avec lui en tirant sur sa main.
Il ne la laissa tout de même pas très longtemps debout loin de lui, la captant aussitôt pour la tenir à nouveau tout contre lui dans ses bras. Les papillons recommencèrent et il se sentit à nouveau victime de tous ces vertiges. Son sourire niais sur les lèvres, il se pencha pour lui faire un bisou esquimau. Il n’en pouvait plus de cette façon qu’elle avait de le faire fondre. Elle faisait battre tellement vite son cœur et en même temps lui donnait envie d’être si doux avec elle qu’en temps normal il se serait donné envie de vomir.
C’est fou ce qu’une femme pouvait vous faire faire parfois.

Puis il recula légèrement la tête, soudainement amusé par une idée qui lui était passé à travers l’esprit. C’est vrai ça, tiens...
Il se mordit la lèvre, puis mima un air de réflexion intense, le regard se perdant au-dessus de la tête de la brune.

«
Juste, une dernière petite chose. »

Il rebaissa les yeux sur son visage, rencontrant à nouveau cet entendu bleu qu’il affectionnait tant, un rictus moqueur sur les lèvres.

«
T’es sûre que tu n’as jamais fréquenté d’autres garçons avant ? »

La resserrant un peu plus contre son torse – il pouvait détailler quelques-unes de ses formes et s’en délecta intérieurement -, il se sentit à nouveau chauffer sous cette proximité. Il se baissa doucement vers son visage et lui susurra.

«
Parce que tu t’y prends un peu trop bien pour une débutante je trouve. »

Et il redéposa avec douceur une dernière fois ses lèvres sur les siennes. Lui offrant tendrement un dernier baiser. N’écoutant que son rire quand ils se détachèrent. Elle l’émerveillait d’une certaine manière qu’il se sentait revivre.
Il adorait pouvoir la tenir dans ses bras de cette manière, sentir son souffle contre sa peau. Prenant un dernier bain de cette odeur d’agrumes qu’il aimait tant.

Il était prêt à redescendre et à faire face aux railleries – qu’il savait qu’il allait les accueillir avec fierté et joie. Il était heureux avec elle, et ce bien qu’il se demandait encore si elle le laisserait pouvoir être aussi proche d’elle une fois en bas. C’était peut-être la seule ombre au tableau qu’il distinguait à présent. Mais bon, au pire si elle lui manquait trop, ils pourraient toujours à nouveau s’éclipser.









Défis Réussis du Pack Gallion:
 

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A soldier on my own
Imma ready for the fight, and fate. Let the games begin. Waiting for the last round's call. Keep on running this shit. Imma be the kid for the win.

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MessageSujet: Re: Comme un goût de Philtre de Confusion [ft. Siobhán O. Sullivan] Mar 3 Avr - 11:45
Let's Dance !
Ft. Connor


La bière arrangerait ça Cette phrase t'arrache un sourire amusée malgré toi, tu as toujours sous les yeux sa blessure, dont tu aurais juré qu'elle s'était encore légèrement agrandit. Mais il te dit de ne pas t'inquiéter, alors tu feras comme il te dit, grattant ta tête d'un air un peu nerveux. Tu le vois approcher pour te donner un coup sur le nez, tu ne peux pas t'empêcher de froncer le nez, fermé les yeux en souriant d'un air malicieux. Tu ne savais pas toi-même que tu pouvais apprécier ce genre d'attention aussi simple.  

Tu étais loin de te douter aussi qu'il avait le pouvoir de te faire oublier tout ce qui t'entoure en moins de deux secondes, puisque tu n'attendais que ça, qu'il repose ses lèvres sur les tiennes, encore et encore. Mais tu sens un coup de vent passer, tu rouvres un œil pour voir le tee-shirt s'abattre sur Connor, provoquant un doux fou rire que tu as du mal à contenir, surtout en entendant la phrase de son camarade. Les joues encore rosies, reste de la chaleur qui t'as prise avant et de ce magnifique fou rire qui ne veut pas te passer.  

Détournant le regard un moment pour te calmer, t'observes l'Anglais sortir le fut à la force de ses petits bras. Enfin petit, tout est relatif, tu as tendance à tout voir en petit, ce qui explique quand même pas mal tous les problèmes que tu t'es attiré. Tu ouvres la bouche, mais il semble lire dans tes pensées, alors tu écoutes en haussant un sourcil, fronçant le nez d'un air dubitatif. Des choses ? Vraiment ? Voilà Comment te donner envie d'aller fouiller un endroit en deux secondes. Sauf que tu le remarques, ce regard complice, cet air un peu moqueur. Ah c'était comme ça ? D'un air renfrogner, tu secoues la tête. "- Je ne suis pas trop jeune, je suis bientôt majeur." Tes yeux doivent lancer des flammes, tu en es persuadée. D'ailleurs tu prépares ton poing, que tu tentes de balancer dans le bras valide de Connor –non tu ne veux pas le blesser plus non plus. "- Tu vas voir pour quoi j'vais être trop jeune !"  

Tu y crois encore, que tu peux être plus forte que lui, d'ailleurs t'essais avec ta seconde main de le frapper doucement. Mais il te bloque bien vite, ce qui te fait grogner doucement, à la limite d'utiliser ta tête pour lui mettre le fameux coup. Et pour couronner le tout, tu finis par lui tirer la langue d'un air enfantin, en grimaçant. "- Je ne suis pas en tenue pour t'affronter, c'est tout. C'est de la triche. Je suis sûre que je peux te battre les doigts dans le nez !" Sous entendant qu'en vérité, tu n'as pas vraiment envie de trop bouger, pour ne pas offrir le spectacle d'une robe qui remonte à tout le monde. Comme si c'était une bonne excuse. Néanmoins un sourire amusé apparaît rapidement sur ton visage.  

Tu tournes un instant la tête vers la porte, calmant ton ardeur, mais ne bougeant pas tes poignets des mains de Connor. Tu finis par regarder l'Irlandais toujours avec ton doux sourire. "- Je crois bien qu'on va devoir." L'envie ne se lisait absolument pas dans ta voix. En vérité tu étais très bien ici, mais tu sais bien que c'est plus sage de redescendre. "- Tu vas tous les battre, je le sais déjà." C'était très guimauve, surtout pour toi, tu te surprends à dire ça. Tu attrapes doucement sa main, entreprenant de remettre ta robe en place devant le miroir, ainsi que tes cheveux emmêler. Même si tu sais que tout le monde se doute de ce qu'il se passait par ici, pas la peine de leur offrir le résultat de tout ça. "- Ca va, je suis potable ?" Tu demandes ça en riant doucement avant de retourner contre lui, dans ses bras où tu te sentais si bien ce soir. Tu en viens à sentir ton cœur cogner encore à ce rythme d'enfer, à se demander s'il allait se calmer à un moment où à un autre. Et ce bisou esquimau qui te fait encore plus sourire, te donne envie de faire demi-tour, de capturer ses lèvres et ne plus le laisser filer. Mais non, il faut savoir rester fort.  

Tu l'observes un moment, gardant ton doux sourire, quoi qu'un peu interrogative devant son air étrange. Mais à quoi pouvait-il bien penser pour avoir cet air-là ? Haussant un sourcil à ses dires, tu finis par être totalement surprise, sans avoir totalement le temps de répondre sur le coup puisqu'il te vole un dernier baiser pour la route, auquel tu réponds délicatement, sentant une vague de chaleur t'envahir doucement. Tu passes ta main sur sa joue une dernière fois, plongeant ton regard dans le sien en pinçant les lèvres doucement, gardant l'esquisse d'un sourire amusé. "- Jamais personne, je te promets que c'est vrai." En vérité, on ne peut pas vraiment appeler l'expérience de Caecus une fréquentation, tu as toujours été seule, fière de dire que tu ne t'intéressait pas à ses choses-là. Mais ce soir, ça te semble totalement différent, en proie à ces nouvelles sensations que tu ne connaissais pas avant et que tu apprends à découvrir avec une certaine excitation et appréhension. Mais tes faits et gestes te paraissaient tellement naturel avec lui, semblant être innée, que tout s'était éveillé quand il t'avait touché.  

Glissant tes doigts une dernière fois sur sa nuque, tu finis par rouler des yeux d'un air innocent en l'air avant d'ajouter "- C'est ta faute tout ça, c'est toi qui me fait cet effet-là. " avant de déposer un baiser sur sa joue, et de te mettre en marche avant qu'il ne puisse te répondre, ou te redévorer - quoi que t'aurais pas dit non. A ta façon de traîner pour descendre les escaliers, tu le sais qu'il peut sentir que tu n'es pas franchement motivé. Et surtout absolument pas prête à affronter le regard des autres, lisant leurs pensées à des kilomètres à la ronde. Tu n'as pas honte, loin de là, de toute façon, ça ne regarde absolument personne. Mais cette façon de jauger et juger sur les faits et gestes, ça te dépasse. Dit celle qui frappe la moindre pouffiasse qu'elle croise. Comme la Cordélia qui te juge juste parce que tu l'as rejoints en haut. Grimace à cette pensée que tu chasses vite, relevant les yeux vers Connor pour retrouver le sourire. C'était peut-être un don qu'il avait ce soir, mais rien que le regarder te fait sourire. Te rend heureuse, et un tantinet niaise.  

Gardant le jeune homme près de toi, tu observes la salle commune, alors que pas mal de regard se tourne vers vous. Gros malaise. Tu tournes la tête en marmonnant doucement "- Sont bizarre les gens, sérieux." Mais tu garderas ton calme ce soir, tu ne l'ouvriras pas. Tu n'as pas envie de tout gâcher avec ta légendaire grande gueule. Tu pinces les lèvres doucement alors que tu sers sa main dans la tienne. Un peu de courage Sio, ça va aller. Après un instant perdue dans le flot de tes pensées, où tout se mélangeait, tu secoues la tête pour reprendre tes esprits, observant le "bar" bondé. Inspectant la foule, en analysant comment tu pourrais te faufiler là-dedans pour passer devant tout le monde, t'as un sourire amusé qui apparaît sur tes lèvres "- Je vais nous chercher à boire, ne bouge pas." Tu t'apprêtes à partir, posant un pied devant, avant de t'arrêter, revenir en arrière et déposer un baiser aux coins de ses lèvres en souriant avec malice. Reculant en souriant, tu finis par lâcher sa main, et faire face au monde devant toi.

Prenant une grande inspiration, tu finis par te glisser entre les personnes. Tu te félicites d'être petite et un peu maigrichonne pour le coup, bien que tu te débrouillerais mieux si tu n'étais pas en talon et en robe puisque tu fais attention dès que tu te baisses un peu pour ne pas qu'on voit ta culotte. Frôlant un peu trop les élèves par moment, t'es persuadée d'avoir écrasée ton talon sur le pied d'une fille. "- Haha, oops !" Que tu lâches en continuant ton ascension vers les boissons. Ils ont tous attendu que je vienne pour s'agglutiner là. Tu vois enfin le bout quand tu vois la table, ravis de sortir de la foule. Entendant que ça râle un peu derrière, mais tu n'en fais qu'à ta tête, comme d'habitude. "- Ouai, ouai c'est ça." Tu marmonnes pour toi-même, en attendant tu sers les deux verres, sentant une présence désagréable à tes côtés. Toujours la même que tu tentes d'ignorer alors qu'elle te lance des regards entendus et plein de colère. Mais qu'est-ce qu'elle a, Barbie ?  

Tu restes silencieuse, mordant tes joues pour ne rien dire. Mais c'est elle qui brise le silence avec une remarque des plus intelligentes. "- T'en mets un de ces temps pour te servir." Tu gonfles tes joues en soupirant, te faisant ressembler à un hamster presque, avant de prendre tes deux verres. "- Je passe une excellente soirée, viens pas me gonfler avec des conneries." En vérité, tu n'as pas envie de tout gâcher, mais t'es a deux doigts de lui balancer un verre sur la tête. Alors, avec un sourire plein de malice, tu finis juste par ajouté "- C'est juste qu'on a VRAIMENT soif, si tu vois ce que j'veux dire." Fouineuse, sa place n'était pas à Gryffondor à celle-là. Tu t'apprêtais à repartir, dignement ou presque, quand tu l'entends marmonner ce qu'elle n'aurait jamais du dire. "S**ope." Retiens-toi, Retiens toi. Dans un geste rapide et vif, qui trahis ton expérience dans les conneries et bêtises, tu te retournes et le verre de ta main droite finit sur le visage de la demoiselle, alors que tu t'éloignes d'un pas rapide avant qu'elle ne réagisse. Et sous quelques applaudissements au passage.  

Retournant près de Connor, qui n'avait peut-être rien vue, puisque tu étais caché par la foule devant la bière, tu jettes un coup d'œil derrière toi pour voir si elle te suivait ou non. Tu le sais, tu auras droit à sa vengeance. Mais en attendant, elle était parfumée à la bière. Tendant le seul verre plein à Connor, avec un visage qui trahit ta fierté et ton amusement, ainsi qu'un fou rire naissant, tu finis par dire "- J'avais deux verres, mais le mien a accidentellement finit sur la tête de l'autre là." Tu accentues bien sur l'accidentellement, personne ne pourrait te croire. Tu hausses les épaules, ça valait le coup. "- Elle me le fera payer cher je crois, mais ce n'est pas grave, j'ai été sage cette fois." Tu parles, tu lui as quand même vidé un verre sur la tête sous les applaudissements de la foule. Oui mais tu ne l'as pas frappée. Observant ton verre vide, tu finis par mordiller les bords de celui-ci en relevant les yeux vers Connor, toujours aussi souriante, te glissant un peu à ses côtés pour réclamer un câlin. Qui l'aurais cru qu'un jour tu fasses ça ?   

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MessageSujet: Re: Comme un goût de Philtre de Confusion [ft. Siobhán O. Sullivan] Dim 8 Avr - 22:30

ft. Siobhán O. Sullivan

"Ça va être une bonne soirée, je le sens...!"


Ne pouvant s’empêcher de rire à l’entendre prétendre qu’elle n’était pas en tenue pour se battre, Connor haussa un sourcil mais son air moqueur suffisait pour répondre à la brune. Ce rictus goguenard sur les lèvres alors que ses yeux trahissaient toute la tendresse qu’il lui portait.
Avec Siobhán leur relation avait toujours été de cet ordre, se chamaillant l’un et l’autre. Chose qui avait souvent été source d’une certaine tension pour le brun à l’époque. Lui qui à cette période découvrait l’ampleur de l’attirance qu’il avait pour elle.

Tout cet agglomérat de nouvelles émotions pour elle et cette proximité entre eux avaient été aussi à l’origine du baiser au début de l’année. A l’époque il avait cru avoir mal interprété leur dynamique -après tout Connor n’était pas connu pour être le garçon le plus subtil qui soit -, et s’en était souvent voulu d’avoir gâché leur relation ainsi. Mais ce soir, elle semblait avoir donné raison à ses suppositions. Ce qui le ravissait amplement. Il ne savait pas ce qui avait déclenché ce revirement chez elle mais ne chercha pas à en connaitre la cause. A vrai dire, seul le résultat comptait, et celui-ci le comblait amplement. En refaisant le bilan de ces dernières minutes, il crut imploser tant il se sentait béni ce soir.

Sa poitrine se gonfla de bonheur quand il la vit refaire la moue pour retourner en bas. Ravi qu’elle n’ait pas envie de briser aussi cette bulle qu’ils avaient construite. Et il partageait tout autant cette réticence. Mais relativisa. Des soirées comme ça ils n’en auraient pas encore des milliers. Sachant qu’en plus il ferait ses bagages finaux dans quelques mois. Alors que des instants à deux, ils pourraient les multiplier autant qu’ils en auraient envie maintenant. Sur ce dernier point les papillons dans son ventre s’excitèrent.
Il se contenta de lui offrir son plus beau sourire quand elle lui assura qu’il allait tous les battre au Quidditch Pong.

«
Comme toujours, se vanta-t-il. »

En soit, il ne mentait pas. Mais la modestie était loin d’être un des traits connus du jeune homme. Il se tourna un instant en clignant des yeux alors qu’elle remettait en place sa robe et ses cheveux. Puis sur un ton qu’il voulut détaché, en se grattant la barbe, il ajouta :

«
D’ailleurs, j’espère que j’aurais le droit à une sacrée récompense. »

Qu’il accompagna d’une expression mutine. A vrai dire, il avait déjà eu accès à ce qu’il désirait - même plus. Mais il ne put s’en empêcher. Lançant un regard en biais à la jeune fille.
Puis il arqua un sourcil quand elle lui demanda son avis sur sa tenue. Potable, oui. Elle était même bien plus que juste potable - mais il garda ce commentaire pour lui-même. En revanche, cela se voyait qu’ils s’étaient clairement embrassés : elle n’avait plus du tout de rouge à lèvres, et ses cheveux étaient encore un peu emmêlés. Il lui offrit un sourire désolé.

«
Bah… On voit quand même qu’il s’est  passé quelque chose. Surtout tes cheveux, dit-il en lui pointant du doigt le haut de la tête où quelques mèches rebelles se battaient. »

Il se mordit la lèvre, s’en sachant à l’origine. Mais pas coupable pour autant. A vrai dire, les autres savaient très bien ce qu’ils avaient fait. Ils n’avaient pas besoin de le cacher inutilement. Puis il trouvait ce côté sauvage terriblement sexy. Comme si elle portait un peu les traces de leur aparté. Tout comme lui avait gardé les marques de ses baisers dans le cou. Trop fier de les avoir obtenues pour les effacer. Il loucha dessus une dernière fois dans le miroir, leur vue lui arrachant un sourire.

Puis se leva, la captant aussitôt qu’elle en fit de même. Le tenant au creux de ses bras. Et fut ravi qu’elle lui réponde qu’il était le seul. Non pas qu’elle n’avait pas le droit d’avoir eu un passé sentimental, mais… en fait si. Dans sa tête, elle n’en avait pas le droit. Ce côté exclusif lui plaisait. La brune était une fille relativement sauvage et se dire qu’il avait été le seul à pouvoir la dompter lui arracha un sublime sourire.
A vrai dire, il avait conscience d’être le seul à avoir toujours vu le charme de la jeune fille. Non pas qu’elle n’était pas physiquement attirante. Au contraire, Siobhán avait toujours été extrêmement mignonne. Ayant un visage plus joli que certaines autres filles plus appréciées par la gente masculine. Juste son caractère peu docile, sa manière de s’enfouir dans des vêtements trois fois trop grands, et surtout ce côté électron libre qui bouge tout le temps avait rebuté la plupart d’entre eux. Ces mêmes garçons qui ce soir se mordaient la langue en la voyant rentrer dans les codes de la beauté traditionnelle, et évincer toutes les autres.

Elle claqua un bisou sur sa joue avant d’entamer la marche. Ce devant quoi il roula des yeux, regrettant qu’elle s’échappe de ses bras. Mais ils n’avaient pas le choix. Il la suivit, rigolant en l’observant trainer des pieds. Mais en profitant pour la détailler. Dans cette robe, venant souligner toutes ses courbes, elle était sublime. Et terriblement attirante.
Cette envie de lui reprendre la main et de remonter, rien que pour rester que tous les deux lui prit la gorge. Mais il garda ses résolutions et se contint. Quoi qu’un peu intimidé de ne pas savoir quel profil adopter une fois en bas. N’osant lui demander s’ils pourraient être proches comme les quelques minutes avant ou si elle préférait se montrer plus discrète. Au pire il verrait bien… pensa-t-il.

Ils arrivèrent dans la pièce où l’ambiance ne semblait pas avoir faibli. Les gens avaient continué à boire et les langues semblaient s’être déliées, les laissant découvrir divers groupes de personnes qui d’habitude ne se seraient jamais côtoyées. Un rictus se dessina aux bords de ses lèvres, heureux que les choses se passent de cette manière. Il posa un regard vers l’Irlandaise à ses côtés, la voyant elle aussi tout sourire. Son cœur s’accéléra un peu, l’envie de la tenir contre lui lui revenant. Mais ne sachant que faire il se contenta de rester là, à ses côtes. Se retenant de passer son bras autour d’elle.
Surtout qu’il avait lui aussi vu certaines paires d’yeux se dresser sur eux, des chuchotis ressortissant tout aussi rapidement. Ce qui n’arrangeait rien à sa situation. Il maudit tous ces juges honoraires de se mêler de ce qui n’était pas leurs affaires. Si Siobhán et lui se plaisaient, en quoi cela changeait quoi que ce soit à leur malheureuse existence à tous ? Mais il se sentit lui aussi légèrement mal à l’aise. Et hocha la tête à la constatation de la jeune fille, les lèvres pincées.

«
Qu’ils aillent se chercher une vie… grogna-t-il simplement. »

Il rebalaya la pièce du regard. Fixant les personnes qui se permettaient de les jauger avec autorité. Les faisant tourner le regard automatiquement. Il n’avait aucune envie que ces connards assombrissent sa soirée. C’est alors qu’elle secoua la tête. Son regard céruléen convergea sur elle, interrogateur.

«
Ça va ? »

Mais elle lui répondit, retrouvant son sourire, qu’elle allait leur chercher à boire. Il acquiesça trouvant cela drôle qu’elle le propose. C’était pas au garçon normalement de le faire ? Cette pensée l’amusa et il enfonça ses poings dans ses poches. Il la vit faire un pas, un peu déçu au fond. Ne sachant pas trop sur quel pied danser vis-à-vis d’elle devant tout le monde.
Mais son cœur rata un battement quand elle revint vers lui. Lui déposant un baiser au bord des lèvres. Il écarquilla les yeux l’instant d’une seconde, attrapant sa main dans le geste. Glissant ses doigts entre les siens. Mais elle se recula trop vite, ne lui laissant pas le temps de lui répondre ou de l’attraper. Et il la laissa s’éloigner - perdant sa main dans le geste - son sourire s’agrandit. Il avait obtenu sa réponse – favorable en plus. Et se sentit tout d’un coup plus léger. Captant son air mutin sur son visage qui lui fit chavirer le cœur. Il observa son dos s’évanouir dans la foule qui devait être celle du buffet. Complètement amusé, se mordant la lèvre. Savourant encore une fois ce côté d’elle qu’il n’aurait jamais soupçonné, mais qu’il adorait déjà.

«
Hé Stevens ! Tu viens ? »

Il se tourna, observant certains de ses joueurs l’interpeler de la table du Quidditch Pong. A vrai dire toute la tablée avait le visage tourné vers lui. Tous le jaugèrent avec de grands sourires pleins de sous-entendus qui le firent soupirer, en se grattant l’arrière de la nuque. Mais il leur répondit, ne pouvant se dégager de son expression un peu idiote du garçon complètement séduit et ressortissant de minutes très agréables, déclarant avec un clin d’œil :

«
Après, promis, je viens vous bottez le cul.
- He beh, on ne savait pas Sullivan si peu partageuse. »

Il ne put s’empêcher de rire à la vanne comprenant très bien tous les sous-entendus qui y étaient cachés. A vrai dire, il ne pouvait les en blâmer. Il en aurait surement fait tout autant si l’un d’eux avait été dans sa situation. Et même s’ils étaient tous légèrement lourds, il savait qu’ils n’étaient pas mauvais envers lui. Ni envers Siobhán qu’ils appréciaient tous. Ravis surement de les voir réconcilier – et ce de la meilleure façon qui puisse être.

Ils retournèrent au jeu, et Connor attendit le retour de la brune, observant de loin où était ses amis. Ne voulant se mêler à la foule pour qu’une fois qu’elle soit revenue ils restent encore un peu tous les deux. Comme refusant encore de vouloir vraiment retirer leur intimité qu’ils avaient fondée dans la chambre.
Dans son inspection, il découvrit Tremlett discutant avec une des amies de Cordelia et Stevenson. Dodderidge quant à lui avait encore était trainé près de la sono pour danser avec une de leurs camarades. Il remarqua même son attrapeuse avec un garçon. Les deux avaient l’air proches ce qui le fit sourire. Dodderidge se faisait coiffer au poteau en beauté.

Quand Siobhán revint avec un seul verre il arqua un sourcil.

«
T’étais pas censée en ramener deux ? »

Et siffla quand elle lui expliqua le sort de son verre à elle. Bien que ça ne le surprit pas. Elle était comme ça, impulsive. Et en soit, imaginer Cordelia trempée de bière lui plut énormément, lui arrachant un sublime sourire moqueur. Il put l’observer l’instant d’après sortir de la foule pour s’enfuir dans les dortoirs des filles, suivit de près par un Tremlett légèrement désemparé qui se faisait hurler dessus. Ce dernier fut laissé à l’abandon aux pieds des escaliers, ne pouvant s’y rendre. Il sembla s’énerver et lança un regard à Connor, qui haussa juste les épaules en sa direction.
Le brun n’était en rien responsable des actions de Siobhán. Et s’il espérait qu’il intervienne pour la pousser à s’excuser il pouvait toujours rêver.

Il mena son verre à sa bouche et détourna les yeux, pour les replacer vers Siobhán qui venait d’ajouter le fait que Cordelia allait se venger. Ça c’était une évidence… il se permit de rigoler quand même.

«
Je crois qu’on a pas la même définition de sage. Puis fit une légère pause. N’empêche, ça fait un bien fou de la voir être remise à sa place.»

Il n’avait toujours pas digéré le fait qu’elle ait voulu les interrompre plus tôt dans la chambre. Cette nana, ni Siobhán ni lui ne lui devaient quelque chose. Il plongea dans les grands yeux de la jeune fille, récupérant le verre de bière.
Quand elle vint se poser à ses côtés, réclamant un câlin, il ne put s’empêcher d’afficher à nouveau cette expression niaise. Sentant sa poitrine se gonfler sous toute cette satisfaction qu’elle lui apportait. Ses papillons dansant encore dans son ventre sous l'effet qu'elle lui faisait. Que les nouveaux termes de leur relation impliquaient. Il se permit de lui déposer un bisou sur la tempe alors qu’un de ses bras passa autour de sa taille. La ramenant à lui. Un grand sourire séduit sur le visage.

«
Puis franchement, à toutes les soirées elle se comporte comme ça, revint-il sur le cas de Cordelia. Je pense qu’elle s'imagine pouvoir le faire parce qu’elle sort avec Tremlett – enfin sortir… il roula des yeux en oscillant la tête de gauche à droite. Enfin bref, vu qu’on organise en quelques sortes ces soirées, elle se croit tout permis. A chaque fois. Mais bon, en soit, maintenant t’as autant de légitimité qu’elle.»

Il fit une petite pause, se rendant compte de ce qu’il venait de dire. Ses joues se rosirent un peu et il toussota un instant. Avant de ramener son verre à sa bouche. Il en but une gorgée puis le tendit à Siobhán.

«
Tiens, on partage vu que Madame n’est pas capable de se tenir tranquille pendant plus de deux minutes. »

Une expression taquine sur le visage. Pourtant, il la serra un peu plus contre lui, raffolant de ces contacts avec elle. Il laissa de nouveau cette odeur d’agrumes venir le bercer. Alors que son regard revint embraser la pièce. Et fut à nouveau capter par O’neill et son prétendant. Il sourit. Visiblement, Siobhán et lui n’étaient pas les seuls pour laquelle cette soirée était bienfaitrice.
Mais à bien y regarder de plus près, il fronça les sourcils. Ce mec bien que portant leurs couleurs ne lui disait rien. Connor se savait ne portant pas tant que ça d’intérêt aux autres qui l’entouraient au quotidien – certes – mais tout de même, les gens ici faisaient partie de son environnement quotidien. Et ce type-là, il ne s’en souvenait vraiment pas.

«
Dis, interpella-t-il Siobhán en reprenant le verre après qu’elle ait bu. Tu le connais le mec avec O’neill ? Sa tête me dit rien. »









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MessageSujet: Re: Comme un goût de Philtre de Confusion [ft. Siobhán O. Sullivan] Mer 2 Mai - 11:41
Let's Dance !
Ft. Connor


Voir Cordélia partir avec une telle rage te donne une telle satisfaction que t'en souris jusqu'aux oreilles. Ça lui apprendrait à traiter les gens comme de la bouse d'hippogriffe. De jalouser, de manipuler, de faire de la merde en somme. Tu sais que tu es loin d'être parfaite, mais tu as quand même bien plus d'honneur que ce strangulot. C'était à se demander ce qu'on pouvait lui trouver. Ma pauvre Sio, tu es bien innocente. Ce même sourire trône sur tes lèvres quand tu reviens vers Connor, nullement gêné par ce que tu as fait. Et elle pouvait rêver pour avoir des excuses, elle avait déclencher cette guerre. Tu n'étais même pas effrayé par sa vengeance, prête à presque tout encaisser de sa part. Après tout, tu sais que tu peux être mille fois plus effrayante qu'elle.  

Ça t'était un peu égale d'avoir fait ça, quand bien même tout te retomberait dessus, tu ne regretteras jamais d'avoir donné une douche à la bière à la Gryffondor qui te sortait par tous les trous. Non mais pour qui elle se prenait à te juger alors qu'elle était la pire. Un léger vertige te prend la tête alors que tu appuies ta main sur ta tempe pour le calmer. Secouant vivement la tête, en reportant ton attention sur Connor. "- Non mais tu sais que j'aurais pu faire bien pire. Je me suis contenue pour ne pas trop faire me faire remarquer." Non ce soir, tu n'as pas tellement envie de faire le show, du moins juste te faire remarquer par Connor. Sans comprendre encore totalement d'où te vient toute cette confiance en toi alors que tu souris en sentant son baiser sur le front, son bras sur sa taille empourprant à nouveau tes joues. Mais ne te gênant en aucun cas.  

Tu finis par poser ton regard sur le valet de Cordélia. Grimaçant en te demandant si réellement c'était un couple ces deux-là. Et comme s'il lisait dans tes pensées il te répond une phrase que tu ne comprends pas vraiment. Tu as beau être confuse, il y a des choses qui t'échappes encore un peu. Tu hausses un sourcil, te demandant vraiment ce que signifiait sa phrase. Hésitant même à demander pour ne pas passer pour une imbécile heureuse. Les choses de la vie, on t'en a parlé, mais pas assez pour que tu fasses un lien directement sur ça. Tu roules tes yeux pour les remonter vers Connor, décidant de voir ça plus tard, l'écoutant, te mettant doucement à rougir alors que tu baisses tes yeux écarquillés vers la bière qu'il tient en main. Ça par contre tu l'as compris, ça te tend le ventre, te redonne chaud aux joues mais ça te fait sourire un peu plus, tu ne sais pas trop pourquoi. "- Mais c'est une véritable harpie cette fille. Comment il fait pour la supporter ?" Tu ne te rends pas compte que dans un certain sens, tu es aussi un peu insupportable. Mais tu ne joues pas sur le même terrain que Cordélia. Elle c'est une harpie, toi tu es plutôt une bourrine.  

Gardant tes joues empourprées, tu relèves un peu les yeux avec un sourire amusé. "- Je ne ferais jamais de scandale pareil." Tu ne promets rien, car après tout, tu te connais, tu es assez impulsive quand tu t'y mets. Tu glisses ton bras autour de lui avec un doux sourire, calant doucement ta tête sur son épaule en observant d'un air un peu rêveur la pièce. La gorge un peu nouée par les émotions, mais tu sais qu'elle va se dénouer bien vite.

Tu remontes la tête en prenant son verre, dévoilant un sourire largement amusé. "- Hé, c'est ma première bêtise de la soirée. Pour une bonne cause en plus." Il l'a dit lui-même que ça faisait du bien de la voir se faire remettre à sa place. Et pour être franche, ça t'a pas mal défoulé, satisfaite d'avoir clouée le bec d'une harpie. Les yeux à moitié clos alors que tu te laisses un peu aller à ses bras, tu as un soupire qui s'échappe de tes lèvres comme pour afficher ô combien tu te sens bien.  

Jusqu'à ce qu'il perturbe ta petite bulle –quoi qu'il en fît parti de ta bulle, en te demandant qui étais le mec avec Adria. Tu rouvres les yeux, les dirigeant vers Adria et vers son fameux prince charmant. Sans trop réfléchir sur le coup, tu t'exclames. "- MAIS OUI C'EST CA... leb. Caleb." Tu te mords l'intérieur des joues discrètement alors que tu baisses de trois tons d'un coup. Shit, t'as faillis tout cramé avec ton air excité là !Avec tous ce qu'il s'était passé, tu en avais complètement oublié que tu avais promis d'aider Adria et Caecus à se retrouver à la soirée, fournissant le nécessaire pour qu'il puisse se déguiser en Gryffondor, trouvant même cette idée de changer de tête. Promettant même de les couvrir, pour n'éveiller aucun soupçon. Mais Connor a su capter toute ton attention, te faisant perdre la tête au point d'en oublier cette histoire. Super la meilleure amie  

Maintenant, faut que tu fasses marcher tes neurones assez vite pour trouver une histoire crédible, cacher la présence de ton meilleur ami venu roucouler avec Adria. Bordel Cae, on a oublié de peaufiner les détails. "- Il est en sixième année, mais il est très discret. Des fois en cours j'oublie qu'il est là." Rattrapage aux branches comme tu peux, tu estimes ne t'en être pas trop mal sortie. Observant le petit couple en face de toi, tu en viens à te demander si c'est une bonne idée d'aller à leur rencontre ainsi. Mais tu brûles d'envie d'embêter ne serait-ce que cinq minutes Caecus. Qui aimes bien, châties bien il parait.  

Tu fais une petite moue hésitante, revenant à une certaine raison en te disant que ce n'était pas une bonne idée. Après tout, tu n'étais pas très douée pour mentir, alors t'afficher devant Caecus sans faire remarquer quoi que ce soit, tu n'es pas sûre que le stratagème aurait fonctionné. Quoi que, tu n'es pas sûre d'être très crédible en racontant tout ça. Alors, tu prends ton air le plus mignon avant de relever les yeux, d'un air innocent. "-  Ils ont l'air tellement mignon." Depuis quand tu trouves ce genre de chose mignonne toi ? Peut-être depuis que tu cherches à être lové dans les bras du grand brun à tes côtés. Chose quelque peu étrange pour tout le monde puisque tu sens encore les regards posés sur toi d'un air étonné.  

Cherchant alors à attirer à nouveau l'attention de Connor sur toi, afin qu'il ne s'intéresse plus à Caecus, tu glisses sur la pointe des pieds pour déposer un baiser aux coins de ses lèvres. Par Merlin, il est tellement grand. Obligé de prendre un certain appuie sur son épaule valide pour ne pas tomber, pour limite sautiller afin de le toucher. Avec cette pensée idiote que tu aurais dû manger plus de soupe quand tu étais gamine pour grandir un peu. Même Aedan était plus grand que toi à quatorze ans. Frustrée à l'idée de rester toujours la plus petite. Mais ce n'était pas grave, tu aurais cette occasion de découvrir ce que ça faisait de se sentir en sécurité dans les bras de Connor. "- T'es trop grand, rétréci un peu !" Que tu lances d'un air amusé alors que tu appuies sur son épaule en douceur pour l'inciter à se baisser un peu. Alors que tu passes tes bras autour de lui, comme si c'était naturel. Trop naturel pour être vrai. Mais après tout, tu ne tiens pas forcément bien l'alcool, et tu as déjà un peu trop bu pour ton propre bien.

Tu regardes par-dessus son épaule, vers la table de Quidditch Pong. Tu n'as pas réellement envie de te confronter à nouveau à lui dans ce jeu, bien trop brute malgré toi pour pouvoir gagner après tout, mais en voyant tous les mais de Connor autour de la table, tu fais une petite moue en souriant. "- Tu sais, si tu veux aller jouer, tu peux." Un sourire se dessine sur ton visage alors que tu déposes un baiser à nouveau sur sa joue. "- Il se pourrait même que tu es à nouveau une récompense si tu gagnes." Une promesse que tu comptes à nouveau tenir alors que tu poses ton regard dans le sien avec des yeux pétillants de malice.

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MessageSujet: Re: Comme un goût de Philtre de Confusion [ft. Siobhán O. Sullivan] Sam 26 Mai - 21:19

ft. Siobhán O. Sullivan

"Ça va être une bonne soirée, je le sens...!"


Ses lèvres s’étirèrent en l’entendant parler de sa capacité à faire pire qu’un verre de bière sur la tête. Il acquiesça dans un rire sincère.

«
Je n’en doute pas. »

A vrai dire, il le savait mieux que quiconque. L’ayant même découvert à ses dépens lorsqu’il avait eu l’audace de l’embrasser quelques mois plus tôt. Revoyant cette époque comme s’il se trouvait à des années lumières d’elle maintenant. Ce qui lui retira un sublime sourire en constatant cette avancée qu’ils avaient fait en quelques heures. Il ne put tout de même s’empêcher de se baisser vers elle, pour lui souffler à l’oreille – se délectant encore de son odeur - :

«
Tu as un très bon crochet du droit d’ailleurs. »

Puisque maintenant ils étaient passés au-dessus de ça, il pouvait se permettre de plaisanter sur cette expérience désastreuse qu’elle lui avait donnée en octobre dernier. Trouvant même l’anecdote très amusante maintenant qu’il pouvait la serrer dans ses bras. Cette petite sauvage qui ne faisait jamais les choses comme les autres. Ce qui surement le rattachait plus fortement à elle. Quoi qu’il avait bien finit pas croire ne jamais réussir à l’amadouer à un moment…
Bien entendu, si on lui demandait s’il se serait passé de ce magnifique épisode, il aurait sans hésiter déclaré que oui. Mais ce qui était fait, était fait. Préférant pardonner à cette petite femme impulsive. A vrai dire, il l’avait fait depuis un moment. Ne pouvant se permettre de lui en vouloir trop longtemps. Il ne chercha d’ailleurs pas à savoir ce qui avait vraiment changé la donne entre eux en si peu de temps ; se contentant amplement du résultat qui lui faisait tourner la tête.

Ainsi il ignora Tremlett, bien trop occupé à profiter de sa bonne soirée pour se soucier des autres. Il estimait aussi avoir déjà assez pris sur lui pour son ami avec cette soi-disant « copine » chiante comme tout pour continuer ce soir-là. Et ce même en l’honneur de leur amitié.
Qu’il se débrouille avec Cordelia, Connor ne s’en mêlerait pas. Il avait bien mieux à faire que de venir se soucier des histoires de cœur – et de fesses – de son camarade. Décidant d’opter pour l’égoïsme. Surtout que la brune ne pouvait s’en prendre qu’à elle. Agissant à son bon vouloir et dépassant souvent les bornes.

De plus, l’Irlandais n’avait pas à se justifier des moindres faits et gestes de Siobhán. Elle était libre d’aller renverser un verre bière sur qui elle voulait, et autant qu’elle le voulait. Quoi que par trop quand même… c’était du gaspillage… En tout cas, Connor n’avait aucune intention de faire la police après.
Ou plutôt, il se gardait ce droit si par malheur elle en venait aux mains – ne jamais sous-estimer l’impulsivité de la petite Irlandaise. Auquel cas, il se verrait dans le devoir de la maitriser. D’ailleurs cette image la fit encore plus sourire bien qu’il fut très heureux que sa brunette s’en soit abstenue sur le moment. Ils avaient bien mieux à faire que de se prendre la tête pour une vieille harpie.

Il fut d’ailleurs beaucoup amusé que l’Irlandaise ne cesse de se justifier au sujet de son altercation avec Cordelia. Et s’apprêta à lui répondre d’arrêter de se prendre le chou – après tout, il s’en moquait, la brune l’avait mérité -, mais fut arrêté par sa question sur la relation entre son ami et l’autre garce.
Le regard se baissant sur elle et ses petites joues rosies qu’il trouva adorable – ignorant qu’il en était la cause. De nouveau gagné par ce flot de tendresse qu’il lui portait. Au départ il ne crut pas vraiment en l’innocence de sa question, l’envie de répondre tout bonnement « Le cul, tu veux que ce soit quoi d’autre ? » le taraudant. Mais il se contint, se rappelant à qui il avait à faire. Ne pouvant tout de même pas s’empêcher de se moquer d’elle.

«
Quand je te dis que tu es trop jeune, la gratifia-t-il d’une petite raillerie en rigolant tendrement. »

Quoi qu’en haut, il avait vu un bout de femme qui n’avait pas tant froid aux yeux que ça. Et pas si innocente. Vibrant légèrement à ce souvenir. Et remerciant Merlin qu’on les ait interrompus. Il ne fallait pas aller trop vite avec elle.
Les yeux ne pouvant se retirer de son air malicieux, il se sentit sur l’instant incapable de lui expliquer les tenants et aboutissants de l’histoire entre son ami et l’autre harpie. Qui plus est, s’il avait à être honnête, surement aurait-il déclaré qu’en parler aurait immiscé des images bien trop dégoutantes dans son esprit.

De ce fait, il préféra plutôt se concentrer sur la petite lionne, ne quittant pas son air amusé qui s’intensifiait peu à peu sous l’effet de l’alcool. Son humeur devenant légèrement badine sur l’instant avec ce type de conversation. Et se permit de glisser à l’oreille de la jeune femme :

«
Je t’apprendrais pourquoi, t’inquiète pas. »

Chose dite plus comme une blague - pour lui-même - qu’un réel projet qu’il avait l’intention de mettre en œuvre. Quoi que… il n’aurait pas craché dessus. Mais opta de ne pas trop y penser. Elle lui faisait bien trop d’effet pour qu’il se permette dès lors ce type d’aventures mentales. Sachant aussi qu’en parallèle, il ne voulait aucunement trop se monter la tête. Estimant déjà ce qu’il avait eu jusqu’ici comme amplement satisfaisant. Surtout qu’il était sa première expérience, ce qui lui mettait un peu plus le holà sur ses faits et gestes avec cette petite lionne.

Il se laissa par la suite aller à une once de curiosité qui le prit de court quand elle avança avoir shampooiné à la bière Cordélia pour la bonne cause. Intensifiant qu’encore plus son humeur goguenarde. Il arqua un sourcil tout en répondant à son grand sourire - qu’il trouva affreusement mignon.

«
Tu deviens une petite justicière masquée alors ? se moqua-t-il, tout en tapotant à nouveau sur le bout de son nez avec tendresse, avant de reprendre sur un ton railleur : Au fait, elle a fait quoi exactement ? »

Parce que bon, s’il s’avérait que Tremlett venait lui en toucher deux mots plus tard, il ferait mieux d’au moins connaitre les détails de ce qu’il s’était passé. Même s’il ne voulait pas s’en mêler. Il connaissait Cordelia et savait déjà qu’elle allait faire tout un flan de l’histoire. Ce qui le forcerait surement à devoir intervenir, même si au fond il n’avait aucune envie de devoir prendre le camp de Siobhán devant son ami. Cherchant absolument à éviter la moindre guerre de copines. D’ailleurs aucune des deux filles n’étaient réellement la copine de l’un ou de l’autre. Alors à quoi bon se prendre la tête ? Mais il préférait prendre ses précautions. Surtout qu’il se doutait que la brunette n’avait pas cherché le conflit. Ou tout du moins, pas entièrement.

Ainsi, il laissa la réponse venir. Qu’il écouta, tout en la serrant un peu plus dans ses bras. Cet air niais reprenant son visage en la sentant complètement à l’aise à ses côtés. Ce petit soupire qui s’échappa de ses lèvres accentuant la danse frénétique des papillons dans son estomac. Dis donc, ça changeait de son attitude dans le placard à balais où elle avait été aussi tendue qu’un arc !
Il s’amusa de cette différence tout en étant conscient qu’elle pouvait aussi s’appliquer au matin même où elle avait encore ignoré le moindre dans ses ordres pour la préparation du match. Petit détail qui le fit tiquer sur le moment.

«
Au fait, faudra qu’on parle de ton insubordination ces derniers mois. C’est moi le Capitaine et on écoute mes ordres. Même quand on est une petite batteuse qui n’en fait qu’à sa tête. »

Se montrant honnête tout en sachant très clairement qu’elle ne pouvait le prendre mal. Ni son ton, ni son sourire témoignait d’un véritable reproche amer. Ainsi que surement ses douces caresses dans son dos alors qu’elle le fixait avec ses grands yeux qui accélérèrent les battements de son cœur. Elle était vraiment trop mignonne.

«
Et fais pas l’innocente, finit-il par susurrer, la dévorant des yeux ce qui ne lui donna aucune crédibilité. »

Il ne se rendit pas compte de la faculté de la petite brune à le rendre véritablement niais. N’arrivant pas ce soir-là à reprendre contenance. Bien trop soulagé et ravi de la tenir près de lui. Il passa une de ses mèches derrière son oreille. Lui dédiant un dernier grand sourire avant d’être happé par les activités hors de leur bulle. Notamment par son attrapeuse, et ce cavalier qu’il n’arrivait décidément pas à reconnaitre malgré qu’il arbore ses couleurs.

Il fronça un peu plus de sourcils quand Siobhán commença à énoncer son nom. Le cœur ratant un battement pendant un instant quand il crut avec certitude qu’elle allait donner le nom de l’autre abruti d’Avery. Mais elle finit plutôt par lui présenter un certain Caleb. Un mec tapisserie d’après ce qu’il comprit. Rien d’important dans ce cas. Mais dont il nota la description avec beaucoup de malice dans le but de s’en servir contre Dodderidge dès qu’il le verrait – cet ami ayant un léger penchant pour la cinquième année.
Il ne put s’empêcher de rire tout de même quand elle eut finit son discours sur ce type, lui avouant le quiproquo naissant qu’elle avait failli déclencher :

«
J’ai cru un instant que t’allais dire que c’était Avery, déclara-t-il, hilare. T’imagines, un peu plus et ce pauvre type se retrouvait avec une armée de Gryffondor prêt à lui faire passer un mauvais quart d’heure. Même sa mère ne l’aurait pas reconnu, je peux te le dire. »

En effet, pour Connor, si jamais le Serpentard venait à s’introduire chez eux – surtout lors de l’une de leurs fêtes -, il savait qu’il n’hésiterait pas une seule seconde à lancer l’offensive. Pouvant compter sur la plupart de ses camarades qui rêvaient, suite aux dernières attaques du début du mois, de casser du vert et argent. Surtout un Sang Pur comme Avery. Quelle proie formidable. Et ce même s’il était le meilleur ami de l’Irlandaise.
Le jeune homme encore hilare, ne se douta pas de du ridicule de ce qu’il venait de déclarer et encore moins qu’en effet : il avait bien le blond sous les yeux. Il n’eut aussi pas conscience de l’insulte lancée, ignorant le décès de la mère de ce dernier. Les deux pieds dans le plat, tel le grand benêt qu’il était. Il n’eut qu’un bref doute quand il la vit pouffer directement après ses mots.

«
Pourquoi tu ris ? »

Relevant aussitôt les yeux vers le couple que formait son attrapeuse et l’autre idiot. Mais à nouveau, l’Irlandaise se montra habile en détournant son attention, lui volant un bref baiser qui lui fit oublier très rapidement l’existence des deux autres. Occupant entièrement son esprit avec cette petite silhouette qui lui retira à nouveau un rire franc quand elle dût s’hausser sur la pointe de ses pieds ainsi que s’appuyer sur lui pour l’atteindre. Lançant encore avec cet air innocent une petite remarque quant à la taille du jeune homme. Après tout, il devait bien y avoir au moins 25 cm de différence entre eux.
Il se baissa tout de même comme elle lui intimait physiquement, fermant ses bras autour de sa taille pour la ramener un peu plus contre lui. Encore médusé par cette façon dont leurs corps se complétaient avec harmonie.

«
T’as qu’à pas être naine. Je sens déjà les torticolis que je vais avoir demain, plaisanta-t-il en se massant la nuque. »

C’est alors qu’il capta du coin de l’œil ses amis à la table de Quidditch – tous tournés vers eux et semblant apprécier le spectacle qu’il donnait avec la jeune femme. Ne pouvant s’empêcher d’afficher un rictus sur son visage, à demi-exaspéré mais aussi amusé par leur comportement. Il ne tarda pas d’ailleurs à leur lancer un discret doigt d’honneur dans le dos de la brunette qu’ils accueillirent par des rires moqueurs. Bande de débiles...

Leur présence n’échappa surement pas aussi à l’Irlandaise puisqu’elle lui intima de les rejoindre. Lui arrachant un grand sourire satisfait. Revoyant dans sa tête ses anciennes relations qui l’avaient toujours privées lorsqu’il était avec elles d’oser les quitter pendant cinq minutes. Vraiment, la brunette était différente. L’attachant toujours un peu plus à elle.
Vibrant alors qu’elle lui indiquait qu’il aurait certainement une récompense les secondes qui suivirent. Des frissons le parcoururent de toutes parts suite à son baiser. Ressentant encore ses lèvres sur sa peau. Contact qu’il aurait souhaité bien plus long.

Il plongea une nouvelle fois dans son regard mutin. Les deux bleus se faisant face. Complètement désarçonné face à la beauté des étendues qui s’offraient à lui. Ne pouvant s’empêcher de profiter de cette proximité pour lui donner un bisou esquimau.

«
J’y compte bien, souffla-t-il. »

Et accepta l’offre de la jeune femme, se détachant d’elle lentement. Non sans oublier d’attraper le verre qu’elle tenait dans ses mains. Dont il but d’une traite le contenant avant de le lui rendre vide. Accompagnant son geste d’un clin d’œil provocateur.

«
Histoire que je leur offre un avantage à ces demeurés, se justifia-t-il goguenard, ils en auront bien besoin crois-moi. »

Ha ça oui, c’était le moins qu’il pouvait faire pour eux. Il était bien décidé à gagner. Motivation qui alimenta toute sa curiosité et sa volonté. Se demandant ce qu’elle prévoyait de faire en cas de victoire - même s’il en avait déjà une petite idée, ce qui étirait rien que par la pensée ses lèvres dans un sourire taquin.

«
Puis comme ça, ça évitera que tu le lances sur on ne sait qui, ajouta-t-il avec malice. Gaspiller la bière comme ça… il secoua sa tête dans une désapprobation exagérée. »

Et prit la tangente vers la table de Quidditch Pong où ses amis l’accueillirent avec des mines moqueuses imprégnées sur le visage. Il savait que ce n’était pas méchant, et surtout qu’ils devaient tous être surpris. Certains étonnés par l’attrait que le brun pouvait avoir pour cette Irlandaise – aux antipodes de ses précédentes copines. Alors que d’autres devaient surement se demander s’ils avaient hallucinés le fait que Siobhán n’avait jusqu’à présent cesser de déclarer ne pas être intéressée par les garçons – discours d’ailleurs qui avait souvent été mal interprété…

«
Allez-vous acheter une vie… soupira le brun en étirant le bras vers la gauche pour récupérer le petit souafle qu’on lui lança mal aussitôt qu’il ait atteint leur niveau, ce pour quoi il s’indigna : Vous êtes vraiment mauvais au lancer ! Ça m’étonne même pas que je sois toujours le vainqueur avec vous.
- C’est ça, lui rétorqua-t-on. Fais le beau devant ta belle, Stevens. »

En entendant ces mots, il se tourna derrière lui s’apercevant qu’elle l’avait suivi. Ce à quoi il ne s’attendait pas vraiment, l’imaginant peu vouloir être spectatrice – ses précédentes copines lui rabâchant sans cesse que c’était inintéressant. Mais la voir prendre place parmi les différentes têtes déjà présentes lui arracha un superbe sourire qu’il ne contrôla pas. Elle était bien plus que spéciale.
Son sourire s’intensifiant un peu plus quand il entendit les autres l’interpeller sur la brunette de milles et unes blagues. Faisant des allusions bien lourdes sur leur relation naissante.

«
Tu as ta pompom girl attitrée dis donc. On en deviendrait quasiment jaloux. »

Connor se paya même le luxe de l’ignorer, laissant la brune le moucher comme elle savait si bien le faire. Elle n’avait pas besoin de lui pour se charger de sa défense. Du moins, pas pour ce genre de cas. De plus, il adorait la voir faire. Répondant sans mâcher ses mots aux autres – ce qui contrastait toujours avec son air enfantin et sa silhouette toute frêle. Par ailleurs, c’était cette capacité-là chez elle qui avait piquée l’intérêt du grand brun. Une petite lionne capable de sortir les griffes finalement.

«
Allez au lieu de dire des bêtises, vous ne voulez pas qu’on joue plutôt ? »

Lançant un dernier regard provocateur à son adversaire qui lui fit signe de débuter le match. Trop simple. Le lancer : c’était son dada. Son défaut résidait peut-être dans le fait de devoir encaisser chaque tir vainqueur, de ceux qui lui faisaient face, pour arriver premier – soit en général dix personnes. Mais bon, cette fois-ci il avait sa petite motivation. Et surtout, il se moquait de comment il finirait, sachant clairement qu'il avait juste prévu de finir la soirée en se faisant papouiller sans cesse par sa jolie brune.
Il lança alors le petit souafle qui atterrit aussitôt dans l’un des gobelets trônant sur le bord de la table adverse deux secondes plus tard.

«
Allez, on enchaine, intima-t-il en faisant un moulinet de son poignet, impatient face à l’autre qui prenait du temps à boire son verre. J’ai une récompense à gagner moi ! »

Il lança un regard en coin à l’Irlandaise, non sans oublier d’à nouveau brandir son majeur à l’abruti qui lança derrière lui : « Nous aussi on a le droit à la récompense si on gagne ? ». Il en était hors de question. Elle était à lui.









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MessageSujet: Re: Comme un goût de Philtre de Confusion [ft. Siobhán O. Sullivan] Ven 22 Juin - 16:45
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Ft. Connor


Tu t'étonnes tout de même qu'il s'amuse du fait que tu l'as frappé il y a quelques mois. Estimant ce soir que tu avais agis avec trop d'impulsivité, un peu trop violement pour l'ampleur de ce qu'il avait fait. Si souvent tu t'en étais voulu, jamais tu n'avais estimé non plus que tu devais t'en excuser. Même là, tu ne fais que prendre un teint écarlate exprimant une certaine honte. Bien que là, tu te rattrape totalement en restant dans ses bras, profitant de cet instant en te disant qu'au final, ce n'était pas si mal que ça, qu'un peu de tendresse et d'affection ce n'était pas aussi horrible que tu le pensais, même relaxant. Ou alors c'était aussi l'effet de l'alcool. Certainement les deux.  

L'innocence même de tes mots font rire Connor alors que tu relèves les yeux, haussant les sourcils, les yeux pleins d'interrogation. Ses mots de baladent dans ta tête, tu es trop jeune, cherchant un sens à tout cela. Comment tu pouvais être trop jeune en n'ayant qu'un an de moins que lui ? D'un côté, on pouvait comprendre Connor puisque tu es trop naïve, ou plutôt ignorante du côté sexuel de la relation entre les deux autres. Ce genre de détails ne te sautent pas forcément au visage, toi qui est toujours trop occupé à faire des bêtises où réfuter l'autorité. "- J'ai l'impression d'être une enfant quand tu dis ça !" Tu sors une petite moue boudeuse, restant un instant dans ta réflexion. Néanmoins amusé par la situation, par Connor qui ne semblait pas décidé à répondre à ta question précédente. Jusqu'à ce qu'il glisse à ton oreille ces quelques mots qui te font prendre un air toujours aussi interrogatif. Laissant échapper "- M'apprendre ? Genre tu veux me montrer ce qu'ils font ? Mais... OH !"

Tes neurones semblent se remettre en place alors que tu finissais ta phrase. Tu piques un fard en enfouissant ta tête dans son torse pour le cacher. "- Je suis tellement idiote !" Surtout de ce côté-là. Pour dire la vérité, tu n'y as jamais songé, à ce moment où tu passerais à l'acte – si un jour tu passes à l'actes, persuadée dans le fin fond de tes pensées que ce n'est toujours pas le moment. Et qu'il n'était pas prêt d'arriver. Pauvre Connor... Le pauvre, le pauvre, tu es tout de même bien docile depuis le début de la soirée. Étrangement même. Alors qui sait, peut-être qu'un jour... C'est pas le moment de penser à ça, Sio.  

Revenant sur le thème Cordélia, tu finis par hausser les épaules. "- Disons que c'est une accumulation de chose qui font que... J'ai pas su me retenir." Ce n'était pas très clair, mais tu n'as pas non plus envie d'envenimer la chose. De toute façon, il avait très bien vue que savait te défendre seule, même si cette pauvre bière n'avait rien demander à personne. "- Elle m'a insulté. Mais tu sais, elle fait des conclusions un peu hâtives alors qu'elle n'est pas très bien placée pour lancer ce genre de mot." On pourrait presque croire que tu es devenue sage. Bien qu'en vérité non puisque tu t'es déjà vengée. Maintenant que tu as compris ce à quoi Cordélia s'occupait avec Tremlett, tu te dis qu'en vérité, elle avait dû se regarder dans une glace. Avant de secouer la tête et de sourire d'un air amusé. "- Et au pire, ce n'est pas grave, si elle se venge, je me re-vengerais encore. Ce n'est pas elle qui va me faire peur." Oh non, tu n'as pas peur d'elle, ni des punitions, ni des points en moins, et ça Connor le savait parfaitement. Il t'avait vu à l'œuvre, pouvant presque affirmé que tu excelles dans l'art d'embêter le monde.      

Tu finis par relever la tête en l'écoutant, prenant un faux air outré en croisant les bras, mais en restant contre lui. Ton air renfrogné qui ne bouge pas alors que ta mauvaise foi se met en route, tu tournes la tête sur le côté en fermant les yeux. "- J'vois absolument pas de quoi tu parles. Je t'écoute toujours." Ce qui n'était pas faux. Tu avais pris un malin plaisir à l'ignorer pendant ses explications, bien avant qu'il essaye de t'embrasser la première fois. Juste pour le voir s'énerver, pour t'amuser. Il savait également que tu n'étais pas typée pour être une élève modèle, ce même au Quidditch. "- Tu ne peux pas dire que pendant les matchs, j'applique pas ce que tu as dit !" Tu relèves la tête avec un petit air de défi et pointant ton doigt dans son torse. Cachant une envie de rire qui te prend malgré tout. Tu le savais qu'un jour, il t'en parlerait de ton ignorance durant les entraînements. Et en toute réponse à son Fais pas l'innocente tu finis par lui tirer la langue d'un air totalement mature et adulte alors que tu décroises les bras pour les passer autour de lui. Gardant ta moue boudeuse mais néanmoins adorable transpercé par un sourire lorsqu'il remet tes cheveux en place. Comme si en vérité tu n'arrivais pas à vraiment le bouder.  

Et si tu étais bien dans cette bulle, la vision d'Adria avec ce "gryffondor" te déclenche un grand sourire, oubliant carrément que tu devais être discrète vis-à-vis de Caecus. Enfin, de Caleb pour le coup. Manquant de dévoilé à Connor la véritable identité du jeune homme et de créer l'apocalypse dans la salle commune. Tu mords fortement ta joue pour ne pas en dire plus. Tu secoues la tête doucement, surtout après ses dires. Oui c'est bien ce que je craignais. Mais s'il savait que Caecus n'était pas si terrible, s'il ne voyait pas que la surface. "- Connor.... " Tu ne peux pas t'empêcher de rigoler doucement, la supercherie était belle, il n'y voyait que du feu. Mais quand il parla de sa mère, tu laisses passer une grimace qui voulait tout dire. Continuant de rire doucement, mais d'un air un peu plus nerveux. "- Rien, je t'expliquerais un jour." Comme si la vie de Caecus pouvait intéresser Connor, mais ce n'était ni la place, ni le lieu d'en parler. Pas pendant une si bonne soirée.  

Et habilement, tu attires son attention pour changer de sujet sur sa taille, sur le fait que malgré tes talons tu dois te mettre sur la pointe des pieds pour déposer un simple baiser. "- Oh on en parle de mes orteils en bouillies hein ?" Un fin rire s'échappe de tes lèvres alors que tu finis par ébouriffer ses cheveux d'un air toujours aussi amusé. "- Je te ferais un massage va, si ce n'est que ça."Si seulement tu avais su...  

Entendant les rires derrières toi, tu finis par l'inviter à rejoindre ses amis, défendre son honneur au Quidditch Pong encore une fois, promettant une nouvelle récompense s'il gagnait. Avait-il vraiment besoin d'une récompense pour avoir tes faveurs ? Gardant ton sourire amusé devant son air frimeur, ce qui te plaisait d'autant plus fallait l'avouer, tu le laisses prendre le verre et le finir avant de te taquiner encore une fois sur ce verre vidé sur Cordélia. Tu secoues la tête en rigolant doucement, roulant des yeux sur le côté. "- Je ne l'aurais pas refait une seconde fois, ne t'inquiète pas !"

Tu le laisses s'éloigner, mais tu ne manques pas de le suivre, te mettant sur le côté de la table pour observer. Ne pas perdre une miette de ce qu'il se passe. Et aussi subir les rires les moqueries des gens autour de vous. Comme si tu étais un animal de foire, tu finis par lever les yeux au ciel. Tu as promis que tu serais sage cette fois, que plus aucun verre ne finirait sur la tête de qui que ce soit. Bien que tu t'y sois préparé mentalement, les blagues se font bien lourdes à votre sujet, ce que tu encaisses plutôt sans broncher au départ. Pinçant les lèvres jusqu'à ce que tu n'y tiennes plus. "- Est-ce que j'ai l'air d'une pom pom girl ? Vraiment ?" Mais ce n'était qu'un début.  

Et alors que tu observes Connor faire le beau, tu entends au loin cette merveilleuse phrase : "Hey Sullivan, on te croyait plus moules que frites !". Tu tournes la tête en haussant un sourcil répondant à tout va dans l'assemblée "- Et ta sœur, elle bat le beurre ?" D'un air exaspéré. Tu en viens à te demander si tu as toujours été un spécimen que les gens ont étudié toutes ces années, attendant le moment où tu montrerais enfin de l'intérêt à quelqu'un pour te vanner. Songeant qu'au final, ils n'avaient juste pas de vie assez intéressante pour s'occuper de celle des autres à ceux point-là.  

Reposant tes yeux sur Connor à qui tu adresses un doux sourire, tu entends à nouveau un rire moqueur à côté de toi. Serrant ton poing dans tes doigts, tu finis par mettre un énorme coup de coude à celui qui s'esclaffait à tes côtés. Au bout d'un moment, quand tu aurais frappé tous ceux autour de la table, ils comprendront peut-être. Laissant échapper un soupire exaspérer en entendant le mec tousser à cause de ton coup. Entendant au loin un autre abruti qui demandait une récompense de ta part s'il gagnait. Non, mais c'était la fête ! Et alors que ton doigt se lève en même temps que celui de Connor, tu te retournes juste pour lancer "- Faudrait déjà que tu gagnes, espèce de naze !" Sous entendant que même pas en rêve tu aurais parié sur lui déjà, et que jamais tu n'offrirais de récompense à quelqu'un d'autre que Connor.

Tu reposes les yeux sur la table, l'observant lancé tour après tour, souriant à chaque tir réussit et applaudissant en sautillant. C'était peut-être ça qui te donnait un air de pom-pom girl. Pensée qui calma de suite tes sautillements alors que tu tournes la tête vers ton voisin semblant près a te railler encore une fois. A croire qu'un coude dans les côtes ça ne suffit pas. "- Fais gaffe à ce que tu dis, j'peux frapper plus fort encore. Même déguisé en fille." Cette phrase te semblait peu menaçante, pourtant, le type se retient, alors que tu secoues à nouveau la tête.

Et si le jeu te passionne d'un côté, tu sens tes jambes se mettre à bouger sur place, signe d'impatience, comme si ça devenait trop long. Hyperactivité qui te reprend. Ou alors tu as juste envie d'accélérer la récompense. Tu attends qu'il ait finit son lancer -qu'il réussit forcément pour t'avancer discrètement, frôler sa hanche avec tes doigts et glisser à son oreille, histoire de garder ça entre vous et en plus de faire commérer "- Je pense que ta récompense elle est prête..." Les yeux pétillants, tu déposes un vif baiser dans son cou, puis tu t'éloignes en lui adressant un sourire mutin. Disparaissant dans la foule pour en ressortir de l'autre côté, près de l'escalier, d'un air amusé, sachant que tu n'attendrais pas longtemps avant de le voir réapparaitre. Comptant les secondes juste pour t'amuser de voir à la vitesse à laquelle il viendrait à toi.  

by Epilucial






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MessageSujet: Re: Comme un goût de Philtre de Confusion [ft. Siobhán O. Sullivan] Lun 25 Juin - 12:54

ft. Siobhán O. Sullivan

"Ça va être une bonne soirée, je le sens...!"


Beaucoup scandait qu’une femme belle était tout ce qu’il leur fallait. Quémandant seulement qu’elle ait tout ce qu’il faut là où il le faut. L’apparence suffisant à leur âme bien superficielle. D’autres misaient plus sur les femmes douces. Tendresses incarnées, capables en deux caresses de les apaiser. Il y en avait encore certains qui auraient tout donnés pour une femme séductrice. Sauvage et incroyablement tentatrice.
Pour ce qui était de Connor, le cœur du jeune homme cherchait – sans trop qu’il en ait lui-même conscience – quelque chose d’encore bien différent. Plus une amie qu’une amante. Quelqu’un de similaire à ses traits de caractères, enjouée et vive. Une personne déterminée et indépendante avec qui il se voyait collaborer au fil du temps. Rire, jouer, se taquiner, partager chaque chose qu’il était susceptible d’apprécier. Aussi, qui ne l’embêterait pas avec divers caprices dont il raffolait si peu. Bien trop direct pour accepter celles qui ne disaient jamais rien clairement.

Par ailleurs, lui-même était connu pour sa franchise. Surement un peu brute et sans subtilité. La langue n’ayant aucune crainte de se délier quand il pensait quelque chose. Mais incroyablement honnête dans ses attachements. Un homme loyal à ses amis, extrêmement protecteur. Certainement pas le meilleur confident, mais conservant une main toujours tendue lorsque le besoin s’en faisait ressentir.

C’est ainsi que pour ce grand brun - qui n’aimait s’embrasser de détails futiles -, les relations amoureuses n’avaient jamais été très simples. Relativement mignon, sociable, l’esprit de leader qui ne le cachait jamais dans la masse, et sportif, il avait souvent été sollicité par la gente féminine. Savourant dans son égo l’intéressement suscité de prime abord pour au final découvrir une profonde lassitude les jours passant. En effet, les choses avec lui se concluaient rarement en une vraie relation, tant on le retrouvait rapidement agacé par les efforts demandés par ses potentielles partenaires. Incapable de trouver la volonté de s’attacher autrement que par une certaine affection amicale à ces jeunes femmes. Et d’exprimer la moindre volonté à juste être tendre avec elle. Rien ne paraissait naturel à chaque fois.

Alors, pour toute personne présente dans cette pièce, il était normal qu’il soit absurde de retrouver le brun, tenir dans ses bras l’une des filles les moins faciles que la maison Rouge et Or avait en son sein. Mélange surement incongru connaissant les deux par ailleurs. Tous ignorant cette attirance qui liait le poursuiveur à sa batteuse, l’Irlandais ayant toujours bien prêté attention à la tenir cachée des personnages indiscrets quand il en avait lui-même pris conscience.
Au début, il fallait l’avouer, honteux tant ses camarades ne cessaient de répéter à propos de la brunette qu’elle n’avait rien d’une fille, pour au final juste préférer préserver son amitié avec elle qui comptait énormément à ses yeux en prenant de l’âge.

Pourtant, il avait fini par plier le genou l’année précédente sous le poids de ses sentiments qui, mélangées aux hormones adolescentes, s’étaient faits un peu plus pressants. Tentant ainsi progressivement ses chances en diverses occasions que la lionne n’avait vraisemblablement jamais décodées. Ce ne fut donc qu’en début de cette année scolaire qu’il s’était décidé à être finalement plus direct, fatigué d’attendre. Les rumeurs d’une très prochaine guerre qui grimpaient à l’époque apportant avec elles une crainte commune, tout en lui rappelant qu’il n’avait pas infiniment le temps qu’elle comprenne. Sa position en toute dernière année se faisant aussi sans appel, s’ajoutant à son empressement déjà bien pesant. Mais prenant garde à ne procéder que dans l’ombre des autres. Il ne s’était d’ailleurs décidé à dévoiler ce qu’il ressentait auprès de ses amis qu’en décembre, après son passage dans le placard à balais où il était revenu, beaucoup trop secoué pour continuer à se taire.

Cependant, le plus ironique dans la surprise, de leurs camarades quant à ce rapprochement intime entre les deux lions, fut son illégitimité. En effet, malgré les efforts de l’Irlandais, on ne pouvait pas dire que si les personnes autour d’eux n’avaient pas un peu plus ouvert leurs yeux, elles ne se seraient assurément rendues compte de rien. D’ailleurs, il suffisait simplement d’étudier le regard qu’il n’offrait qu’à la petite brune depuis des années pour déceler ses réels sentiments. Ces orbes céruléens trahissant malgré elles l’affection tendre qu’il lui portait au plus profond de son âme.

Cette même frénésie duveteuse qui habitait ses prunelles ce soir tandis qu’il la dévorait des yeux. Enivré en constatant pouvoir la tenir dans ses bras. Un sourire charmé et sincère sur le visage qui témoignait de tout le bien-être qu’elle pouvait lui apporter rien que par sa présence. Il était difficile pour un pur étranger à leurs difficultés récentes, de comprendre au combien il se sentait soulagé de cette dernière évolution entre eux. Cette délivrance à laquelle elle avait procédé en lui revenant enfin. Apportant avec elle les quelques petits plus à leur amitié qu’il n’aurait jamais de son vivant eus l’audace de quémander – les acceptant pourtant avec beaucoup de gourmandise.

Un bras passé autour de sa taille, il la conserva contre lui, tout en sirotant le verre de bière qu’elle lui avait ramené avec son autre main. Dans cette position qui semblait si naturelle. Cette volonté innée et profonde de ne pas détacher leur corps. De la bière et Siobhán, que pouvait-il demander de plus ?
Il se permit en parallèle de juger de la finesse de la silhouette féminine qui épousait son torse. Frêle petit bout de femme. Un joyau brut d’apparence si fragile mais dans lequel se tapissait une petite lionne qu’il savait redoutable.

Son sourire s’élargit alors qu’il eut enfin tout le plaisir de pouvoir détailler de si près sa petite brune d’un œil rieur se plaindre d’être traitée comme une enfant. Appréciant aussitôt son adorable mine boudeuse qu’il accueillit avec malice.

«
En même temps t’en as la taille je te rappelle. Tu pourrais porter du douze ans je parie, rajouta-t-il en ramenant son verre à sa bouche pour cacher son sourire moqueur. »

L’innocence de la jeune femme eut même raison de lui, lui arrachant finalement un sublime sourire dans un éclat de rire franc alors qu’elle se blottissait contre son torse quand elle sembla enfin comprendre ses insinuations précédentes, très embarrassée. Le brun n’en oublia pas de profiter de l’action pour refermer un peu plus son étreinte sur sa silhouette. Son unique main libre remontant dans ses cheveux pour la conserver à cet endroit. Son ventre de nouveau soumis à cette multitude de papillons qui virevoltaient dans son estomac alors qu’il s’enivrait toujours un peu plus de sa présence. L’odeur d’agrumes reprenant le dessus sur son propre monde. Interprétant cette proximité de manière inconsciente comme une forme de pansement à son âme. Il la sentait, elle était là ; tout contre lui. L’esprit ne pouvant tout de même cesser de la taquiner :

«
Oui t’es bête. »

Ses doigts jouèrent un instant avec une mèche de ses cheveux, à nouveau une idée mutine transparaissant sur son visage alors qu’il glissa d’un air complètement détaché, juste pour l’embêter :

«
Tu sais quand même que t’as pas dit non. »

Reprenant à nouveau un léger rire empli de douceur alors qu’il l’imaginait déjà rougir de plus belle contre son torse. Même s’il fallait être honnête, son corps entier, à lui aussi, fut parcouru d’une délicieuse chaleur à cette remarque. Encouragé d’une certaine manière par son absence de réaction qu’il jugea être une approbation muette. Après tout, il la connaissait assez pour savoir que si on ne se prenait pas un coup dans les côtes c’est qu’elle était relativement d’accord.

Ce fut à cet instant tout de même qu’il commença à se questionner vraiment sur la réalité présente. L’idée qu’elle puisse être malade lui traversant l’esprit pendant une fraction de seconde. Elle qui d’habitude fuyait tout contact physique. Annonçant depuis des années que les câlins, les bisous et toutes ces bêtises n’étaient vraiment pas pour elle. A la fois toujours sauvage et incroyablement pudique si on avait le malheur de venir à son approche physiquement parlant.
Enfin, il avait cru comprendre avec le temps qu’elle était plutôt du genre à devoir être domestiquée que fondamentalement fermée à l’idée, ayant remarqué qu’en présence de ses proches elle se permettait câlins et tendresses – notamment avec son frère, Nemo, où l’Irlandais l’avait vu à l’œuvre de nombreuses fois.

Mais Merlin fut loué, il se garda de se questionner d’avantage en redescendant ses yeux sur elle alors qu’elle se dégageait de sa poitrine contre laquelle elle s’était nichée. Balayant toutes ces pensées en dehors de son crâne. Si elle ne voulait vraiment pas être là, elle ne le ferait pas, entendit-il son inconscience dopée à l’alcool le rassurer.

En revanche, la discussion revint à son plus grand regret au sujet de départ ; c’est-à-dire Cordelia. A nouveau prit par un sourire attendri sur le visage alors qu’elle se défendait devant lui. D’ailleurs, l’Irlandaise n’expliqua pas d’emblée exactement ce qu’il s’était passé. Lui faisant hausser un sourcil avant qu’elle ne lui apprenne que la grande brune s’était permise de l’insulter. Ce qui, il devait l’avouer, lui resta en travers de la gorge surtout lorsqu’elle insinua clairement le mot utilisé par Cordelia à son égard. Mais il garda le silence, préférant replacer une mèche folle qui avait pris place sur son doux visage lorsqu’elle avait secoué la tête avant d’approuver, partageant son sourire espiègle :

«
C’est mal si je te dis que j’ai envie qu’elle vienne t’embêter juste pour voir te voir à l’œuvre ? »

Un léger rire s’échappa de sa gorge. Il la savait assez créative pour s’imaginer déjà le désarroi prendre sa future victime d’assaut. S’amusant d’avance à cette possible querelle qui lui retira même toute culpabilité envers Tremlett. Au pire, si son ami ne savait pas contenir Cordelia lorsqu’elle venait à se mêler de la vie de ses potes – qui ne la regardaient absolument pas par ailleurs -, il espérait que la sournoiserie de Siobhán puisse un peu calmer ses ardeurs.
Par la même occasion, se complaisant de cette mutinerie chez sa batteuse - l’un de ses traits de caractère qui avait trop facilement eu raison de lui. Satisfait aussi de l’indépendance de sa petite sauvage qui n’avait pas besoin de lui pour se défendre. Elle excellait si bien toute seule dans les représailles – fait qu’il ne le savait que trop bien, à ses dépens.

Pourtant, il sembla d’humeur mitigée lorsqu’elle se défendit quant à son attitude sur le terrain de Quidditch, s’offusquant de manière exagérée face à sa mauvaise foi en plissant les yeux :

«
Ha oui ? Tu vas me dire que tu l’as pas fait exprès ce matin de faire éclater les bulles de ton chewing-gum à chaque fois que je parlais peut être, insista-t-il lourdement sur le chaque. J’aurais dû lancer un Amplificatum pendant que tu en faisais une, ça t’aurait fait les pieds, tiens. »

L’image de la jeune Irlandaise recouverte soudainement de chewing-gum ne lui déplaisant pas, lui arrachant par la même occasion un sourire joueur – témoin de sa véritable humeur malgré son masque d’agacement. Pourtant il ne tardant pas à flancher à nouveau sous ses airs adorables et ses grands yeux quand elle lui tira la langue. Elle était vraiment trop mignonne qu’il ne sut restreindre son adoration pour elle, revenant taper avec délicatesse sur le bout de son nez. L’alcool aidant un peu plus à ce qu’il l’extériorise tout ce qu’il ressentait à son égard ainsi que la joie de ces retrouvailles qu’il avait tant attendues. Complètement sur son petit nuage en une simple soirée. Que des victoires en un jour, mon gars.

Le fil de la conversation les menant par la suite au cas d’O’neill et dudit Caleb sur lequel Connor ne posa pas plus de questions. Laissant couler quand elle s’esquiva de son interrogation finale. Après tout, ce mec sorti de nulle part il s’en moquait bien, ayant déjà assez récolté d’informations pour narguer Dodderidge dès qu’il le croiserait. S’en gardant pour le moment, le désir de profiter un peu plus de sa belle évinçant tous les autres dans son esprit. Surtout lorsqu’elle revint lui déposer un baiser au bord des lèvres. Geste simple qui eut pour don d’happer immédiatement le jeune homme par ses grands yeux malicieux tandis qu’elle se plaignait de leur différence de taille – qui à lui, lui convenait, pouvant mieux l’enclaver dans ses bras ainsi que poser son menton sur son crâne. Savourant l’impression d’avoir été conçu l’un pour l’autre. Oui, Dodderidge pouvait attendre, il avait mieux à faire...

«
C’est ça d’être aussi haute qu’un lutin, la taquina-t-il quand elle fit référence à ses talons, le regard longeant ses pieds où il se permit de glisser d’une voix railleuse : Prends ça comme un entrainement comme ça tu pourras en mettre plus à l’avenir. »

En effet, on ne pouvait pas dire qu’il n’appréciait nullement de la voir un peu plus féminine, bien qu’il adorait déjà grandement sa petite Siobhán toute débraillée. L’idée qu’elle puisse un peu plus faire attention à elle et laisser ressortir sa beauté provoquant quelques loopings de son cœur dans sa cage thoracique où ce dernier s’emballait déjà comme un fou depuis un moment, avant de lui ramener son regard dont il la couvrit tandis qu’elle ébouriffait affectueusement ses cheveux.

«
T’auras intérêt, déclara-t-il de façon arrogante finalement à sa proposition, la main dont il se massait l’arrière du cou coulant de la long d’un des bras dénudés de la lionne avant de capter sa main dont il enlaça les doigts des siens. »

Friand par avance de ses gestes tendres à répétition qu’elle lui promettait. Puis il décida finalement de partir s’éclipser du côté de la table de Quidditch Pong, justement rassuré qu’elle parle d’eux comme quelque chose de non temporaire. Pouvant profiter pleinement de la soirée – l’une des dernière qui lui restait dans les lieux avant la fin dans quelques mois – sans état de conscience envers elle. Dessinant déjà mille projets qu’il pourrait faire en sa compagnie les jours prochains. Toutes ces choses qu’il avait rêvées de partager avec elle ; en tant qu’ami, et petit ami. Les papouilles post-soirée en haut de la liste.

Arrivé à la table de jeu autour de laquelle on le laissa prendre place, il ne s’offusqua pas des blagues lourdes que lancèrent les garçons pour les accueillir. S’en amusant même plus qu’autre chose notamment quand elle fit le show en leur répondant avec cette franchise accouplée à un manque de finesse sans égal qui en dérouta plus d’un – malgré qu’ils la connaissaient tous très bien. Et il était vrai que la voir faire ce soir était encore plus impressionnant, compte tenu de son apparence inhabituelle – dont il ne se plaignait pas toutefois ! -, toute apprêtée dans sa robe bustier qui soulignait la délicatesse de son corps. Ce dernier qu’ on ne pouvait soupçonner d’être l’abri d’une présence féline capable de sortir les griffes – ou plutôt dans ce cas précis, les poings. Il se contraria seulement quand on lui rappela les rumeurs sur les préférences sexuelles de l’Irlandaise – dont, il devait l’avouer, s’être déjà inquiété de la véracité. Rétorquant tout de même après elle au sujet de la « frite » :

«
Je préfèrerai que tu la compares à un truc un peu plus volumineux, tu veux, la voix dégagée mais un sourire arrogant revenant sur le visage – trahissant sa véritable humeur – alors qu’il replaçait les verres de bières sur son côté de la table avec minutie. »

Le jeu repris les minutes qui suivirent. La mine réjouie s’intensifiant sur son minois – fier de toujours ressortir vainqueur de ses lancers, n’oubliant par ailleurs jamais de le signifier par diverses répliques arrogantes. Même si certains s’attardèrent à lui rappeler qu’il s’était juste déjà bien entrainer les années précédentes.

«
J’allais vous proposer de lancer qu’avec ma main droite, mais même pas dit que vous fassiez mieux avec ce malus en fait, les narguait pourtant le jeune homme, gaucher de son état. »

Côté de sa personnalité intensifié par ailleurs par la présence de l’Irlandaises à ses côtés. Comme cherchant à l’impressionner toujours un peu plus bien qu’elle semblait avoir conscience de ses aptitudes, ce qui le poussait vicieusement à toujours un peu plus continuer. Un vrai paon quand il s’y mettait.

Son sourire ne cessant de s’élargir en entendant en parallèle sur son côté la jeune femme continuer à rabrouer les autres. Bien qu’il se permettait par-dessus de lancer des regards noirs quand les autres se faisaient vraiment trop lourds avec elle. Même si elle n’avait pas besoin de ses interventions muettes, ce dont il avait pleinement conscience. Réagissant de cette manière plutôt par jalousie qu’autre chose ; c’était à lui de capter son attention, pas aux autres.

Ainsi il enchaina les tirs, la plupart du temps qui s’avérèrent gagnants. Nous sans oublier de se délecter de sa petite supportrice qu’il espionnait du coin de l’œil s’enthousiasmer à chacune de ses victoires. Exactement de la même façon qu’elle avait lorsqu’ils assistaient aux matchs de Quidditch de l’école – quand ce n’était pas leur équipe sur le terrain tout du moins – où il s’était toujours débrouillé pour être assis non loin d’elle. Sa manière à lui de profiter de son emballement qui provoquait une profonde allégresse chez le jeune homme. Si transportée dans le jeu qu’elle en oubliait le monde environnant – encore plus qu’à l’accoutumée. Aussi passionnée par lui par ce sport. Encore un aspect de la jeune femme qui lui avait ravi le cœur.

Les verres furent au fur et à mesure vidés par les différents lancers. Plus du côté adversaire que du sien – bien qu’il dû en boire quand même déjà  quatre en vingt minutes. Ce fut d’ailleurs après l’un de ses tirs victorieux qu’il accueillit d’un narquois « Allez bois. » pour la personne face à lui – lui restant suite à ça seulement deux personnes encore à sortir du jeu -, qu’elle vint glisser à ses côtés de cet air séducteur qu’il sut redoutable. Pourtant qui l’émerveilla aussitôt.

Tout d’abord affichant un léger air boudeur il quitta très rapidement celui-ci en percevant avec délice ses doigts frôler lentement sa hanche. Dans cette même délicatesse tentatrice dont elle avait fait preuve quelques heures plus tôt – lui provoquant de prestigieux frissons agrémentés de ces papillons qui revinrent toujours un peu plus excités sévir dans son estomac. Une douce chaleur remontant le long de son ventre, ce dernier se contractant doucereusement, alors que les autres braquèrent des yeux curieux sur eux. Oubliant jusqu’à leur existence, il se pencha un peu pour permettre meilleur accès à son oreille où elle souffla suavement ces quelques mots qui eurent raison de toute volonté à obtenir une victoire définitive au jeu. Les joues revenant progressivement rosir alors que reprenait ce magnétisme entre eux deux.
Il replongea dans ses iris où il put y voir une douce flamme espiègle danser. Gonflant de nouveau sa poitrine de ravissement sous cette ivresse réapparue.

Pourtant, et il dû s’en douter à sa mine railleuse, elle fut encore prise de cette envie de jouer. Laissant sournoisement un baiser dans son cou avant de s’évaporer, mutine, dans la foule à sa surprise. L’amusement et l’excitation devenant maitre dans l’esprit embrumé par la bière du jeune homme. La suivant du regard avant que sa petite silhouette ne s’évanouisse parmi toute la foule. Il entendit même certains des garçons présents siffler ce à quoi il ne tiqua pas. Allons jouer alors…

Un rictus amusé se dessina sur le bord de ses lèvres tandis qu’il reprit nonchalamment l’un des verres de bières qu’il avait installés un peu plus tôt. Leçon Un - Savoir se faire attendre. La boisson venant à lui monter à la tête progressivement, il dodelina de cette dernière avant de reposer sur la table le souafle miniature. En signe d’abandon. Trouvant finalement le moment opportun pour déclarer d’un air dégagé qu’il avait mieux à faire, auquel il reçut quelques rires en réponse à son sourire suffisant. Il avait le sens du spectacle. Un dernier clin d’œil que les autres sifflèrent signa son départ. Quelqu’un l’attendait.

Son verre à la main, il prit le temps, lentement, d’embrasser du regard la pièce. Coupant ses recherches muettes de quelques gorgées. Comme s’il n’avait pas assez bu… Traversant la salle d’un pas mesuré, les yeux vifs furetant autour de lui dans l’espoir de capter son petite corps moulé de satin mauve. Il dût tout de même procéder à certains arrêts tandis que certains de ses camarades l’interpelèrent, leur faisant grâce de dix secondes – plus par politesse que réelle envie. Le temps d’échanger deux plaisanteries, avant de fuiter s’affairer de nouveau dans ses recherches. Baladant ses orbes tout autour de lui, minutieusement. Son sourire toujours plus grand dans ce petit jeu du chat et de la souris qu’il trouva absolument délicieux. Il accueillit aussi certains sourires, volant dans la foulée des « Félicitations » tout à fait moqueurs qui le firent rire.
Ils étaient tant que ça une attraction, ou quoi ?

«
Stevens ! l’interrompit-on une nouvelle fois dans son petit cache-cache géant. »

Reconnaissant la voix d’un de ses joueurs – poursuiveur d’ailleurs avec il avait discuté plus tôt -, il tourna la tête vers son origine. Où il eut le plaisir de retrouver une petite troupe composée de ses amis proches sur le canapé. Dont Dodderidge et Tremlett – ce dernier l’évitant soigneusement du regard ce pour quoi Connor se contraria quelque peu.

«
Alors on s’amuse bien ce soir ? s’enquit l’un des garçons, d’un air badin - même assez lourd - auquel le brun ne put que rire, l’alcool les tous rendant un peu plus bêtes que d’ordinaire.
- On va dire que ça change de votre compagnie. C’est même plus agréable si tu veux tout savoir, rétorqua-t-il avec un sublime sourire, observant du coin de l’œil certains pencher la tête pour mieux observer son cou où se trouvait encore les marques de rouge que Siobhán lui avait laissées.
- En même temps, intervint Dodderidge, si tu faisais les mêmes choses qu’avec elle avec nous, je suis pas sûr que ça me plairait des masses.
Des éclats de rire volèrent une nouvelle fois.
- T’as quand même bien du courage ! apparut MacLeoid derrière eux, venant se greffer soudainement à l’attroupement tout en ayant le malheur – dans un geste pourtant à la base amical – de taper dans l’épaule endoloris de l’Irlandais. »

Déformant le visage dans un automatisme instantané de jeune homme qui se recula par réflexe, renversant même un peu de sa bière sur le sol, tandis le batteur se retrouvait aussitôt affublé des divers regards noirs des autres :

«
Merde pardon, j’avais oublié, se défendit-il dans une voix transperçant de sincérité. »

Connor profita de l’instant pour passer sa main sur son épaule, constatant qu’elle avait un peu enflé. Le visage encore marqué par sa douleur alors qu’il reprit, comme un médicament, une grande gorgée de bière, sous les yeux désapprobateurs de Tremlett que le brun capta. Comme si ce dernier souhaitait lui rappeler l’avoir prévenu. Message muet auquel l’Irlandais répondit de la même manière d’un œil mauvais, traduisant un « Ta gueule » non feint, avant de se tourner vers son batteur pour déclarer sèchement :

«
Ouais, comme t’as oublié d’arrêter ce cognard.
- Oh ça va hein ! Sullivan m’a déjà engueulé pour ça, siffla-t-il s’apportant un haussement de sourcil de son Capitaine, très intéressé par la nouvelle. »

Des sourires bêtes naquirent sur les visages de tous – même le grand brun, un peu plus amusé. Il ne le savait pas ça tiens… Ce fut aussi à ce moment qu’en parallèle, au fond de la salle, dans un mouvement de foule de la part d’un groupe de filles, qu’il l’aperçut. Se tenant à côté des escaliers. Le regard aussitôt s’accrochant au sien. Son estomac se tordit sous l’échange, les danses frénétiques des petites bêtes ailées reprenant de plus belle. Mais le sourire ne pouvait que s’agrandir alors qu’il incita l’Ecossais à continuer, quittant tout type de reproches potentiels dans sa voix :

«
Ha oui ? »

Leçon Deux – Attiser l’envie. MacLeoid conta alors l’épisode avant les vestiaires à la fin du match, mimant même au plus grand plaisir de son auditoire l’éclatement de la batte de la jeune femme contre la rambarde. Provoquant ainsi l’esclaffement général de l’assemblée – dont Connor qui ne regretta aucunement le coup dans son épaule pour le coup si c’était pour qu’on lui raconte ce genre d’histoire. Soudainement un peu plus attaché à la petite femme qui l’attendait non loin de lui. L’envie subite de la serrer contre lui pour la dévorer le prenant de cours.
A laquelle il obéit une fois son verre englouti non sans un léger signe de tête à ses camarades – chargeant MacLeoid tout de même en gage de son gobelet vide avant de s’échapper du groupe. Direction les escaliers. Le sourire aux lèvres, à la fois railleur et attendri, il conserva ses yeux fixés sur cette petite femme sous les encouragements des autres dans son dos. La poitrine gonflée d’une béatitude sans pareil alors qu’il l’atteignit.

«
Alors comme ça on menace MacLeoid ? »

Touché et ravi de son inquiétude à son égard qui eut raison de sa patience dans ce jeu de séduction. Ses mains captant ses hanches pour l’avancer à lui. Leurs bassins se touchant sans qu’elle n’y oppose la moindre résistance. Il se pencha sur son visage. Et alors souffla suavement contre ses lèvres :

«
Tu me dois quelque chose je crois… »

Se moquant bien de tout ce qui pouvait les entourer, ou même de mettre fin à la partie entre eux. Soudain pris de vertiges en sentant son souffle sur sa peau. La chaleur de son corps, qu’il conserva contre le sien intensifiant son désir, il la cueillit dans un baiser. Des sifflements et applaudissements en fond sonore qui étirèrent leurs lèvres, approfondissant l’échange sans se soucier du reste. Juste l’un contre l’autre. Son cœur s’emballant à en sortir de sa poitrine. Avec toujours cette envie de ne jamais se détacher de ce petite bout de femme qui l’émerveillait.

Il s’osa même à aller un peu plus loin – ses bières dans le sang et la fièvre provoquée par l’histoire de la rambarde n’accentuant que plus ce besoin d’elle -, venant caresser pour la première fois de la langue celle de la jeune femme qui lui répondit timidement avant de se laisser aller à son plus grand bonheur. Toujours avec cette agitation autour d’eux dont ils furent l’animation honoraire. Amusant un peu plus l’Irlandais, submergé par toutes ces choses qu’elle lui procurait. Mordant par instants sa lèvre, avant de revenir, plus doux. Dualité entre tendresse et passion à l’image exacte de celle qui était à l’origine de ces émotions.

Pourtant ils eurent à se séparer, reprenant leur souffle chacun. Mais incapable de se déterminer à s’éloigner trop d’elle. Comme si le moindre centimètre n’était qu’un affront à leurs entités. Il laissa alors son front reposer contre le sien. La détaillant dans cette beauté qui le subjuguait. Ses joues roses, la bouche à demi ouverte, filtrant l’air avec difficulté, alors que siégeaient toujours sur le bout de son nez ces petites taches de rousseur qui lui ôtèrent encore une fois un superbe sourire. Leurs souffles mélangés, il n’eut pas le cœur à se séparer de cette vision pour regarder autour d’eux les autres les fixer. Ne percevant que quelques sifflements qui attisèrent son désir de recommencer, un peu plus emporté par l’alcool ingurgité durant son Quidditch Pong mais surtout par la volonté de n’être seulement qu’à elle.

«
Ils en redemandent on dirait, murmura-t-il d’un ton chaud. »

Avant de reprendre, toujours plus accroché à elle. Leçon Trois – Se resservir jusqu'à en être rassasié. Ses mains glissant dans sa descente de rein pour la presser un peu plus contre lui. Sensuellement. Redécouvrant la perfection de son corps contre le sien. Complètement perdu sous ses sensations, qu’elle intensifiait en répondant. Toujours plus lent, toujours plus passionnel. Cette fougue qu’il savait déceler dans chaque mouvement de la jeune lionne. La moindre parcelle de son torse cherchant à épouser ses courbes délicates, alors qu’une de ses mains remontait sur le satin de sa robe. Dessinant son dos.

Il fut emporté par son ardeur, ainsi que par l’engouement environnant. Ces sifflements et acclamations reprenant et semblant rameuter un peu plus de monde cette fois. Comme une approbation générale qui réchauffa un peu plus son cœur. Magnifique soirée.

Lorsqu’ils se détachèrent cette seconde fois, toujours sans la moindre envie de quitter ses yeux du regard, il s’y plia tout de même pour déposer un doux baiser sur sa joue. Souriant niaisement contre sa peau, un rire sans raison lui échappant. Elle le rendait juste heureux.

La soirée continua ainsi. L’un et l’autre dans la stricte incapacité de se détacher si ce ne fut pour amener un verre à l’autre. Ses bras lui semblaient par ailleurs bien vides quand elle ne se tenait pas entre. Devenue une certaine entité de lui-même à laquelle son esprit alcoolisé s’accrochait. Entiché comme il ne l’avait jamais fait avec de vraies envies de la tenir contre lui. De cette tendresse délicate à laquelle il s’était jusqu’alors toujours senti étranger. Tout semblait si naturel avec elle. Leurs rires, les caresses, ces baisers volés entre deux gorgées. Deux rires. Deux sourires.

N’oubliant quand même pas de profiter de cette soirée pour ce qu’elle était la base, Connor s’était joint à ses amis – la gardant à bout de bras. Les garçons ouvrant une bouteille de Whisky Pur Feu lorsque s’avéra le fût de bière écoulé. Connor et Dodderidge – appuyés de la petite Irlandaise – refusant qu’on ne le serve le moindre verre de Punch.

«
Non mais respecte-nous s’il te plait. Clairement le Whisky tout seul serait bien meilleur que ton truc là, avait scandé avec dédain Dodderidge ce à quoi Siobhán avait acquiescé – Connor bien trop occupé, la tête dans son cou à lui déposer quelques baisers, l'enlaçant dans son dos -, poussant l’Anglais à donner un high five à cette complice honoraire. »

Tous ces jeunes gens profitant de cette bulle dans leur vie estudiantine bien triste en ces temps. Comme une période de pause à laquelle ils redevenaient ces tous jeunes adultes de demain. Pour certains se retrouvant un peu, trinquant tous ensemble dans une unité à laquelle leur quotidien était devenu étranger. Mais s’y attelant avec minutie. Une bouffée d’air frais.

Bien entendu, et les bouteilles tombant encore et encore – alors que les camarades, fatigués partaient se coucher -, ils se retrouvèrent dans les heures de la matinée déjà quelque peu avancée en petit comité. Profitant même de cette sous-population des canapés, l’Irlandais se permit de s’allonger. La tête posée sur les genoux sa batteuse, sentant des doigts sur son crane alors qu’il sirotait surement son dernier verre de Whisky pur feu – qui aurait surement dû jamais lui venir dans les mains vu le nombre de ses frères qu’il avait déjà ingurgités.
Son épaule recommençant à le relancer, dans des rappels un peu plus vifs cette fois-ci. Mais gardant le silence bien qu’il se doutait que la brune avait remarqué - son visage se tendant de manière incontrôlée quand la douleur se faisait plus appuyée -, raison pour laquelle elle le laissait faire. Là, juste à recevoir ses caresses alors qu’il écoutait distraitement les autres, jouant avec une de ses mèches de cheveux entre les doigts.

Par moments se permettant de remonter une de ses mains vers ses propres cheveux à lui, où il venait frôler délicatement du bout des doigts l’un des poignets de la jeune femme qui s’appliquait avec douceur à ses caresses. Le regard embrumé attendri sur elle lorsqu’il acceptait d’ouvrir les yeux de temps à autres. En revanche, il se refusait à participer activement aux conversations générales alors que les autres camarades de veillée discutaient tous ensemble – enfermé dans sa bulle avec elle, comme si c’était la seule dont il avait besoin. Un petit enfant soudainement, perdant son caractère protecteur pour qu’on s’occupe seulement de lui.
D’ailleurs il n’ouvrait la bouche la majorité du temps que pour la taquiner dès qu’elle disait quelque chose, l’esprit soumis aux boissons précédemment ingurgitées. A vrai dire il ne répondait pour sa part aux autres qu’avec la plus grande brièveté et seulement si les questions lui étaient directement adressées. Savourant tout simplement l’instant, et ayant clairement bien trop bu.

Bien dans cette sorte de bulle à eux où il était prêt à rester encore plusieurs heures, il fut toutefois intrigué quand elle grimaça une première fois, retirant une de ses mains de ses cheveux pour la glisser sur front.

«
Ca va ? s’enquit-il, ses doigts remontant à son visage pour lui prendre le menton entre deux doigts, la forçant à le regarder. »

Mais la migraine ne sembla pas d’avis à disparaitre puisque son doux visage ne quitta pas sa grimace. Gémissant cette fois-ci timidement. Lançant cette petite alerte pour laquelle il se redressa aussitôt, lui caressant la joue avec tendresse malgré la maladresse de ses gestes due à l’alcool. Posant tout de même avant son verre de Whisky Pur Feu parterre qu’il renversa sans s’en rendre compte. Puis vraiment, dans son état, il s’en moquait bien.
Il se permit de caresser délicatement la joue, son autre main venant piéger les doigts de la jeune femme sur son front. Dégageant ce dernier pour y déposer un tendre baiser, convaincu qu’elle y était elle-aussi juste allée un peu trop fort sur les verres – surtout qu’elle n’avait clairement pas son gabarit à lui.

«
Tu devrais peut être aller te coucher si ça va vraiment pas, susurra-t-il d’une voix douce en se détachant d’elle. »









Défis Réussis du Pack Gallion:
 

▿ ⬘ ▴ ◈ ▾ ⬙ ▵

A soldier on my own
Imma ready for the fight, and fate. Let the games begin. Waiting for the last round's call. Keep on running this shit. Imma be the kid for the win.

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MessageSujet: Re: Comme un goût de Philtre de Confusion [ft. Siobhán O. Sullivan] Sam 7 Juil - 9:11
Let's Dance !
Ft. Connor


Attendant là en observant la salle commune, tu refais le point sur cette soirée relativement productive. Et dire qu’au début de cette journée, tu n’imaginais pas du tout ce revirement de situation. Loin de vraiment te rendre compte de ce qu’il se passe vraiment dans ta tête, écoutant presque une voix qui te dicte ce que tu veux faire. Lancer cette partie de cache-cache – quoi que tu ne sois pas réellement cacher, tu es juste contre le mur près de l’escalier, l’attroupement des élèves le cachant de ses yeux. Mais toi, toi tu l’as sous ton regard, ne te préoccupant plus vraiment du paraitre. Presque à l’aise avec cette idée folle de t’attacher à quelqu’un, d’être proche d’un autre être humain, autre qu’en faisant un milliard de bêtises. Cela dit, tu n’es pas sûre de vouloir vraiment arrêter de l’embêter ou de lui jouer des tours. Tu joues la femme fatale ce soir, mais tu seras toujours la même et éternelle joueuse et blagueuse. Tout ce qui fait ton charme actuel.  

Les mains dans le dos alors que tu t’amuses à rebondir doucement contre le mur, saluant les étranges regards que l’on pouvait t’offrir par moment par de magnifique sourire narquois ou amusé, secouant la tête en te demandant si réellement les gens n’avaient que ça à faire : parler dans le dos, ragoter sur la grande nouvelle du moment, à savoir Siobhán Octavia Sullivan est vraiment une fille attiré par les garçons. Du moins, un en particulier, ça crevait les yeux de tous ceux de cette assemblée. Sinon, c'est que tu es une très bonne actrice. Tu finis par t’impatienter un peu, mais pas question de courir derrière lui comme un petit toutou. Non, tu fais tout ne pas bouger, observant un instant le plafond, le perdant de vue ce court instant où il rejoint le reste de l’équipe et amis, perturber par des rires féminins un peu moqueurs qui s’échappent à tes côtés. Elles veulent ma photo celles-là ? Mais tu veux rester sage pour le moment, ne pas encore une fois balancer quelque chose sur la tête de quelqu’un. C’est un peu ton truc ça, de balancer les choses sur les gens.  

Et c’est là que ton regard se pose sur celui de Connor au loin, un doux sourire s’affichant sur tes lèvres, te faisant presque paraitre niaise. Tu aurais pu te fouetter pour ça. Mais non, tant pis, allons-y pour la niaiserie et pour la guimauve, de toute façon, au vue des battements de ton cœur et de la danse frénétique de ton ventre, tu n’aurais jamais pu aller à l’encontre de ce côté un peu romantique qui ressortait. Romantique, vraiment ? Passant tes doigts dans tes cheveux lissés, tu ne peux t’empêcher d’observer les autres autour, dont MacLeoid qui semble mimer un geste que tu connais bien. Te demandant si tu allais encore te prendre une tapette sur les doigts parce que tu as voulu frapper ton coéquipier, en plus d’avoir casser ta pauvre Lucille.    

Enfin tu le vois s’approcher, sentant ton palpitant s’affoler un peu plus. Comme pour te donner un signe. Non ce n’est pas la grippe. Cette fois tu comprends un peu mieux, même si ce n’est que temporaire. Tu ignores totalement ce qu’il peut se passer derrière lui, de toute façon, ce n’était que peu intéressant. Complètement obnubilé par son regard, sa voix quand il vient à te demander, ou plutôt remarquer que tu avais menacer son deuxième batteur. Roulant des yeux d’un air totalement innocent, tu aurais presque plus lui demander si c’était mal, mais tu n’en as pas l’occasion puisqu’il se saisit de tes hanches alors que tu glisses tes bras autour de lui, dans un geste totalement naturel. Laissant tes doigts glisser un moment sur sa joue, tes lèvres s’étirent dans un doux sourire, implorant muettement qu’il cesse de te faire attendre.  

Semblant avoir entendu cette prière, tu lorgnes un instant sur ses lèvres, sentant son souffle chaud contre ta peau te faisant frissonner. Fermant les yeux à ce doux contact, laissant ta main aller sur sa nuque. Tu n’entends qu’à moitié l’agitation tout autour de vous, bien que consciente d’être un peu l’attraction de l’instant. Ce qui te fais doucement sourire, avant d’oublier à nouveau tout le reste. Seul lui comptait, avouant aux yeux du monde entier cette passion que tu tentais de cacher depuis quelques temps. Mais quand le charme sera rompu, tout sera oublier...  

Tu es toutefois surprise en sentant sa langue venir contre la tienne, ouvrant la moitié les yeux sur le coup avant de te détendre à nouveau, de répondre de plus belle, bien qu’avec quelques réserves sur le début. Après tout, Connor était ton premier, dans presque tous les sens du terme – ce foutu smack avec Cae ne comptant que pour du beurre. Le laissant te mordiller la lèvre en te provoquant de doux sourire alors que tu te sers un peu plus contre lui, voulant presque fusionner avec celui qui faisait naitre tellement d’émotion chez toi. Une grande première.  

Ce fut à ton tour de laissé s’échapper doucement un ”Woaw seulement audible par celui qui en est l’origine, reprenant ton souffle en refusant de t’éloigner de lui. Les yeux remontant vers son visage alors que tu tentes tout doucement de reprendre tes esprits. Enfin, en avais-tu réellement envie ? Cet état de béatitude dans lequel il te plongeait te faisait un bien fou, te rendait plus heureuse, peut-être même plus supportable aux yeux du monde extérieur qui semblait approuver tout ceci. Bien qu’en vérité, tu ne sois pas une fervente suiveuse des avis des autres.  

Posant à nouveau ton regard dans le sien, un sourire se dessine sur tes lèvres, tes doigts caressant sa nuque avec une douceur qui t’es peu commune, les effets de l’alcool réellement faire leurs effets alors que tu sens ton corps s’échauffer contre le sien. Acquiesçant toujours aussi silencieusement ses dires, mais avec tes sourires et tes gestes. Ils en redemandent, offrons leur du spectacle ! Tu n’es pas de ce genre, en temps normal. Mais c’est à croire que tu perdais totalement la tête en face de lui, en sentant son corps conte le tien, et toute ses choses auquel tu t’étais refusé sous simple prétexte que ce n’était pas pour toi. Tu te trouves totalement bête d’avoir enfouis tout ça juste par crainte. Glissant ta main dans son dos comme pour découvrir ce corps qui te faisait secrètement envie, dévoilant au monde ton plus grand secret. Tu apprécies même chaque caresse qu’il te prodigue par-dessus ta robe, les frissons n’en finissant plus alors que tu te loves encore plus contre lui.

C’était une soirée mémorable, on ne pouvait pas le nier. Continuant de profiter de sa présence, de ses bras et de ses baisers, en te demandant encore comment tu avais pu faire sans. Tu te sentais presque complète, comme si tu avais trouvé une partie de toi qui manquait.  Ne manquant pas une seule occasion de le faire rire avec une bêtise ou deux, ni même de rire pour rien, comme tu le fais si bien. Après tous les verres que vous vous serviez n’était pas sans alcool, tu l’avais prévenue, tu ne tiens pas vraiment ce breuvage qui pourtant était si bon.  

Et si dans cette bulle vous étiez si bien à deux, tu acceptes sans trop de difficulté de te mêler aux autres, l’esprit déjà totalement embrumé par l’alcool. Mais toujours assez consciente pour t’offusquer quand tu entends un crétin balancer qu’il fallait mélanger du Whisky Pur Feu avec du Punch. “- Hérétique ! Faudrait te brûler pour ces paroles.” Un rire amusé s’échappe alors que tu glisses tes doigts dans les cheveux de Connor pendant ses doux baiser, t‘arrachant un énième doux sourire. N’hésitant pas à te servir bon nombre de verre de ce breuvage que tu aimes tant, mais qui est tellement traitre aussi.  

Tu en finis même par retirer tes talons une fois assise, tes pieds un peu endoloris d’avoir passé toute la soirée avec, en plus d’avoir dû te tenir sur la pointe des orteils pour déposer ces quelques baisers à ton prince charmant. Tu le laisses s’installer à son aise, la tête posée sur tes jambes, alors que ta tête tourne clairement trop. Mais c’était encore gérable. Tu glisses tes doigts dans ses cheveux, posant un regard attendri sur lui, bien que ta vision soit totalement floutée. Te laissant aller de temps à autre à te pencher au-dessus de lui pour déposer un ou deux baiser sur son front, sur les lèvres ou sur sa joue, ne remarquant absolument pas le temps qui courait. Il avait eu le don en une soirée de te faire tout oublier, sans pour autant snober les autres autour de toi.  

Mais chaque rêve prend fin, celui-ci se terminant à une heure avancée du petit matin par une migraine te prenant. Un premier coup tout doucement, tu plaques ta main sur ton front sans trop de délicatesse. Sentant ses doigts sur ta peau, ce qui t’apaise un moment, avant le deuxième coup un peu plus fort qui te force à fermer les yeux, laissant s’échapper ce petit “Aïe” discrètement. Tu n’es pas connue pour être une chochotte mais là, tu dois reconnaître que tu y es aller un peu trop fort avec l’alcool et surtout le pur Feu. Un faible sourire apparut tout de même à son baiser. “- Tu as raison, je ne vais pas tarder.” Les yeux à moitié clos, la lumière devenant elle-même insupportable, un petit rire te prend tout de même quand tu tentes de poser ta main sur sa joue et qu’elle atterrit malencontreusement sur son nez. - Oops, je n’ai pas fait exprès.” Tu n’en perds pas ton sens de l’humour au moins.  

Ramenant tes pieds sur le sol comme si c’était la première fois que tu marchais, tu tentes une première fois de te lever, sans trop de succès, titubant à mi-chemin. La seconde fois fut la bonne, bien que ta démarche ne fût clairement pas des plus assurés. Faut viser tout droit, vers les escalier Sio. “- Connor, il y a deux escalier, je dois prendre lequel ?” Tu te rattrape à l’épaule du jeune homme, tombant dans ses bras sans non plus t’affaler de tout ton poids. Tu le fixes un instant dans les yeux, laissant filer doucement “- T’as de beaux yeux, tu sais ?” avant d’avoir un hoquet totalement bruyant et élégant au relent de whisky.

Tu te redresses enfin, écoutant à moitié ce que Connor pouvait te dire. De toute façon, il était complètement cuit lui aussi. Te tenant au jeune homme et à la rambarde, tu en viens à te demander comment tu vas atteindre ton dortoir toute seule. Un soupir s’échappe alors que tu te replaces face à lui avec une petite moue triste. Ce qui était bête puisque dans quelques heures, tu pourrais le retrouver. Tu te forces à ouvrir complètement les yeux, essayant comme tu peux de ne pas faire preuve de maladresse bien que ton état alcoolisé avancé n’aidait pas vraiment. Tout ce que tu savais c’était qu’il fallait faire attention à son épaule. Levant les yeux vers lui, tu laisses échapper dans un rire “- T’as encore grandi depuis avant ou je rêve ?” Crétine, t‘as juste laissé tes chaussures près du canapé. Te mettant encore une fois sur la pointe des pieds, tu déposes un doux baiser sur sa joue alors que tu le sers une dernière fois contre toi. Réclamant un dernier câlin avant d’aller dormir. Et un dernier baiser. Enfin dernier... Malgré la migraine qui tapait de plus en plus fort, tu prolonges un peu cet instant, glissant tes doigts sur sa joue alors que tu lui voles un baiser avant de te détacher de force de lui. “- Je ne partirais jamais à ce rythme-là.” Que tu dis en serrant encore sa main alors que tu reculais vers l’escalier. De revenir à lui pour poser tes lèvres sur les siennes en susurrant un dernier “Bonne nuit” furtif, de saisir la rambarde et de monter vers le dortoir difficilement.  

Une fois dans le dortoir, ta migraine prend tellement le dessus que tu ne songes même pas à te démaquiller. Encore moins à te mettre en pyjama. Non, tu enlèves juste la robe, que tu laisses glisser sur le sol, laissant tout de même ta culotte. Tu te laisses tomber à plat ventre sur le matelas, un sourire aux lèvres, encore sous l’emprise de cette potion que tu as bue. Encore sous l’emprise de l’alcool qui te fait tourner la tête un peu trop violement mais qui te fait également tourner tous ces doux souvenirs de cette soirée. Merveilleuse soirée.        

Lendemain matin, 14h. Tes yeux peinent à s’ouvrir, sentant le poids de ta tête semblant à celui d’une enclume. Baillant allègrement, tu te retournes dans le lit, t'étirant dans tous les sens avant de remarquer que tu ne portes rien mise à part une culotte. Tu clignes des yeux, un mal de crâne atroce te prenant, essayant de remettre des faits et gestes sur la soirée d’hier. Blackout total. En voulant passer une main dans tes cheveux, tu remarques que ceux-ci ne sont pas comme d’habitude. Lissé, ou tu ne sais pas quoi. Fronçant les sourcils tu secoues la tête, te redressant avec peine en tirant le rideau pour avoir un peu de lumière. Avec cette désagréable sensation de bouche sèche en prime du reste. Tu tentes de te rassurer en te disant que tu n’as pas pu faire grand-chose de mal. T’as même pas idée...

Posant le pied sur le sol, en te servant du drap comme cape pour te couvrir, tu observes le tissus satin sur le sol au pied de ton lit. Tu l’attrapes du bout des doigts en haussant un sourcil, la lâchant d’un coup comme si tu venais de toucher un truc qui portait la peste. Une robe ? Tes doigts frottent tes yeux, laissant une trainé noirs qui en plus de salir tes doigts, te fais ressembler à un panda. Du maquillage ? C’était définitif, tu nageais dans la perplexité. Une bonne douche devrait te faire du bien, ou au moins te rafraichir les idées.  

Tu ne sais pas trop pourquoi tu as les pieds un peu endolori, mais tu mets un point d’honneur à l’ignorer. Laissant tomber le drap dans la salle de bain, tu files sous l’eau tiède pour tenter de te souvenir. Mais rien, absolument rien ne revenait, ne te souvenait juste du début de soirée et de ta chemise débraillée. Posant ta tête contre le mur en fermant les yeux, au moins la tension dans ton crâne diminuait un peu, ce qui n’était pas plus mal. C’est là que tu te rappelles de la potion que tu as bu la veille. Tu ne savais toujours pas ce que c’était. Et c’était probablement ça qui te causait tout ce foutu trou noir.  LA seule solution c’était de retrouver Smith pour lui demander.  

Tu sors de la, enfilant un sweet à capuche beaucoup trop grand pour toi –mais qui est tout doux – et un jeans. Tu ne prends même pas le temps de coiffé tes cheveux, ni même de les sécher, préférant rabattre ta capuche sur ta tête pour descendre dans la grande salle. La tête engourdit sous le bruit, les regards de certains camarades qui se faisaient entendu, souriant, riant voir moqueur. P’tin mais il se passe quoi aujourd’hui ? Tu secoues la tête en haussant un sourcil, l’heure n’était pas à rentrer dans tout le monde, non. Avant toute choses, tu veux retrouver tes souvenirs. Si ça se trouve t’as juste tellement picoler que tu as tout oublier. Oui mais non. Tu te souviendrais de l’avant quand même. Glissant ta main sur ta tempe, tu traverses la pièce pour te rendre à la table des Poufsouffle où tu aperçois le blond, tu posant avec une certaine violence sur le banc à côté de lui, lui faisant renverser son café. “- Bon, tu vas me dire ce que j’ai bu ?” “- Hé ben, quelle violence ! Parait que t’étais plus amicale hier soir.” “- J’en sais rien je me rappelle plus de rien ! Et comment ça plus amicale ?” L’incompréhension se lit totalement sur ton visage alors que lui se mettait juste à rire doucement. “- Disons que certains échos racontent t’avoir vu...” Il se mettait à rire en devenant tout rouge, comme si c’était sujet à rire. Les nerfs commençant à s’enflammer, tu lui balance une bonne claque derrière la tête avant de te servir un jus de citrouille. “- J’ai pas que ça à faire, accouche.” “- Ça fait mal, brute va. Bon parait que tu roucoulais langoureusement avec Stevens.” Sous le choc tu renverses la cruche sur les genoux de Smith –qui se met à râler bruyamment - en écarquillant les yeux, le teint devenant totalement livide. “- Je... Hein ? Mais non, ce n’est pas possible ? Enfin je... je...” Tout le monde savait que tu n’étais pas enclin à ce genre de relation, mais peu de gens savait –dont toi-même par ailleurs – l'attrait que tu pouvais porter au jeune Stevens. Seul Caecus semblait le voir, et encore, il n’a jamais réussi à t’en convaincre ou à t’expliquer. “- Je... Mais bordel, tu m’as fait boire quoi ? “- Je t’avais dit d’aller dormir.” “- Non, tais-toi, arrête, c’était quoi ?” Tu te lèves d’un bond en serrant les poings, au point de l’effrayer le pauvre bougre. “- Un... Un philtre de confusion.” La bouche à semi-ouverte, le cerveau fumant tellement que tu n‘arrives plus à comprendre le vrai du faux. Finissant par balancer ton poing sur la table d’un air furax, reprenant un teint rouge de colère. Ce n’était déjà pas assez compliqué avec Connor pour rajouter une histoire par-dessus.

Et le pire dans tout ça, c’est que tu ne voyais pas encore à quel point ça allait faire mal. Relevant la tête en observant la salle, tu te rends compte qu’il n’est pas là, pour ton soulagement. Tu as encore un peu de répis. Tu poses ton regard sur Smith en secouant la tête. “- La prochaine fois, file-moi du poison direct, ça ira plus vite. Crétin.” Tu le laisses la, entendant vaguement un “Elle est terrifiante cette gonzesse” derrière toi. N'ayant pas le cœur, ni l‘estomac assez en forme pour grignoter quelque chose. Non, tu as encore des relents de whisky, une nausée qui te prend, finissant par te rendre docilement à l‘infirmerie. Oubliant totalement qui devait s’y rendre aujourd’hui, qui tu risques de croiser. Le tout, c’était d’éviter tous ces regards étranges posés sur toi. Finissant même par lâcher un “- Putain, mais tu veux ma photo meuf ?” assez fort dans le couloir, alors que tu t’enfonces un peu plus dans ta capuche. Ne relevant même pas la tête pour observer devant toi. Et tu aurais tellement du...          

by Epilucial






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MessageSujet: Re: Comme un goût de Philtre de Confusion [ft. Siobhán O. Sullivan] Jeu 19 Juil - 17:24

ft. Siobhán O. Sullivan

"Ça va être une bonne soirée, je le sens...!"


A son accord, il ne put s’empêcher d’afficher une première moue boudeuse – dévoilant un peu trop ses émotions avec une facilité déconcertante sous la quantité d’alcool qu’il avait ingurgitée. Subitement si honnête que son visage s’empreignait du moindre petit sentiment qui le traversait. Ici étant sa déception qu’elle ne s’échappe de ce moment dont il avait rêvé depuis tant de temps. Posé aux prémisses naissantes de cette relation où il pouvait se permettre de se tenir à ses côtés à volonté. Répondant enfin à tous ces désirs qu’il avait nourris pendant plus de quatre longues années – les mettant même sous un silence forcé durant la majorité de cette longue période.

Ce rapprochement n’ayant tout de même pas oublié de choquer quelque peu leurs proches dans l’évanouissement soudain mais naturel de leur ancienne situation assez compliquée qui pourtant de ne datait pas plus tard que de la veille. Eux qui encore moins de vingt-quatre heures plus tôt s’appliquaient à s’ignorer et ne parlaient qu’indirectement l’un à l’autre sur le terrain de Quidditch, se plaçaient dorénavant en intimes. Un grand pas en avant qui ne déplaisait aucunement au jeune homme. A nouveau laissant perler une once de niaiserie non contrôlée sur son minois.

Ses doigts vinrent glisser maladroitement sur la joue de la petite lionne – la délicatesse ayant disparu avec le contenu de ses verres -, balayant quelques mèches qui s’y étaient aventurées. Dans l’objectif un peu absurde de vérifier si elle était bien réelle. Idée bien bête certainement. Sachant qu’en plus il en fut l’instant d’après plus que certain en recevant en plein visage la main de la jeune femme. Suite à la surprise un peu retardée par le Whisky Pur Feu, il ferma les yeux par réflexe avant de les rouvrir une seconde de latence plus tard. Son nez engourdi là où elle l’avait frappé bien qu’il n’ait pas eu mal. Au final se mettre minable avait des avantages.

«
Même pas ensemble que je suis déjà un homme battu, s’offensa-t-il menteur – trahi pourtant par ses zygomatiques tandis que brillaient milles étoiles rieuses dans les yeux pluie de sa lionne. T’es bien attaquée toi, on dirait. »

La voix laissant découler toute son adoration, même s’il peinait quelque peu à trouver ses mots. Venant se masser par ailleurs l’arête de son nez pour y remettre un peu d’ordre dans sa caboche. Mais abandonnant face aux eaux ivrognes sur lesquelles il flottait, il se remonta ses prunelles pour plonger dans celles de la jeune femme.
L’attitude charmeuse qu’elle possédait en ce soir ayant totalement raison de lui. De tous ces doutes qui l’avaient habités, alors qu’il se sentait capable d’assumer fièrement cette part si personnelle de lui. A vrai dire, encouragé aussi dans le sens où plusieurs autres garçons s’accordaient avec lui pour une fois sur la brunette qui se dévoilait femme. Surprenante et soudainement attirante. Tous considérant non sans mal s’être peut être fourvoyés à son sujet. Trop tard, la place était prise.

Surtout que le grand brun pouvait se targuer tout de même d’avoir été le premier à lire tout le potentiel de la batteuse. Décelant chez elle cette binarité caractéristique entre taquine et adorable qu’elle offrait. Et lui n’avait eu pas besoin qu’elle soit apprêtée de la sorte pour ce faire -pris d’un certain éclair de subtilité soudain et inconscient avec elle - ; elle le poussait en sa simple personne de développer des qualités dont il était en général peu pourvu. Récompensé même en ce soir alors qu’il se faisait protagoniste à l’origine de la naissance d’une toute nouvelle alchimie entre eux : amitié qui se conservaient – ce à quoi il tenait véritablement -, s’alliant à une toute autre nature lui donnant accès à des plus pour lesquels il n’aurait jamais été assez fou d’en imaginer une possible réalité un jour. Ou tout du moins pas ces derniers mois.

Il se satisfaisait à ne pas avoir à marcher sur des œufs en sa présence. Un sourire suffisant aux lèvres à la simple vue des germes de ces flammes dans ses pupilles quand ils venaient à se perdre dans leurs chamailleries. Les mêmes flambant certaines dans ses orbes céruléens.
Avec en fond, dans leurs échanges taquins, cette règle non-dite à laquelle ils s’étaient toujours pliés – les années précédentes aussi - : le dernier à avoir le dernier mot gagne. De vrais compétiteurs qui s’affrontaient chaque jour. Surement là le piment de cette relation qui avait accroché son intérêt. Apparaissant face à eux ce vrai parallèle entre leurs deux esprits de feu où l’un nourrissait le foyer de l’autre. C’était bête, mais avec elle il avait la sensation d’être vivant.

Alors, ce soir, comblé déjà par leurs simples retrouvailles il se fit docile et s’écarta pour la laisser se lever. Berçant ses divers regrets dans les promesses du lendemain. Si tu savais, pauvre vieux… Sa langue brûla tout de même de l’audace de la proposition singulière de passer la nuit ensemble. Dans son dortoir. A vrai dire ce n’était pas l’envie qui lui manquait – il y avait pensé un bon nombre de fois ce soir, et pas dans spécifiquement en vues de projets érotiques -, mais à croire que sa bonne conscience savait encore percer au milieu des verres qu’il avait enquillés, il la ravala. Petits pas par petits pas.
Non sans oublier une certaine pointe d’égoïsme qui s’en fit compagnonne, pas prêt à partager un petit lit avec l’injure qui ornait son épaule même lorsqu’il était bourré comme un coin. Et encore, il ne présumait pas encore de la douleur qui veillait dans l’ombre des hydroxyles.

Le rire moqueur il l’observa, taquin, se mettre sur ses deux pieds. N’oubliant pas de souligner ses deux tentatives :

«
Me dit pas que je vais devoir te porter quand même. »

Enfin, il pouvait parler, lui-même devant s’appuyer et concentrer ses forces pour se hisser sur ses jambes. Une grimace pour sa blessure perçant à travers ses traits, alors que sa main monta dans un réflexe sur l’endroit endoloris. Mais fut rapidement repris par son crâne dodelinant un peu qu’il dut le retenir de deux doigts posés sur son front. Ça n’en avait pas l’air mais dans leur état se lever devenait quelque peu compliqué.
Par ailleurs, bien qu’il ait certes plus bu qu’elle au court de la soirée – le Quidditch Pong ayant quand même une bonne part de son ivresse -, son rapport sur sa dose d’éthanol dans l’estomac par rapport à sa corpulence avoisinait certainement celui de la brunette – si fine et petite. Si ce n’était finalement pas moins. Il ne s’en voulut par ailleurs aucunement de cette imprudence, jaugeant même de l’état de la jeune femme dans un second rire benêt. Oubliant à nouveau le reste des gens autour d’eux. Comme s’ils pouvaient avoir une quelconque importance en ce moment.

La tangente s’offrant dans le sillage de la jeune femme, il concéda à la raccompagner aussi loin que ce que le château le lui autorisait – soit en bas les escaliers menant aux dortoirs des filles. Un rire franc s’échappant de sa gorge en constatant qu’elle titubait. C’était même plus être attaquée à ce stade-là. Effaçant ainsi le moindre regret à l’adieu fait à ses caresses dans les cheveux. Il ne tarda pas à la suivre, titubant sur les premiers mètres, le temps de se faire à sa lourdeur qu’il crut maitriser –mais crut seulement. La tête tournant s’ajoutant à sa gaucherie, les paroles de la jeune femme ondulant jusqu’à lui lui indiquèrent clairement qu’elle était certainement moins en état que lui. Etirant ses zygomatiques de manière goguenarde.

Il eut pourtant la présence d’esprit de la récupérer quand elle vint s’appuyer à son côté valide, jouant le rôle de support sur lequel elle s’échoua de tout son poids – non sans soupirer un petit « Ouf ! » à demi-étouffé sous la surprise.

«
Heureusement que t’es pas lourde, souffla-t-il à son oreille, la voix à moitié contrôlée – et la prononciation pâteuse. »

Comme s’il avait encore ce besoin de préserver leur intimité. C’était qui qui lui avait roulé un super patin au même endroit pas plus tard qu’il y avait quatre heures ? Mais quand elle remonta sa tête vers lui, plongeant dans l’océan bleuté à nouveau il ne put que récupérer un regard attendri - et incroyablement benêt dans son état. Malgré le maquillage qui avait quelque peu coulé sur son visage, cet air à la fois fatigué et intoxiqué de picoleur – qu’il devait posséder aussi – trahi par de petits yeux, il la trouva adorable. Ne relevant sa phrase qu’avec un sourire séducteur un peu trop exagéré.

«
Je sais oui, s’efforça-t-il dans un ton chaud qui rata tout son effet quand elle hoqueta à son visage ; papillonnant un instant des paupières en posant son regard sur un point fixe des marches derrière elle. Il secoua la tête, une moue perplexe dans ses traits. Tu peux éviter de me roter à la gueule ? Petit porc. »

La main balayant l’air entre leurs deux visages, avant de laisser place à son hilarité provoquée par la situation. Pourtant douce raillerie, les yeux prenant d’assaut son fin visage.  Elle n’était vraiment pas croyable parfois. Il ne prêta pas plus attention au peu d’intérêt qu’elle lui portait d’ailleurs. Sa silhouette s’échappant de ses bras réconfortants pour se placer dans un instant d’hésitation entre les marches – qui parurent traitres même au brun - et lui-même.

«
Je crois qu’il y a pas photo, s’il y a à choisir le plus attirant, c’est sans conteste moi, déclara-t-il en secouant la tête, dans une attitude d’évidence. »

Mais là aussi elle ne releva pas sa blague. Pourtant de nouveau plantée devant lui avec une rapidité qui le fit cligner de ses yeux plus petits à cette heure-ci. La latence sévissant toujours un peu plus, bien qu’elle ne le garda pas du sourire éclatant qui éclaira son visage. L’envie de prendre en coupe de ses mains ce dernier. Il n’y avait pas meilleur endroit pour lui, avait-il découvert. Même malgré cette moue triste de puppy qui fit fondre son cœur. Un superbe sourire se faisant compagnon de ses réactions. Il ne put s’empêcher d’avancer :

«
Je sais, me quitter c’est si triste. »

La main captant sa hanche où son pouce caressa le satin de sa robe, son regard vaguant vers le foyer où les derniers survivants campaient. Il lança un petit signe de la tête sous laquelle cette dernière flotta un peu trop. Surpris et moqueur envers lui-même il rigola quelque peu. Note à soi-même : ne plus refaire ce genre de mouvement. Avant d’ajouter :

«
Sinon tu peux toujours dormir sur le canapé, je serai pas loin. »

L’idée ne sembla pas pour autant percer dans la caboche mutine. Juste obnubilée par leur différence de taille – de plus d’une trentaine de centimètre, ce qui n’était pas négligeable. Mais il ne comprit pas la nouvelle nuance à laquelle elle fit référence. Peut-être sa perception de distances était biaisée. Ou était-ce juste l’alcool. Il n’en sut rien, et à vrai dire, ne se pencha pas vraiment dessus.

«
Je sais pas, t’as toujours été lilliputienne à mes yeux. »

Aussi, il n’avait surtout pas remarqué l’absence de ses chaussures à pieds. Comme s’il avait que ça à regarder chez elle. La regard un peu plus sélectif, surtout avec cette robe moulante.
Et ne porta pas plus le regard sur l’extrémité sud de la petite femme, même lorsqu’elle se rehaussa sur la pointe de ses pieds. Glissant entre ses mains, avec pour aide honoraire la sienne sur sa hanche, pour coller sa poitrine à son torse. Réflexe inné de se baisser quelque peu s’y accompagnant. Ha bah ça, même l’alcool ne réussissait à lui mettre des bâtons dans les roues. Le corps vibrant à la sensation de ses lèvres sur sa peau.

La petite complainte dans un gémissement de petit animal retentit à son oreille. A laquelle il céda non sans pouffer, serrant cet adorable bout de femme à grand bonheur contre lui. Ses lèvres accueillant dans un geste naturel les siennes, pour lui répondre toujours avec douceur. Se détachant juste un instant, railleur.

«
Ca même bourrée, t’as pas fait oublier comment faire hein ? »

Il pouvait parler… L’envie de continuer à roucouler quelque peu revenant, mais elle en décida autrement. L’annonce de l’éclatement de cette bulle ramenant à son visage cette mine maussade d’enfant capricieux.

«
La prochaine fois bois moins. Tu nous punis tous les deux, geint-il bougon. »

Son attitude enfantine ne lâchant pas prise lorsqu’elle fit un premier mouvement en arrière. Ses doigts entremêlés encore dans les siens, avec la nette envie de ne pas la lâcher. Non tu ne t’échapperas pas aussi facilement. Il était plus fort, et se voyait encore jouer un peu. Prêt à la tirer à nouveau à lui pour reprendre où ils en étaient. Mais elle lui fit revoir ses plans en revenant furtivement lui souhaiter bonne nuit par un autre baiser, où sa main eut à peine le temps de glisser sur sa hanche, perdant son point d’accroche lui permettant de fuir. Zut.

Il la regarda s’évader, bien tenue à la rambarde en marmonnant en retour, déçu :

«
Bonne nuit. Une petite idée revenant en la voyant grimper, affichant un sourire – à la fois moqueur à sa démarche et attendri-, alors qu’il haussa un peu le ton : Et évite de péter cette rambarde là aussi. »

Petit rappel qui eut certainement plus d’effet sur lui qu’elle. Sa petite lionne à lui. Qui griffait dans son dos en son nom. Même s’il ne l’avouerait jamais à haute voix, il aimait être chouchouté. Bien que conscient qu’il pouvait se protéger lui-même. Prenant cette anecdote comme preuve irréfutable qu’elle veillait sur lui ; il lui importait. Et c’était tout ce qui comptait.

Mais planté comme un piquet au pied de ces escaliers il se sentit bien con sur le coup. Grattant le derrière de sa nuque en râlant. Oui, la prochaine fois elle boirait moins, se promit-il pour lui-même. Il était bien avant… Il s’en pinça les lèvres.
Pourtant, forcé de se faire à sa situation, une de ses mains passa sur son visage. Frottant ses yeux avant que ne s’extirpe un long soupir. Ses pieds bifurquèrent pour retourner ses amis. Après tout, même si Siobhán s’était évadée, il ne comptait pas en faire de même. Conscient que des soirées comme ça, il n’y en aurait plus des masses.

En revenant, dans une démarche étourdie, il shoota par ailleurs dans son verre préalablement renversé au sol. Envoyant le fond du liquide valser sur ses voisins – qui s’avérèrent des petits talons qu’il ne reconnut même pas sur l’instant. Il n’avait même pas remarqué qu’elle n’avait plus de chaussures après tout.

«
Putain ! râla-t-il en voyant les dégâts – enfin surtout pour la flaque dans laquelle il marcha malhabile. Mais c’est qui qui a laissé trainer ça ?
- C’est toi mec.
Ses yeux, bien que fatigués, dévisagèrent ses interlocuteurs. Le visage prônant l’impassibilité.
- Non mais merci, harangua-t-il méprisant, les fesses tombant lourdement dans le canapé. Je suis pas con à ce point quand même. »

Pouvait-on parler de mauvaise foi ? Pas vraiment puisqu’il ne croyait pas véritablement les autres – ces derniers lâchant le morceau aussitôt. Ça ne servait rien, surtout à une heure aussi avancée du matin.
Finalement – et comme à peu près chaque fois -, il ne resta rapidement que les jeunes hommes 7ème année. Tous décidant sur un coup de tête d’un peu ranger la pièce - malgré l’intervention des elfes de maison qu’ils savaient cachés en l’attente que les jeunes sorciers partent rejoindre Morphée pour entamer leur travail.

A vrai dire, c’était surtout les bons sentiments de Stevensons prenant pitié des petites créatures, qui les y décidèrent. Tous fatigués de l’entendre rabâcher sa compassion. Partant aussi du principe que tous que bourrés, c’était plus facile que le lendemain. Pour certains usant de divers sorts qui furent plus ou moins des échecs. Menant ceux dont les échecs répétés les convainquirent à finalement de préférer la méthode moldue. Non sans rire les uns des autres. Dans cette unité qui les avait tous liée au fil des années. C’était ça aussi Poudlard.

«
Faudrait investir dans une potion anti-gueule de bois, souffla Tremlett entre deux rassemblements des bouteilles de bièraubeurre semées un peu partout par leurs camarades.
- T’as qu’à être moins faible, lui répondit le second Irlandais. »

L’hilarité les reprenant. Ils finirent finalement par se décider une fois le travail fait d’aller se coucher. Le grand brun n’oubliant pas d’aller récupérer son pull de Quidditch au-dessus de l’armoire là où il l’avait posé. Le sourire se redessinant à ce souvenir. Elle devait déjà ronfler à cette heure-ci. Il jeta un œil sur l’horloge. Plus que quelques heures.

«
Y a même quelqu’un qui a oublié ses shoes, s’amusa Dodderidge en repassant à côté du canapé où ils s’étaient installés plus tôt.
- Que veux-tu. Les gens sont cons parfois, en conclut simplement Connor dans un haussement des épaules, toujours sans faire le lien – les deux pouffant par la suite. »

On est con quand on est bourrés. En revanche, la nuit qui suivit s’avéra finalement extrêmement compliquée pour Connor. Même s’il s’était endormi comme sur un petit nuage. Bercé dans son lit par ses souvenirs, le regard lentement hypnotisé par les cliquetis de son réveil. Plus que quelques heures… Les heures d’après furent en son sens un véritable calvaire. Une douleur excessive le lançant dans l’épaule en continue, de là à le retirer violemment de son sommeil. En parallèle il avait l’impression d’étouffer. Les sueurs le prenant avec véhémence. Tantôt brûlantes pour se faire glacées le moment d’après. De la fièvre, super. Manquait plus que ça...

Il tenta vainement pendant des heures de s’endormir, ses espoirs s’évanouissant rapidement. Ses fréquentes agitations et gémissements ne réveillèrent aucunement le moindre de ses camarades de dortoirs. Tous endormis comme des masses sous l’alcool. Ainsi, il garda donc patience, attendant le lendemain avec une seule idée en tête : courir à l’infirmerie dès qu’il en aurait l’occasion.

Pourtant il n’ignorait pas pouvoir s’y rendre plus tôt. Mais il se faisait méfiant envers le personnel médical qui l’accueillerait une fois là-bas. L’infirmier qui l’aurait pris en charge n’aurait sûrement pas tant apprécié d’être réveillé dans la nuit pour quelque chose qui aurait dû être fixé la veille, et aurait vite découvert l’état d’ivresse du jeune lion. Un simple faux pas et l’enquête sur une possible soirée chez Gryffondor aurait été lancée. Déjà qu’ils avaient eu du mal à tenir Hildegarde de l’ouvrir et les balancer... Il ne voulait aucunement être à l’origine de la fin de leur tradition – et de leur probable renvoi par la même occasion.

Alors il serra les dents. Tenant le bon bout pendant ces horribles heures d’attente. Contraint en plus à ne pouvoir changer de position du fait de son épaule qui avait enflée significativement. Il devait avoir quelque chose sous cette ecchymose, fracture ou il ne savait quoi…
La seule chose qui le consola fut l’idée d’en rentrant de l’infirmerie, retrouver Siobhán. Surement la raison principale aussi de ne pas tout foutre en l’air. Il fallait qu’il prenne sur lui. Et assume son choix. Après tout, regrettait-il cette fête ? Bien sûr que non.

Décidant plutôt d’aller prendre une douche en attendant. Ce fut d’ailleurs bien compliqué, l’effleurement de l’eau sur son épaule le renvoyant à diverses tortures qu’il se décida rapidement à l’écarter du moindre jet. Heureusement qu’il avait ôté son t-shirt avant de se coucher, se remercia-t-il lui-même. Remarquant par ailleurs de l’assombrissement non négligeable de la couleur de son injure. Un très joli camaïeu de violet, bleu et noir qui lui fit quelque peu tourner de l’œil. Ça ne sentait pas bon cette affaire. Il n’arriva même pas à se mettre le moindre vêtement sur le dos. Optant finalement pour un vieux gilet à capuche dont il encercla ses épaules. Il l’enfilerait correctement une fois guéri.

Mais le plus compliqué fut de se brosser les dents – chose à laquelle il ne pouvait échapper pour ne pas sentir l’alcool. L’épaule droite venant complètement à lui interdire tout mouvement de tout son bras. Il eut beaucoup de mal à appliquer le dentifrice avec une seule main - bien que ce fut celle de prédiction du brun. Ne prenant même pas le risque d’user de la magie. Il était encore un peu rond, et très fatigué. Bonjour le carnage.
Il se lava toutefois trois fois les dents, de peur de laisser la moindre trace. Déjà qu’il priait Merlin pour ne pas laisser le moindre relent s’échapper une fois là-bas.

En revanche, dès sept heures du matin, il partit à l’infirmerie non s’en avoir prévenu Tremlett qu’il avait réveillé sans faire exprès en ouvrant la porte de leur chambre. Le second Irlandais lui promit même de venir le voir dès qu’ils auraient émergés, mais aux vues des ronflements qui retentirent la porte à peine fermée, Connor ne se fit pas d’illusions. Roulant même des yeux. Il serait surement de retour à la tour avant que les autres ne soient réveillés. Mauvaise langue.

Accueilli par un membre de l’équipe de garde dès qu’il arriva dans l’aile de soin – l’homme surement très surpris de trouver un élève si matinalement, qui plus est quasiment torse-nu. Grincheux aux premiers abords, le Médicomage se garda pourtant d’émettre la moindre protestation. Ce qui soulagea pas mal le lion. Chanceux de ne pas tomber sur un curieux, sachant que l’ancien infirmier – disparu de son état encore – lui aurait très certainement passé un énorme savon vu son état. Il jugea même du regard le soigneur, imaginant un instant qu’à Sainte-Mangouste il devait tellement en voir de ces choses que maintenant plus rien n’attisait son intérêt.

Il eut pourtant droit à quelques remarques. « Vous êtes inconscient de ne pas être venu plus tôt. », « Ca aurait dû être fixé directement après le match ! », et il en passait... Mais il n’en tint pas rigueur, baissant même la tête dans un semblant de soumission face aux reproches – alors qu’en fait il cachait juste son sourire. Si seulement l’homme savait…
Ainsi pris en charge, le Médicomage ne tarda pas à le remettre sur pied. Finalisant ses soins par des bandages tout autour de l’endroit endoloris en annonçant une jolie fracture. Il lui donna par la suite une potion pour os ainsi qu’un calmant pour pallier à la douleur ainsi qu’à la blessure. Evanouissant ainsi à la fois la souffrance et la conscience du grand brun, enfin relâché de sa peine qui le tenait éveillé pour qu’il sombre dans un profond sommeil réparateur. La tête tournée encore une fois vers les souvenirs de la veille –bien qu’il fallait l’avouer que la fin lui paraissait un peu plus floue. Ils avaient beaucoup trop bu hier, non ?

Connor finit par émerger peu après midi. Une nouvelle dose de calmants et le verdict : pas de Quidditch pendant une semaine. Ce qui n’encombra pas tant que ça le jeune homme, s’étant dès le départ attendu à bien pire. De plus le prochain match était assez loin pour qu’il s’en inquiète vraiment. Lui laissant le temps de profiter pleinement d’autre chose.

Il trouva tout de même ses amis, tous à son chevet, qui lui tendirent - après qu’il se soit bien frotté les yeux et ait baillé - un petit sandwich très sommaire composé de ce qu’ils avaient trouvé sur la table entre deux morceaux de pain. Pourtant il ne se fit pas difficile et l’avala d’une traite.

«
Alors Don Juan, ça va mieux on dirait, sifflota Dodderidge. »

Connor sourit à cette appellation. Ne pouvant se froisser du surnom - le fait auquel se référait l’Anglais l’envoyait dans une telle béatitude qu’il n’avait le gout de taire ce sourire qui le narguait sur les lèvres de son camarade. Chose rare connaissant la relation de rivalité amicale qui les avait toujours définie.

«
Merlin, si tu avais idée de la nuit que j’ai passée. Et encore, j’ai été sympa, je ne vous ai pas réveillé, les invectiva-il modérément d’un doigt menaçant qui dénotait de la niaiserie de ses fossettes.
- Tu te plains, tu te plains. Mais en soit c’est ta faute. T’avais qu’à y aller plus tôt à l’infirmerie, répéta Tremlett, non décidé à se séparer de ce ton de « Je te l’avais bien dis » auquel le brun se vit déjà répondre ; mais on le coupa avant :
- Quoi que, vu la soirée d’hier, c’était entièrement mérité. Non ? intervint Dodderidge de nouveau, non sans oublier de donner un coup de coude au second Irlandais pour le calmer. »

Le sourire s’agrandissant un peu plus sur le visage du Capitaine des Rouge et Or en guise d’unique réponse, il ne put là encore se résigner à les envoyer chier. En plus l’Anglais avait entièrement raison.

«
Tu as quoi au fait ? accepta finalement Tremlett de passer l’éponge tout en louchant sur son bandage.
- Fracture. »

Il ignora les mines de compassions des deux autres – bien que l’un cherchait encore à le faire culpabiliser de son imprudence. Je t’aurais bien vu à ma place avec ta Cordelia, s’envenima intérieurement l’esprit du brun en se raclant la gorge. Mauvais mouvement ou tout simplement déshydratation de la zone due à l’alcool de la veille – et petit matin -, il fut pris aussitôt d’une légère quinte de toux. Cette dernière ne se calmant pas, il sentit rapidement dans son dos une main le tapoter alors qu’on lui présenta un verre d’eau. Sous quand même des regards rieurs qui le renfrognèrent quelque peu.

«
Il nous prend vraiment pour ses infirmières… s’exaspéra Tremlett, le ton moqueur.
- Oh crois-moi que s’il avait à choisir son infirmière c’est pas nous qu’il aurait pris, annonça le second sur la même note – partageant un regard complice avec son camarade – dont il se détacha pour survoler du regard la pièce. Haussant un sourcil, en reposant ses prunelles brunes sur son ami qui demandait un second verre. D’ailleurs en parlant de ça, elle est où ?
- Je présume qu’étant donné que le seul qui savait que j’étais ici, c’est cet idiot, déclara Connor en pointant du doigt Tremlett, prenant une pause pour s’hydrater une seconde fois, avant de reprendre : Et que vous ne lui avez surement rien dit-
- Raaaah ça va hein, le coupa aussitôt le concerné cité. On l’a pas vu ce matin ta copine. Pas ma faute ! »

Connor tiqua sur le terme copine, papillonnant des yeux un instant. C’est vrai ça, maintenant que… Il eut un sourire satisfait, alors que les deux autres continuèrent, ne constatant pas son arrêt.
Ainsi, ils restèrent encore une heure dans l’infirmerie. Au début la conversation s’attardant seulement sur des vannes concernant le couple de la veille avant tout simplement de rire des bêtises de chacun sous l’alcool. Perdant parfois le fil avec les autres soirées qui avaient eu lieu pour d’autres victoires.

Ce fut alors dans une hilarité générale que le Médicomage revint au brun pour lui donner le feu vert sur son départ. Non sans que ce dernier soit rappelé à l’ordre pour mettre correctement son gilet –et le fermer surtout, insista le Médicomage sous leurs rires.

«
Il vient de casser ta tentative de parade nuptiale, se moqua Dodderidge.
- Comme si j’avais besoin de ça, rétorqua simplement le brun, les lèvres arrogantes. »

La porte de l’infirmerie fermée derrière eux, ils partirent directement les escaliers. Le jeune lion ayant récupéré de sa vivacité sous les regards goguenards de ses camarades, et surtout retrouvant tout son entrain avec une vrai hâte de rentrer à la tour de sa maison. La hâte le laissant ressemblant un petit chiot excité. Mais il voulait la voir.
C’est à peine arrivés à l’orée des marchez que Tremlett s’exclama :

«
Ha bah tiens, qui voilà ? »

Attirant l’intérêt de l’idiot qui ouvrait la marche. Ses orbes clairs dressés vers l’endroit indiqué par son ami pour apercevoir au loin une petite figure encapuchonnée dans un sweat beaucoup trop grand. La même taille et corpulence et surtout les fameuses chaussures rouges montantes qu’il reconnut aussitôt. Quelques mèches frisées dépassant même du vêtement dans lequel elle semblait chercher à se cacher – ou se séparer du monde qui l’entourait. Il arqua un sourcil sans pouvoir s’empêcher de la couvrir d’un doux regard. Ça c’était la Siobhán qu’il connaissait. Un léger sourire amusé – et quelque peu attendri - s’afficha sur son visage alors que les deux autres lui donnèrent une tape dans le dos :

«
On vous laisse, on retourne en haut nous. »

Ce contre quoi il n’émit aucune protestation, bien content qu’ils ne soient pas assez lourds au point de venir s’incruster maintenant. Peut être pas de si mauvais potes tout compte fait. Alors laissé seul il plongea simplement ses mains dans ses poches, dans l’attente qu’elles ne gravissent les marches jusqu’à lui. Muet en détailla sa petite tête obstinément tournée vers le sol alors qu’elle trainait des pieds. Il s’en trouva même à en rire silencieusement. Elle devait avoir une salle gueule de bois, crut-il banalement.
Enfermée de la sorte sous sa couverture comme ne voulant être dérangée de sa bulle, elle le dépassa. Ne le percevant pas même un instant ce qui lui retira un dernier pouffement. Armé de son plus beau sourire, il s’avança pour intercepter son bras et le bloquer dans sa route.

«
Alors ? Comme ça on ne dit plus bonjour ? »

Et elle aurait eu raison : ce n’était pas un bon jour.









Défis Réussis du Pack Gallion:
 

▿ ⬘ ▴ ◈ ▾ ⬙ ▵

A soldier on my own
Imma ready for the fight, and fate. Let the games begin. Waiting for the last round's call. Keep on running this shit. Imma be the kid for the win.

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Comme un goût de Philtre de Confusion [ft. Siobhán O. Sullivan]
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